14 millions de cris : Julie Gayet complice d’une grossière manipulation

A quand la dénonciation de la lapidation chez les populations bourgeoises bordelaises ?

Quel est l’intérêt du court-métrage « 14 millions de cris » mettant en scène Julie Gayet offrant sa fille de douze ans à un vieillard pédophile, et supposé dénoncer les mariages forcés alors que sont mis en scène des Français ne pratiquant pas ce type de mariage ?

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Comment prétendre suggérer une prise de conscience quand l’exemple donné ne correspond en rien à la réalité et ne peut par conséquent que faire un flop ? Car tout le monde sait pertinemment que ce type de mariage avec des petites filles ne se pratique que dans certains pays d’Afrique et dans nombre de pays musulmans, notamment du Maghreb ou de la Turquie, sous prétexte de passer des vacances familiales au bled.

Si le but est de tirer les larmes des bonnes âmes en leur montrant des acteurs auxquels ils peuvent s’assimiler, c’est raté. Les gens normaux sont très touchés par ces mariages d’outre France. Il suffit de se rappeler de l’émotion scandalisée qu’avait provoqué le mariage de la petite Nojoud à l’âge de neuf ans. Car oui, les Occidentaux sont tout-à-fait capables d’éprouver de l’empathie vis-à-vis d’autres populations et n’ont pas besoin d’artifices grossiers et ridicules pour s’indigner de ces aberrations machistes d’un âge plus que révolu.

S’il y a bien 70 000 jeunes filles victimes de mariages forcés en France, ce sont toutes des gamines originaires d’autres pays. Le Point, en octobre dernier, relatait ce phénomène et en attestait.

Par ailleurs, l’association GAMS, spécialisée dans les mutilations sexuelles féminines et les mariages forcés, explique que « la situation migratoire est ici prégnante car l’éloignement avec la société d’origine  déclenche parfois un repli identitaire. Le mariage forcé des jeunes serait alors un « acte d’allégeance » à la famille restée au pays, aux coutumes et aux traditions, même si ces dernières sont en diminution dans les régions d’origine. Ainsi, certaines filles que nous accompagnons, nous racontent que « leurs cousines, au Bled, ont pu choisir leurs époux ». En mariant leurs enfants contre leur gré, certaines familles veulent marquer que malgré l’exil, malgré la distance, elles conservent leur identité « de départ », et qu’elles ne sont pas assimilées à la société française ».

D’ailleurs, ce même site relate quelques propos entendus, tel celui-ci « Tu veux être une pute comme les françaises, c’est ça ? », ou encore celui-là « Maries ta fille à mon fils, comme cela il pourra lui aussi venir en France. Si tu ne le fais pas, tu ne te montres pas loyal ». GAMS indique également que « un garçon ou une fille suspecté-e-s d’homosexualité pourront se voir contraint-e-s à un mariage dans le but d’éviter les possibles rumeurs ».

On appréciera qu’une association spécialisée dans les usages de ces populations atteste de la non assimilation de certaines de ces familles. Comment l’Etat compte-t-il gérer ce problème significatif de l’échec de sa politique d’intégration ?

« Je ne suis pas là pour braquer la lumière sur une population et dire ‘regarder ce qu’ils font à leur femme », explique la réalisatrice Liza Azuelos. On se demande bien pourquoi elle est là alors. Sans doute était-ce seulement pour braquer la lumière sur les cathos coincés et obsolètes, capables de supporter la stigmatisation sans craindre de représailles de leur part plutôt que de stigmatiser les réels auteurs de ces coutumes pédophiles, suivant en cela leur bien-aimé prophète Mahomet.

Par ailleurs, on s’étonnera d’avoir poussé le vice jusqu’à faire un gros plan sur la poitrine naissante de cette petite pré-ado, alors que quelques instants plus tard, son père la rassure sur le fait qu’elle est une « vraie petite femme ».

Finalement, le seul public susceptible d’être attiré par ce film mal ficelé et surtout mensonger risque bien d’être celui des pédophiles eux-mêmes.

Caroline Alamachère

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