15 ans après, les chiens de garde nouveaux sont arrivés

Publié le 18 avril 2011 - par - 1 371 vues
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Les quadras se souviennent du brûlot de Serge Halimi, du Monde Diplomatique, intitulé « Les nouveaux chiens de garde ». Il avait eu un gros succès en librairie, malgré une publicité médiatique des plus réduites. Et pour cause ! En 110 pages, l’auteur épinglait un journalisme de révérence au système dominant, et au marché roi. Dans une presse écrite dominée par l’influence des grands groupes industriels, Halimi épinglait les July, Duhamel, Sinclair, Cavada, Field, Joffrin, Ockrent, Chazal, Giesbert, Poivre d’Arvor, Sylvestre, Levai, Daniel, Carreyrou, Minc, Sorman, BHL, qu’il appelait férocement les « nouveaux chiens de garde »… A l’occasion de Maastricht, en 1992, ou du plan Juppé, en 1995, il montrait comment cette petite élite journalistique faisait bloc pour déverser, partout le même discours, visant à nous présenter une information uniformisée, vantant le côté inéluctable de la mondialisation heureuse, sous l’égide bienveillante de l’Union européenne. Et gare aux malheureux qui osaient mal penser, le lynchage était immédiat ! C’étaient en 1997.

15 ans plus tard, les « chiens de garde » sont-ils toujours les mêmes ? Beaucoup de choses ont changé. L’Union européenne et son euro miracle, qui allaient nous rendre tous prospères n’en finissent plus d’agoniser. Les Français qui, malgré les hurlements de l’ensemble des grands médias (Humanité exceptée) avaient osé voter « non » en 2005, l’avaient bien compris. Mais d’autres phénomènes nouveaux, non évoqués dans le livre de Serge Halimi, marquent ces quinze dernières années : la progression de l’immigration, de l’islam et de l’insécurité, qui bouleverse la donne et s’accompagne d’un fait marquant : le monopole des journalistes professionnels a volé en éclat, avec l’apparition de la presse Internet, à partir de 2005, qui fut déterminante dans la victoire du « non au TCE ».

Certains chiens de garde des années 1995 sont toujours là, mais ils ont reçu des renforts, rendus nécessaires par l’évolution de la situation. En effet, Marine Le Pen, avec un discours nouveau, axé sur le social, la République et la laïcité, fait une percée spectaculaire dans les sondages. Cela a rendu hystériques les cerbères du politiquement correct. Pour la bien-pensance, cette situation nouvelle est insupportable ! Il leur faut des coupables ! Il leur faut lyncher tous ceux qui osent contester le fait que l’immigration soit une chance pour la France, que l’islam soit une religion d’amour et de paix, et que l’insécurité n’est qu’un effet de la crise sociale, et surtout pas un problème civilisationnel.

CHIENS MECHANTS

Ils ont donc décidé de s’en prendre à cinq journalistes, jugés coupables de la progression de Marine Le Pen, qui, bien sûr, démontre que « le ventre est encore fécond, d’où surgit la bête immonde ». Les cinq « salopards » ont été identifiés dans « Le Nouvel Obs », et dans « Le Monde ».

http://extremecentre.org/2011/04/15/les-cinq-salopards-eric-zemmour-elisabeth-levy-robert-menard-eric-brunet-et-ivan-rioufol/

Notons que cela ne fait pas beaucoup, au niveau du pluralisme de la presse, sur la centaine de chroniqueurs qui, quotidiennement, occupent les plateaux de télévision et la presse écrite ! Seulement cinq mal-pensants, donc, nommés Eric Zemmour, Ivan Rioufol, Elisabeth Levy, Eric Brunet et Robert Ménard. Mais que de haine à leur encontre ! Sans surprise, les charges les plus violentes du « chien de garde nouveau » viennent de la presse de gôche, y compris de celle qui se croit rebelle au système.

Le « chien de garde nouveau » a le visage des Apathie, Duhamel, Askolovitch, Demorand, Denizot, Plenel, Bourdin, Domenach, Joffrin, Pujadas. Face à Marine Le Pen, ils sont agressifs, haineux. Il leur faut démontrer que le fascisme ne passera pas par eux ! Quelle différence avec le ton révérencieux avec lequel ils accueillent un ministre UMP, ou un cacique socialiste, qui, depuis trente ans, plongent le pays vers l’abime.

Le « chien de garde nouveau », également, a le visage du Canard Enchaîné. Le sympathique palmipède, qui se croit anticlérical, frétille dès qu’un prêtre est pris en flagrant délit de pédophilie. Mais avec lui, surtout « Pas touche à mon islam ». Il a mené campagne contre la loi sur le voile intégral, et, rejoignant le politiquement correct, il se sent obligé de se joindre au lynchage d’Eric Zemmour, en s’appuyant sur Attali, son européisme et son mondialisme ! Pan sur le bec !

Le chien de garde nouveau a aussi le visage de Marianne, rebelle des années 2000, et totalement normalisé dix ans plus tard. Il est vraiment difficile de faire la différence entre les prestations télévisées de Domenach et celles de Jean Daniel. L’arrivée de Jacques Julliard dans la rédaction de Marianne montre que la fin de la récréation a été sifflée, et que Marianne est rentré dans le rang. Comment expliquer autrement l’incroyable absence de cet hebdomadaire, face à la montée de l’islam, sa hargne contre notre journal, et notre apéro saucisson-pinard, et son boycott des assises sur l’islamisation de nos pays ?

Le chien de garde nouveau, c’est Plenel. Certes, quand il s’agissait de faire de l’anti-capitalisme, dans les années 1995, son passé trotskiste était utile. Mais personne n’a oublié la ligne politique du « Monde », quand il dirigeait l’hebdo de référence de la presse française, et que Xavier Ternisien faisait preuve d’une incroyable complaisance avec Tariq Ramadan, et sa défense du voile à l’école. Rien de changé depuis que le fondateur de Médiapart – qui ne s’est jamais vraiment remis du livre de Péan-Cohen sur « La face cachée du Monde » – sévit ailleurs. Si vous vous avisez de toucher à l’islam, à l’immigration, à l’insécurité, le commissaire politique Plenel sort de sa boite. Nous avons ainsi vu cet islamo-collabo agresser, sur un plateau de télévision, à une émission de Calvi, un autre islamo-collabo, Robert Ménard. Pourtant, sur l’islam, ces deux anciens trotskistes jouent une partition voisine. Plenel voit dans toute évocation de l’offensive islamiste une résurgence de l’extrême droite raciste. Quant à Ménard, nul n’a oublié la manière dont il a accueilli, sur i-télé, Pierre Cassen, qualifiant l’apéro saucisson pinard de « provocation raciste ». Mais il se trouve que, malgré les gages qu’il donne à l’islam (il a combattu la loi sur le voile à l’école, la loi sur la burqa, et milite pour le financement public des mosquées), Ménard ose dire que dans certains cas, comme celui du pédophile assassin belge Dutroux il ne serait pas opposé à la peine de mort et, plus grave, il a même osé annoncer que son prochain ouvrage, écrit avec son épouse, Emmanuelle Duverger, s’intitulerait « Vive Le Pen » ! Pour Plenel, c’en est trop, tel un Staline faisant assassiner Trotski, il faut tuer Ménard, ce qu’il s’essaye à faire, de manière théâtrale, en s’exclamant, chez Calvi : « Passer de Reporters sans frontières à Le Pen, quelle déchéance, Robert Ménard, quelle déchéance ! ».

http://www.dailymotion.com/video/xi3o57_quelle-decheance-robert-menard_news

[dailymotion xi3o57]

Dans sa diatribe, Plenel incarne toute l’arrogance de la bobocratie, le sectarisme des gauchistes, et son mépris pour toute autre opinion que la sienne. C’est un stalinien dans l’âme.

Le « chien de garde nouveau », c’est Caroline Fourest. Jouissant d’un statut de chroniqueuse du Monde et de France Culture, et d’enseignante à Science-Po, elle utilise sa notoriété pour insulter les électeurs suisses, qui ont commis le crime de lèse-Fourest de faire le contraire de ce qu’elle professait, et de voter contre les minarets. Nous ne comptons plus ses articles vengeurs contre Riposte Laïque, et nous connaissons le travail de coulisse qu’elle exerce contre notre journal, pour nous rendre infréquentables, et nous qualifier de racistes. Le chien de garde nouveau aboie qu’être contre l’islam, c’est raciste (pour le plus grand plaisir de Tariq Ramadan) et qu’il faut combattre seulement l’intégrisme, cela c’est laïque, coco ! Elle a préparé, par ses discours, le toilettage de la loi de 1905, pour le plus grand bonheur de Sarkozy-Guéant.

Le chien de garde nouveau, c’est ce journaliste qui, sans se poser de questions, qu’il écrive pour Marianne, l’AFP, Le Nouvel Obs, Le Point, Le Parisien, Le Monde, Le Canard Enchaîné, et bien d’autres, amalgame systématiquement notre site à l’extrême droite, histoire de nous rendre infréquentables.

Haineux, tous ces cerbères du politiquement correct montrent leur vrai visage, celui du totalitarisme, et de l’intolérance. En service commandé, ces journalistes larbins ont commandé la fin de la France, de nos services publics, de notre modèle républicain, laïque et féministe, au nom du mondialisme, de l’immigrationnisme, de l’européisme, du métissage et du cosmopolitisme. Mais ils sont sur le pente descendante.

La presse Internet sonnera le glas du pouvoir médiatique de ces petits marquis. Nous ferons tout pour que cela se fasse avant qu’il ne soit trop tard. A cause d’eux, nous avons déjà perdu notre souveraineté. A cause d’eux, l’islam menace nos générations futures, et notre modèle civilisationnel. A cause d’eux, une immigration massive, sans intégration, majoritairement musulmane, risque de rendre minoritaires les Français sur leur propre sol. A cause d’eux, nos enfants et petits-enfants risquent de devenir des dhimmis.

Nous ne nous laisserons jamais impressionner par leurs insultes et leurs amalgames. Ces nouveaux chiens de garde illustrent merveilleusement cette phrase de Serge de Beketch : « Le journalisme ne permet pas de gagner sa vie. Ce qui permet de gagner sa vie c’est la prostitution journalistique. Mais c’est un autre métier. »

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