Toulouse : l’indécente récupération politicienne de Sopo-Jacubowicz-BHL-Hollande

L’exaspération de Gilles-William Goldnadel, interrogé par Robert Ménard, suite aux assassinats de Toulouse, est trop rare pour ne pas être soulignée. Que dit le président de France Israël ? Il explique d’abord qu’il ne sait pas, à l’heure où il parle, qui a tiré de sang-froid sur des militaires, puis sur des enfants juifs. Mais il se montre scandalisé que Corinne Lepage, Bayrou et bien d’autres mettent en avant une seule piste, celle de l’extrême droite, et instrumentalisent cette affaire de manière politicienne. Il explique qu’à chaque drame semblable, on ne met en avant qu’une seule possibilité, comme si on ne voulait pas envisager possible une autre piste, la filière islamiste, dont il démontre, sans en savoir davantage, qu’elle a au moins autant de cohérence que la piste d’extrême droite.

Imaginons qu’après les drames de Toulouse et Montauban, Riposte Laïque, dans ses colonnes, ne se soit jeté sur cet événement pour expliquer, sans la moindre précaution, que ces drames montraient la justesse de notre discours, que les islamistes avaient déjà causé la mort de 18.000 personnes, dans des attentats, depuis le 11 septembre 2001, qu’il y avait eu une fusillade à Liège récemment ou une autre sur une base américaine, et que seuls des disciples d’Allah avaient pu tirer sur des militares revenant d’Afghanistan ou sur des enfants juifs. A juste titre, de nombreux lecteurs nous auraient reproché, à peine les corps des innocentes victimes froids, d’utiliser cyniquement un tel drame pour mettre en avant nos thèses. Quiconque a écouté Christine Tasin, lors de son journal des Résistants spécial, a pu constater le recueillement, et l’évocation de plusieurs pistes, un fou, un néo-nazi ou un islamiste. Christine, dans la même lignée que Gilles-William Goldnadel, s’est simplement contentée de remarquer la différence de traitement de l’information quand le coupable de tuerie de masses est un Breivik ou un islamiste.


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http://www.youtube.com/watch?v=RhIaUplnmLQ&feature=player_embedded

Cette décence, ce recueillement, les prétendus anti-racistes ne l’ont pas eu. Dès hier, à 15 heures, notre lectrice, Alexandra Dougary, dans un article intitulé « M. Jacubowicz, allez-vous profiter de la tuerie de Toulouse pour réduire encore la liberté d’expression ? » avait déjà tout compris. Elle interpellait, dans un texte d’une grande dignité, le président de la Licra ainsi : « je lance un avertissement à certaines personnalités entendues ce matin  la radio et  la télé. Je cite particulièrement, M. Jacubowicz, qui a osé poser le problème en parlant de paroles libres sur le racisme, il a insisté lourdement sur le fait que « depuis quelques années » le racisme s’est décomplexé. J’ai été atterrée que cet homme place cette tragédie sur ce terrain. Allez-vous M. Jacubowicz profiter de cette tragédie pour faire taire un peu plus la liberté d’expression ? Tout est bon pour vous ? Même le sang d’enfants et d’hommes innocents ? Quel amalgame faites vous ? »

http://ripostelaique.com/m-jacubowicz-allez-vous-profiter-de-la-tragedie-de-toulouse-pour-reduire-encore-la-liberte-dexpression.html

Pour ne pas être en reste, le candidat socialiste Hollande jouait, sur RMC, dans le même registre.

« C’est là qu’on voit un certain nombre d’esprits chavirés, bousculés par des thèses qui au départ n’ont l’air de rien lorsque l’on met en cause l’étranger, qui finissent par se retourner contre les Français eux-mêmes. »

En 2002, à trois semaines du premier tour de la présidentielle, François Hollande déclarait au sujet de la tuerie de Nanterre, perpétrée par Richard Durn; ancien militant PS passé chez les verts: « Malheur à ceux qui en feraient un élément de campagne ».
« ON N’EST JAMAIS À L’ABRI DE LA FOLIE. Est-ce que certains voudront déplacer le sujet sur le thème de l’insécurité en général? Cette histoire est tragique, horrible. Et malheur à ceux qui en feraient un élément de campagne.»

Jamais en reste, BHL allait encore plus loin dans la récupération policitienne, accusant ni plus ni moins le débat sur l’identité nationale, rien de moins : « Avis aux pyromanes de la défense d’une « identité nationale » perçue comme une entité fermée, frileuse, nourrie au ressentiment et à la haine : c’est le contrat social que l’on assassine dans une tuerie de cette sorte ; c’est la base même du vivre-ensemble qui, quand se déchaîne pareille folie, et si la réponse collective n’est pas unanime et foudroyante, vacille et se dérobe ; il n’y a pas pire atteinte à notre culture, à l’âme de notre pays, à son Histoire et, au fond, à sa grandeur que le racisme et, ce matin, l’antisémitisme. »

Sur le Grand Journal de Canal Plus, les duettistes Jacubowicz-Sopo, sans vergogne, ont joué la même partition, hier soir.


http://www.dailymotion.com/video/xdltuo_carpentras-c-est-toi_news

Après le drame de Carpentras, nous avions eu droit à une grossière manipulation du pouvoirs socialiste, par le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe, dirigeant le tir contre l’extrême droite, piste qui s’avérera fausse. Cette fois, on procède de manière plus subtile, mais l’objectif est le même, viser ceux qui osent parler d’islam, d’immigration, d’identité nationale, d’insécurité, thèmes interdits par la bien-pensance, et laisser entendre que ce sont leurs paroles qui ont armé le bras du tueur.

Après avoir demandé qu’on retire le mot « race » de la constitution, les vautours de l’anti-racisme vont, sans vergogne, instrumentaliser cette affaire pour interpeller le gouvernement, et demander qu’on limite la liberté d’expression sur internet.  Attendons-nous, dans ce contexte, à des dépôts de plainte en cascades ! Dans « La faute du bobo Jocelyn », Christine Tasin et Pierre Cassen faisaient dire à un philosophe, Bernard-Rémi Ravi, les propos suivants, qui résument toute la stratégie des Sopo-Jacubowicz-BHL, reprise par Hollande-Mélenchon-Joly-Bayrou-Lepage.

Bernard-Rémi Ravi était ensuite intervenu, sur la montée de l’extrême droite dans les différents pays européens. Très théâtral, il avait expliqué à son auditoire qu’ils étaient dans les années 30, et que le fascisme, comme quatre-vingts ans auparavant, frappait aux portes de l’Europe. Il avait donc fait savoir que le monde entier regardait la France, après une élection qui avait failli porter Perrine Marienne à la présidence. Retrouvant sa verve des années 68, il s’était mis à scander qu’il fallait « écraser la vermine fasciste dans l’oeuf». Spontanément, von Moditt et Méchandon s’étaient mis à scander : «Le fascisme, c’est la gangrène, ou on l’arrête, ou on en meurt », et avaient repris le mot d’ordre, tapant dans leurs mains, à plusieurs reprises. Laslande leur ayant demandé gentiment de laisser Bernard-Rémi continuer son exposé, le calme était revenu.

Très grave, le philosophe avait expliqué que la France, pays constitué de trop de racistes nostalgiques de Vichy, se devait, sur cette question, de rassurer le monde entier, et de prendre des mesures exemplaires. Il fallait, selon lui, profiter des cent jours de grâce du gouvernement pour faire la peau au Front des patriotes  et à toute la presse qui, sur Internet, véhiculait une ambiance délétère rappelant les heures les plus sombres de leur Histoire. Selon lui, il fallait encourager les ministres Poto-Alaoui-Ratafia à déposer, dans le mois qui allait suivre, un projet de loi encore plus contraignant sur la liberté d’expression.

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, avait déclamé théâtralement le philosophe. Je propose à Francis de faire inscrire dans la constitution la supra-nationalité, comme le suggérait Lionel von Moditt, et donc la fin de la seule nationalité française. Il faut une nationalité européenne, et alors, à partir de là, on met hors-la-loi la préférence nationale, puisqu’elle sera contraire à l’esprit de notre nouvelle constitution

Nous devrons, de plus, sur Internet, ne plus autoriser de sites qui remettent en cause la construction européenne, car refuser l’Europe, c’est préparer la guerre ! Nous devrons également interdire les sites fascistes qui veulent limiter l’immigration, car limiter l’immigration, c’est favoriser les violences racistes de demain ! Nous devrons, pour conclure, mettre hors d’état de nuire ceux qui stigmatisent le verlam, car refuser cette religion de tolérance, c’est préparer de nouvelles guerres de religion. Nous avons cent jours pour mettre hors d’état de nuire les vermines fascistes qui polluent la France et l’Europe. Je sais que si nous donnons l’exemple, les autres pays européens suivront. Francis, Marie, je sais pouvoir compter sur vous, et vous savez pouvoir compter sur moi. »

En terminant son discours, il s’était levé, avait tourné autour de la table, et avait, tel un sportif, tapé dans les mains de tous les présents, qui l’applaudissaientà tout rompre.

Tout n’était-il pas dit ?

Lucette Jeanpierre

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