Si les Nord-africains connaissaient leur histoire, ils renonceraient à l’islam

Publié le 1 septembre 2014 - par - 3 649 vues
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LE CORAN NUIT A LA SANTE MENTALEJe suis très heureux de constater que de nombreux amis sont jaloux de leur origine Amazigh. Je ne veux pas être un rabat-joie mais je regrette que lorsque nos amis et frères kabyles et rifis revendiquaient leur identité Amazigh il n’y avait pas grand monde pour les soutenir bien au contraire on les traitait d’illuminés, de renégats, de vendus, de collabos, les couvrant d’infâmie. Persécutés, opprimés, rejetés, haïs, car il font honte à leur peuple arabo-musulman. Leurs détracteurs incultes, analphabètes et serviles souffrant du complexe de l’esclave pour son maître ne savaient pas-toujours pas-qu’en les insultant ils s’insultaient -et s’insultent- eux-mêmes.

Je préfère laisser le soin à mes vrais frères Amazighs de nous témoigner du climat d’hostilité et de racisme primaire dans lequel ils ont vécu. Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les néo-Amazighs et leur faire un procès d’intention qui sert les desseins des vrais ennemis de notre peuple. Aujourd’hui nous avons tous besoin les uns des autres.
Il faut que tout le monde se mobilise et s’unisse pour faire front à l’impérialisme arabo-musulman et faire renaître Tamazgha de ses cendres. J’avais demandé il y a 3 ans à ce que l’on édifie une stèle à la mémoire des victimes Amazighs du génocide arabe et de faire reconnaître ce génocide comme un crime contre l’humanité.

Il est impérieux de faire une architecture anthropologique de Tamazgha de revenir à notre histoire, de la réécrire et d’exercer ainsi notre droit d’inventaire pour dresser le bilan désastreux de la domination arabe qui nous a amputés de nos racines et rendus ignorants de ce que nous sommes.

Comment savoir où nos allons si nous ne savons pas d’où nous venons ? Comment peut-on se projeter dans l’avenir avec un passé occulté, ignoré, enfoui dans les cendres de nos morts ? Un passé falsifié, manipulé, qui se confond avec celui de nos occupants. Plutôt que de revendiquer nos ancêtres Amazighs, on revendique nos ancêtres arabes. En quoi Mahomet est notre aïeul et pourquoi notre vrai aïeul Saint-Augustin ne l’est pas ? Comment peut-on à ce point être dans la négation de soi et  s’affirmer ce que l’on n’est pas ? Dihya est notre mère à tous et certainement pas Aïcha. Un peuple qui n’a aucune conscience de soi ne peut se doter des fondements nécessaires à l’édification d’une société solide, cohérente et pacifiée. Pris dans le tourbillon de son âme tourmentée, il ne peut que choisir la voie de la violence et reproduire les schémas de la culture barbare des maîtres croyant pouvoir leur apporter un gage de sa loyauté et sa fidélité. Quand on se renie soi-même on n’est ni fidèle ni loyal.

Salem Ben Ammar

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