Rapport sexuel d’adieu : grâce à l’islam, les maris peuvent honorer leur épouse après sa mort…

L’article signé Rick Moran (1) a été publié le 27 avril 2012, sur le site Frontpagemag, sous le titre « Les islamistes égyptiens accordent aux maris le droit au sexe après la mort » (2). Il dénonce la radicalisation de l’Égypte et la mise en application à pas de course de la charia, avec ses corollaires l’atteinte aux libertés individuelles, le statut de la femme qui revient au Moyen Âge, l’obscurantisme qui gagne tous les rouages de la vie sociale.

Pendant ce temps, en Occident et en France tout particulièrement, on laisse les mouvements sectaires des Frères Musulmans (UOIF), le salafisme des bédouins et autres intégrismes islamistes endoctriner l’islam en France, le conduire en troupeau dans les ténèbres du 7e siècle et chercher à introduire la charia dans notre état de droit.

Laisserons-nous encore ces mouvements ravager notre république et notre laïcité et assister en complices à leurs exactions en Égypte et dans plusieurs états islamiques ? Où sont-elles nos féministes patentées ? Ne devraient-elles pas  soutenir, devant l’Ambassade d’Égypte, les femmes égyptiennes ? …

Les islamistes égyptiens ont provoqué l’indignation du monde civilisé en proposant plusieurs projets de lois qui entament un processus de retour en arrière des maigres progrès faits par les femmes dans ce pays au cours de la dernière décade.

La première loi proposée abaisserait à 14 ans l’âge légal de la fille pour pouvoir se marier. La seconde proposition, inspirée d’une fatwa d’un religieux marocain, accorderait la permission aux époux d’avoir des relations sexuelles avec leurs épouses dans les 6 heures qui suivent leur mort.

Un autre projet de loi sponsorisé par un islamiste retirerait aux femmes leur droit de réclamer le divorce d’un époux violent sans le consentement du mari. Une autre proposition encore autoriserait la pratique barbare de l’excision.

La série de propositions, aussi bien que d’autres en préparation qui restreindraient sévèrement  les opportunités pour les femmes et les filles dans l’éducation et l’emploi, a pour but de faire reculer les modestes progrès en droits des femmes que leurs défenseurs ont gagnés au cours de l’ère Moubarak. Les lois menacent de réduire les femmes à un statut de meuble dans lequel elles seraient littéralement propriété des époux qui auraient la capacité de contrôler tous les aspects de leur vie personnelle.

Les propositions interviennent alors que l’administration Obama a manifestement accepté la gouvernance des islamistes en Égypte, en Tunisie et dans d’autres pays du « printemps arabe » et qu’ils étalent en même temps ce crédo naïf que les Frères Musulmans sont « modérés » et « laïques » dans leur nature.

Et ces propositions transforment en dérision les promesses des Frères Musulmans qui chercheraient à appliquer la charia avec lenteur. Dans quelques semaines, les femmes en Égypte pourraient voir leur statut retourner à celui de leurs ancêtres au  Moyen Âge.

Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ ou FJP en anglais) des Frères Musulmans est poussé, par les Salafistes plus radicaux (le parti al-Nour), à accélérer l’application de la charia. L’élection présidentielle est partiellement responsable de ceci : le candidat d’al-Nour, Hazem Abu Ismâ’il, a été déclaré inéligible à cette élection par la Commission électorale du pays, et le deuxième candidat du PLJ (leur premier candidat a déjà été disqualifié), le chef du parti Mohammad Morsi, a dû virer à droite pour gagner le soutien des Salafistes. Ainsi, Morsi vient de déclarer qu’un Conseil des Ulémas musulmans « donnera des conseils » au parlement sur toute la législation proposée et a ajouté : « Le Coran est notre Constitution et la charia est notre guide ! ».  Ce coup de collier pour satisfaire les Salafistes conduira à obtenir un aval important de la Commission de la Jurisprudence pour les Droits et la Réforme, groupement formé en majorité de Salafistes ultraconservateurs et des nouveaux partis islamistes. Il est très probable que bientôt il obtiendra aussi bien au autre aval de l’organisation intransigeante des religieux extrémistes.

Avec cette « réforme » graduelle des droits des femmes qui  sort au grand jour, la législation proposée a déclenché la colère du petit groupe des défenseurs qui ont  combattu pour la sécularisation de la société égyptienne au cours de la dernière décade. Le Dr Mervat al-Talawi, président du Conseil National Égyptien pour les Femmes (NCW en anglais), a adressé une lettre au président de l’Assemblée pour l’avertir que les changements proposés « marginalisent et sapent le statut des femmes »  et « affecteraient négativement le développement humain du pays ».

Ce n’est pas uniquement des groupes de femmes qui sont outragés au vu de ces propositions. L’idée qu’un homme peut avoir des rapports sexuels avec sa femme morte a rendu quasi pantois un présentateur populaire de la télévision. Jaber al-Qarmouty, de ON TV, dit à son auditoire :

« Ceci est très sérieux. Est-ce que la commission chargée d’établir la Constitution pourrait discuter de telles questions ? Abdul Samea a-t-il vu de ses propres yeux le texte du message adressé par Talawi à Katatni (3) ? On ne peut pas y croire. C’est une catastrophe de donner au mari un tel droit ! La tendance islamique est-elle arrivée aussi loin ? Y a-t-il réellement là-dessus matière à légiférer ? Est-ce qu’il y a là des gens qui pensent de cette façon ?»

Ce qui a nommé cette loi « Rapport sexuel d’adieu » c’est le concept initié par un religieux marocain Abdalbâri Zamzami, qui a délivré une fatwa l’année dernière qui dit que la nécrophilie est « halal » ou religieusement acceptable. Il s’est appuyé sur un verset coranique qui dit que les maris iront au paradis avec leurs épouses. La fatwa donnait aussi aux épouses la permission d’avoir des relations sexuelles avec leur mari décédé, mais comme l’a dit à cette période le service de presse marocain, l’imam a « échoué à donner une explication sur la façon dont une femme peut s’y prendre pour avoir un rapport sexuel complet  avec le corps (sic) de son mari décédé ». Le religieux n’est pas étranger à la controverse car il avait dit, deux ans auparavant, qu’il est permis à une femme enceinte de boire de l’alcool.

La loi sur le Rapport sexuel d’adieu est en train de focaliser les regards  mais ce sont les autres articles dans la plateforme des islamistes qui feront le plus de dommage aux femmes égyptiennes. Pour anticiper les changements qui sont en route, beaucoup d’universités pratiquent déjà la ségrégation hommes / femmes dans les salles de cours et lors des activités extérieures. Des menaces d’islamistes ont entraîné l’annulation de concerts pop sur les campus. Et l’Atlanta Journal-Constitution rapporte que, dans quelques collèges et lycées, les étudiants commencent la journée  « en hurlant des chants religieux ». En clair, un vent nouveau souffle sur l’Égypte – un vent islamiste – et la société déjà pactise avec le nouveau régime.

Tout cela rend incompréhensible la main tendue de l’administration Obama aux Frères Musulmans. Rappelons que, il y a deux semaines, des membres du PLJ – certains d’entre eux voteront la loi des rapports sexuels après la mort et d’autres lois contre les femmes – ont visité la Maison Blanche. Pendant cette visite, le secrétaire de presse Jay Carney a dit : « Parce que le paysage politique de l’Égypte a changé, les acteurs sont devenus plus divers et notre engagement en est le reflet. La question est que nous jugerons les acteurs politiques de l’Égypte sur leur façon d’agir et non pas à partir de leur affiliation religieuse ».

Comme pour souligner la nature surréaliste de la politique de l’administration, Michael Hirsh du National Journal relate une conversation renversante qu’il a eue avec un « haut fonctionnaire » du Département d’État : « La guerre contre le terrorisme est finie » m’a dit un fonctionnaire de haut rang qui travaille sur les questions du Moyen-Orient « maintenant que nous avons tué la plupart (des membres) d’al-Qaeda, maintenant que ces gens (les Égyptiens NDT) ont eu accès à de légitimes moyens d’expression, ces gens qui seraient allés auparavant  vers al-Qaeda,  voient une opportunité dans un islamisme légitime ».

« Islamisme légitime »  est un concept fabriqué sans lien avec le monde réel. La question n’est pas si nous pouvons vivre avec les Frères Musulmans et les autres partis islamistes. La question est comment nous, en tant que démocratie occidentale dédiée à l’égalité des droits et l’égalité des chances, nous pourrons légitimer un mouvement dont la barbarie absolue s’étale au vu et au su de tous. L’abaissement de l’âge du mariage à 14 ans est moyenâgeux. Imposer la circoncision de la femme  (l’excision NDT) va au delà du pensable dans une société du 21e siècle. Forcer une femme à rester avec un mari violent qui lui refuse le droit au divorce est plus que cruel.

Le dictateur Moubarak était un tyran cruel et despotique. Mais, sous son régime, l’Egypte a été menée graduellement vers le monde moderne. Les femmes ont juste  commencé à organiser leur combat pour les droits dont beaucoup de pays arabes dénient même l’existence. C’était loin d’être parfait  mais la promesse d’une vie meilleure pour les femmes et les filles était à l’horizon.

Maintenant, ces espoirs vont tomber à l’eau et les femmes vont retourner à leur statut de propriété. Les groupes américains des droits des femmes iront-ils critiquer ce président pour sa politique naïve et de courte-vue ? Se dresseront-ils, solidaires, pour soutenir leurs sœurs en Égypte dont les vies seront vouées à la ruine par des fanatiques ? Iront-ils procéder au boycott de l’Égypte ou s’activer contre l’aide au Caire ou appeler l’ONU à sanctionner les islamistes pour les relents écœurants de leur  politique ?

Ne retenez pas votre respiration.

Traduit de l’américain par Bernard Dick

(1) Rick Moran est éditeur du site The American Thinker et collaborateur de PJmedia. Son blog personnel est : Right Wing Nuthouse

(2) http://frontpagemag.com/2012/04/27/egypts-islamists-to-grant-sex-after-death-right-for-husbands/

(3) Saad al-Katatni vient d’être élu président du 1er parlement post-révolution. Biologiste de profession, il est un des dirigeants des Frères Musulmans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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