Tommy Robinson est un vrai héros

Publié le 17 février 2015 - par - 457 vues
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J’ai eu la chance de rencontrer Tommy Robinson dans sa ville natale à Luton début février, pour un déjeuner en tête à tête.

Cet homme de 32 ans, qui ne prétend pas être un héros, et reconnaît volontiers avoir fait des erreurs de jeunesse dont il m’a dit qu’il n’est pas fier, a montré une intégrité et un engagement peu communs contre l’islamisation de sa ville, dont il a été témoin depuis son enfance, et dont il a expliqué le processus dans un discours qu’il a présenté fin novembre à l’université d’Oxford où il était l’invité:

J’avais entendu parler de lui pour la première fois en été 2011, à la télévision française (que je reçois par antenne parabolique, puisque je vis en Angleterre). Le reportage faisait mention de groupes d’extrême-droite d’Europe, et en parlait comme du leader de l’English Defence League, qui organisait des manifestations contre l’islamisation du pays. Certains groupes européens paraissaient franchement racistes, pas le sien. Il était présenté comme un voyou bagarreur, et le peu que j’avais retenu du reportage, c’était de me dire: c’est peut-être un voyou, mais quel courage!

Je l’avais à peu près oublié quand le soldat Lee Rigby s’est fait décapiter par des islamistes fin mai 2013 en plein jour dans une rue de Londres. C’est là que je me suis inscrit sur Twitter et ai suivi Tommy.

J’ai appris à connaître l’homme, à voir combien il était engagé, dénigré, et montrait d’abnégation dans sa lutte pour préserver l’identité de son pays. En le suivant, j’ai vu un homme au grand courage, au grand cœur, et mon admiration n’a cessé de croître. C’est pour cela que j’ai écrit un papier à son sujet, en décembre 2013, sur un blog que j’ai ouvert. Il a vu que je l’avais perçu correctement (il est démonisé par les médias britanniques) et m’a peu à peu témoigné sa confiance.

Alors, pour moi, le rencontrer, c’était voir quelqu’un que je respecte profondément.

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L’homme que je connaissais de loin est bien celui que je connais maintenant de près. Il n’est pas bien grand (1,67 m à peu près), mais dégage une énergie et une vitalité débordantes. D’un naturel joyeux et chaleureux, il inspire immédiatement la sympathie. Et puis il a ce regard: un regard qui pénètre, qui semble vous scruter – il a rencontré le mien, plein d’une confiance sincère en lui.

Tommy est actuellement en liberté conditionnelle: il a été emprisonné le 23 janvier 2014 sous un prétexte fallacieux (il a prêté à son beau-frère de l’argent que ce dernier a présenté comme sien, entièrement remboursé depuis). Sa liberté de parole est entravée: il ne peut s’exprimer publiquement sur certains sujets sensibles, au risque d’être renvoyé en prison.

C’est donc en lui disant que je ne souhaite pas de confidences de sa part que je déjeune avec lui. Il me parle de ses espoirs, du soutien de gens qui ont mis leur confiance en lui sans qu’il l’espère, de sa déception de la part de certains qu’il croyait être ses amis. Je l’ai vu tweeter que Lee Rigby, le soldat décapité à Londres, était un héros, et lui dit que pour moi non, ce soldat n’est pas un héros, mais simplement une innocente victime: c’est lui, Tommy, par contre, qui est un héros – il a osé parler haut et fort contre l’islamisation de son pays, contre un système qui favorise l’islam aux dépens des valeurs du pays, et il sait qu’il risque de se faire assassiner pour cela. Il en est totalement conscient, et a accepté une telle possibilité. Il me parle de sa famille, de sa femme, de sa mère, de ses joies avec ses enfants. Je vois un homme bon, digne, responsable.

Des idées pour la suite, une fois sa liberté retrouvée fin juillet? Bien sûr, car, me dit-il, une fois qu’on a ouvert les yeux, il n’est plus possible de les refermer. Mais rien de certain pour le moment.

Il met à profit ce temps d’ici là pour écrire un livre, relatant son histoire.

Je n’oublierai jamais notre poignée de main, les yeux dans les yeux, avec une totale confiance dans nos regards.

Merci, Tommy. Tu m’as accordé ta confiance et ton amitié. Pour rien au monde, je ne m’en montrerais indigne.

Richard Ferrand

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