1er mai : ce que j’ai vu à la manifestation du Front national à Paris

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Plusieurs milliers de personnes s’étaient retrouvées pour célébrer, comme il se doit, la traditionnelle fête du 1er mai dans un brouhaha joyeusement cacophonique, chaque délégation locale se retrouvant sous sa banderole. Nombreux étaient ceux qui avaient roulé toute la nuit en car pour ne pas rater ce rendez-vous coutumier.

Quelques instants avant le départ du défilé, deux ou trois Femen aux actions d’une ennuyeuse prévisibilité sont venues nous rendre visite avec l’espoir probable et déraisonnable d’attraper un rhume de poitrine, au nom de la lutte contre l’« épidémie fasciste ». Les pauvrettes, elles sont mignonnes… Les policiers et le service d’ordre, particulièrement strict cette année, ont vite expulsé celles qui se positionnent, si l’on en croit leur compte Twitter, comme des résistantes « extrémistes ».

Entourés d’un cordon de sécurité très resserré, les cadres du parti et les jeunes maires arborant leurs écharpes tricolores avançaient derrière une banderole « la France avance », tandis que la troupe des militants qui les suivaient lançaient des fumigènes en scandant « on est chez nous ! ».

Après le traditionnel parcours menant jusqu’à l’Opéra et le passage obligé devant la statue de Jeanne d’Arc, c’est un Julien Rochedy bondissant qui a surpris tout le monde par sa fracassante entrée sur la tribune, d’où il a annoncé l’arrivée de chacun des nouveaux maires.

« Le vieux », qui a toujours autant la cote auprès des militants, a bien évidemment ouvert le ban, prenant place derrière le pupitre pour nous parler des grands hommes qui ont fait rayonner notre pays sur le monde. Comme chaque année, Jean-Marie Le Pen a rappelé les hauts faits d’une Jeanne défendant la France dans une grande et noble mission avec un courage montré en exemple face à l’envahisseur, tout comme aujourd’hui sa fille le fait aussi, à sa façon et sans les armes, contre les aberrations européistes venues de l’étranger et qui tendent à nous faire basculer dans le tiers-mondisme le plus vil et le plus dangereux.

Puis Marine est arrivée, souriante, en vainqueur, aux cris chaleureux de « Marine Présidente ! ». D’emblée, elle a rappelé l’importance de se rendre aux urnes pour les élections européennes du 25 mai prochain, insistant sur les dangers de l’abstention qui contribue à faire le nid du système et revient à donner un chèque en blanc pour perpétuer dans le temps les méfaits déjà commis. « Ne me décevez pas et allez voter ! », « c’est une nécessité vitale pour la France » a t-elle ajouté, promettant que si le FN arrivait en tête, Hollande n’aurait pas d’autre choix que de dissoudre l’Assemblée Nationale.

Alors que la pluie jouait les trouble-fête, elle a entamé un tabassage en règle des différents responsables de nos maux, fustigeant notamment les banques qui jouent « au casino avec vos économies », rappelant le triste épisode Tapie, et dénonçant les remboursements abusifs, par le petit peuple, d’emprunts inconséquents faits par d’autres, par ces banquiers et ces lobbies avides de s’en mettre plein les poches.

Tandis qu’une panne de micro la rendait momentanément muette, son public patient en a profité pour entonner la Marseillaise, se faisant un devoir d’en achever le refrain alors que le son était entre temps revenu.

Marine a tour à tour déploré la concurrence déloyale que nous subissons en termes de salaire alors que nous comptons 6 millions de chômeurs, elle a condamné cet euro qui nous appauvrit et tue notre industrie avec le risque de connaître le même sort que la Grèce naufragée, l’Espagne ou l’Italie. Elle a encore fustigé la perte de souveraineté de la France et de son peuple devenu « un peuple enfant » sans ossature ni pouvoir, avec cette obligation insupportable à devoir rendre des comptes et se soumettre au bon vouloir d’une Europe destructrice dont les dirigeants nous considèrent avec mépris. Elle nous a enjoint à redevenir « ce peuple de lions quand ils ne sont pas gouvernés par des ânes », des ânes qu’elle a qualifié peu après de « Docteurs Maboul ».

Allant de pair avec l’asservissement européen et son effet létal, notre déclin s’accélère avec la négation de notre identité pourtant multiséculaire : « Nous n’avons plus le contrôle de ce que nous faisons et le système veut désormais nous faire perdre le contrôle de ce que nous sommes ».

Condamnant avec virulence l’écoeurante lâcheté d’Hollande vis-à-vis de l’Europe, Marine l’a souffleté d’un revers : « nous savions déjà qu’il n’était pas très fort pour la décision, mais nous voyons qu’il l’est encore moins pour la résistance ». Le dérisoire et mollasson personnage qui nous sert de chef d’Etat a, entre deux sonores indignations, endossé le costume de « sous-préfet européen laissé par son prédécesseur Nicolas Sarkozy ». Puis, Marine a interrogé : Manuel Valls peut-il être la voix de la France, lui le « servile relais dans notre pays des exigences dessinées ailleurs, à Bruxelles et à Berlin ? ».

A diverses reprises, la foule a hué en vrac Montebourg, Sapin, Valls, Merkel et Sarkozy, accusés de nous manger la laine sur le dos. De même, lorsqu’elle a demandé si l’UMP, « ce parti qui a mis la France à genoux pendant 10 ans » pourrait faire mieux, le public a fait connaître bruyamment le fond de sa pensée. Elle a rappelé les trahisons en alternance de l’UMPS qui, depuis des années, se repasse le flambeau de la destruction de la nation en faveur d’une Europe mondialiste.

Marine a insisté sur les trahisons vis-à-vis de nos fleurons sidérurgiques, Arcelor avalé par l’Indien Mittal hier, Alstom aujourd’hui, abandonné à d’autres avec le dédain de celui qui abandonne son chien au pied d’un arbre. A quoi bon avoir repris notre territoire aux Boches pendant la guerre si c’est pour aujourd’hui brader notre corps industriel au premier souteneur venu ? « Nous sommes les dindons de la farce, sommés de baisser la tête, de tourner les yeux… ». Et sans vaseline…

Faisant une timide allusion au communautarisme, elle n’a cependant pas développé ce terrain-là, se contenant de déplorer, sans surprise, que l’on entre dans cette France déshabillée de ses frontières comme dans un moulin, pour uniquement gagner le droit d’obtenir des papiers et les droits associés, sans réelle volonté de s’assimiler ni de respecter nos valeurs… L’assimilation devrait pourtant être la clé d’une immigration dûment choisie et maîtrisée en amont.

Marine a encore rappelé cette classe politicienne qui a trahi les Français en 2005 en allant à l’encontre de leur vote, fustigeant les commissaires non élus et placés là contre la volonté du peuple et au détriment de la souveraineté de la nation, cette France jadis montrée en exemple au monde pour ses valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de droits de l’Homme. Depuis ce mois d’avril, le traité de libre échange transatlantique va permettre le commerce de produits américains et canadiens issus de main d’oeuvre à bas coût, avec des normes incompatibles avec les nôtres. Dorénavant, nos assiettes pourront être garnies de poulet à la javel, de boeuf aux hormones et d’OGM jusqu’à l’indigestion… Au pays de la bonne bouffe, c’est vous dire l’affront et la déchéance ! Sans compter que désormais, les multinationales peuvent attaquer les Etats…

Voilà dans quelle gueule mondialiste avide nous jettent sans relâche les vendus du système UMPS, vrais frères et faux ennemis associés pour détruire notre peuple au seul profit de gigantesques organismes privés étrangers.

Alors oui, le 25 mai, c’est décidé : pas d’abstention !

Caroline Alamachère

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