Sud-RATP roule pour les fascistes islamistes au nom de l’unité des travailleurs

Les syndicats Sud se sont créés dans les années 1990, essentiellement sous l’impulsion de militants politiques de la LCR qui entendaient radicaliser les luttes, et faire du syndicalisme avec un autre modèle que celui de bureaucrates de la CGT, de la CFDT ou de FO. La première expérience eut lieu aux PTT, où la direction de la CFDT, à l’époque dirigée par Nicole Notat – aujourd’hui présidente du Siècle – avait décidé de virer les gauchistes. Depuis, les sections Sud ont prospéré dans de nombreux secteurs… dont la RATP.

Il est intéressant de lire ce tract sur la section Sud-RATP de Pleyel, qui, reprenant les thèses des fascistes islamistes, et de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) amalgame grossièrement islamophobie et racisme.

http://sudpleyel93.over-blog.com/article-un-tract-sur-l-islamophobie-110878779.html

Ce genre d’écrit est un véritable coup de poignard pour les salariés attachés à la laïcité (mot jamais évoqué dans ce texte), et encore davantage pour les machinistes, majoritairement des femmes, qui ont le courage de s’exprimer sur la vidéo de Guy Sauvage.

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http://www.youtube.com/watch?v=O_-ENQrnlDU

Quel est le but de ce tract, et quel message véhicule-t-il ? Au nom de l’unité des travailleurs et du combat commun contre la direction, les salariés de la RATP sont sommés d’accepter ce que les auteurs appellent « le respect des différences ». Comprenez, vu le titre, l’acceptation des revendications communautaristes musulmanes, au nom de la « tolérance » et du « respect ». On leur demande même de ne pas s’enfermer dans le « rejet ». Avec une rhétorique tout-à-fait stalinienne, Sud qualifie de « diviseurs » de « racistes », voire d’être de ceux qui « sèment la haine entre les peuples » les salariés qui oseraient ne pas accepter les revendications communautaristes des musulmans les plus radicaux.

Bien évidemment, les salariés musulmans se voient dispensés, selon la rhétorique de Sud, de cet « effort » demandé aux autres salariés, non-musulmans. C’est ni plus ni moins un appel à abandonner les valeurs laïques sur un lieu de travail, pour ne pas heurter la culture des nouveaux venus. C’est avec ce genre de textes qu’on doit accepter le voile au travail, la restauration halal dans les cantines d’entreprise, les horaires aménagés durant le ramadan, et, à terme, la non-mixité dans l’entreprise. Il faut rappeler que la LCR, devenue NPA, inspire, par ses thèses, la ligne syndicale de nombre de sections de Sud influencés par les disciples de Besancenot. Ceux-ci se sont particulièrement distinguée, dans le même registre, en qualifiant de « raciste » la loi contre les signes religieux à l’école, et ont présenté une candidate voilée aux élections régionales, dans l’Hérault. Par contre, le qualificatif « raciste » n’est pas attribué à Houria Bouteldja, que les militants de NPA défendent corps et âmes, malgré ses appels à la violence contre les « Blancs ». Bien évidemment, on retrouve les syndicalistes de Sud dans toutes les luttes pour la régularisation des clandestins, et contre tout contrôle de l’immigration, ce qui ne les empêche pas de scander en manifestation : « Chômage ras’l’bol, assez d’austérité ! « .

Concernant Sud-RATP, il est curieux de constater que leur défense du féminisme est à géométrie très variable. Ainsi, ce syndicat, par son secrétaire, Olivier Cots, paraît avoir été en première ligne dans la dénonciation du « scandale sexuel de la RATP », qui a défrayé la chronique en 2011. Il n’a pas l’air d’avoir toléré qu’un syndicaliste de l’Unsa-RATP  lui propose les services sexuels d’une femme pour écraser le coup…

« Les agents subissent […] des violences physiques et morales, des agressions physiques et verbales, du harcèlement moral et sexuel. Les bureaux du syndicat au 19 boulevard de Sébastopol, dans le 1er arrondissement de Paris, étaient utilisés comme un hôtel de passe, sans compter des passages dans de vrais hôtels parisiens. Plusieurs femmes ont vendu leurs corps de manière contrainte pour obtenir un déroulement de carrière ou un service du syndicat. Les femmes qui ont refusé de coucher vivent une vie dure dans le département SEM […] Quant aux hommes, ils ont aussi une vie professionnelle très difficile dans ce département et dans notre entreprise […] Faut-il parler des soirées (de partouze ?) organisées de nuit dans les locaux du CSA (2) de certaines lignes […] ». S’ensuit la liste de noms de complices, témoins et victimes, dont certain-e-s ont quitté la RATP.

http://www.liberation.fr/societe/01012356454-metro-corbeau-et-roi-accuse-de-tous-les-maux

C’est Sud-RATP qui a saisi la justice, et, sur ce dossier, paraît eu une attitude syndical exemplaire…

On ne peut donc que s’interroger sur ce deux poids deux mesures. Comment une organisation syndicale aussi courageuse sur les dérives de syndicalistes rivaux, dont les femmes paraissent les premières victimes, peut-elle couvrir ainsi les agissements des barbus de la RATP, leurs insultes sexistes et racistes, et leurs revendications communautaristes ? Comment Sud Rail, autre syndicat des Transports, peut-il demander, en décembre 2010, l’interdiction des « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays » ? Quel rapport avec le syndicalisme, et la défense des salariés ?

Comment de prétendus révolutionnaires, qui scandent dans leurs manifestations : « Et F comme fasciste, et N comme nazi… » peuvent-ils rouler aussi ouvertement pour les fascistes islamistes ? Préférence immigrée, ou version RATP de l’alliance islamogauchiste ? Les deux, mon général !

Paul Le Poulpe


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