Théorie du genre : Peillon va laver le cerveau de nos gosses à la rentrée 2014

Publié le 5 novembre 2013 - par - 5 042 vues
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Belkacem ment.
Peillon ment.
Ayrault ment.
La théorie du genre fait couler beaucoup d’encre, rappelons d’où elle vient.
Elle nous vient des Etats- Unis quand, en 1966, le Pr Money, psychologue-sexologue d’origine néo zélandaise va tenter une expérience ahurissante sur un bébé de 22 mois, Bruce Reimer. A l’âge de 9 mois, suite à une circoncision ratée, son pénis est irrémédiablement endommagé. John Money travaillait sur les enfants « intersexes » et n’y alla pas par quatre chemins : il fit décider l’ablation du pénis restant et des testicules, tablant sur la plasticité du cerveau qu’à cet âge, élevé en fille, les connexions neuronales prendraient le pli, il conseilla aux parents d’élever leur fils en fille et Bruce devint Brenda.
John Money soutint ainsi la thèse que le sexe biologique ne correspond pas inévitablement au sentiment de l’identité.
« Les recherches sur les individus « intersexes » ainsi que sur les phénomènes de transsexualité, démontrent que ni le désir sexuel, ni le comportement sexuel, ni l’identité de genre ne sont dépendants des structures anatomiques, des chromosomes ou des hormones. D’où l’arbitraire des rôles sexuels. » affirme, de façon péremptoire, Ilana Lôwy, dans les Cahiers du genre.
En d’autres termes et plus simplement : ce n’est pas parce qu’on naît fille ou garçon qu’on doit se sentir fille ou garçon. C’est la société qui influe sur le sexe biologique.
Rappelons que les personnes nées « intersexes » sont des personnes jusques alors appelées hermaphrodites :
– les vraies, c’est- à dire -celles dont les organes génitaux présentent à la fois des caractéristiques mâles et femelles et des chromosomes variables ( XX ou XY)
-les pseudo hermaphrodites, mâles ou femelles, au caryotype XY ou XX mais dont les organes génitaux externes sont ambigus par rapport à leurs chromosomes sexuels.
Par conséquent, établir une théorie du genre selon laquelle l’identité sexuelle n’aurait pas de relation de cause à effet entre le biologique et le sociétal repose sur une escroquerie scientifique. Dès le départ, les intersexes ont des difficultés psychologiques dues, précisément, à leur malformation physique.
John Money prit donc comme cobaye un enfant, né sans ambiguité aucune petit garçon, qu’il voulut transformer en fille comme si les robes et les poupées allaient pouvoir transcender la nature.
Les transexuels sont, quant à eux, des personnes sans anomalie anatomique et chromosomique avérée qui se sentent hommes dans un corps de femme et inversement. Les trans opérés seraient au nombre de 700. Un chiffre ultra minoritaire.
Mais ce que les cinglés qui nous gouvernent omettent honteusement de dire, c’est que le destin de Bruce devenu Brenda, très mal dans sa peau, redevenu David est tragique. Il s’est suicidé à l’âge de 38 ans après avoir publié « As nature made him. The boy who was raised as a girl ».
La théorie du genre est donc fondée non seulement sur une imposture scientifique et intellectuelle mais sur 1 SEUL CAS NON HERMAPHRODITE qui l’a infirmée de la façon la plus atroce qui soit.
Mais Najat Belkacem, Vincent Peillon, Jean-Marc Ayrault le répètent à l’envi : la théorie du genre n’existe pas !
Pour la porte parole franco marocaine, « quand on parle de genre, ce qui existe ce sont les études de genre », « des chercheurs étudient les mécanismes à l’oeuvre qui font que la société organise une relation d’inégalité entre les hommes et les femmes ».
Les études de genre n’auraient donc rien à voir avec la théorie qui les sous tend.
Vincent Peillon dénonce « ‘un artefact intellectuel pour créer des polémiques.Parfois on parle de choses qui n’existent pas. Ce dont il faut parler, c’est de l’égalité entre les filles et les garçons » (…) »Il n’y a pas de théorie du genre ».
Pour le 1 er Ministre, la théorie du genre ne serait pas enseignée à l’école mais il faut « lutter contre les stéréotypes de genre ».
Les stéréotypes du genre n’ont, une nouvelle fois, strictement aucun rapport avec la théorie dont ils découlent.
Nous comprenons, de prime abord, que l’école s’est donc donnée comme objectif de lutter contre les inégalités entre les filles et les garçons, inégalités qu’organise la société, selon Belkacem. La société doit donc réparer ce qu’elle-même provoque. Quand un auditeur demande si au lieu de mettre en place cette théorie, l’école ne devrait  pas renforcer le français et les mathématiques, Belkacem opposera les études de genre sans théorie de genre et sans répondre à la question initiale. Les fondamentaux scolaires n’ayant plus aucune espèce d’importance face à l’ampleur des inégalités entre les sexes. Les combats de nos mères et grands-mères n’ont servi à rien puisque les femmes sont toujours aussi asservies, qu’elles n’ont, en 2013, toujours aucun droit, que les hommes sont d’indécrottables machos qu’il faut transformer en fées du logis. A côté des violences faites aux femmes en France, on en viendrait à se demander si le sort des Saoudiennes n’est pas plus enviable.
Mais Belkacem a raison : il y a quantité d’inégalités insupportables entre les hommes et les femmes. Sur les chantiers, par moins 5° ou + 35°, on ne les voit pas porter des moellons de 20 kg. Elle sont reléguées dans un affreux bureau climatisé ou surchauffé où elle se livrent à un travail de paperasserie parfaitement ennuyeux.  On ne les voit pas tellement  ramasser nos poubelles vertes et jaunes, ni déboucher les fosses septiques. Pas assez non plus de femmes plombiers, électriciennes, carreleuses. Tellement peu de camionneuses, de soudeuses, de plongeuses sous les plates formes pétrolières. Que de progrès à faire encore !
L’égalité, oui mais pas partout.
Admirons la délégation Belkacem dans une crèche pilote de Saint Ouen : elle en jupe tailleur, les messieurs en costumes. Ils véhiculent clairement la féminité de la femme, la masculinité chez les hommes. La théorie du genre, oui. Mais pas pour eux.
Ce que nous comprenons avant tout, c’est que Belkacem, Peillon, Ayrault nous mentent. Ils mentent aux parents. Ils mentent aux élèves. Il mentent à la société entière.
Sous le joli très hypocrite couvert de lutte contre les inégalités, sujet consensuel en soi bien que l’école ne soit absolument pas dans son rôle, les études de genre qui viennent implicitement de la théorie du genre visent à déboussoler les élèves et ce dès la maternelle, époque, en effet, où le cerveau est encore plastique pour gober et imprimer les pires propagandes. Elles visent exactement ce qu’impose la clique pédagogique : « à arracher l’élève à tous les déterminismes social, familial, intellectuel, ethnique pour après faire un choix ».
Des élèves sans repères, perdus au milieu de nulle part, brouillés avec leur corps dont on leur dit qu’il n’est pas toujours celui qu’ils croient, des enfants sans racines mais tellement aptes ainsi réduits à l’état d’animal à être formatés à la propagande totalitaire gauchiste. Des consommateurs avertis-pervertis à la place de citoyens dignes et responsables. Des malheureux qui traîneront leur mal-être de Auchan à Carrefour, grands consommateurs de cannabis ou de psychotropes qui feront le bonheur des firmes pharmaceutiques.
Je rejoins complètement les positions de Farida Belghoul quant aux conséquences de telles insanités  sur des élèves dont la culture d’origine musulmane condamne l’homosexualité. Que de conflits socio-cognitifs en perspective, pour le plus grand bonheur de nos dirigeants. Créer des ignares qui s’écharperont entre eux, voilà le but de l’Education nationale.
A la lecture de ces 2 bouillasses ci-dessous aux multiples redondances, nous sommes accablés de constater l’aboutissement de 26 ans de la loi d’orientation de Lionel Jospin mise en place avec la complicité frénétique des néopédagogistes, Philippe Mérieu étant leur maître vénéré.
26 ans à coups de faramineuses subventions aux associations antiracistes qui peuvent être fières d’elles. L’anti racisme marche à merveille : il conduit au racisme.
Le but bien évidemment indicible n’est pas celui qui est de nous faire croire à plus de tolérance envers les différences qu’elles soient raciales ou sexuelles. De telles injonctions données aux professeurs transformés en animateurs militants à la Cause LGBT, antiraciste, droits de l’hommistes chez des élèves à partir de 6 ans et bientôt de la maternelle est bel et bien de désunifier l’ensemble en mettant en avant les différences supposées afin de créer ce qu’ils appellent des conflits cognitifs. Ce qui donne lieu en classe à des discussions sans fin, à des disputes,  aux « c’est votre opinion, pas la mienne » en lieu et place de cours magistraux structurés dans lesquels, à ce propos, des inspecteurs d’académie zélés voient plutôt des cours « hachés » trop ennuyeux pour les élèves.
L’école que Jean Zay voyait comme « un asile inviolable dans lequel les querelles des hommes ne pénètrent pas » est devenue un asile tout court provocateur de querelles incessantes, un asile où est violée de façon permanente et vicieuse l’intimité de tous les élèves. Les cours d’éducation sexuelle, qui devraient prendre 2 ou 3 heures dans toute la scolarité – encore qu’on peut se demander si, à l’époque d’internet et avec des moeurs autrement plus ouvertes maintenant qu’elles ne l’étaient en 1950 ou 70 s’avèrent encore utiles- deviennent donc un pilier dans l’instruction qu’est censée transmettre l’école.
http://cache.media.education.gouv.fr/file/07_Juillet/62/7/rapport_teychenne_juin_2013_261627.pdf  : discriminations LGBT Phobies à l’école, état des lieux et recommandations.
82 pages consacrées à l’éducation à la sexualité, pas moins de 18 pays cités dans lesquels la lutte contre les discriminations font rage.
Les Français ne sont pas les seuls spécimens à être racistes et homophobes, le mal du siècle est répandu partout dans le monde. C’est la mondialisation en ordre de marche par la déstabilisation des peuples.
Cependant, nous apprenons -sans surprise- qu’une étude réalisée aux Pays Bas publiée dans l’European Sociological Review que les enfants soumis aux leçons d’antiracisme sont plus susceptibles que ceux qui ne le sont pas de développer en dehors de l’école des comportements intolérants.
L’une des explications avancée qui me paraît on ne peut plus fondée eu égard aux discours contradictoires qui animent les médias français, est qu’on ne peut à la fois prôner le respect des différences y compris quand elles heurtent les droits de l’homme, et pratiquer le relativisme censé ne voir aucune différence entre les différences. Position totalement schizophrénique et donc inconfortable qui ne peut qu’engendrer des comportements agressifs.
Dans media.eduscol, tout fait bondir tant on voit bien à quel point concentrer les attentions des élèves, à partir de 6 ans, je le répète, sur leur corps et sur celui des autres va achever définitivement de les dégoûter de tout effort intellectuel… que l’école ne demande d’ailleurs plus mais qu’elle s’efforce d’en détourner les élèves encore récalcitrants. Récalcitrants pour certains d’entre eux, car demandeurs, justement, d’un savoir digne de ce nom.
Tout est abject dans ce salmigondis pseudo intellectuel. Mais j’attire l’attention sur le module 2, page 18 :
« A l’issue de ce module, les élèves devront avoir pris conscience que la sexualité commence dès la naissance, évolue à chaque phase de la vie et ne se résume pas au seul acte sexuel. »(…)
Conclusion effrayante si on la met en rapport avec, parmi les affirmations possibles au dessus, celles- ci :
« Il n’y a pas d’âge pour être amoureux. »
« Il n’y a pas d’âge pour faire l’amour.« 
Voilà de quoi réjouir les signataires encore en vie de la pétition en faveur de la pédophilie que le Monde, le Nouvel Obs et Libération publiaient en 1977.
Voilà de quoi réjouir les défenseurs égyptiens d’une religion qui demandent l’abaissement légal du mariage à 13 ans pour les filles. Des Frères musulmans se sont quant à eux prononcés pour l’âge de 9 ans.
Caroline Corbières

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