Journaleux serviles à la botte du pouvoir

On les savait serviles, déférents, obséquieux,

A la botte du pouvoir, aux ordres de « moi-je »

Mais leur silence coupable sur le « Jour de Colère »

Accrédite toutes les thèses d’une collabosphère.

On les savait menteurs, prestidigitateurs,

Pour changer les prénoms ou taire des rumeurs,

Pour diminuer le nombre de participants,

Disqualifiant ainsi toute idée d’opposants.

On les savait tricheurs, quelque peu malhonnêtes,

Interprétant souvent ou sortant du contexte

Des propos anodins pour créer polémique,

Et si ça ne suffit, la tête au bout d’une pique ?

Et les voilà voleurs, « subtiliseurs » d’images,

Tout au plus trois minutes en guise de reportages

Sur ce « Jour de Colère », toutes chaines confondues,

Dites, les journaleux, c’est sur ordre de Manu ?

Parce que vous comprenez, mettre en avant l’Ukraine

Sous prétexte qu’elle est contre l’Union Européenne

Mais taire dans le même temps, la rébellion française,

Ca attise les rancœurs, ça alimente les braises !

Nier une contestation, l’occulter, la cacher,

Ne suffit pas seulement à la faire oublier,

Vous avez juste omis le pouvoir des réseaux

Pour beaucoup c’est la seule source de leurs infos.

Continuez à mentir, continuez à tricher,

Nous ne sommes plus dupes de vos malversations,

C’est ailleurs qu’on s’informe, qu’on cherche la vérité,

Les « bobards d’or » en sont une belle démonstration.

A tout minimiser, tourner en dérision,

Quand vous ne jouez pas sur la diabolisation,

Usant de qualificatifs « nauséabonds »

Ce n’est plus l’extrême-droite, c’est l’ultra !!! Ben voyons !

Vous n’avez pas comme une très légère impression

De nous prendre pour des cons, au mieux pour des couillons

Comme on dit par chez moi, dans ma belle région ?

Non, vraiment, pas le moindre infime petit soupçon ?

Pas une question ni même une interrogation,

Sur la défiance à votre égard, sur vos surnoms ?

Journalopes, journaputes ? C’est que la collusion

Avec nos belles zélites, surtout leurs subventions,

Devient par trop flagrante, sentiment de succion !!!

Telle Rachida qui pérorait sur l’inflation…

Et vous osez nous faire la morale, la leçon,

A vouloir nous dicter jusqu’à nos émotions,

A prétendre pour nous le bien, le beau, le bon,

Issus de vos cerveaux en décomposition.

Tous autant que vous êtes, hors rares exceptions,

Vous vous ingéniez à cracher sur la Nation

Dans une grotesque et misérable compétition,

C’est à celui qui renchérit dans l’abjection,

Le mensonge, la bêtise, la manipulation,

Et l’habituelle inversatoire accusation…

Alors un bon conseil, faites plutôt attention

Au retour de quenelle ou plutôt de bâton.

Le franchouillard à la baguette et au béret,

Une image d’Epinal qui n’a plus d’intérêt

Que pour les journaleux aux esprits formatés,

Qui y voient des relents d’ostracisme avéré.

Le racisme anti-blanc ? Un mythe fantasmé,

Puisqu’il ne fait partie de ces minorités !

Marie-Neige Sardin, exclue en son quartier

Appréciera la façon dont vous la traitez.

Et vous êtes surpris par notre expectative,

Et vous êtes étonnés par la prudence rétive ?

Vous découvrez d’un coup l’existence de Français

Qui n’ont pas habitude de manifester

Et votre logiciel se dérègle et s’affole

Aucune case, aucun formatage, pas un rôle

Alors les amalgames en tout genre fleurissent

Des jeunes de la banlieue aux cathos fleur de lys

A vos yeux il suffit de tout bien mélanger

Pour que cette manif soit honnie, détestée.

J’avoue que vous avez à peu près réussi

Sur les médias classiques dont vous êtes la lie

Mais vous avez, sûrs de votre pouvoir, omis

L’influence d’internet, la voix des tous petits.

On vous savait à la botte d’un pouvoir unique

On vous savait surtout hypocrites et cyniques

Mais à ce point mentir, à ce point déformer,

Je ne vous savais pas capables d’un tel méfait,

Et le masque est tombé, vos intérêts valent mieux.

Vous préservez et vos prébendes et vos acquis

La colère qui gronde, qui monte, vous en faites fi

Je ne vous salue pas, messieurs les journaleux !

Oréliane

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