Salaud de gouvernement raciste ! Comment ne pas être révolté par le sort subi par le malheureux Dominique Sopo ? Son nom a déjà été prononcé lors de la constitution du premier gouvernement Ayrault, où on le donnait à égalité de chances avec Christiane Taubira, pour un ministère de l’Egalité. Résultat, par un jeu de chaises musicales, Taubira s’est retrouvée à la justice, et Sopo au tapis, à cause de la parité. On pensait que cet oubli serait réparé lors de l’annonce du gouvernement Ayrault II, il n’en fut hélas rien ! On comprend mieux la déception de Sos Racisme et du Cran, ou celle de Dominique Sopo, de Patrick Lozes et de la Licra, devant un camouflet aussi grave.
Pourtant, le militant socialiste Sopo avait alerté les leaders de gauche d’une grave lacune : certes, il y avait 7 ministres issus de la diversité sur les 34 ministres, ce qui représente 20 %, mais cette diversité ne se retrouvait absolument pas parmi les membres de cabinets des différents ministres, ce qu’il a eu le courage de faire remarquer à Ayrault. On pouvait donc logiquement espérer que, s’il y avait de nouveaux ministres, Sopo en ferait partie, pour le récompenser d’une telle vigilance. On ne peut douter qu’il a eu des garanties, sinon, comment comprendre qu’en homme intelligent il ait démissionné stupidement de la direction de Sos Racisme, sans solution de secours ?
On aimerait donc savoir ce qu’il s’est passé, entre les promesses faites à Dominique Sopo, ce mercredi, et l’annonce du gouvernement Ayrault II, ce jeudi, où il a été oublié. Est-ce à cause de son éviction qu’il a fallu attendre 20 heures 45 pour avoir la composition du nouveau gouvernement, alors qu’elle était prévue initialement à 18 heures ? Est-ce l’article-scud de Christine Tasin qui a dissuadé le pleutre Ayrault – surnommé le naze par Martine Aubry – de prendre Dominique ?
Toujours est-il que la France sera privée d’un ministre qui, outre le fait qu’il aurait relevé la proportion de la diversité, la rapprochant de l’objectif d’une vraie parité souchiens-diversités, dans le même esprit que la parité hommes-femmes, aurait amené des compétences inégalables au nécessaire combat anti-raciste. Dans un ministère de l’Egalité, sous la responsabilité de la Garde des Sceaux, Sopo aurait forcément pu faire avancer énormément de dossiers. Quelques pistes :
- Alors que le gouvernement s’engage à faire disparaître le mot race de la constitution, il aurait pu, dans le même esprit que certaines féministes qui ont fait disparaître le mot « Mademoiselle » mener une bataille sémantique contre le racisme des mots usuels de notre vocabulaire. Ainsi, est-il acceptable qu’on puisse dire de quelqu’un qui porte la poisse qu’il est « noir » ? Est-il tolérable qu’on puisse dire d’un suspect qu’il n’est pas « blanc », ce qui semble dire que le blanc signifie la pureté et la normalité ? De même qu’on ose utiliser l’expression « Il n’est pas clair », laissant entendre que plus on est foncé, plus on est suspect. On a interdit le mot « tête de nègre » dans les boulangeries, mais on autorise toujours le mot « petit noir » pour désigner un café. On autorise le mot « un jaune » quand on commande un pastaga. Et pourquoi peut-on dire impunément « un blanc » quand on commande un Sauvignon ? Pourquoi les enfants de ce pays pourraient-il apprendre l’histoire de « Blanche-Neige », quand aucun personnage de légende n’a la couleur noire ? Pourquoi parle-t-on toujours de nuages noirs, quand il menace de pleuvoir, amalgamant une couleur de peau à une nuisance météorologique ? Pourquoi un faux écrivain est-il appelé un nègre ? Pourquoi les mariées se marient-elles en blanc, symbole de pureté, comme si le noir était corrompu ? Pourquoi le noir est-il la couleur du deuil ? Pourquoi a-t-on pris un sélectionneur de football qui s’appelle Laurent Blanc ? Il y aurait toute une rééducation de nos codes et traditions à faire et nul doute qu’un Sopo aurait excellé à faire entrer la nouvelle donne à grands coups de procès dans la tête des récalcitrants. D’ailleurs il y avait une véritable bataille sémantique et législative qui aurait pu être menée en faisant venir tous les Potes et nombre d’avocats anti-racistes comme Tubiana, Klugman, Goldman, Braun, Seban et tant d’autres dans ce ministère de l’Egalité, que Dominique aurait su animer avec le talent qui est le sien.
- Mais surtout, celui qui a su traîner devant les tribunaux des délinquants multi-récidivistes comme Eric Zemmour, Pascal Hilout ou Pierre Cassen aurait su mettre au pas, grâce à des lois adaptées, tous les sites Internet, ou les rares journalistes qui, tels Elisabeth Levy ou Ivan Rioufol, osent parler du racisme anti-blanc. En effet, comme le rappelait le génial camarade Dominique, le racisme anti-blanc n’existe pas, c’est une notion forgée par le FN.
YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=PSOnkCUV7RQ
Dominique Sopo aurait pu, soyons-en sûrs, mettre en place une loi pénalisant toute référence à un racisme anti-blanc. En effet, puisqu’il n’existe pas, en parler ne pourrait-il pas être une façon de provoquer « à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée » ? Et dans ce cas, évoquer le racisme anti-blanc ne pourrait-il pas être puni de un an de prison et de 45.000 euros d’amende comme l’énonce l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juilllet 1881 ?
En interdisant d’utiliser la notion de racisme anti-blanc qui n’existe pas, Sopo aurait donc fait taire définitivement le Front national, les Identitaires, les sites Internet de la réactosphère et les Ménard-Levy ou Eric Brunet, qui s’était permis de l’humilier dans une interview sur RMC.
Voilà le talent dont se sont privés, par un racisme inconscient, François Hollande et Jean-Marc Ayrault. La France s’en remettra-t-elle ? Et surtout, qui va trouver du boulot à Sopo, à présent ?
Lucette Jeanpierre










