Se battre pour la retraite à 60 ans en défendant l’Europe est une schizophrénie

Il y a des sujets en France, où tout le monde perd son sang froid et sombre dans l’hystérie collective. L’idéologie prend le pas sur le bon sens qui, lui, est rélégué au maquis de la pensée, à la cave de la sagesse.

Quand on aborde le thème des acquis sociaux, les retraites, les mêmes images s’imposent à notre esprit : retraite égale années de travail et les acquis sociaux sont des décennies de luttes et de négociations.

Au-delà de l’idéologie, les politiciens sont quasiment tous en train de nous proposer des recettes, toutes différentes, pour régler ce problème de la retraite.

Voici une partie de l’article 121 du Traité du Fonctionnement de l’Europe : 1/ Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt général commun et les coordonnent au sein du conseil. 2/ Le Conseil élabore un projet pour les grandes orientations politiques économiques des États membres. Le Conseil débat d’une conclusion.

En un mot, pour ceux qui n’ont pas compris, les retraites sont décidées à Bruxelles et non au sein d’un débat démocratique à l’Assemblée Nationale. Ce n’est donc plus la peine de manifester, une fois par an, de Nation à Place de la République mais plutôt au 22 rue de la Loi à Bruxelles.

Ce qui veut dire, à terme, une augmentation du temps de travail au cours d’une vie. Que je clarifie de suite, ce thème du livre n’est pas de démontrer le nombre de trimestres idéaux pour toucher sa retraite mais de mettre le doigt sur un des thèmes où nos parlementaires Français, à l’Assemblée Nationale ou au conseil de l’Europe, n’ont plus la main sur ce sujet brulant.

Se battre pour une retraite, par exemple, à 60 ans tout en défendant l’Europe est une position schizophrène.

A un moment, cette incompatibilité relève de la démence.

Ce qui est loufoque, c’est que la réalité contractuelle, celle qui est notifiée, noir sur blanc, explique très bien ce mouvement, ou plutôt ce chaos. C’est l’article 121 et 5, celui qui impose aux Etats, dont la France, une remise en cause des acquis sociaux.

Peu importe les idéologies de gauche ou de droite, peu importe les solutions apportées, la réalité est là, nette, cruelle, cynique. Au nom d’une certaine idée de l’économie, on n’a plus la main sur une réalité du peuple, ses retraites.

On pourrait disserter sur le pourquoi d’une telle situation mais j’ai voulu aborder, sur un des 10 thèmes qui régit notre pays, dont les acquis sociaux, le comment en est-on arrivé là ? Le comment en amont.

Quand on découvre le contrat qui nous lie à l’Europe, le Traité du Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) on s’aperçoit avec stupéfaction et effarement que tout, absolument tout est écrit, prévu, normé et légiféré. Cette nouvelle donne qui ira crescendo est imposée, j’écris bien le verbe imposer par le Traité européen et précisément par l’article 121 et 5.

Voilà, entre autre, la raison de mon livre Comment Sortir de l’Europe sans Sortir de Table qui démontre, articles à l’appui, que ce que l’on nous présente comme inéluctable, est tout simplement prévu et pensé et loin d’être une évolution dite “naturelle” de notre société et du monde dans son ensemble.

Pour lire des extraits du livre, de cette pièce de théâtre, écrit sur un ton humoristique à travers deux personnages extrêmement attachant et au langage décalé et fleuri le tout accompagné par 11 menus divins concoctés par Ginette, l’épouse de Gérard, c’est ici.

L’interview de Comment Sortir de l’Europe Sans Sortir de Table, un livre à rire de nos démences :

http://www.courleuxsansfrontieres.com/Jean-Luc-Mordoh-citoyen-europeen-auteur-Comment-sortir-de-l-Europe-sans-sortir-de-table-Le-Traite-de-Fonctionnement-de_a517.html

Au bas de cette page du site de Jean-Louis Couleux, tout y est indiqué pour se procurer le livre chez AMAZON, FNAC, APPLE STORE et en format papier chez LULU.

Jean-Luc Mordoh


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