Pour Attali, le socialisme, c’est l’euthanasie à 65 ans

Il y a quelques années, l’ancien majordome de François Mitterrand avait trouvé, je le cite : « l’islam libérateur ». Je m’étais dit, mince alors. Mais comme dira avec son inimitable accent « voussvouss » mon pote Choulim, « ti saï, Alain, Attali, ceï on type què compron rien »

Je lui avais alors quand même demandé, à Attali, s’il savait dans quelles conditions d’humiliation permanente avait vécu son arrière-grand-père et tous les siens jusqu’à la venue des Français en Afrique du Nord ?

Manifestement Jacques Attali n’en savait rien. Il parlait sans savoir. Il n’avait pas entendu parler de la situation du Juif dhimmi.

Vous me direz, ce n’était pas la seule fois que l’indiscret gugusse élyséen avait parlé sur des choses dont il ignorait tout. Il n’est qu’à se pencher sur ses écrits à propos de Marx pour constater le désert, le vide intersidéral intellectuel déguisé en marxisme profond et créateur.

Notre homme, qui veut faire du neuf dans du vieux, dans du très vieux même, est un personnage qui a l’habitude de s’oublier et de commettre des perles. En me replongeant dans de vieilles lectures, vieilles de trente-deux ans, 1981, j’en ai retrouvé une belle, et pas n’importe quelle perle, vous allez voir.

Ecoutons-le, le chantre du « socialisme »: « dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures ». (Jacques Attali « l’avenir de la vie »)

Notons déjà que le « socialiste »-euthanasieur Attali n’est plus Juif, s’il ne l’avait jamais été. En effet, une des plus populaires formule juive c’est : « qu’il vive (ou elle vive) cent-vingt ans ». Attali, lui, il trouve que 60 ans c’est bien assez.

Attali, en socialiste de la veine de la nomenklatura bruxelloise qui a succédé, en matière de « socialisme réel », à la caste vorace des bureaucrates staliniens, souhaitera qu’une autorité décide souverainement combien de temps nous serons autorisés à vivre ;  il proposera que cette durée soit corrélée à notre capacité productive, à notre capacité à produire suffisamment  de surtravail pour avoir le droit de ne pas être mis à mort.

Attali pourrait aussi proposer d’euthanasier les chômeurs de longue durée, en particulier, pour commencer, ceux approchant l’âge fatidique. Ils ne produisent plus, au trou au lieu d’attendre la retraite en coûtant cher aux caisses de chômage!… C’est beau quand même, le « socialisme ».

Dans les années 70-80, quand le cinéma nous livrera des films d’anticipation tels que « Soleil vert » ou « l’âge de cristal », on voudra y voir une glaçante et terrible vision pessimiste de l’avenir d’une société en crise, une sorte de poésie noire cinématographique remplaçant le roman gothique. Attali, lui, nous dira : non les gars. C’est pas de l’anticipation romanesque, voici la mission du socialisme. Voilà l’avenir que nous vous préparons avec les moyens de « l’union européenne ».

Le socialisme attaliste, et très probablement son petit frère terranoviste, ce n’est certainement pas Paul Lafargue et son droit à la paresse, ce n’est pas le mouvement ouvrier et surtout pas l’ascension de la classe ouvrière vers le bien-être, avec le bonheur -personnel autant que collectif- pour perspective.

Le socialisme, pour Jacques Attali, c’est la froide comptabilité au pouvoir : productif, tu peux vivre. Improductif, parce qu’ayant dépassé un âge fatidique décidé par l’autorité, tu disparais ; on met fin à ta vie ; on t’euthanasie.

Il y a déjà quelqu’un qui avait commencé quelque chose comme ça. C’était le Troisième Reich, avec ces « bouches inutiles » de handicapés mentaux. Un des moyens techniques de la « solution finale » à la question juive fut même testé sur eux : la chambre à gaz.

A vrai dire, je suis indigné, mais je ne suis pas vraiment étonné

L’homme fréquente la commission européenne. Il n’ignore rien de ses projets, peut-être que ses écrits de 1981 l’ont inspirée. En effet, en matière de retraite, ladite commission a fait phosphorer ses spécialistes. Dans le cadre de la « MOC », (la méthode ouverte de convergence), ses experts ont donné leur verdict il y a une dizaine d’année : en 2050, les retraites par répartition devront produire des pensions de retraites égales à la moitié de ce qu’elles servaient alors.

Pour compléter, il faudra obligatoirement servir la soupe à un système qui fait faillite avec une régularité de métronome, je veux parler des fonds de pensions.

La divergence, – entre les affameurs de retraités, experts auprès de la commission de Bruxelles, et le social-euthanasieur Attali -, porte précisément sur le fait que les premiers savent qu’ils vont affamer les retraités, et qu’il cherchent une rustine qu’ils n’ignorent pas n’avoir jamais durablement servi et régulièrement avoir fait banqueroute comme une vulgaire « pyramide de Ponzi », tandis que le second est beaucoup plus radical : Il faut tuer les vieux.

Mais comme il est civilisé, notre ancien majordome mitterrandien, il préfèrera parler d’euthanasie. Il devait croire que ses amis politiques avaient suffisamment démoli l’école pour que ses concitoyens ne sachent pas vraiment de quoi il voulait parler. Il devait peut-être penser qu’en préférant écrire « euthanasie » des vieux plutôt qu’extermination, les vieux et les moins vieux en question se laisseront emmener devant les nouvelles douches du nouvel Auschwitz « socialiste » conçu par un homme de « gauche » qui confondra ses poches et celles de la banque de développement qui mettra à mal la Pologne poststalinienne et la grande majorité de sa population.

Non, Attali, vous ne passerez pas !

Vous et vos semblables, complices et comparses, aurez des comptes à rendre !

Alon Gilad


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