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10 ans de Riposte laïque : les coulisses d’un anniversaire inoubliable

Oui. J’y étais.

Et ce fut remarquable. Tout y était ; de l’emplacement savamment choisi, à l’espace dans lequel nous pouvions nous déplacer aisément, à toutes les personnes qui ont composé cette merveilleuse journée.

Mais, pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de vivre ces instants, je me dois de vous camper la scène.

Dans un grand centre d’affaires, l’espace Jean Monnet offre des couloirs larges et longs où l’on peut se croiser et échanger sans déranger qui que ce soit, ainsi que des salles immenses.

Celle qui a été choisie, de grande taille pour pouvoir recevoir le nombreux public, offrait de jolies tentures d’un bleu feutré, une moquette agréable à fouler et au fond, tout au fond, sur une belle et haute estrade, un pupitre émergeait en bois de qualité. Derrière se trouvait un immense écran où l’on a pu voir des intervenants de qualité et quelques vidéos.

L’organisation a été parfaite ; rassurante, de par son service de sécurité compétent et courtois, certes dissuasif mais discret ; mais aussi, par ses services comme la buvette où l’accueil souriant a fait merveille ; en passant par nos amis alsaciens qui ont préparé un agréable repas typique. A l’occasion, demandez leur adresse à Riposte et faites-les travailler. Je me suis laisser dire qu’ils fabriquaient aussi une excellente bière alsacienne…

Sur des choses plus basiques, mais essentielles, il faut signaler l’extrême propreté des lieux dans leur ensemble et, en particulier, l’espace toilettes hommes et femmes. Très propre. Comme quoi, lorsque nous nous retrouvons entre gens de savoir-vivre, tout va bien.

Et maintenant la cerise sur le gâteau… parlons de ce pour quoi nous étions venus.

Dès 8.30-9.00, j’ai ressenti une légère tension palpable, invisible, mais bien présente. Les gens s’activaient car il est certain qu’il fallait que cet anniversaire des 10 ans de Riposte Laïque soit un succès. 

Je vois, alors, Pierre veiller avec ses amis aux derniers préparatifs et je devine en le regardant qu’il est déjà dans son « match ». Le regard circulaire ; un petit mot amical à tout le monde ; deux ou trois réglages ; je me dis, cet homme-là est un meneur d’hommes, un « Leader-Manager » comme il en manque en France. Et, par expérience, je sais qu’il va faire quelque chose de grand ; j’ai hâte que la partie commence !

Autour de lui, Christine, élégante comme toujours, féminine comme jamais. Elle entoure Pierre sans le coller, apporte des touches par-ci, par-là. Elle est omniprésente et il ne fait aucun doute qu’elle veut que cette journée spéciale soit belle, motivante et réussie.

Et puis, il y a Marco. Il est partout. Dévoué, surbooké mais toujours disponible (on se demande comment il fait), il est le « régisseur » qui permet que tout soit parfait.

Enfin, tous ceux et celles que je ne cite pas et qui ont contribué à faire de cet événement un événement grandiose. MERCI.

C’est parti !

Pierre prend la parole. Une prise en main souple, agréable, et qui donne la trame de la journée. Comme à chaque fois, il suscite l’intérêt de la salle et glisse les premières « piques », des banderilles subtilement placées…

Les premiers intervenants prennent la parole ; les réalités sont exposées ; la salle est à l’écoute ; les gens savent, se doutent, et là ils comprennent que l’on ne joue plus, que l’on ne peut plus jouer.

Dans un timing parfait – ce qui est rare dans ce genre d’événement -, chaque intervenant, respectant les quinze minutes allouées ou pratiquement, y va de sa verve pour nous transmettre constats et analyses.

Ghislaine Dumesnil et Fanny Truchelut nous exposent faits et vérités vécus devant une salle attentive, consciente de la gravité de ce qui se passe sur notre territoire. On nous dépossède tout simplement de notre Pays.

Danièle Borer, Pascal Hilout, qui m’a promis de se fendre encore de nombreux articles pour notre plus grand bonheur, Maurice Vidal, à qui j’ai demandé de nous faire partager son petit accent enchanteur lorsqu’il écrit, l’excellent Maxime Lépante (par vidéo), et tous les autres ont contribué à présenter le visage de la France actuelle.

12.00-12.15 repas. En deux services. Ce qui nous a permis d’échanger, nous mélanger et, pour moi, de rencontrer la délicieuse Josiane Filio. Oui, c’est aussi cela être présent dans ce genre de colloque car nous pouvons approcher et dialoguer avec des personnalités connues et sympathiques. Et j’en ai profité !

14.00. C’est la deuxième mi-temps. On devine une montée en puissance et l’on ne s’y trompe pas d’autant que le Président de Riposte Laïque, Guy Sebag, a montré la voie.

Reprise en main ; le premier intervenant se présente. La salle est comble. Les tables où sont représentées les principales associations qui aiment la France, judicieusement installées à l’entrée de la salle par Christine Tasin, font merveille. Les gens se précipitent pour acheter des livres, instructifs, demandent des dédicaces et discutent avec leurs idoles résistantes. Tout le monde regagne sa place.

Et c’est Christine Tasin, la merveilleuse, l’unique, qui s’y colle.

Concise, précise, elle tape un grand coup d’entrée de jeu. Au moins, avec elle, c’est clair et net. La salle est captivée.

Les autres enchaînent dans un timing encore parfait ; tout est intéressant, même entre nous, nous nous le disons.

Mais, ce qu’il ne fallait pas louper, même si la journée a été parfaite, c’est le final de Pierre Cassen. EXTRAORDINAIRE ! Du jamais vu ! Après avoir remercié ses amis pour avoir brillamment apporté leur contribution à cette réussite qui, assurément, restera dans les cœurs et les esprits à tout jamais, il va faire un constat stupéfiant, absolument réaliste, qui va geler la salle dans un premier temps, en disant comme l’avait fait Aimé Jacquet à ses joueurs en 1998 :

« Si vous ne faites rien… On va perdre les gars.. On va perdre. »

Consternation dans la salle et prise de conscience de la gravité de la situation. Les gens sont scotchés aux lèvres de Pierre, qui n’est plus qu’un simple intervenant ; il devient le Leader que tout le monde attend. Et les gens ont raison.

Pierre enchaîne devant des visages attentifs et graves ; il argumente, étaye, analyse et offre au Peuple une alternative qui ne se refuse pas : la France ne peut pas perdre. La France vivra !

La salle ressent et vibre de la montée en puissance du discours de Pierre, qui ne parle plus désormais avec sa tête mais avec son cœur et ses tripes. Alors, comme un seul Homme, la salle frémit avant de se lever comme jaillissant d’on ne sait où, pour offrir une « standing-ovation » à un Pierre qui, sous les acclamations, aura du mal à faire entendre ses derniers mots : « VIVE LA FRANCE ! »

Les intervenants, tournés vers Pierre, l’applaudissent. Pierre n’est plus un « ré-informateur » ; Pierre est un leader incontestable.

Je ne vous cache, pas mes amis, qu’à l’écrire ma plume tremble encore de cette émotion qui a parcouru mon corps, tellement l’instant a été fort.

Puis, Karim Ouchikh rejoint Pierre au pupitre ; c’est la délivrance, l’union des âmes et des cœurs pour une « Marseillaise » d’une ampleur incommensurable. Quelle réussite !

MERCI !!! ET VIVE LA FRANCE !

Lucie Martin