10 mai : journée commémorative de la flagellation

Publié le 10 mai 2010 - par - 723 vues
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Le 10 mai 2010 est célébré chaque année la journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions, instituée en 2006 en application de la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.

La France est dorénavant priée chaque année d’expier son passé de pays négrier, mais il n’est pas question de demander la même chose aux successeurs des premiers esclavagistes que furent, bien avant les occidentaux, les pharaons d’Egypte, les califes musulmans ou les rois et chefs africains eux-mêmes.

Nos esprits moralisateurs imposent cette journée de pénitence obligatoire. La clique des professionnels de l’excuse et de la repentance ne cherche pas à évoquer la vérité historique mais à entretenir un sentiment de culpabilité erroné et entretenu.

Les premiers esclavagistes, en nombre et en efficacité, furent les arabes musulmans. Leurs razzias étaient redoutablement productives, et le Coran les incitait dans cette voie. Les Noirs payèrent un lourd tribut, mais les Blancs chrétiens aussi, les habitants des côtes italiennes, corses ou du sud de la France étant particulièrement exposées. Ce ne fût qu’au XIXe siècle avec la colonisation de l’Algérie que les derniers pirates barbaresques furent éliminés. Mais de cela, on ne parle pas.

Si les Noirs ont payé un lourd tribut à la traite humaine, leurs principaux bourreaux furent leurs frères de couleur, soit pour leur usage personnel, soit pour les revendre aux Blancs ou aux Arabes. En effet, ceux-ci ne pénétraient pas à l’intérieur des terres, se contentant d’occuper des positions sur les côtes ou sur les frontières extérieures.

L’esclavage des Blancs est bien sûr, beaucoup moins médiatisé, et surtout moins politiquement correct, car il va à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle l’esclavagisme se résume à la traite des Noirs par les Blancs. Les principaux bourreaux des Blancs furent les Arabes. Ainsi plus de deux millions de Blancs furent réduits en esclavage, et il n’en reste aucun survivant. Le traitement infligé aux esclaves par les Arabes, ne leur laissait guère plus de 7 ans d’espérance de vie (un peu plus pour les femmes, tant qu’elles pouvaient assouvir les besoins sexuels des mâles).

La traite des Blancs passait par la Méditerranée, suite à des razzias ou à des attaques maritimes de pirates. Des villages entiers du sud de l’Italie furent ainsi enlevés. Avant même la période mahométane, César avait failli être réduit en esclavage lorsque son bateau fût pris par des pirates.

Au cours des seuls 16ème et 17ème siècles, un millions d’européens furent ainsi enlevés, dont Saint Vincent de Paul. Pour leur part, les Turcs imposèrent aux populations grecques et balkaniques un impôt humain sous forme de jeunes garçons qui étaient ensuite vendus dans le monde arabe.

La mise en esclavage d’hommes par d’autres hommes n’est pas un trait glorieux de notre histoire. Mais travestir la vérité pour aboutir à reporter la responsabilité de ces faits sur une seule race est une manipulation mentale inadmissible.

Nos racialistes feraient bien de consacrer leurs efforts à supprimer l’esclavage là où il est existe toujours. Le vrai scandale est que l’esclavage existe encore, dans certaines républiques islamiques comme le Soudan, mais aussi en Asie du Sud-Est, que ce soit sous forme d’esclavage sexuel ou sous forme de main d’oeuvre.

Germain Fargeau

Paru le 11 mai sur le site Médias Libres

(1) http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2010/05/10/10-mai-journee-commemorative-de-la-flagellation

(2) http://www.histoire.presse.fr/content/recherche/article?id=1903

(3) http://encyclopedie-afn.org/index.php/AFN_Esclavage_-_L%27HISTOIRE

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1229

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