Pourquoi l’enseignement de l’Histoire de France est une nécessité

Félicitations tout d’abord pour le dernier RL, toujours d’une grande qualité. Si j’ai apprécié particulièrement l’article de Robert ALBAREDES, empreint d’une clairvoyance extraordinaire, l’objet de ma transmission porte plus spécialement sur l’Histoire de France, sujet cher notamment à Christine TASIN, et à nous tous, cela va sans dire.

J’ai remis le nez ce matin dans un des  deux ouvrages, que je conserve avec soin, dont l’un est « Le grand livre de l’Histoire de France » édité en 1976, par les éditions des Deux Coqs d’Or. Ces ouvrages s’inscrivaient à l’époque dans l’Encyclopédie de l’Histoire Universelle, du même éditeur.

D’une curiosité intellectuelle sans limite, et tout en pensant Christine TASIN, j’ai relu la préface de M. Hubert Méthivier, inspecteur Général Honoraire de l’Instruction Publique, reprise de la préface de l’Histoire Universelle en huit volumes de 1973.

Des passages de ce que j’ai lu, ou relu plus exactement, m’ont interpellé, et fait pensé in peto, qu’une retranscription par un mail a RL allait faire plaisir à Christine TASIN, de par leur teneur. C’est pour cela, bien qu’avare de mon temps, je déroge à ma régle, pour  vous le rédiger.

Je cite : « Il y a bien une formation civique dans la connaissance de l’histoire française. L’Histoire est une nécessité  et s’impose par son existence même : pas de vie réelle,  ni concrète  ni spirituelle, pour un peuple ignorant son histoire, donc ignorant son identité nationale. Tout homme, pour être un citoyen, membre conscient d’une collectivité, doit connaître un minimum de son passé, de la vie de ses ancêtres  et de l’enchaînement des faits et des choses qui conditionnent sa vie actuelle. Ni érudit, ni spécialiste, mais citoyen informé des grands drames ou crises qui l’ont fait ce qu’il est aujourd’hui, avec tous ses problèmes : il ne peut parler, écrire ou voter qu’en connaissance de cause, s’il ne veut pas être risible ou désespérant, s’il ne veut pas  rester, avons-nous dit, au niveau de la bête  brute ou du robot technique. »

« Elle est en fait nécessaire parce qu’elle prétend plus modestement informer, éclairer, cultiver : à l’homme d’aujourd’hui d’utiliser ce passé dont il est le produit tributaire pour savoir ce qu’il est lui-même. Avec cet ouvrage, instrument de travail fortifié par l’attrait de l’illustration et par l’utilisation de son index, un jeune français, ne pourra plus dire : « Ce fait cet homme… je ne connais pas! » « .

Ces deux courts paragraphe choisis, sont révélateurs de ce que les tenant acharnés de la mondialisation cherchent à briser : l’esprit citoyen, et la nation, dès la plus tendre enfance, pour formater un mouton ignorant de ses racines et de son histoire, docile à souhait, et surtout bon consommateur de produits souvent inutiles pour lui, mais pas pour les tenants du « système », qui eux,  s’enrichiront de ses carences.

Bien amicalement à Toutes et à Tous.

Jean-Claude Collet

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