Prises d’otages : ne jamais négocier avec les terroristes, mais les détruire !

C’est une erreur majeure de négocier avec les terroristes, surtout lorsqu’ils sont animés d’une foi inébranlable en la justesse de leur cause. Accepter de négocier, c’est avoir perdu avant d’avoir négocié. La foi en une cause n’est pas négociable. C’est là l’essence même de toute foi.

Que faire alors ? Ne pas céder ! Ne pas céder ? Mais il y a des otages ! Il y a même des enfants parmi les otages !

Alors deux choses : sur le plan moral, la vie des otages prime. Il faut donc négocier pour les sauver, quelles que soient les exigences des terroristes. Sur le plan politique, c’est le Pouvoir qui prime. Il ne faut donc pas négocier, sans quoi le Pouvoir n’a plus de pouvoir.

Ne pas négocier ? Même si cela se solde par la mort des otages ? Oui ! Un chef de guerre doit être capable de cela ; un chef d’Etat également !

Sacrifier les otages est inhumain, certes, mais c’est envoyer les terroristes dans le mur, et, par suite, décourager les futures prises d’otages. En effet,  les terroristes choisissent leurs otages dans le vivier des pays dont les idéaux d’élévation freinent le recours à la violence, y compris à la violence légitime, le Pouvoir n’étant le Pouvoir que s’il détient le monopole de cette dernière. Les terroristes le savent par cœur , à telle enseigne qu’ils n’hésitent pas à recourir aux «boucliers humains». Cela les trouble d’autant moins qu’ils n’accordent aucune valeur à ceux qu’ils sacrifient, de telle sorte qu’ils se trouvent ne rien sacrifier  ! Ce qu’ils veulent, c’est obtenir gain de cause. S’il faut pour cela terroriser, ils terrorisent ! Et s’ils terrorisent, c’est parce que «ça marche» ! Pour eux, c’est on ne peut plus simple, et c’est cette simplicité qui fait leur force.

Mais, à bien y regarder, cette même simplicité fait aussi notre force, pour peu que nous comprenions qu’il est impossible d’obtenir la conversion «morale» de quelque terroriste que ce soit. En conséquence, nous devons agir «politiquement». Or, agir «politiquement» ne consiste pas à agir sur la réalité subjective des terroristes  (puisqu’elle nous échappe par la nuit cérébrale dont elle est la manifestation), mais bien sur leur réalité objective (qui tombe sous notre emprise parce qu’elle renvoie à ce qu’ils sont en tant qu’êtres de chair et de sang). Lutter contre les prises d’otages, c’est donc traiter les terroristes comme des choses, et, partant, s’autoriser à les détruire.

Si toutefois quelqu’un trouve mieux, qu’il le dise à toutes les nations ! Mais qu’il se demande en même temps pourquoi l’on parle de «nations amies» ou encore d’«Etats voyous» ! Qu’il se demande pourquoi le mot «ennemi» existe dans toutes les langues ! Qu’il se demande pourquoi l’humanité ne cesse de fabriquer des armes ! Qu’il se demande pourquoi l’on parle précisément de «terroristes» ! Qu’il se demande enfin s’il est seulement possible qu’une action se fasse pour l’Homme sans se faire aussitôt contre des hommes !

Maurice Vidal


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