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Voter Le Pen, c'est voter Daesh…

©MICHEL CLEMENTZ/WORLDPICTURES/MAXPPP ; ARCHIVES / / BARCELONE, LE 9 AVRIL 2011 / SPORT / TOP 14 / LE PRESIDENT DU CLUB DE RUGBY DE TOULON MOURAD BOUDJELLAL LORS DU QUART DE FINAL DE H-CUP ENTRE L'USAP ET LE RCT
De ce pauvre Gattaz, après avoir conféré avec Manolo et pris les consignes, nous lisons, dans Le Parisien du 1er décembre : « L’arrivée aux commandes de Marine Le Pen ou de sa nièce Marion en Nord-Pas-de-Calais ou PACA, et demain, qui sait, à la tête du pays, plongerait la France des décennies en arrière. ». Certes ce Gattaz là ne vaut pas son père, l’intelligence n’étant pas héréditaire comme les fauteuils de président, mais quand même, ne pas dominer son verbe à ce point-là, ne pas simplement entendre ce que l’on éructe ! ». Retourner des décennies en arrière ! » Mais les millions de Français qui voteront F.N. ne demandent que ça  ! Et ceux qui hésitent pourraient être amenés à réfléchir en entendant cette docte prédiction et à les faire choisir un bulletin F.N en ce dimanche 6 décembre ! La France d’il y a quelques décennies ! Quel programme! Des emplois, une puissance industrielle triomphante ! En ville pas d’étranges créatures voilées, pas de barbes inquiétantes ! Le soir, promenades jusqu’au cinéma du coin, sans crainte de croiser un destin fatal dû à un regard jugé insultant, à une cigarette refusée ! Des jeunes filles à la mini-jupe effrontée, riant sans que le mot « pute » ne jaillisse. Calais était toujours en France, une France respectée et écoutée sans rire, hors de ses frontières. Le mot de kalachnikov était inconnu. On pouvait aller danser, écouter l’orchestre au « Pavillon bleu » du coin en n’imaginant même pas que l’on pourrait y laisser la vie. On ne savait pas que l’islam existait.
Mais peut-être que ce discours à double sens est voulu. Bon sang, mais c’est bien sûr,  Gattaz est un crypto !
Et que penser des affirmations de ce politologue fameux, accessoirement président d’un club de rugby dans le Var : « Voter Le Pen, c’est voter Daesh ! » Suivez bien ce syllogisme, tout droit sorti des vestiaires de Mayol :  » Daech veut séparer les Français, voter Le Pen c’est séparer les Français donc, voter Le Pen c’et voter Daech ! » Elle est pas belle la vie sur la rade ! Comme il nous presse d’être au 6 décembre au soir pour voir le score du F.N dans la ville de Toulon, vous savez, cette ville que ce monsieur président de club avait connue, sous la botte fasciste, menée à la ruine, au désespoir ! « Nous, à Toulon on a connu le F.N en 1995, c’était les commerces qui ferment, les couples qui se séparent (si,si), je ne veux pas que ma région connaisse ça! » Alors il soutient Estrosi (qui lui aussi martèle que le Daech est l’agent recruteur du F.N). Il ne sait pas qu’Estrosi-Sarkozy, les filières emigrationnistes, l’Islam il y aurait matière à s’interroger et il argumente avec une froide sagacité qui en dit long sur la pertinence de ses conclusions : « Les seuls qui ont intérêt à voter Le Pen aujourd’hui ce sont les charcutiers (sic!) parce qu’ils augmenteraient leur chiffre d’affaires avec les cantines scolaires ». Admirez l’argument, M’sieux dames! Z’avez vu le niveau!
Au vu des résultats des élections départementales 2015 dans les cantons de Toulon et les scores des candidats F.N tous présents au deuxième tour (premier canton : 37,48; deuxième:37,71; troisième:34,34; quatrième:32,39…),on peut affirmer que les Toulonnais ne manqueront pas de charcuterie pour les fêtes! Et ce petit monsieur-président a-t-il pensé que statistiquement environ 37% des spectateurs qui, au stade, hurlent, bons enfants, le « pilou, pilou », le font vivre et qu’alors il n’hésite pas à empocher leur argent !!
Tout cela est de la haute politique, croient-ils et le mieux, avant de s’étouffer de rage est d’en sourire! En attendant le verdict souverain des urnes.
Une dernière remarque, monsieur le président : il y a quelques décennies, le dimanche nous allions au stade en riant, en buvant un coup à la buvette, on chantait, les joueurs sortaient du car, on s’approchait, on leur tapait sur les épaules… c’était la fête dominicale! Pourquoi les joueurs de Toulon, ce dimanche 6 décembre ne remonteront-ils pas « l’avenue des légendes », pourquoi les spectateurs sont-ils priés de venir sans sac, au risque d’être refoulés, pourquoi une partie du parking est-elle fermée, y aurait-il quelque chose de changé, comme une crainte qui volerait autour de Mayol… et que seul le F.N n’a pas contribué à créer ?
Jean-Paul Rebour