Qu’attendent les occidentales pour dire stop au voile ?

Une forte concentration de femmes voilées (et même devrais-je dire complètement emmitouflées) tous âges confondus, s’accentue de jour en jour, et ce, partout en France, que l’on se trouve dans les grandes villes ou en banlieue, voire en province. Autrement dit, il y en a de plus en plus sur notre sol, ce phénomène semble s’accélérer, et ce, depuis l’élection de notre président de la république actuellement en place. Coïncidence ? Peut être. Peut être pas. Force est de constater que, depuis les élections présidentielles de mai dernier, la présence de femmes voilées s’accentue fortement. Ce n’est pas une stigmatisation, mais un constat simple et objectif. Niqabs, tchadors, voire simple foulard + jellaba, peuplent de plus en plus les rues et semblent, d’une certaine manière, de plus en plus indifférentes et plus « en confiance » depuis les dernières présidentielles, comme si la mise en place de l’actuel gouvernement leur avait donné, en quelque sorte, « le droit absolu » de sortir dans la tenue qui leur convient, et d’imposer, à travers cela, la présence nette et incontestable de l’Islam sur le territoire Français laïque, autrement dit ce que nous pouvons qualifier « d’anti-laïcité ».

Force est de constater que l’image véhiculée par ces femmes induit un message agressif vis-à-vis de la République Française laïque, à savoir un refus total d’intégration et l’appartenance à un « clan ». Qu’on le veuille ou non, un voile se remarque, qu’il soit « discret », ou bien très visible, tel le niqab. Et qu’on le veuille ou non, il « dérange », non pas dans le fait qu’il représente une « culture », mais dans le fait qu’il soit opposé aux valeurs laïques de la nation Française, et encore plus à la condition de la femme dans notre pays.

Le voile est un symbole très marqué et marquant d’appartenance à l’islam, et insinue clairement que toute femme qui le porte se réserve à un musulman et à aucun autre homme, sous entendu aucun homme d’une autre confession religieuse, ou même athée. A l’échelle nationale, il symbolise également un refus d’intégration à notre nation et à nos coutumes. En effet, quid de la laïcité, lorsque nous croisons dans les lieux publics une femme voilée des pieds à la tête, et dont seuls les yeux sont visibles ? Quid de la loi interdisant, de plus, l’exposition ostentatoire de tout signe religieux ? En tant que citoyenne laïque, je n’ai pas envie de savoir à quelle « communauté » religieuse appartient la personne que je croise dans la rue, je me moque de savoir si elle est juive, musulmane, protestante, orthodoxe, etc. Sont exclus bien sûr les membres d’une confrérie religieuse ; nonnes, rabbins, moines, etc.

La France est un pays féministe, où la femme a acquis des droits non sans peine, un pays où la parité est de mise, et où le sexisme est à présent dénoncé.

Que dire lorsque dans les rues marchent côte à côte 2 femmes, jeunes ou moins jeunes, l’une voilée des pieds à la tête, et l’autre portant ses cheveux libres, une jupe courte ou un pantalon moulant, des talons, des bijoux, du maquillage, etc ? Quelle image cela véhicule-t-il à première vue, sinon d’un côté un « retour au Moyen-Age » et une femme effacée, soumise, contrainte à cacher sa féminité et toute parcelle de peau qui pourrait « provoquer » un autre homme que le sien (ou celui qui lui est promis), et de l’autre, une femme « libre », libre de son corps, et libre de toute contrainte patriarcale, en bref une Française « de base », une Française laïque.

La question que nous sommes en droit de nous poser est la suivante : pourquoi ces femmes, qui connaissent pourtant les règles de la charia et le sort que celle-ci leur réserve, choisissent-elle délibérément de rester vivre dans un pays occidental laïc et féminisé de surcroît ? Pourquoi, de plus, soutiennent-elles une constitution qui, en cas de « faute », les tuera sans pitié ? Comment peuvent-elle concevoir de soutenir un dogme les réduisant à l’état d’objets ?

Cependant, nous n’incluons pas les nombreuses femmes qui, élevées depuis la naissance selon ces coutumes, et n’ayant aucun recours ni aucune aide extérieure, cèdent à la pression familiale et aux menaces (parfois de mort) desquelles elles sont victimes. Beaucoup d’entre elles vivent dans la terreur, du père, du frère, et ce quotidiennement, et n’osent pas parler ni se manifester à qui que ce soit.

Mais les autres, celles qui cautionnent, celles que l’on voit entièrement voilées lors des manifestations pro-charia à travers l’Europe et le monde entier… Que dire ? Que dire également des femmes occidentales qui, en autorisant le port du voile, cautionnent également, et en toute passivité, l’application progressive de la charia, et cela dans leur propre pays ? Ne comprennent- elles pas qu’à travers un voile se manifeste l’antiféminisme dans toute sa splendeur, le retour à la femme-objet et la fin définitive et irréversible des privilèges dont elles disposent, si difficilement acquis pourtant par celles qui ont marqué les générations précédentes par leur combat ? Que dire également de celles qui se convertissent, acceptent de porter un voile (le plus souvent des pieds à la tête) et passent ainsi d’un statut de femme « libre » (de son corps, et de sa vie), au statut de femme soumise, de femme-chose, vivant sous les règles de la charia, qui sera battue, humiliée, voire tuée ? Que cherchent-elles au juste ?

Bien des femmes, élevées depuis leur plus tendre enfance sous les préceptes de l’Islam, et nées dans un pays où l’Islam est totalement relié à l’état, sont obligées de fuir les « terres d’Islam » où la charia est radicalement appliquée ; elles sont obligées de se cacher, de masquer leur véritable identité pour échapper aux condamnations à mort dont elles sont la cible dans leur pays d’origine. Ce sont les premières à dénoncer, une fois libres et en sécurité, les agissements de la charia. Alors va-t-on une bonne fois pour toutes se décider à les écouter ? Mesdames, ouvrons les yeux, défendons nos libertés !!!

Marion DUBOST


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