Taubira hait la France et les Français, par désir de revanche

On peut se poser cette question : pourquoi Christiane Taubira éprouve t-elle tant de haine pour la France et les Français ?

En effet la France a permis à cette enfant de Guyane issue d’un milieu modeste (sa mère était aide-soignante et élevait seule ses cinq enfants) de suivre des études dans les meilleures universités de la République et de s’élever jusqu’au plus haut niveau de sa hiérarchie politique et sociale.

Que fit-elle en retour ? Elle lutta contre la France, pour l’indépendance de la Guyane.

Ri7Taubira à la Justice2Elle abandonna en 1981 cette cause indépendantiste (qui n’avait plus le soutien des Guyanais) et entra dans la carrière politique en métropole à l’opportunité de l’arrivée au pouvoir de la gauche.

C’est ainsi qu’elle fit voter une loi mémorielle (portant son nom) sur l’esclavage transatlantique. Une loi qui fait volontairement l’impasse sur la traite négrière arabo-musulmane .

Christiane Taubira en donne la raison :  « Il faut éviter d’évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos le poids de l’héritage des méfaits des Arabes ».

Cette phrase en dit long sur les causes qui motivent inconsciemment la haine de Christiane Taubira pour la France et les Français, et plus largement, pour les européens, les « Blancs ».

On se demandera tout d’abord pourquoi elle ne voit aucun problème à faire porter sur le dos des jeunes européens, non seulement l’héritage de la traite négrière transatlantique pratiquée par leurs aïeux (méfaits qu’ils réprouvent)  mais aussi, par omission volontaire et amalgame, tout le poids de la traite négrière.

Cette discrimination est d’autant plus perverse que la recherche a démontré que la quasi-totalité des esclaves africains avaient été razziés non par des Blancs, mais par des négriers africains et que le commerce des esclaves était une routine sur le continent noir bien avant l’arrivée des négriers européens.

Circonstance aggravante : contrairement à la traite transatlantique qui a généré une descendance (les populations afro-américaines), la traite négrière arabo-musulmane s’est distinguée d’avoir été génocidaire (les esclaves étaient émasculés dès leur capture et mouraient de ce fait en très grand nombre pendant leur transfert – l’atroce transsaharienne – et les survivants privés de descendance).

Autre circonstance aggravante : l’abolition de l’esclavage a été décrétée officiellement par les pays européens. Mais rien de tel dans les pays arabo-musulmans qui le légitiment dans leurs textes sacrés (qu’il est interdit d’amender) et qui le pratiquent encore, discrètement mais sans la moindre culpabilité ; notamment au Soudan, en Mauritanie et en Arabie Saoudite (où les immigrés chargés des tâches domestiques sont traités comme des esclaves).

Si, malgré cet état de faits accablants  Christiane Taubira choisit d’occulter la traite négrière arabo-musulmane, prend fait et cause pour les « jeunes Arabes » et stigmatise sans le moindre scrupule les  jeunes européens,  c’est parce que la loi mémorielle sur l’esclavage n’est que l’alibi de sa vengeance, de sa haine contre les Blancs. Parce qu’elle les assimile aux  « dominants ».

Ce dont elle souffre touche à son  narcissisme, blessé par un complexe d’infériorité récurrent. Un complexe qu’elle partage avec les « jeunes arabo-musulmans ». C’est ce qui, entre elle et eux, fait lien.

Je m’explique : la plupart des sociétés humaines sont régies par des traditions qui la divisent entre des dominants qui ont le privilège de la dignité (les hommes, la religion, la tribu ou la caste dominante, les riches) et  les dominés (les femmes, les minorités et les pauvres). La colonisation a chamboulé cet ordonnancement traditionnel et affecté au colon (« l’Européen », le « Français », le « Blanc ») la place du « dominant ».

Le complexe d’infériorité du « dominé » reste enfoui tant que le « dominant » reste dominateur. Parce qu’il inspire le respect et la crainte. Mais aussi parce qu’il suscite paradoxalement l’admiration et l’identification (ce qui explique la tendance au mimétisme des dominés).

C’est pourquoi quand le « dominant » baisse la garde (ou pire lorsqu’il fait amende honorable), le « dominé » considère qu’il fait preuve de faiblesse. C’est parce qu’il ne suscite plus la moindre admiration, plus la moindre identification,  qu’émerge la haine.

Le rabaissement de l’Autorité suscite  le mépris et le désir de revanche : l’inversion des rapports de domination.

C’est ce principe archaïque que désigne fort bien cette expression : «  Faible avec les forts et fort avec les faibles ».

C’est dire le mépris et la haine féroces qu’inspirent aux sociétés traditionnelles les repentances occidentales, la trahison de nos valeurs, le reniement de notre culture, de notre civilisation…

C’est cet archaïsme qui est aujourd’hui à l’œuvre, au Ministère de la Justice, avec la nomination de Christiane Taubira.

Victor Hallidée


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