11 septembre : je suis déçu par les articles de Docdory et d’Alain Rubin

Publié le 12 septembre 2011 - par - 518 vues
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Nous avons reçu plusieurs lettres contestant le numéro spécial 11 septembre que nous avons publié, ce vendredi, nous reprochant notamment d’avaliser la version officielle des attentats. Bien que n’en partageant absolument pas le contenu, nous en diffusons une, qui résume une approche des attentats qui n’est pas la nôtre.

Abonné depuis quelques semaines, je suis ravi de découvrir que tant de personnes issues de la gauche comprennent le danger représenté par l’islamisation de l’Europe. J’habitais Montpellier en 2001, et cela faisait déjà bien longtemps que je savais devoir m’attendre au pire, parce que, parfois, le pire est certain. Je suis entièrement d’accord avec vous sur à peu près tout, sauf… Sauf sur l’idée que le simple fait d’avoir un avis critique sur l’effondrement des tours du World Trade Center soit obligatoirement le fait de détraqués adeptes des théories complotistes les plus échevelées.

« En finir une bonne fois pour toutes avec la théorie complotiste », par Docdory
A la lecture de cet article, il apparaît qu’on ne peut décemment pas éviter l’alternative ; il faut impérativement choisir, ou de CROIRE la version du gouvernement américain, ou de CROIRE au complot. Réductionnisme de la pensée tout simplement terrifiant. L’auteur ne se pose aucune question, n’exerce en aucun cas son esprit critique, parce qu’il sait, il sait très bien quelle est la vérité et rejoint en cela le plus borné des musulmans dans ses grotesques explications du monde.

Sur ces attentats, il n’est pas question de croyance en telle ou telle version, mais de rechercher les faits. Faits « troublants », comme l’explique dans un style bien à lui — et si souvent crispant — l’humoriste Jean-Marie Bigard dans sa série de vidéos.
Troublant, qu’un incendie déclenché par un avion à plus de cent mètres de hauteur puisse faire s’écrouler une tour sur elle-même depuis ses fondations (la chaleur monte, elle descend rarement ; et quand bien même, plusieurs dizaines d’étages sont amplement suffisants pour dissiper l’excédent de chaleur dans de larges proportions. A moins d’en conclure que les tours furent construites dans des matériaux conducteurs, ce qui nous mènerait sans doute un peu trop loin). Que le tiers supérieur de la tour s’écroule sous l’effet de l’incendie, à partir du point d’impact, aurait déjà plutôt relevé de l’exceptionnel : des milliers d’incendies dans le monde ont montré que l’effondrement complet d’un immeuble était rare. Généralement, seule la toiture s’écroule. Ce qui se comprend aisément : les gaz de combustion peuvent facilement monter aux étages supérieurs par les escaliers, cages d’ascenseur et conduits de ventilation ; dans un immeuble ravagé par les flammes on ne dépasse pas quelques centaines de degrés, température très insuffisante pour dissocier pierre, béton, métal, brique et autre matériau dur (le métal plie, mais ne fond pas). Le seul endroit réellement bloquant se trouve tout en haut, sous le toit, où la chaleur s’accumule au point de faire fondre toute la structure. Lorsque la toiture est tombée, les gaz s’échappent alors dans l’atmosphère et le bâtiment reste debout, même totalement ravagé par l’incendie, puisqu’il n’y a plus d’endroit où la chaleur puisse s’accumuler à l’intérieur. L’effondrement des tours « sous l’effet de l’incendie » est tout simplement absurde.

Je vous invite à regarder des effondrements par destruction programmée, réalisés par des professionnels qui ont criblé les murs de trous pour y insérer de la dynamite. Ils font ensuite exploser les charges dans un certain ordre de façon à obtenir cet effet « lissé » de l’effondrement ; la difficulté étant d’éviter qu’un côté s’écroule plus vite qu’un autre : l’immeuble pourrait alors pencher et tomber sur d’autres constructions. Ce qui ferait désordre. La série d’émissions des « Destructeurs de l’extrême » sur Direct 8 en donne de bons exemples. Regardez donc ces destruction programmées, puis visionnez à nouveau attentivement l’écroulement des tours new-yorkaises : l’analogie est flagrante.

Autre exemple caractéristique : comment un 747, dont le fuselage à lui seul a un diamètre de 13 mètres, pourrait-il ne faire un trou que de 5 mètres de diamètre dans un mur du Pentagone ? (sachant qu’il a fallu amener l’appareil à voler à seulement 6 ou 7 mètres du sol, ce que bon nombre de professionnels ne tenteraient jamais sur un 747 propulsé à plus de 800 km/h : du poste de pilotage, il est pratiquement impossible de jauger correctement à quelle distance ils se trouvent du sol, le risque de le percuter devient bien trop grand). Les réacteurs à eux seuls ont un diamètre de 7 mètres ; non seulement ils n’ont fait aucun impact, mais il ne reste pas le moindre débris. « Pulvérisés », selon la version officielle. Certes. Mais si le choc fut violent au point de sublimer les aciers spéciaux de réacteurs d’avion, l’impact a dû être gigantesque et générer une chaleur de plusieurs milliers de degrés. On aurait trouvé deux énormes trous de part et d’autre de l’impact principal causé par le fuselage. Or, il n’y a rien, pas une égratignure.

La troisième tour, appelée n°7, n’a été frappée par rien. Ni avion, ni missile, ni…. rien. Aucun incendie ne l’a ravagée. Elle s’est pourtant écroulée, comme les deux autres.
S’agit-il d’une fervente prière exaucée par le Très-Haut ?
Vraiment très, très forts, ces islamistes.

Je me contenterai de ces trois exemples. Il y en a bien d’autres, tous plus inquiétants les uns que les autres. Inquiétants, parce qu’ils révèlent un plan difficilement réalisable dans les conditions présentées.

Monsieur Doctory, en tant que médecin, donc habitué à l’exercice intellectuel, vous savez que la meilleure façon de lutter contre la superstition consiste à appliquer une démarche scientifique. J’ai bon espoir qu’après la lecture salutaire du Coran, qui vous a fait voir le monde tout autrement, vous en veniez un jour à examiner les « preuves » de l’explication officielle américaine sur les attentats et d’exercer sur chacune d’elles votre talent. Je vous l’assure, l’exercice se révélera passionnant. Car, vous rendez-vous compte ? Il y a tellement de faits « troublants » que les Américains se sont sentis obligés d’y répondre en publiant un livre : acte qui, en soi, montre bien une certaine gêne. Ils pensaient, peut-être, lever l’ambiguïté ; le fatras d’explications, toutes plus oiseuses les unes que les autres, ne fait que la renforcer.

« 11 septembre : la sale besogne de la Meyssanite », par Alain Rubin
Autre article qui use de syllogismes. Non, monsieur Rubin, la « Meyssanite » n’a jamais affirmé qu’aucun avion n’avait frappé les tours. C’est une contre-vérité d’un ridicule achevé. Et n’en profitez pas pour me coller une étiquette qui ne m’irait pas du tout : j’ai peu d’affinité pour Thierry Meyssan, trop prompt à défendre les musulmans quoi qu’ils fassent, étant lui-même un adepte de cette « foi ». Encore un intellectuel qui met son intelligence au service d’une idéologie. Mais il a le mérite d’avoir soulevé de vraies questions, et c’est précisément le fait de nier ces questions qui relève du complot (1).

Critiquer la version officielle ne fait de moi le partisan d’aucune théorie ; je me contente de voir que les explications avancées ne peuvent tout simplement pas coller à la réalité. Et c’est bien parce que j’ai lu le Coran (j’ai donc vérifié aux sources), et plusieurs fois, que je sais ce qui nous attend. La lecture de cette collection d’insanités devrait d’ailleurs être rendue obligatoire pour tous, dès le collège.

Je suis vraiment déçu par ces deux articles de Riposte Laïque qui se cantonnent dans l’opinion et l’anathème. J’aurais apprécié un peu plus de rigueur. Vous reprochez à vos adversaires, à juste titre, de se laisser aveugler par leur idéologie. Ne sombrez pas dans le même travers. Parce que la dérive est bien présente : toute critique, surtout si elle est construite et argumentée, peut se voir étiquetée de « théorie du complot », ce qui a l’immense mérite d’éviter de l’examiner ; toute remise en cause d’une vérité officielle peut être rejetée a priori comme non conforme, comme en d’autres temps et d’autres lieux un contradicteur se voyait accusé d’être un « ennemi du peuple ».
Et, ne vous en déplaise, vous-mêmes faites partie de ces « théoriciens du complot » qui voient dans l’islam un danger, alors que chacun sait que c’est une délicieuse religion d’amour, de respect et de tolérance !

Frédéric Lefeuvre

(1) Le même, d’ailleurs, a bien mis en évidence les mensonges éhontés de la presse internationale en Libye, où des « journalistes » sont allés jusqu’à placer des balises pour faciliter les tirs de l’Otan.

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