Pour lutter contre le terrorisme, Collomb restreint le port d’armes des policiers

Publié le 21 juin 2017 - par - 102 commentaires - 7 948 vues
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L’information a été révélée par la rédaction d’Europe 1 le 21/06/2017 : une note de service interdit désormais à tous les fonctionnaires de la police nationale d’être porteurs de leur arme, y compris lors de leur trajet domicile-travail, dès lors qu’ils n’ont pas fait l’objet d’un entrainement au tir lors des quatre derniers mois, ou qu’ils n’ont pas pu effectuer leurs séances obligatoires au cours de l’année précédente.

Circulaire à destination de tous les effectifs de la police nationale

Ces instructions annulent les dispositions prises au lendemain des attentats de novembre 2015, lesquelles permettaient aux policiers de conserver leur arme en permanence afin de garantir leur sécurité et celle de nos concitoyens.

Elles ont pour conséquences de rendre encore plus contraignantes les conditions du port de l’arme en dehors du service pour l’ensemble des policiers de France qu’elles ne l’étaient avant les attentats, puisqu’il était possible de porter son arme en allant prendre son service ou à l’issue, avec pour seule obligation de la déposer en cas d’absence de plus de 48 heures.

Par ailleurs, il convient de rappeler que si les entraînements au tir sont on ne peut plus nécessaires, ils ne dépendent aucunement de la volonté des personnels concernés, mais exclusivement des moyens mis en oeuvre par l’Etat, lesquels sont très insuffisants et ne permettent pas à chaque policier de s’entraîner aussi fréquemment.

La gestion des séances de tir obligatoires sont déjà considérées comme un véritable casse-tête, du fait du manque d’effectifs pour les encadrer, mais aussi du manque de stands disponibles et des contraintes professionnelles des effectifs censés y participer.

Ainsi, de nombreux policiers seront contraints de déposer leur arme dans l’armoire forte de leur service à l’issue de chacune de leur vacation, et ce quel que soit le danger avéré auquel ils sont exposés.

Le lâche assassinat du commandant Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider le 13 juin 2016 à leur domicile de Magnanville par le terroriste islamiste Larossi Abballa n’aura donc pas servi de leçon à ceux qui du haut de leur tour d’ivoire ne risquent absolument rien, et dont la seule vocation est de servir aveuglément ceux qui ont le pouvoir de booster leur carrière.

Mettre en danger la vie de ceux qui la risquent déjà au quotidien pour protéger celle des autres est un acte irresponsable, mais il doit nous rappeler, si c’était encore nécessaire, qu’au delà des effets d’annonce visant à rassurer l’opinion se cache une réalité bien plus sombre : celle des conditions dans lesquelles les policiers de France exercent au quotidien.

Cela pose, une fois de plus, la question de la volonté politique s’agissant d’assurer la sécurité des Français, à moins de considérer que le danger vienne précisément de ceux qui sont en charge de l’assurer chaque jour sur le terrain.

Bien entendu, certains argueront que l’entrainement est essentiel pour que les policiers puissent utiliser le plus efficacement possible leur arme de service – ce qui est vrai – mais ils ne sauront pas quoi répondre dès lors qu’on leur pointe cette évidence : si l’on est capable d’être porteur de son arme pendant le temps de service, alors rien ne s’oppose à la possibilité de la conserver en dehors.

A l’heure où les policiers, gendarmes, et militaires, ne cessent d’être pris pour cible sur la voie publique, à l’heure où les Champs-Elysées deviennent aux yeux du monde un terrain d’action pour les terroristes, à l’heure où le chef du gouvernement n’hésite pas à sous entendre que ce sont les risques du métier, la note de service dont il est question est tout bonnement inacceptable.

Sa seule existence est une mesure de défiance de plus lancée au visage des policiers, qui pourraient s’en satisfaire si les moyens leur étaient donnés de répondre aux exigences prévues, ce qui n’est absolument pas le cas.

Ce n’est en tout état de cause pas avec ce genre de mesures que le gouvernement apaisera la colère légitime des policiers.

Sébastien JALLAMION

Nous sommes vraiment mal parti en France,tant que l’on aura des guignols pareil au gouvernement,c’est a croire que ce gouvernement organise lui meme les attentats avec les islamiste c’est pas possible autrement y’a un truc pas clair la dedans mon cher Sébastien !!

Sur ce coup là je ne vous suis pas trop.
Tireur moi-même je sais l’importance de l’entraînement.
Un policier n’est pas un surhomme,la maîtrise de son arme exige un entraînement régulier.

On va se retrouver comme Robin des Bois, ce sont les dentistes qui vont être contents, pas les sans dents !

L’heure n’est pas à ce genre de décision. Restreindre le port d’arme sans tenir compte de la dangerosité du contexte actuel relève de l’inconscience pure. Il faudrait peut-être d’abord désarmer les terroristes avant de désarmer la police.

MOI JE NE COMPRENDS CETTE DECISION VENANT ENCORE DE NOS TETES PENSANTES;EN TANT QU’ANCIEN POLICIER J’AI FAIS PARIS DANS LES ANNEES 1970 JE PORTAIS MON ARME 24H/24 ET DIEU SAIT SI LA VIOLENCE ETAIT AUTRE QU’AUJOURD’HUI.ALORS CETTE DECISION EST PRISE PARCEQUE LES POLICIERS NE SONT PLUS A LA HAUTEUR DE LEUR COMPETENCE OU NOS POLITIQUES NOUS ENVOIENT A L’ABATTOIR.EN TANT QU’ANCIEN SYNDICALISTE AUSSI J’APPELLE MES COLLEGUES A LA DESOBEISSANCE CIVIQUE POUR CES GENRES DE DECISIONS CAR CE SONT EUX QUI SONT DEVANT LE DANGER PAS CES DECIDEURS FANTOSHE.A BON ENTENDEUR SALUT BON COURAGE LES COLLEGUES PAR LES TEMPS QUI COURENT… lire la suite

« si l’on est capable d’être porteur de son arme pendant le temps de service, alors rien ne s’oppose à la possibilité de la conserver en dehors. » Mais c’est la logique même, cher Sébastien.

Mêmes restrictions pour les Kalash ? …

Collomb réfléchit.

dans le tain du miroir

Normal que les policiers soient embêtés pour avoiseaux utilement des armes : ils ne sont pas fichés Si et ne bénéficient donc d’aucune faveur discriminatoire ! !!!

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