14 % de 40 % : l’assemblée nationale et la présidence doivent être dissoutes

Publié le 27 mai 2014 - par - 1 224 vues
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hollande_FNDémissions ! Le Peuple a parlé. Il a même tonné.

Le peuple a tranché. Il a réduit à sa plus simple expression le parti solfériniste. Il l’a ramené aux taux d’insuccès que la vieille SFIO moribonde connaissait à la fin des années cinquante et au début des années soixante, lorsque Gaston Defferre inventera « Monsieur X », pour lancer François Mitterrand et sauver ce qui pouvait encore être sauvé.

Ce qui fut le « nouveau parti socialiste » appelle « courage »… ce qui n’est que mépris pour le Peuple dont les opinions sont trainées dans la boue en tant que « populisme ».

14%, le Peuple a décidé

Le Peuple souverain s’avance, pour cesser de n’être plus rien et pour redevenir « Tout », comme dira le vieux Sieyès en juillet 1789.

Cet automne et cet hiver, en s’attaquant à l’écotaxe, il avait dit, le Peuple souverain, qu’il ne se laisserait pas dépouiller, pour les beaux yeux des dogmes « écologiques » de la bureaucratie europoïde.

14 %, avec un taux d’abstention record, c’est dire que ce « parti » et que ce gouvernement, avec leur Napoléon de carton le soir après Waterloo, ne représentent plus rien, même pas une ombre politique.

14 % de 40 % (taux des votants), un néant, un vide politique sidéral qui les sidèrent.

14 % de 40 %, en d’autres termes : à l’Elysée et à Matignon, il n’y a plus aucune légitimité, pour aucun acte de pouvoir d’Etat, de Messieurs Hollande et Valls. Voici la réalité politique et humaine qui terrorise et fait balbutier pouvoir et courtisans.

L’hégémonie de médias, nourrissant une caste infatuée de journalistes ignares et sans talent mais se croyant encore, comme l’écrivait le vieil Althusser, « L’Appareil idéologique d’Etat » tout puissant, plus puissant, beaucoup plus puissant que celui émanant du suffrage populaire, cette domination a atteint ses limites et se transforme en son contraire. Elle n’a été d’aucun secours pour l’équipe en place et tous ses mignons.

Le peuple a parlé, il a signifié, il a montré le chemin de la porte !

Ce gouvernement et son chef doivent, dès ce jour, présenter leur démission ou appeler aux urnes, en limitant leur action aux affaires courantes, en préparant les élections générales, en s’interdisant toute action de propagande partisane.

Ils ne sont plus rien

Toute utilisation des outils étatiques et para étatiques, pour tenter d’influencer l’opinion du Peuple souverain serait un abus de pouvoir et un détournement de fonds publics passible des foudres de la Haute cour de justice.

L’assemblée nationale et la Présidence doivent être dissoutes !

Le Sénat et sa Présidence et vice-présidence, aussi, sont dans cette situation !!

Du côté du parti solfériniste, la soirée d’hier a révélé les tentatives misérables camouflées en appels « républicains » : la droite « républicaine » est invitée à venir au secours de forces politiques en perdition, osant encore parler de « République » alors qu’elles sont inféodées à une nomenklatura privilégiée et irresponsable qu’elles appellent « l’Europe », dont tous les actes, petits et grands, visent à dissoudre la nation et la République. Il s’agit, derrière ces appels du pied « républicains », de tenir jusqu’en 2017 malgré le vote du Peuple.

Du côté des médias, on a entendu un âne journaliste, comme Szafran, parler de «jour extrêmement sombre pour la démocratie ».

En écoutant le directeur du « nouvel observateur », je pensais à Walter Ulbricht le 17 juin 1953, jour où la grève ouvrière et les manifestations de rues berlinoises lanceront la revendication : dehors Ulbricht et le SED ! Gouvernement des métallos !! ». A l’époque, tous les « Szafran » de la terre écrivaient, dans l’Humanité et dans les multiples annexes du stalinisme : que le prolétariat berlinois demandant la départ de l’antenne locale de la bureaucratie de Moscou, c’était pour le socialisme et la démocratie… un jour noir, noir comme l’uniforme des SS, que ces revendications ouvrières dressés contre la « démocratie populaire » en uniforme de vopo menaçaient la liberté.

Rien ne devrait bouger.

De quel côté se trouve la légitimité républicaine ?

Pas du côté de ceux qui anéantissent quotidiennement le républicanisme, au profit de pouvoirs irresponsables imposant leur vision du monde et des choses : depuis les phénomènes locaux de la microéconomie et des prérogatives communales jusqu’aux phénomènes macroéconomiques et aux compétences des assemblées élues par le vote général.

Mais le Peuple n’en veut plus

On lui avait arraché de justesse son consentement en septembre 1991, pour le traité de Maastricht. En 2005, il a refusé massivement et déjoué les pièges. Les « républicains » solférinistes tentent de se sauver du naufrage en se servant de l’UMP et de l’UDI comme d’une bouée de sauvetage. Les manœuvres visent principalement les juppéistes, dont le chef est lié à un doctrinaire « frère musulman », pour réaliser une forme plus ou moins ouverte de coalition gouvernementale PS/UMP/UDI soutenue sous une forme ou une autre par le PCF et sa petite annexe mélenchiste.

Mais de tout cela le Peuple ne veut plus !

Dehors du pouvoir, les désavoués du suffrage universel !!

Alon Gilad

 

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