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135 euros d’amende : je pleure parce que je vis en dictature !

Une histoire banale comme il s’en passe des milliers chaque jour en France.

Mais ce qui m’interpelle c’est que le gars pleure… il pleure comme un gosse au lieu de hurler, de trépigner, d’insulter Macron, de le vouer aux gémonies, d’aller aux rassemblements de Philippot, de distribuer des tracts anti-Covid, anti-Macron, anti-dictature… Non, rien de cela. Il pleure devant la caméra, avec son masque au milieu de la pelouse et il éprouve le besoin de se justifier, de dire qu’il est un bon garçon, sérieux, qu’il croit au Covid et qui ne remet pas en cause la politique gouvernementale…

On n’a pas gagné la guerre, avec des zozos comme ça. Voilà le résultat de 50 ans de création de soumis, de craintifs, de mecs à qui on a dit qu’ils ne devaient pas « faire les mecs »… Les voilà qui pleurent comme des gonzesses aurait dit l’un de mes amis un peu macho et provocateur sur les bords. Pour le coup, il n’a pas tout à fait tort, même si les larmes ne sont pas l’apanage des filles !

Après avoir prôné la « pédagogie explicative » le week-end dernier, marqué dimanche par le rassemblement d’un millier de personnes anti-masques sur le Pâquier , la préfecture avait prévenu d’une « stricte application de l’arrêté municipal » étendant l’obligation du port du masque aux abords du lac d’Annecy. Si le premier contrôle mené ce vendredi 26 mars sur le Pâquier s’est déroulé sans heurt , conduisant à quinze verbalisations, ce dernier a laissé des traces dans certains esprits. Seul sans personne autour de lui à plusieurs dizaines de mètres, un jeune Annécien avait ôté son masque.

Quand il a vu les policiers s’approcher, il l’a vite remis. Trop tard, il n’allait pas échapper aux 135 euros d’amende, malgré le premier sourire échangé avec les policiers encore au loin. Verbalisé en fin de matinée alors qu’il attendait seul des amis pour pique-niquer, Mathieu Piccot, 28 ans, a accusé le coup et craque.

J’ai l’impression d’être dans une dictature.

Après le départ des policiers, les nerfs du jeune Annécien ont lâché. Submergé par un profond sentiment d’injustice, l’homme à fleur de peau a livré une réaction aussi épidermique que symptomatique d’une société en proie à l’incompréhension, pointant l’incohérence – voire l’absurdité – de certaines mesures et de leur mode d’application.

https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2021/03/26/annecy-verbalise-sur-le-paquier-il-laisse-exploser-son-sentiment-d-injustice-j-ai-l-impression-de-vivre-une-dictature

Christine Tasin