Dans un récent article Maurice Vidal parlait du printemps 2012 et se demandait ce qu’il serait de l’autre côté de la Méditerranée?
2 janvier 2012. Porterait-il les fruits de la liberté, ou ne serait-il qu’un printemps islamiste ?
Il n’a pas fallu longtemps, aux élus de Tunisie, forts de leur éclatant succès populaire aux élections démocratiques, pour s’emparer des manettes du gouvernement. Celui-ci, conforté par une large majorité avec une volonté religieuse, a tous les pouvoirs pour imposer l’ islam et la charia.
La situation est extrêmement grave à la Faculté de Lettres de Tunis où des étudiantes musulmanes veulent suivre les cours en voile intégral. Malgré l’opposition ferme des enseignants, des barbus viennent les soutenir. Ils manifestent violemment allant jusqu’à filmer les professeurs qui expliquent le pourquoi de leur opposition. Les étudiantes et les enseignantes sont particulièrement dans leur ligne de mire…Va-t-on vers une Tunisie des fatwas ?
http://www.europe1.fr/International/Tunisie-frappee-par-des-salafistes-905341/index.html
Quand on confie le ministère de l’Enseignement Supérieur à un salafiste pur et dur tel que Moncef Ben Salem, il devient difficile de contrecarrer les demandes de ces manifestants qui exigent le droit au port du voile intégral à la fac de lettres. Autre signal inquiétant : ce gouvernement a accueilli en grandes pompes le 5 janvier Ismaël Haniyeh, le dirigeant du Hamas, à l’aéroport de Tunis, dans une foule de manifestants scandant : « mort aux juifs ». La véritable autorité palestinienne est à ce jour M Mahmoud Abbas, qui, dépité, ne viendra pas.
Et le pire est déjà arrivé à la petite ville de Sejnene où s’est installé un vrai pouvoir local avec « tribunal de la charia, interrogatoire et incendies des biens des mécréants » (1). Par quel terme pourrait-on qualifier cette prise en main violente de la population ?
Les Tunisiens ont-ils eu raison de vouloir confier leur destin aux partis musulmans ?
Le nouveau ministre des Affaires Religieuses l’imam Noureddine Khadémi instruit dans les facultés de théologie saoudienne, surnommé « l’imam du djihad », ne peut conduire la société que vers une voie coranique et on est là au cœur du problème. Dans le Coran on doit respecter et faire prospérer les lois de Dieu, elles deviennent la base de la vie sociale. Si on est en terre musulmane, on ne doit rien faire qui ne soit pas islamiquement correct. On comprend donc le sort qui sera réservé aux déviants, les premières victimes seront les femmes, elles sont déjà dans le collimateur ! La Tunisie est un terrain d’expérimentation, de travaux pratiques en quelque sorte, de ce qui peut se passer quand l’islam avance ses pions ! ( après l’Iran, l’Algérie et bien d’autres pays).
Le pouvoir veut aussi contrôler les médias et a nommé les personnes qui ont déjà sévi sous Ben Ali. Face à cela, le monde tunisien bouge et manifeste, mais la belle unité du printemps a volé en éclat.
Quelle constitution peut élaborer ce parlement, élu pour un an, alors qu’il a été mandaté avec une consigne claire de jouer la carte religieuse, et même fondamentale, pour une partie des Tunisiens ? En si peu de temps, comme les évènements sont allés vite ! On voit déjà les Tunisiens tomber dans les rets de la religion !
En examinant ces évènements du Maghreb et du Machrek, qu’il ne faut pas quitter du regard, n’est-il pas temps d’analyser la progression de l’islam en France et en Europe avec des yeux un plus acérés ? N’est-il pas temps de sortir du postulat : islam = religion de paix d’amour et de tolérance. Ce qui se déroule actuellement en Tunisie va-t-il dessiller les yeux de nos élus de tous bords ? Seront-ils attentifs à ce qui arrive là-bas (dans un pays qui était le plus avancé en matière de droits individuels), aux femmes aux intellectuels, aux laïques, aux mécréants, aux juifs et la réalité des menaces qui commencent à peser sur eux ? Vont-ils continuer de développer leurs projets de constructions de mosquées par milliers en France?
Oui Maurice Vidal a raison de dire que l’islam ne doit pas être absent de la campagne présidentielle. En examinant ce qui se passe de l’autre côté de la méditerranée, nos élus ne doivent-ils pas se poser des questions ?
Posted on 16 janvier 2012 by Maurice Vidal - Article du nº 234
Quand on voit la manière dont s’engouffre dans l’islam, M. Glavany, sans connaissance et sans discernement, afin de satisfaire des exigences qu’on baptisera : « accommodements raisonnables » on ne peut que être inquiets ! Quand on constate que nos élus construisent des mosquées aux frais des contribuables sans en prévoir aucun contrôle, ne nous mènent-ils pas droit dans le mur ? Doit-on leur rappeler qu’une mosquée est avant tout un lieu d’endoctrinement politique ? On ne saurait trop leur conseiller de visionner ces extraits :
http://www.youtube.com/watch?v=I9RPBf-h2h8
La multiplication des voiles en France, l’obstination de certaines femmes à vouloir, malgré la loi, porter le voile intégral avec le soutien des islamistes, prouvent bien que ceux-ci sont déjà en embuscade et qu’il y a une réelle volonté de confrontation avec la République française. Si l’on ajoute à cela les pétro-dollars des États intégristes du golfe qui s’engouffrent dans des pans entiers de notre économie via la finance islamique, le puzzle se met en place doucement mais sûrement !
Nous ne le dirons jamais assez : construire des mosquées en France va mettre le vent en poupe aux prêcheurs islamistes. Les électeurs français doivent exiger que tous les candidat(e )s à la Présidentielle précisent leur position sur le sujet. Là où il y a des mosquées prospèrent les islamistes, en France, comme en Égypte en Tunisie ou en Libye ! Croire le contraire, comme le font certains élus est une erreur d’appréciation probablement historique !
Chantal Crabère
(1) On peut lire l’excellent reportage de Martine Gozlan dans le journal Marianne N° 769 du 14 au 20 janvier.






