1,7 million d'embauches attendues en France en 2010 : pourquoi faire appel à l'immigration ?

Voilà une information fort intéressante : ainsi, 1,7 million d’embauches sont attendues en France en 2010…et, parmi elles, une grande majorité dans les services, l’agriculture, le bâtiment …
C’est-à-dire dans les secteurs où travaillent, aujourd’hui, en quantité, les migrants de toutes origines, main d’œuvre malléable et sans cesse renouvelée…
C’est-à-dire dans les secteurs de « petite qualification », ce qui correspond à plus de la moitié de la demande d’emplois actuelle, en particulier de celle qui provient des « zones » dites sensibles…
Si le « Pôle Emploi » ne « nous roule pas dans la farine », ses prévisions confirment parfaitement la nécessité d’un moratoire sur l’immigration, comme nous le demandions dans les numéros 138 et 139 de « Riposte Laïque ». Car, à l’évidence, la main d’œuvre est sur place !
De plus, une lecture plus précise de cette information montre, à l’évidence, que la formation proposée actuellement ne permet pas de satisfaire la demande de maints emplois qualifiés, notamment dans les domaines de la santé et « des commerciaux ». Voilà qui apporte de « l’eau à notre moulin », car nous ne cessons de dire (et les articles de « Riposte » auxquels il est fait référence ci-dessus le rappelaient encore) combien est abandonnée par les gouvernements successifs de notre pays, cette fonction de formation utilisant toutes les possibilités et couvrant toutes les filières, au profit d’un maintien artificiel dans les lycées et les facultés d’étudiants qui en sortiront sans aucun « bagage » productif ( sans aucun « bagage » tout court)…Il est vrai que ça permet aux donneurs d’ordres économiques de faire appel à une main d’œuvre étrangère , souvent mal formée, mais toujours mal payée, alors qu’il serait plus rentable pour le pays de former les travailleurs demandés !
Ainsi se vérifie une fois de plus l’inutilité « économique » d’un appel à la main d’œuvre immigrée, sauf à satisfaire les entrepreneurs de toutes tailles dans leur besoin de faire croître le taux de profit du capital investi.
Il y a, sur place, actuellement, la main d’œuvre nécessaire pour faire face aux besoins annoncés : il faut la mobiliser, l’encadrer, la former si nécessaire, l’obliger même.
Il paraît que les voyous d’origine « scandinave » (comme dirait Eric Zemmour) qui ont sévi tout récemment à Grenoble, Toulouse, aux Ulis étaient « désoeuvrés » et même, pour certains, « alcoolisés » et « bien connus des services de la police »…
Sans doute connus pour leur vraie activité de trafics en tous genres et leur engagement dans l’économie illégale qui les tient à l’écart des emplois légaux, incontestablement moins rémunérateurs et bien plus pénibles !
Quand on a ouvert les frontières en grand sans aucun effort pour obliger ceux qui rentraient à s’intégrer dans la société qui les accueillait et à accepter les valeurs qui la constituaient ;
Quand on a accordé la nationalité française à des personnes dont le seul mérite était d’être nées sur notre sol sans en avoir saisi toute la consistance historique ;
Quand on favorise le rejet de la Terre d’accueil et l’enracinement dans des cultures obsolètes et obscurantistes basées sur une religion aux principes « moyenâgeux » (pardon pour notre « Moyen Age »),
quand on prône l’équivalence des cultures, des comportements, des valeurs, des principes constitutifs de l’espace sociétal ( la laïcité et la démocratie excluent, par définition même, le communautarisme islamique que d’aucuns veulent imposer) ;
Il faut s’attendre à voir dégénérer en espace de conflits ce qui était, grâce au mode d’organisation et de fonctionnement laïque et démocratique qui le fondait, un espace sociétal d’équilibre et de paix.
L’immigration massive de peuplement qui a accompagné l’immigration de travail dont notre pays a encore moins besoin aujourd’hui qu’hier, a porté en elle les problèmes, difficultés, agressions, que nous connaissons. Elle a ouvert la voie à l’immigration clandestine, véritable fléau économique, social, sociétal, pour le seul profit financier des mafieux de tous bords et des négriers des temps modernes (car, que sont ces « entrepreneurs » qui ,tous les matins, au bas de la Rue de Lyon, à Marseille , 15ème arrondissement, récupèrent les clandestins qu’ils feront travailler sur les chantiers dans la journée et « paieront » de la main à la main le soir?).
Ceux qui, aujourd’hui, tentent de justifier les flux migratoires qui nous submergent, voire l’immigration clandestine en réclamant la régularisation de ceux qui sont entrés illégalement sur notre territoire, sont les meilleurs soutiens du système économique libéral qui organise la construction de l’Europe comme la mondialisation.
Il est pour le moins curieux de voir un syndicat comme la CGT demander ( avec d’autres, certes ) (1) cette régularisation, véritable appel d’air pour ces flux clandestins venant occuper des emplois qui, tenus par des autochtones formés et soumis au droit du travail en vigueur, seraient mieux payés, mieux considérés, mieux à même de valoriser des postes trop souvent décriés…sans voir qu’elle participe à la libre circulation de la main d’œuvre tant souhaitée par le système économico-financier dominant. Il est vrai que ce même syndicat, qui vitupère tel un Don Quichotte d’opérette, contre les « délocalisations », ne sait que demander des primes de licenciements pour les employés et ouvriers concernés quand une entreprise ferme sans jamais être capable d’agir pour le maintien de l’emploi !
Laisser filer les emplois, ouvrir la porte à la main d’œuvre étrangère : « objectivement » la CGT (et avec elle les autres syndicats et la caste politicienne) agit pour le bon fonctionnement de la mondialisation capitaliste et libérale…C’est assez « rigolo » !
Comme il n’y a rien à attendre des politiques, des syndicalistes, des « fabricants » de la pensée unique dominante en matière d’arrêt de l’immigration dont les effets économiques sont négatifs, les effets financiers pesants (36 milliards par an sur les budgets généraux, balance dépenses-recettes faite), les effets sociétaux dangereux (il n’est qu’à lire les faits divers quotidiennement rapportés par les journaux nationaux et locaux), c’est à notre peuple de faire entendre sa voix en se saisissant de tous les moyens mis à sa disposition avant qu’il ne soit trop tard.
Robert Albarèdes
1 – Des sans-papiers délogés à l’aube par la police – 02/04/2010 – leParisien.fr

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