Quand les « savants » de l’islam se penchent sur la transfusion sanguine…

Nos amis musulmans seraient-ils d’affreux hypocrites ?

Jugez-en par vous-même :

La transfusion sanguine et le don du sang.

Proposé par Mouhammad Patel le mardi 28 août 2001

La transfusion sanguine étant une méthode de traitement relativement récente, c’est la raison pour laquelle, on n’y trouve aucune allusion directe ni dans le Qour’aane, ni dans les Hadiths, ni même dans les premiers ouvrages de jurisprudence. Les savants musulmans de notre époque ont donc dû procéder par raisonnement analogique afin de statuer sur le caractère licite ou illicite de ce procédé.

La transfusion sanguine:

A ce sujet, les savants déclarent, qu’en principe, la transfusion sanguine ne devrait pas être autorisée, et ce, pour deux raisons :

  1. Le sang, lorsqu’il sort du corps humain, est considéré comme étant impur. C’est pourquoi, il n’est pas permis de l’utiliser à quelque fin qui soit.
  2. Le sang est une partie de l’organisme humain. Les juristes considèrent donc que, s’il se sépare du corps, il doit être disposé avec respect (« wâdjib out takrîm « ), au même titre que les autres organes. L’utiliser à nouveau va à l’encontre de ce principe.

Logiquement donc, la transfusion sanguine ne devrait pas être autorisée. Cependant, il faut également savoir qu’en Islam, certaines interdictions sont temporairement levées en cas de nécessité absolue. De même, beaucoup de juristes considèrent qu’il est permis d’utiliser des produits impurs en guise de traitement, à condition que l’on ait espoir que ce produit permettra de sauver la vie du malade (avec la permission d’Allah, bien sûr) et qu’un médecin expérimenté affirme qu’il n’existe aucune autre forme alternative de traitement.

Les savants contemporains ont donc procédé par raisonnement analogique à partir de cette règle et ont autorisé la transfusion sanguine en cas de nécessité, lorsqu’il est acquis que cela permettra de sauver la vie d’un malade et qu’il n’existe aucun autre moyen de traitement. Il n’existe aucune divergence à ce sujet. L’ « Académie Islamique du Fiqh » a même publié une résolution confirmant cette permission, à la suite de sa quatrième session, qui s’est déroulée à Djeddah, du 6 au 11 Février 1988.

Par contre, s’il n’y a pas réellement de nécessité pour une transfusion, en ce sens que la vie du malade n’est pas en danger ou qu’il existe un moyen alternatif de traitement, dans ce cas, il y a des divergences entre les savants sur l’autorisation d’y avoir recours, comme le rappelle Moufti Abdoul Rahîm Lâdjpoûri r.a. (« Fatâwah Rahîmiyyah » Volume 10 / Page 298) en citant un texte rédigé par Moufti Chafi’ r.a. (« Mârif oul Qour’aane », Volume 1 / Pages 419 à 421)

Le don du sang:

Passons maintenant à la question du don du sang. A ce sujet, deux cas de figure peuvent se présenter:

La nécessité d’une transfusion sanguine se présente et la vie du malade est en danger si celle-ci n’a pas lieu immédiatement:

Dans ce cas, il y a unanimité entre les savants sur le fait que le don du sang est permis.

Il n’y a pas de besoin précis ou de nécessité immédiate pour une transfusion sanguine:

Dans ce cas, certains savants très connus comme Moufti Abdour Rahîm Lâdjpoûri sont d’avis qu’il n’est pas permis de donner de son sang. Ils expliquent leur opinion par le fait que l’homme n’est pas réellement propriétaire de son corps et de ses organes (le véritable propriétaire reste Allah). Il ne peut donc pas se séparer d’un partie de son organisme tant que la nécessité ne se présente pas.

D’autres éminents savants du monde musulman tels que Moufti Nizâmouddîn (de l’Université islamique de Déoband) et Dr Abdoul Karîm Zaydân (de l’Université de Bagdad) sont d’avis que, même dans ce cas, le don du sang est permis, au nom de la solidarité humaine et dans un but de prévoyance pour une éventuelle nécessité future. Cette opinion repose sur une règle de jurisprudence islamique qui préconise que lorsqu’une chose est autorisée, tous les éléments qui y sont liées de façon inséparable ou qui sont indispensables à sa réalisation (« lawâzim ») le deviennent aussi. Dans ce cas précis, la transfusion ayant été autorisée en cas de nécessité, tous les moyens permettant de satisfaire au mieux cette nécessité seront également permis. Cette opinion semble être celle qui convient le mieux dans les conditions actuelles: En effet, il n’est pas rare, de nos jours, de se retrouver dans des situations où des besoins de sang importants et urgents se présentent (accidents, catastrophes naturelles…). A ce moment, il n’est pas toujours possible d’obtenir, rapidement et en quantité suffisante, du sang d’un certain groupe bien déterminé. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en place, à l’avance, des structures permettant de recueillir et de stocker du sang, et ce, par le biais de campagnes pour le don du sang et l’établissement de banques de stockage.

Certes, le texte de M. Mouhammad PATEL ne date pas d’hier (2001).  Mais que sont treize années au regard de 14 siècles d’islam ?

Ma lecture de ce morceau d’anthologie manque d’impartialité.  Je l’assume.

En résumé et si j’ai bien compris :

Nous sommes des ennemis à détruire lorsque tout va bien pour « eux ».  Par « eux », entendez les bons musulmans.

Mais qu’en est-il lorsqu’un adepte de la religion d’Allah a besoin, pour sa survie, de la transfusion du sang d’un impur (lisez : un juif, un chrétien, un apostat, un athée, selon leur livre sacré, le Coran)  ?
Il faut croire que malgré toutes les promesses du Paradis d’Allah peuplé de hourias  jeunes et lascives, le bon musulman préfère renier ses principes et sa foi, histoire de ressusciter des moribonds à défaut des morts.

Normal : les textes sacrés de l’islam (Coran et hadiths) n’avaient pas prévu ça.  C’était, il est vrai, il y a 14 siècles et le SAMU n’existait pas.  Les Urgences et la Sécu pas davantage.

Ah l’islam !  Quelle merveilleuse et tolérante religion !

Rendez-vous compte : le sang impur  des infidèles peut même être injecté dans les veines d’un bon croyant pour le sauver de la mort !

Ce sont, aujourd’hui, les exégètes de la loi coranique qui le disent – et l’écrivent.

Pourtant, à bien y réfléchir, j’ai mangé du cochon toute ma vie : enfant, j’avais droit à mon jambon purée. Plus tard, j’ai sacrifié aux ineffables plaisirs de l’andouille et de l’andouillette, sans parler du cassoulet et du petit-salé aux lentilles.  Je vous fais grâce du cochon de lait rôti.

Bigre !  Toutes ces nourritures impures n’auraient-elles pas pollué mon sang ?

A en croire M. Mouhammad PATEL, tout cela n’est pas si grave en certaines circonstances.

Pour moi, le plus grave dans l’histoire, c’est la bêtise et l’obscurantisme teintés d’hypocrisie lorsque nécessité fait loi.

Voilà pourquoi je ne donnerai plus jamais mon sang faute de savoir à qui il profitera.

Après tout, si le Paradis d’Allah est aussi beau qu’ils le prétendent, qu’ils y aillent au plus vite !

Quant à mon sang, à défaut de savoir à qui je vais le donner, je préfère qu’on en fasse du boudin.

C’est plus conforme à mes traditions. Nul doute que les bons vrais musulmans me pardonneront.

Eve Sauvagère  


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