Une autre approche du Rwanda que celle des anti-catholiques primaires

Le GODF, un agent de l’islamisation en France sous couvert de laïcité  -voir les articles de Kamel Dahamat pourtant membre du GODF,  dans ces mêmes colonnes de RL – détourne l’attention sur le « totalitarisme de l’Eglise Catholique ». Pour ce faire, tout est bon, même le Rwanda.

Les pires colporteurs de ragots et rumeurs sont ceux qui procèdent par allusions imprécises, gravement, d’un air entendu. Grave questionnement de Hubert Sage (Note 1) :

« Et pour la France, pourquoi ne parle-t-on plus de ces recyclage <sic> des prêtres hutus rwandais dans certaines paroisses de la France, prêtres accusés dans leur pays  de participation au génocide des tutsis il y a quelques années ? Et  que croyez vous qu’il se passe quand deux femmes tutsis qui ont échappé au génocide viennent témoigner dans un village du midi de la France du passé du curé ? Et bien  les paroissiennes que l’on appelle les « punaises de sacristie » de la paroisse agressent et insultent les deux rescapées ! »

Le franc-maçon de service évoque un « recyclage des prêtres hutus rwandais dans certaines paroisses de la France » : combien sont-ils, monsieur ? On dirait qu’il y en a beaucoup. Un, deux, trois, cinquante ? Je précise que le principal mis en cause en France, dont le nom a été jeté aux chiens (cf. Mitterrand : « les journalistes sont des chiens », journalistes de la rue, 89, de liberaSSion ?) est l’abbé Wenceslas Munyeshyka. Mais selon des informations autres que les merdias maçonnico-gôchos, il aurait en fait recueilli, soigné et nourri 18.000 personnes à la paroisse Sainte Famille de Kigali ; il n’a pas pu empêcher que, parfois, des extrémistes y soient venus enlever des gens, pour les faire disparaître. Où est la vérité ?

Pourquoi n’en parle-t-on plus, effectivement ? J’aimerais bien, le Rwanda est passé dans mes chromosomes… Le Sage monsieur qui a l’air d’en connaître un rayon sur le Rwanda en dit trop ou pas assez. Et accessoirement pourrait-il nous écrire – il adore çà – un petit chapitre précis sur ces « deux femmes tutsis qui ont échappé au génocide viennent témoigner dans un village du midi de la France… » ?

Ce « témoignage » n’est-il pas en fait l’agression, en pleine messe, de l’abbé Wenceslas dans l’Eglise de Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) ? Ou s’agit-il d’un autre « témoignage » glorieux ? Qui étaient ces deux femmes tutsis ? J’ai quelques noms à proposer, faites votre choix, éclairez vos lecteurs : Yvonne Mutimura, Sara Laniesse, Eugénie Gatari, Marie Mukashema Kabano, ou d’autres ?  Et elles n’étaient pas seules mais accompagnées. Par qui ? Pierre Galinier, Thierry Laniesse,  François Dupaquier, Jean-Paul Gouteux ? Ou d’autres encore ?

A propos de cette fine équipe -dont deux Français se sont fait ensuite pas mal de blé en émargeant au TIPR-, gentille explication de gravure par Charles Onana (LES SECRETS DE LA JUSTICE INTERNATIONALE – Enquêtes truquées sur le génocide rwandais ; TIPR : une escroquerie internationale, Chap. 6 « Les amis français des criminels contre l’humanité manipulent l’opinion ») :

« Pour briser la vie et la carrière de ce prêtre rwandais, Jean-Pierre Chrétien appelle ses amis pour agir en réseau. La particularité de ce réseau est qu’il est constitué de Français ayant des compagnes ou des épouses tutsi. Une vieille technique que les criminels de l’APR utilisent pour recruter leurs partisans. D’après plusieurs hauts responsables rwandais et zaïrois, l’APR a toujours utilisé des femmes tutsi soit comme des agents de propagande soit comme des agents de renseignement de l’APR. Ce sont parfois des prostituées de luxe qui opèrent auprès de personnalités influentes pour des raisons politiques et financières. Elles sont chargées de manipuler leurs compagnons ou leur mari pour servir la cause de l’APR. Les victimes de cette méthode ont toujours été des Occidentaux (Américains, Belges, Français et quelques Allemands), des Hutus et des Zaïrois. »

Dans les années post-génocide de 1994, ces réseaux ont fait très fort, merdias français inclus se recopiant les uns les autres comme dans cet article paru en 1999 (extrait) :

« La filière française des prêtres rwandais… l’Eglise protège des abbés impliqués dans les massacres. »

« L’Eglise catholique romaine est impliquée dans une opération de protection de prêtres rwandais soupçonnés de crimes lors du génocide il y a cinq ans.

…/…<Golias> démontre l’existence d’un vaste réseau, depuis Kigali via Rome et Paris puis les différents diocèses belges, français et italiens, dans lesquels une soixantaine de prêtres ont été exfiltrés. »

Souvenirs personnels. L’abbé hutu Juvénal B. qui m’a marié avec une tutsi à Gitarama -où il est resté 26 ans- avait un lourd passé… de souffrances, depuis le Burundi, son pays natal où, quand il était enfant, toute sa famille a été massacrée sous ses yeux (on occulte toujours le génocide de 1972 au Burundi perpétré par les Tutsi contre les Hutu ?) (NOTE 2). L’abbé Juvénal B.  s’est enfui du Rwanda début juin 1994, en Europe : France, Italie puis Belgique, où il est mort quinze plus tard dans une petite paroisse. Un génocidaire de plus, hein les gôchos-trotskars je-sais-rien-mais-j’dirai tout ?

Pourquoi ce prêtre a-t-il quitté le Rwanda ? Il a eu peur. Peur d’être abattu et de ne plus sauver personne alors qu’auparavant sauver la peau des autres, de tous les autres, était son combat, au-delà de son sacerdoce.

Il a eu peur car cinq jours plus tôt, à 5 km de là, le FPR a décapité le clergé rwandais au diocèse de Kabgayi, principal centre catholique du Rwanda, à 5 km de Gitarama, qui avait recueilli 30.000 réfugiés essentiellement tutsis. Le FPR, depuis son agression du Rwanda le 1er octobre 1990 à partir de l’Ouganda dont il tenait les rênes de l’armée et des services spéciaux, multipliait les massacres de Hutu ainsi que deTutsi peu coopératifs, incluant religieux hutu et tutsi (mais cet aspect des choses, il ne faut pas en parler, pensée unique oblige).

Liste ci-dessous, parmi d’autres, de ces religieux assassinés le 5 juin 1994 à Kabgayi (Gitarama) (le cinquième de cette liste, un Tutsi, personnage haut en couleur, très marrant, était un vieil ami de la famille de ma femme) :

Mgr Vincent NSENGIYUMVA, archevêque Hutu de Kigali,

Mgr Joseph RUZINDANA, évêque Tutsi de Byumba,

Mgr Thaddée NSENGIYUMVA, évêque Hutu de Kabgayi et président de la conférence épiscopale rwandaise,

Mgr Jean Marie Vianney RWABILINDA, vicaire général Hutu du diocèse de Kabgayi,

Mgr Innocent GASABWOYA, ancien vicaire général Tutsi,

l’Abbé Hutu Emmanuel UWIMANA, recteur du Petit Séminaire,

l’Abbé Hutu Sylvestre NDABERETSE, économe général,

l’Abbé Hutu Bernard NTAMUGABUMWE, représentant préfectoral de l’enseignement catholique,

l’Abbé Hutu François Xavier MULIGO, curé de la cathédrale de Kabgayi, avec son vicaire Hutu Alfred KAYIBANDA et son vicaire Tutsi Fidèle GAHONZIRE, tous du même diocèse, l’Abbé Tutsi Denis MUTABAZI du diocèse de Nyundo le Frère Tutsi Jean Baptiste NSINGA, Supérieur Général Tutsi des Frères Joséphites.

A la suite de quoi mon ami et abbé Juvénal a eu très peur et s’est enfui tout de suite du pays (NOTE 3). Et combien d’autres dans son cas ?

Le FPR -aujourd’hui au pouvoir à Kigali- ne pouvait tolérer cette espèce de contre-poids de la société civile qu’était l’église catholique, par ailleurs témoin des exactions dudit FPR : crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Rwanda depuis le déclenchement de la guerre du FPR le 1/10/1990. Que les mélancho-franc-maçonnesques me pardonnent de ne pas leur avoir envoyé de cartes postales à l’époque. De toute façon il n’y avait pas de cartes postales et pas de poste ; et j’avais autre chose à foutre.

Le FPR a donc commencé très tôt à décapiter l’église catholique localement, poursuivant plus tard à l’extérieur par des cabales relayées servilement, via ses réseaux en Europe, par la bien-pensance journaleuse.

Ici, je reprends à mon compte, sans hésitation, ce titre d’un chapitre du livre d’ONANA déjà cité « Le génocide rwandais n’est pas ce qu’on en dit ».

Le FPR s’est fait une spécialité dans l’organisation de cabales, de délation, de faux témoignages, localement au niveau de tribunaux « populaires » dits GACACA, mais aussi sur la scène internationale. Le FPR a organisé des faux-témoignages jusqu’au TIPR d’Arusha.

Après toutes ces années je retrouve maintenant des relents de ces manipulations même dans les colonnes de RL, sous la plume d’un franc-maçon.

Des dizaines de noms de curés ou autres, dénoncés comme génocidaires ont été jetés en pâture d’où dossiers et courriers envoyés jusqu’au Pape. Listes fournies par ? Relayées par les bouffeurs de curés gôchos.

Oui, le Sage, pourquoi ne parle-t-on plus de cette esbrouffe sordide ?

Pour en finir si possible avec ces coups médiatiques ayant visé l’abbé Wenceslas pendant 14 ans :

« Arrêt définitif de la Cour d’Appel de Paris
PERE WENCESLAS ET LAURENT BUCYIBARUTA
Palais de justice. Paris. 20 février 2008
La première chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris présidée par Edith Boizette, a rendu son arrêt définitif constatant que la demande d’arrestation et de remise du T.P.I.R. des comparants Munyeshyaka et Bucyibaruta, est devenue sans objet. »

Pour éviter de faire trop long ici, je ne ferai qu’évoquer un autre abbé, ami d’enfance de celui qui m’a marié, lui aussi en poste longtemps à Gitarama et à Kabgayi. Dénoncé comme complice de génocide -plus c’est gros plus çà passe-, à Gitarama (en réalité il n’y était plus à l’époque) et complice de l’assassinat d’un prêtre tutsi (tel quel !) dans une ville à la frontière du Zaïre (où il n’a en fait jamais mis les pieds). Son nom -que je ne donnerai pas ici- figure parmi bien d’autres balancés aux chiens, repris par exemple dans une lettre au Pape. Et le TIPR n’a jamais rien entrepris contre lui. Ah, zut alors. Oui le Sage, pourquoi on n’en parle plus ? Tu veux son numéro de téléphone, ou son mail ?

C’est un pote à moi, en poste dans une paroisse en Belgique.

NOTE 1 : C’est pas un con, la preuve, c’est lui qui l’dit dans RL : « Militant laïque intransigeant, membre de plusieurs organisations françaises de gauche et d’organisations internationales classées à l’extrême gauche, auteur de nombreux articles théoriques et pratiques sur la laïcité, archivés sur le site Laïcité et République sociale sous le nom d’auteur Valentin BOUDRAS-CHAPON. »

NOTE 2 : Le génocide (oublié) de 1972 -par des Tutsi- des Hutu au Burundi a amené beaucoup de rescapés au Rwanda, notamment à Gitarama ; plutôt « intellectuels ».

NOTE 3 : Ce qui lui aura évité plus tard d’être accusé de génocide par des gôcho-maçonneux français type le Sage.

Pour le Sage :

encore un prêtre-hutu-génocidaire-qui-sera-recyclé-en-Europe-par-l’Eglise-catholique-romaine ?

KAMIKAZE SOLITAIRE – STAND BY A GITARAMA

AUCUNE APPARTENANCE POLITICO-ETHNICO-RELIGIEUSE IDENTIFIEE

 

 

 

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