Je tiens à remercier Jean et Marie-Francçoise, ainsi bien sûr que Madame Rosso-Debord pour ces lignes qui, comparées au déni de la gauche ainsi que d’une partie de la droite en dehors des périodes électorales, sont plutôt réconfortantes.
Je tiens cependant à apporter quelques bémols ou tout au moins à faire quelques remarques.
Je demanderais à Madame Rosso-Debord d’apprécier l’urgence de la situation et l’état de reddition, voire de complicité, dans lequel se trouvent nos institutions. Je ne citerai que les exemples de l’Education Nationale ou de la Justice, pour lui faire part de mes doutes quant à l’efficacité des mesures qu’elle préconise pour une immigration assimilée voire intégrée. En effet, à quoi bon faire chanter la Marseillaise devant le drapeau français quand celui-ci est moins visible lors des élections présidentielles ou de la victoire de Montpellier en Ligue 1 que les drapeaux des divers pays africains que l’on a pu voir Place de la Bastille ou Place de la comédie, quand il est brûlé à Toulouse, quand la Marseillaise est impunément sifflée dans les stades. Comment un immigré , même de bonne foi, s’y retrouverait-il devant un tel manque de congruence? Je prie donc Madame la Député d’envisager des actions plus marquantes pour s’assurer de la loyauté des nouveaux arrivants et sanctionner les outrages aux symboles de notre pays.
Par ailleurs, il me semble que Madame le Député, sans doute par souci d’équité, pratique une égalisation et une mise en équivalence systématiques entre la religion chrétienne et l’Islam. elle met sur le même plan les prêches en arabe et les rites en latin. Or, ce n’est pas du tout la même chose. Le latin était la langue liturgique de la religion chrétienne , abandonnée depuis Vatican II et utilisée par les Eglises style Saint Nicolas du Chardonnet. Attention, il s’agit bien du texte liturgique, texte qui fixé depuis des siècles , immuable et dont la traduction et le sens sont connus. Le prêche se fait, à Saint Nicolas du Chardonnet comme ailleurs, en Français. Et d’ailleurs qui, parmi les Catholiques fussent-ils intégristes comprendrait le latin en dehors de la liturgie? En revanche, ce que l’on veut interdire dans l’Islam, ce ne sont pas les textes liturgiques mais bel et bien les prêches qui eux sont le produit des imams qui peuvent y mettre ce qu’ils veulent. Je dirais qu’il en est de même , dans une moindre mesure, pour la comparaison entre le discours de Nicolas Sarkozy qui estime qu’en matière de morale, le prêtre ou le pasteur sont plus appropriés que l’instituteur et la présence de fillon à l’inauguration d’une mosquée au côté d’une fillette, mineure donc, voilée. On peut ne pas être d’accord avec l’opinion émise par Sarkozy mais, d’une certaine manière, n’a-t-il pas au contraire réaffirmé le principe de laïcité qui voudrait que chacun s’occupe de son domainetant t il est vrai que l’Education Nationale serait mieux avisée d’instruire les enfants plutôt que que de transformer les cours d’Histoire et d’Instruction Civique en cours de morale droitdelhommiste et en séances de flagellation. La présence de Fillon aux côtés d’une fillette voilée est bien différente. Elle cautionne en quelque sorte la pratique du voile , symbole inégalitaire de soumission, par une mineure qui plus est.
Tout ceci pourrait sembler être des points de détail dans un discours chez Madame Rosso-Debord que l’on aurait aimé entendre plus tôt et plus souvent chez tous les hommes politiques. Néanmoins, ces propos ressortissent à ce relativisme culturelqui établit des équivalences culturelles qui n’en sont pas , à et ce souci de ne critiquer l’Islam que si on a, au préalable, critiqué l’Eglise Catholique quitte à établir des parallèles qui n’ont pas lieu d’être.
Monique Bousquet








