Regard sans concession sur la réalité du monde arabe

Publié le 17 novembre 2013 - par - 1 618 vues
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Nous sommes vers la fin de cette année 2013 et le constat de l’état dans lequel est plongé le monde arabe est consternant et déprimant, surtout  pour les peuples qui y vivent. Je ferai un très succinct survol sur la situation de la plupart des pays de la région.

–        L’Egypte, l’état arabe le plus peuplé, vit dans une situation instable, avec des tueries quotidiennes entre les pros et anti Morsi, arrestations plus ou moins arbitraires et attentats terroristes.

–        Pour la Syrie, c’est encore pire ; on compte à ce jour approximativement 120000 morts dans la guerre entre le régime alaouite et ses alliés, contre des insurgés divers dont une nébuleuse de groupes djihadistes, tous marqués par des actes d’une barbarie indescriptible,  des crimes contre l’humanité des deux cotés.

–        Le pauvre Liban, autrefois appelé « la Suisse du Moyen Orient » subit fortement les dégâts  collatéraux de la guerre en Syrie,  sous la coupe militaro-intégriste des Hezbollah. Entre parenthèses, je rappelle que justement trente ans en arrière les « gentils » Hezbollah assassinaient 57 de nos soldats envoyés pour restaurer la paix après une meurtrière guerre civile qui avait déjà dévasté le pays. Quelle reconnaissance…

–        Dans l’Irak, presque deux ans après le retrait des troupes américaines, les attentats des insurgés sunnites, plus ou moins affiliés à Al Qu’aida, sont le lot quotidien de la population, attentats commis même dans des mosquées, lieux de prière… Je pense que l’Irak est menacé d’un éclatement entre la région kurde (déjà dans une autonomie très avancée) une autre sunnite et la troisième chiite inféodée à l’Iran.

–        La Lybie, récemment débarrassée de son dictateur sanguinaire et fou se débat dans des luttes tribales incessantes, puisant dans des stocks d’armes complaisamment dispensés par un Occident imprudent et ignorant des réalités locales.

–        La Tunisie, deux ans après la « révolution de jasmin » (sic) vit dans le rythme des attentats, assassinats perpétrés par des groupuscules djihadistes et une situation économique catastrophique.

–        Dans l’Algérie, après les massacres des années 90 quand environ 150000 personnes ont été tuées dans le bras de fer entre l’armée et les islamistes, il règne une paix précaire. A chaque visite d’un haut responsable français, l’Algérie est coupée en deux : les « élites » conspuent la France – barbare colonialiste – et demandent  des incessantes repentances pendant que la population sollicite des visas pour s’établir chez le même colonialiste.

–        Le Yémen est confronté  aussi à des attentats des groupes djihadistes, les chiffres sont moins connus.

–        Bahreïn, dirigé par la minorité sunnite, a réprimé dans le sang la révolte de la population majoritairement chiite avec l’aide de l’armée saoudienne.

–        L’Arabie Saoudite et certains pays du golfe, du haut de leurs milliards de pétrodollars accumulés par leur richesse naturelle, achètent la paix civile par des concessions envers une théocratie lourde et étouffante.

–        Enfin, les deux seuls pays arabes qui vivent dans un calme relatif sont la Jordanie et le Maroc, dont les rois jouissent encore d’une certaine autorité politique et religieuse, bien que fragile. Pour combien de temps, vu que leur stabilité est menacée en Jordanie par une majorité palestinienne turbulente et le Maroc par une économie défaillante et une corruption endémique ?

Paradoxalement, le seul pays où les arabes peuvent vivre en paix, c’est dans un pays non arabe, Israël. On peut lui trouver des nombreux côtés  critiquables et les citoyens israéliens sont les premiers à les dénoncer vigoureusement ;  mais la cohorte des gens et groupuscules qui se déchainent perpétuellement sur ce pays, mettant en exergue des tares et défauts imaginaires,  donne l’impression que tout le mal vivre du monde arabe était le résultat de l’existence de ce petit état. Le pire, ces « bonnes âmes » inventent souvent des accusations de la pire espèce, en occultant toutes les horreurs perpétrées autour.

Or quelle est la réalité de la vie des arabes israéliens ?

La minorité arabe vit dans une totale liberté, conséquence d’une véritable démocratie. Les citoyens arabes peuvent exercer librement leur culte, ils élisent leurs députés dans le Parlement (actuellement 10 % des députés arabes), ils accèdent à des situations d’excellence (des prestigieux médecins, juristes, professeurs, etc.) ayant même un ancien ministre et un actuel juge à la Cour Suprême, des généraux druzes et j’en passe.

Voilà pourquoi les citoyens arabes d’Israël ne créent pas des émeutes, révoltes et exactions brutales semblables à ceux des pays environnants.

Ceci me fait soulever plusieurs questions :

–        Les groupuscules et associations de militants « antisionistes » dans les pays occidentaux ont-ils des raisons spécifiques pour concentrer leurs attaques obsessionnelles sur ce petit pays ?

–        Malgré leur nombre réduit, ils possèdent des ressources financières énormes, vu la profusion des manifestations, matériels de propagande, sites et locaux, expositions, pièces de théâtre « engagées » (sic), jusqu’à la création d’un parti politique présent aux élections ; quelle est la provenance de ces moyens ?

–        Enfin, si Israël disparaissait, souhait ultime des antisionistes, toutes les misères du monde arabe, (qui sont bien plus nombreuses que le rapide survol ci-dessus) seront-elles résolues ?

Sorel ZISSU

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