Pierre Jourde : intellectuel libre ou dhimmi ?

Une polémique oppose Pierre Jourde d’une part, Jean Robin (auteur de cet article) et Anne-Marie Delcambre d’autre part, suite au passage du premier et de la dernière dans l’émission Ce soir ou jamais de Frédéric Taddéï sur France 3.
Voici le passage en question : http://www.youtube.com/watch?v=3AeLPxMZ-8M

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Je prend la plume numérique pour adresser une lettre ouverte à Pierre Jourde, que j’apprécie par ailleurs pour sa lutte courageuse contre la censure, mais que je désapprouve dans son approche de l’islam.
En voici un extrait, l’intégralité se trouve sur ce lien :
« L’islam, une spiritualité respectable ?

Je vais commencer par vous citer : “Je suis convaincu que l’islam, comme toute spiritualité, est une démarche humaine infiniment respectable.” J’aimerais qu’on s’arrête quelques minutes sur cette phrase, émanant d’un érudit comme vous. Comment vous, Pierre Jourde, dont j’apprécie tant le courage par ailleurs, pouvez-vous faire montre d’une telle lâcheté, à savoir concéder à n’importe quelle spiritualité une “démarche humaine infiniment respectable” ? Diriez-vous cela des raéliens ? Non, je ne le pense pas. Ils sont pourtant hautement spirituels. Diriez-vous cela des scientologues ? Pas plus. Diriez-vous cela des sectes qui poussent au suicide collectif, à la pédophilie, à la grève de la faim ou au meurtre de masse ? Je n’espère pas !
L’islam n’est pas différent de ces spiritualités-là, il a ses spécificités certes, mais un dogme totalitaire ne devient pas par magie respectable parce qu’il serait aussi une spiritualité. D’ailleurs, beaucoup d’historiens sont d’accord sur le fait que le nazisme lui-même (avec notamment la société Thule), voire le communisme (Karl Marx se faisait lui même appeler «le grand prêtre»), étaient une spiritualité en leur genre. Vous semblez donc être tombé, très provisoirement j’espère, dans ce piège tendu par l’islam à nos sociétés occidentales, du “pas d’amalgame” car l’islam serait une religion.

Mais les musulmans sont très nombreux, me répondrez-vous peut-être ? Justement. Si les raéliens ou les scientologues étaient 6 millions en France, et 1,4 milliards dans le monde, avec une démographie galopante, l’idéologie antiraciste de leur côté, et financés par la manne pétrolière, je les combattrais en priorité. Mais l’islam n’est pas une secte, me répondrez-vous peut-être encore ? Si, hélas. Une secte se définit ainsi : facile d’y rentrer, impossible d’en sortir. Or, comme vous l’a rappelé Anne-Marie Delcambre sur le plateau, l’apostasie de l’islam mène à la peine de mort, et il suffit d’une phrase pour devenir musulman. »

Pierre Jourde répond à cette lettre ouverte sur son blog, hébergé sur le site du Nouvel Obs, l’intégralité se trouve là et en voici un extrait (qui répond à l’extrait précédent) :

« Contrairement à ce qui est affirmé sur le site qui m’incrimine, je maintiens ce que j’ai dit dans l’émission :
- Oui, comme toute spiritualité, l’Islam est respectable. Je n’entends évidemment pas par « spiritualité » les coutumes et le détail des dogmes. Je n’entends pas les lectures littérales et les pratiques tatillonnes, qui servent souvent à exonérer du travail spirituel par le fétichisme des gestes et des interdits. Je n’entends pas par spiritualité l’escroquerie ou le délire des sectes. J’entends par spiritualité ce qu’on en commun les grandes religions, hindouisme, christianisme, bouddhisme, islam, judaïsme, shintoïsme, chamanisme, etc, sans parler des religions mortes : quêtes de sens, quêtes de sagesse, tentatives de réponse à l’énigme de la condition humaine, tentative de dépassement de soi et de réconciliation avec le monde. Et les larmes de joie d’un pèlerin de La Mecque me sont aussi belles que la bonté souriante d’une vieille religieuse catholique. J’ai été ému durant une prière dans une petite mosquée d’Istambul, comme je l’ai été en assistant chez mes amis à la cérémonie d’Hanouka. Après, on peut se sentir plus proche de telle ou telle forme de spiritualité, sans y adhérer, ce qui est le cas, en ce qui me concerne, pour le judaïsme et le catholicisme. »

Problème, dans cette réponse, il insulte copieusement Anne-Marie Delcambre, ce qui fait réagir celle-ci dans les commentaires :
« “Alors là, quel grand intellectuel que Pierre Jourde, quel homme courtois !!! Dans son texte quelque peu abscons – il ne risque effectivement pas d’être attaqué pour ses propos sur l’islam – je suis, en revanche moi, attaquée très clairement et grossièrement à quatre reprises et en des termes si injurieux que l’on me conseille fortement de porter plainte contre Pierre Jourde et contre le journal qui laisse circuler de tel propos. Ligne 12, “une folle furieuse”, Delcambre. Ligne 26 “les hurlements de la folle” (sic). Ligne 32 “cas pathologique comme celui de Mme Delcambre”. Ligne 17 “la cinglée éructant sa haine” (sic). J’ai transmis copie de cet article à des amis qui sont restés sans voix. Un de mes meilleurs amis américains, Daniel Pipes, a un excellent service juridique – et comme je suis sa traductrice pour les textes de son site- le Middle East Forum, il se fera un plaisir de me conseiller la solution à adopter devant des propos qui relèvent de l’attaque ad hominem. Certes je me suis efforcée de lui expliquer que Pierre Jourde était un peu spécial, Aucun étudiant issu de l’orient n’aurait osé écrire de tels propos- d’abord parce que je suis une femme et ensuite parce qu’en orient, ils ont le respect de l’âge. Mais Pierre Jourde semble ne respecter que ceux dont il craint les représailles. C’est un très petit monsieur et j’attends- si ces propos ne sont pas retirés- d’ avoir l’occasion – judiciaire peut-être- de mieux le connaître. Anne-Marie Delcambre de Champvert”.” »

Voici ma réponse, je n’ai pas voulu revenir sur chacun des points, puisqu’apparemment ça ne sert à rien :

“Cher Pierre Jourde,

Je prends connaissance ce matin de votre article répondant à ma lettre ouverte (sans la citer ?), et je ne vous félicite pas, car vous y injuriez gravement Mme Delcambre, qui est pourtant une universitaire de premier rang, et d’un certain âge qui aurait dû mériter votre respect. Loin d’une position raisonnée et raisonnable, votre article est excessif, puisqu’il persiste à défendre le totalitalitarisme qu’est l’islam. Imaginons un seul instant qu’un intellectuel ait écrit ceci dans les années 30 : “Les dénégateurs, qui ne voient pas le problème, et pour qui Adolf Hitler ne peut pas être un vrai Allemand, confortent ceux qui pensent que le nazisme est décidément incompatible avec la démocratie, puisqu’il n’est capable d’admettre aucune critique. L’un comme l’autre rendent un bien mauvais service et au nazisme, et à la démocratie.” Vous auriez pu avoir la courtoisie de m’informer de votre article, comme je vous avais informé de ma lettre ouverte, mais non, il faut croire que quand il s’agit de l’islam vous perdez la raison.

Cordialement

Jean Robin

Voilà une occasion ratée de faire prendre conscience à un intellectuel, fier de se dire de gauche,  que l’islam est le nouveau totalitarisme auquel la France doit faire face, après le communisme que la gauche continue de chérir, malgré 100 millions de morts. L’histoire bégaie, semble-t-il.


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