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Ces musulmans qui ne disent pas tout sur le Coran

Qu’est ce que c’est beau de vivre dans un pays libre comme la France, d’être journaliste, anthropologue ou islamologue et d’être contre les islamistes ! La chaîne ARTE est toute fière de vous consacrer tout une soirée Théma au titre bien racoleur : « Ces musulmans qui disent non à l’islamisme ».

Cette émission présentée le mardi 28 août 2007 s’articulait autour de deux « fictions » et d’une discussion. Même s’il s’agit de documentaires, selon la chaîne franco-allemande, je démontrerai ici qu’il s’agit bien de vidéos où on nous raconte aussi des histoires.

20h45 – 21h30, 1ère histoire : Un homme en colère, portrait de Mohamed Sifaoui. Réalisateurs : Fabrice Gardel, Antoine Vitkine.

Mohamed Sifaoui est un militant progressiste comme la France les aime. Elle est subjuguée face à eux presque autant qu’elle l’était dans ses hallucinations dictatoriales prolétaires. M. Sifaoui est, à n’en pas douter, un militant courageux. Il a témoigné aux côtés de Charlie Hebdo et nous a livré des enquêtes qui mettent à nu des manipulations par des imams : cas des caricatures danoises par exemple. Mais, était-il vraiment nécessaire de nous présenter une sorte d’épopée où les réalisateurs ne montrent pas un seul défaut de notre militant ? Exemple : au tribunal et devant caméras, M. Sifaoui défend Charlie Hebdo en disant que c’est bien les islamistes et le régime saoudien qui associent l’islam à la violence en affichant, entre autres, un drapeau où le credo islamique est souligné par un sabre dégainé. C’est la vérité, mais ce n’est pas TOUTE la vérité à laquelle l’engage son sermon devant le tribunal républicain : le sabre est bel et bien le moyen qui a permis à la famille Saoud ET à notre prophète Mahomet de conquérir l’Arabie. D’ailleurs, les Saoud sont plus modestes puisque le Yémen, Oman et les émirats du Golfe échappent à leur contrôle.

21h30-22h15, 2ème fiction : Le prophète Mahomet et les femmes. Réalisateurs : Lila Salmi, Malek Chebel.

Pour contrer, soi-disant, les islamistes, les producteurs musulmans de cette vidéo nous présentent un prophète qui aime les femmes et qui se serait battu pour améliorer leur condition. On pourrait dire ironiquement qu’il les aimait tellement qu’il en a épousé une douzaine à la fois, alors qu’il est resté fidèle à sa première femme, tout le temps où il n’était pas chef de communauté et de razzias. Nos mystificateurs islamologues et apprentis vidéastes oublient de dire TOUTE la vérité : Mahomet « aime » ses femmes à tel point que ses neuf veuves seront interdites de remariage. Le coran les déclare « mères des croyants ». Nos soi-disant militants anti-islamistes oublient par la même occasion d’expliquer que c’est bien cette tradition, propre au prophète, qui a été perpétuée par les califes musulmans jusqu’aux Ottomans et même, paraît-il, jusqu’à Hassan II, avant-dernier roi du Maroc. Nos preux militants anti-islamistes oublient par la même occasion de rappeler que le prophète a manifesté une colère bleue lorsque son gendre Ali avait exprimé son intension d’épouser une deuxième femme. Le prophète aurait dit qu’il ne pouvait admettre que sa fille soit humiliée de la sorte. Deux poids, douze mesures !

22h15-22h42 : Débat animé par Daniel Leconte

Malgré cela, positivons et félicitons nous du choix fait par ARTE pour ses trois invités qui ont su élever le débat. Aussi bien Mme Lale AKGÜN que MM. Saïd SADI et Abdennour BIDAR ont été à la hauteur et osé parler vrai. M. Sadi nous a bien éclairés sur la responsabilité commune et de la « Révolution algérienne » et des islamistes dans la concurrence régressive vers l’islam des ténèbres. Mme AKGÜN, députée au parlement allemand, a bien insisté sur la nécessité d’éduquer nos enfants musulmans, ici et maintenant, à la démocratie et au respect des autres, choses qu’ils auront du mal à trouver dans notre islam d’origine. Quant à M. Bidar, Auvergnat et professeur de philosophie, il a été assez clair en disant qu’il était nécessaire de déclarer caducs tous les versets coraniques incompatibles avec la déclaration des droits de l’homme. Voilà donc un honnête homme comme on les aime !

En résumé : tant que des soi-disant militants feignent d’oublier de flagrantes et évidentes vérités de mon histoire islamique, ils ne seront que de faux témoins aussi bien de notre temps et des temps anciens. Et tant qu’ils ne s’attaquent pas aux fondamentaux de la pensée liberticide inscrite noir sur blanc dans l’islam=coran+Mahomet, ils ne feront que déambuler autour du pot sacré tout en amusant la galerie télévisuelle.

Mohamed Pascal Hilout

nouvel-islam.org




Comment identifier des personnes totalement voilées ?

Lettre au responsable de la Cité des Enfants

J’ai récemment visité la Cité des Enfants avec mon jeune fils et en suis très satisfait.

J’ai cependant été surpris, pour ne pas dire choqué, par un détail relatif à la sécurité de votre établissement.

Je me suis présenté à l’entrée de la Cité des Sciences et j’ai été contraint de montrer le contenu de mon sac au Service de Sécurité.
Dans le cadre du Plan Vigipirate et étant un citoyen conscient de mes obligations, je me suis exécuté bien qu’il soit pénible d’être considéré comme un délinquant potentiel quand on se sait honnête. Une contrainte, mais bon, cela est finalement normal.

Et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’une femme (ou un homme ?) était intégralement voilé(e?) ne laissant apparaître que ses yeux dans la Cité des Enfants.
Outre le caractère religieux ou communautaire de ce signe distinctif, ce qui me choque, c’est sa totale incompatibilité avec l’esprit même du plan Vigipirate.

En effet, en premier lieu, une fouille des sacs est imposée mais le port de la djellaba est autorisé, ce qui est totalement inutile en Europe : cette tenue sert à protéger de la chaleur dans le désert (je suis natif du Maroc moi-même et connais l’utilité de ce vêtement dans des conditions climatiques rudes).
Pourquoi autoriser le port d’une tenue vestimentaire qui permet justement de dissimuler un sac ??!? Voire même des armes ou des explosifs ?!??

Mais surtout, en deuxième lieu, le visage masqué, même le sexe de la personne n’est pas identifiable !
Si une telle personne commettait un grave délit, comment les caméras de surveillance pourraient-elles permettre une quelconque identification ???
Excusez moi d’une remarque aussi directe, mais à ma connaissance, il n’y a que les braqueurs de banque et les terroristes corses qui dans notre pays se « promènent » visage masqué dans nos rues !!!
Par ailleurs, il me semble aussi que les devoirs du citoyen français lui imposent de circuler à visage découvert justement dans un souci de montrer son identité, obligation ainsi de participer à la sécurité de l’Etat, tout comme il a celle de se conformer aux règles de présenter le contenu de son sac.

Vous comprendrez alors qu’il m’apparaisse comme surprenant, voire discriminant, que je fasse moi l’objet d’une règle de sécurité stricte, et qu’une autre personne puisse ainsi bénéficier d’une totale impunité aux regards des mêmes règles de sécurité.

J’estime donc que vos services de sécurité devraient demander à toute personne de montrer son visage dans l’enceinte de la Cité des Sciences – au moins cela.
Bien entendu il s’agit d’une opinion personnelle mais vous conviendrez que je fais appel là au simple bon sens.

Je vous sollicite donc afin de connaître les règles exactes que vous impose le Ministère de l’Intérieur et la Loi Française dans le cadre du Plan Vigipirate relativement à cette situation et vous invite à réfléchir très sérieusement à la question de la compatibilité du port du voile islamique ou de toute autre tenue vestimentaire ou comportement à risque (il ne s’agit pas de prendre pour cible une communauté précise) et des consignes de sécurité en vigueur dans votre établissement.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués

Raoul Andresy




Défendre celles et ceux que les islamistes traînent devant les tribunaux

Pourquoi avoir choisi d’écrire les éditos sous le nom de Cyrano ? Parce qu’il incarne, à notre avis, les valeurs que nous défendons à Riposte Laïque.

Cyrano de Bergerac, libre penseur du XVII° siècle, est un personnage fascinant et d’une étonnante modernité, il a reçu l’enseignement de Gassendi, philosophe matérialiste, tenté par le scepticisme et néanmoins chrétien et il a fait partie des cercles libertins (adeptes du libertinisme, à ne pas confondre avec le libertinage !) qui rassemblaient les individus rétifs à toute règle imposée par la religion, la morale ou la coutume. C’est, également, un écrivain de talent et ses oeuvres satiriques, notamment l’Histoire comique des Etats et empires de la lune, témoignent d’un regard acéré et sans complaisance sur son temps.

Dans ce modèle de pensée libre, après un premier essai raté qui ne le transporte qu’au Canada, le narrateur parvient sur notre satellite et la rencontre avec ses habitants l’autorise à donner libre cours à ses réflexions contre les bien pensants, le clergé et Dieu. Le thème de l’héliocentrisme et de la pluralité des mondes en est le prélude et cette promenade interplanétaire tourne en dérision tout ce qui fait la fortune de l’Église catholique : l’immortalité de l’âme, les jésuites, le cérémonial chrétien qui accompagne la mort, la résurrection, les miracles, la prééminence de l’être humain sur les animaux et les végétaux (grandiose passage où le chou est déclaré l’égal des êtres humains) et allant même jusqu’à démontrer l’absurdité de l’idée de Dieu. L’adresse de Cyrano de Bergerac réside dans le retournement des controverses religieuses en les transposant dans cette société lunaire où sont considérées comme blasphématoires les conceptions défendues par le clergé terrestre.

Enfin, Cyrano doit une partie de sa popularité à Edmond de Rostand qui a excellé à en faire un héros auquel on s’identifie avec bonheur grâce à son panache, sa revendication incessante de liberté et son testament final où il prend à partie ses ennemis de toujours : « Le Mensonge, Les Compromis, les Préjugés, les Lâchetés et la Sottise ! ». Belle déclaration de guerre que nous reprendrons à notre compte dans Riposte Laïque.

Le numéro un de notre journal a été bouclé samedi dernier. On doit vous l’avouer à présent, c’était un pari de fous. Entre le moment où, avec quelques amis issus de Respublica, nous avons décidé de constituer ce nouveau journal, début août, et ce premier numéro, il ne s’est écoulé qu’un mois.

Trente jours, en plein mois d’août, pour former une véritable rédaction, trouver le nom du journal, débusquer un copain qui nous fasse un site sans nous faire payer trop cher le travail énorme que cela a nécessité, contacter un autre ami qui nous propose des logos, régler avec un autre copain de copain le mystérieux problème des listes groupées, trouver les bons articles pour un premier numéro, récupérer un maximum d’adresses auprès des proches, pour que ce premier numéro ne reste pas dans la clandestinité… Nous nous sommes fait beaucoup de cheveux blancs, et nous étions tous un peu fébriles samedi dernier.

Nous avions raison de l’être. Le premier envoi a été particulièrement difficile pour nous, car il faut bien que tout cela se rode.

Certains ont dû le recevoir plusieurs fois, nous nous en excusons auprès d’eux. Pour ce numéro, les mêmes désagréments risquent de se reproduire, car nous n’avons pas fini de contrôler nos listes, et d’en retirer les mauvaises adresses.

Les premiers retours que nous avons sont excellents, la fréquence des visites sur notre site [www.ripostelaique.com->www.ripostelaique.com] l’atteste. Vos réactions nous encouragent également. Certes, un ou deux grincheux nous ont reproché de nous moquer du Pape, ou d’être trop méchants avec les sympathiques islamistes. Mais globalement, nous sentons que l’esprit unitaire et rassembleur de ce journal, allié à une forte détermination revendiquée de défendre les principes laïques et féministes, suscite une énorme attente chez beaucoup de lecteurs.

Nous allons essayer, lors de ce numéro, et des suivants, chaque semaine, d’être à la hauteur de espoirs que nous avons provoqués.

Pour nous, la laïcité, outre le principe de séparation du religieux et du politique, c’est la liberté de conscience, le droit à la libre critique de tous les dogmes, donc de toutes les religions.

Les laïques et les républicains ont été leur cible, notamment dans des journaux comme Le Monde ou Libération .

Nous n’avons pas oublié leurs insultes, leurs procès en sorcellerie, leurs lynchages, quand, depuis la première affaire du voile à l’école, à Creil, en 1989, nous nous opposions déjà, au nom de la laïcité et de l’égalité hommes-femmes, à cette offensive obscurantiste de l’extrême droite islamiste.

Nous n’avons pas oublié les amalgames, les accusations de faire le jeu du Front national, la suspicion d’être des nostalgiques du colonialisme.

C’est d’une partie de la gauche plurielle et bobo, de la mouvance islamogauchiste des « Indigènes de la République », et des associations comme le Mrap de Mouloud Aounit ou la LDH de Dubois-Tubiana, que viendront les calomnies les plus fortes. Ces gens entendaient intimider, en les qualifiant d’islamophobes, tous les citoyens qui s’inquiétaient de voir le symbole de l’oppression des femmes gagner du terrain sur l’ensemble du territoire français.

La bataille de l’opinion, en 2004, lors de la bataille pour une loi contre les signes religieux à l’école, a été gagnée par les laïques et les féministes. L’extrême droite islamiste, qui est capable d’inviter à ses congrès des personnages aussi différents que Noël Mamère ou Christine Boutin, a subi une défaite cinglante et nécessaire.

Pourtant, trois années plus tard, que constate-t-on ? Le nombre de voiles progresse en France, provoquant une exaspération croissante de la population, notamment des femmes.

De plus en plus de mineures le portent. On voit de plus en plus de Belphégor, dont le passage dans les rues provoque un malaise visible chez les passants.

Mais personne n’ose dénoncer la gravité de cette situation, tout le monde préfère fermer les yeux, de peur d’être traité d’intégriste laïque, ou de raciste.

Robert Redeker a dû vivre cloîtré de longs mois, et voit aujourd’hui son existence bouleversée à jamais suite à un article paru dans « Le Figaro ».

L’hebdomadaire Charlie Hebdo a été trainé devant les tribunaux par toutes les composantes du Conseil Français du Culte Musulman, emmenés par Boubakeur et l’UOIF. Quant à notre ami Mohamed Sifaoui, il vit depuis quatre ans sous haute protection policière, comme nombre de ceux qui, en Europe, sont victimes des menaces des islamistes.

En France, une femme, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gîte, dans les Vosges, sera traînée devant les tribunaux, le 2 octobre prochain, à Epinal. Son crime ? Avoir demandé à deux femmes de retirer leur voile, dans les lieux communs de son gîte, pour respecter les autres locataires.

Laurence Bonzani, directrice d’une école dans l’Essonne, a, elle, demandé à une mère, lors d’un accompagnement scolaire, de retirer son hijab. Elle est, elle aussi, accusée de racisme, et poursuivie devant les tribunaux par le procureur de la République, encouragé par les verdicts de la Halde. Pourtant, notre amie Michèle Vianès montrait, dans notre numéro un, qu’ils n’ont aucune légitimité dans nos principes républicains.

Nous avons rencontré Fanny, et discuté avec Laurence. La première n’est pas une militante, la seconde l’est chez les Verts.

Ce sont ces deux femmes progressistes, très attachées, chacune avec leur parcours, aux principes de l’égalité hommes-femmes, qui se retrouvent traînées devant les tribunaux.

Et qui dépose plainte ? Des militants islamistes qui montent des provocations. Eux qui n’ont pas un mot contre les dictatures et la tyrannie religieuse dans les pays où leurs amis sont au pouvoir. Ils sont trop souvent soutenus par des forces qui consacrent leur énergie à cracher sur la République et la laïcité, qu’ils présentent de manière récurrente comme liberticides et racistes. C’est une partie de la gauche qui relaie l’offensive d’une extrême droite politico-religieuse. On croit rêver !

Laurence, dans son malheur, a la chance d’être syndiquée, d’avoir des structures. Mais Fanny est seule.

Les uniques appuis qu’elle a reçus, à ce jour, se situent, outre quelques contacts amicaux avec notre réseau, au niveau de l’extrême droite.

Ces deux femmes ont besoin de soutien. A travers leurs deux cas, c’est toute la société française, et ses lois, qui sont interpellées. On ne peut laisser la seule extrême droite occuper ce terrain, sur des bases qui ne sont pas les nôtres.

Quelque chose ne va pas dans ce pays si c’est Fanny et Laurence qui sont poursuivies par le procureur de la République, sur plainte de militantes zélées de la cause du voile en France.

Riposte Laïque ne fera pas dans le « politiquement correct », ni dans le « laïquement correct » qui conduit, dans les faits, certaines bonnes âmes à ne pas bouger. Nous serons, comme ce fut le cas lors de ce qu’on a appelé « l’affaire Redeker », sans aucune réserve, sans aucune faille, derrière ces deux femmes, et nous espérons susciter le soutien le plus large possible autour d’elles.

L’heure n’est pas au sectarisme, ni à la division des laïques, ni aux grands discours incantatoires qui renforcement des clivages qui ne font qu’affaiblir notre camp. L’heure est au soutien et à la solidarité, car ces deux affaires sont révélatrices.

Tous les pays européens sont confrontés à l’offensive du voile islamique, et au détournement des valeurs démocratiques que les fondamentalistes tentent de nous imposer.

Dans l’Hexagone, les Eglises, cautionnées par l’Union européenne, où le Vatican est influent, rêvent d’en finir avec le modèle laïque français.

La loi de 1905 est aujourd’hui menacée par des propos d’Alliot-Marie, encouragée par Sarkozy.

Riposte Laïque n’a pas vocation à devenir une nouvelle association, qui ajouterait de la division à la division, et de l’éparpillement à l’éparpillement.

Nous nous contentons d’être un média laïque unitaire d’information et d’action, qui informe et mobilise nos lecteurs, que nous espérons de plus en plus nombreux.

Nous avons, de par nos expériences militantes, un réseau solide, en France, en Europe et dans le monde. Mais nous comptons sur nos lecteurs pour informer, et nous proposer des articles si le sujet leur paraît important. Nous voulons publier en priorité les papiers issues de la rédaction, et de nos lecteurs.

Nous n’avons aucun soutien politique. Nous avons monté ce journal, quels que soient nos engagements, indépendamment de toute association.

Nous avons la laïcité chevillée au corps, nous ne voulons pas vivre dans un pays où elle serait sur le recul. Nous ne voulons pas que le communautarisme, religieux, s’impose en France. Nous ne voulons pas de la dictature des bandes dont on parle parce qu’elles ont réglé leurs comptes dans Paris, et dont on tait les agissements quand ils ont lieu dans les quartiers populaires.

Nous considérons que la multiplication du nombre de voiles, constatée sur le territoire, est une agression contre toutes les femmes, mais aussi une insulte à l’égalité entre les sexes.

Nous ne voulons pas du modèle anglo-saxon que l’Union européenne veut nous imposer. Nous sommes attachés au modèle laïque et solidaire de la République, une et indivisible.

Si vous partagez ces idéaux, et voulez contribuer au succès de notre journal, faites-nous connaître, faites le circuler, abonnez des amis qui partagent notre combat.

Si enfin, vous souhaitez contribuer à ce que nous ayons des moyens militants, dont nous sommes aujourd’hui dépourvus, vous pouvez nous envoyer des chèques de soutien (nous avons reçu les premiers dès mercredi) à Riposte Laïque, 81, avenue Bernardy, 13001 Marseille.

Bonne lecture, et à la semaine prochaine.

Nous écrire : [ripostelaique@orange.fr->ripostelaique@orange.fr]

Notre site : [www.ripostelaique.com->www.ripostelaique.com]




Le metteur en scène de mariages, un film de Marco Bellocchio

Après Le sourire de ma mère, sur l’hypocrisie de la canonisation, Marco Bellocchio poursuit dans sa description d’un catholicisme parasite. Dans Le metteur en scène de mariages, c’est l’union insécable de deux personnes imposée par l’autorité religieuse qui subit son analyse. Un cinéaste célèbre, et athée, se voit attribuer la tâche de filmer une cérémonie de mariage. La malheureuse élue est une jeune femme que son prince de père jette dans les bras d’un homme qu’elle n’a pas choisi, pour sauvegarder l’honneur de la famille. L’Eglise, par le pacte du mariage, vole ainsi au secours d’une aristocratie en déclin. Enigmatique, inquiétant, le prince adopte des poses figées, un regard fixe, une distance qui est aussi celle d’un coeur froid. Le metteur en scène s’attachera alors à dissuader la jeune femme d’accepter ces « funérailles », le mot étant de son propre père. Et le sauvetage se fera à double titre puisque la future mariée sera enfermée dans un couvent jusqu’au jour fatidique.

Alors qu’un mariage passe ordinairement pour un moment d’allégresse, du film de Marco Bellochio émane une tension pesante, des couleurs plutôt sombres, comme lors d’une procession catholique nocturne. Et comment mieux désacraliser le mariage qu’en submergeant la cérémonie religieuse, dès la première scène, par une abondance de caméras et d’appareils photographiques. Le mariage n’est plus qu’une exhibition des dernières trouvailles de la technologie dans laquelle les mariés subissent autant l’autorité du prêtre, qui imprime toujours sa marque, que leur relégation au rang de participants passifs sous les objectifs des appareils. Dans une situation totalement déterminée par l’environnement, le couple n’est pas acteur mais sujet. Il se soumet au conformisme chrétien dans lequel il croît trouver sa légitimité dont, au contraire, une vraie pratique de la liberté se moquerait bien.

Jocelyn Bézecourt

[www.atheisme.org->www.atheisme.org]




Les rendez-vous laïques

MARDI 11 SEPTEMBRE

MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME

A Paris PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE DU 11 SEPTEMBRE 2007

1 – LE DROIT FACE AU TERRORISME (10 h – 12 h)
L’urgence d’imposer une définition
La nouvelle donne des attentats « suicides »
La défense des droits des victimes d’attentats : Droits bafoués tant que les terroristes et leurs commanditaires jouissent de l’impunité. Avec :
Evelyne Guzy, coauteur de « Attentats suicides, le cas israélo-palestinien »
Malka Marcovich, consultante internationale, auteure d’un rapport pour la LICRA sur le *Nouveau Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Claude Moniquet, Président de l’ESISC
Richard Rossin, auteur de » Noces à Canaan »
David Ruzié, Professeur Émérite de Droit International
François Zimeray, avocat auprès de la CPI

2 – LE TERRORISME CONTRE LES LIBERTÉS (13 h – 15 h)
Menace sur nos libertés d’expression et de communication
Chantage qui incite à l’autocensure et à la lâcheté. Conséquences du terrorisme :
mesures sécuritaires qui restreignent nos libertés
suspicion au quotidien qui détruit le vivre ensemble et favorise le racisme. Avec :
Pierre Cassen, animateur de Respublica (2003-2007), fondateur de Riposte Laïque (2007).
Jocelyne Clarke pour l’UFAL (Union des Familles Laïques)
Josiane Sberro, représentante de Primo Europe
Dominique Sopo, Président de SOS Racisme
Michèle Vianès Présidente de Regards de Femmes
un représentant du Bureau Laïque International
et peut-être une participation surprise …

3 – S’UNIR CONTRE LE TERRORISME ET LES TERRORISTES (15 h – 17 h) Le rôle de la société civile Constitution de l’alliance internationale contre le terrorisme ; Avec : – Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT
Cherifa Kheddar, Présidente de Djazairouna (Algérie)
Samia Labidi, Présidente de AIME (d’Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble)
Philip Spencer, Représentant de United Against Terror (Grande-Bretagne)
un représentant de AVT (Asociacion Victimas del Terrorismo, Espagne)

L’entrée à la conférence sera gratuite mais se fera strictement sur invitation. Réservations ouvertes dès maintenant Renseignements, demande d’invitation : Mail : mpctasso@aol.com – Téléphone 06 66 26 42 23
Rassemblement en hommage à toutes les victimes d’attentats à 19 h au Mur de la Paix (Champ de Mars)

VENDREDI 21 SEPTEMBRE

Rencontre-débat organisée par la Société de défense des laïques non-croyants, non-croyantes et athées

Bourse du Travail de Saint-Denis

Lier le combat social et le combat laïque

avec Bernard Teper, président de l’Ufal




Qui agresse qui ?

Le 2 octobre, un procès haut en symbole va se dérouler au tribunal d’Epinal. Objet : le gîte des Vosges. Cette affaire a fait quelque bruit il y a un an. Fanny Truchelut, la propriétaire du gîte aurait refusé à deux femmes voilées l’accès à son gîte. Elle est poursuivie pour refus de la fourniture d’un bien ou service. Pour motif ethnique, racial et religieux. Ca, c’est la version officielle, orchestrée par les deux femmes voilées assistées de leur beau-frère, sympathisant de l’idéologie islamiste, et le média local L’Est Républicain.

Quels sont les faits ? Faisant leur choix par Internet, les deux femmes voilées ont contacté par téléphone la propriétaire du gîte. Elles ont beaucoup insisté pour louer le gîte, alors qu’il était en partie en réfection. Fanny Truchelut a fini par accepter. Elles ont envoyé des arrhes. Quand Fanny a vu arriver les deux femmes voilées, elle leur a demandé de ne pas arborer leur voile dans les parties communes de l’établissement, par respect pour les convictions d’autres occupants et pour les siennes. Colère des deux femmes qui exigent le chèque d’arrhes et s’en vont. Menaces du beau-frère au téléphone « Ca ne se passera pas comme ça ! ».

Comment en est-on donc arrivé, dans un pays laïc, à poursuivre, au motif de racisme et de discrimination religieuse, un acte qui, en refusant l’exhibition dans un lieu public d’un signe revendiqué comme religieux par celles qui l’arborent, témoigne au contraire du respect des convictions de chacun, ainsi que le stipule la loi de 1905 ? Qu’il y ait provocation de la part de l’accusation paraît probable. Ce n’est pas la première fois que les sympathisants de l’islamisme utilisent à leur profit les lois de la République pour défendre des signes ou comportements qui sont la négation des principes et conquêtes démocratiques.
En l’occurrence le port du voile.

Ce n’est pas un signe religieux indiscutable – toutes les musulmanes ne portent pas le voile ! – pas plus qu’il n’est un signe révélant systématiquement l’appartenance à une race ou une ethnie – il est porté à travers le monde par des femmes appartenant à certaines races et ethnies, mais toutes les femmes de ces ethnies ne le portent pas ! La question soulevée par l’affaire des Vosges n’a donc rien à voir avec une discrimination raciste, ethnique ou religieuse.

Refuser que dans l’espace public un tel signe soit arboré n’est pas plus une atteinte à la liberté d’expression. Soyons précis. La liberté d’expression est une conquête de la presse, de la création littéraire et artistique dans les pays démocratiques. Aura-t-on oublié ce qu’est la démocratie moderne ? La démocratie est d’abord un régime qui tente d’instaurer l’égalité entre ses membres, femmes et hommes. Or le port du voile n’est pas un signe anodin. C’est un symbole. Celui de l’exclusion des femmes du champ public, de leur infériorité et de leur asservissement. La démocratie s’appuie sur la laïcité, qui instaure la séparation du politique et du religieux, condition de la paix civile et du respect de toutes les convictions. C’est bien parce que la laïcité n’a pas été respectée que nous en sommes venues à débattre du sens d’un signe, que certains veulent assimiler à une religion dans son entier. Où est la liberté d’expression dans les pays soumis à la « charia » – la loi religieuse ? Dans les interdictions imposées à la presse, aux créateurs, aux femmes ? Dans la police des mœurs, les lapidations, les châtiments corporels ? Avons nous des leçons de liberté d’expression à recevoir de gens qui pratiquent de telles horreurs ? Le port du voile, dans l’espace public est donc en contravention profonde avec les fondamentaux de la démocratie et le tolérer là revient à les bafouer.

Le voile est en fait le porte-drapeau de l’islamisme politique militant, dont la conception du droit des femmes et de la mixité est en contradiction totale avec la nôtre. Jusqu’à ces dernières années, personne n’avait jamais vu l’ombre d’un voile, d’une burqa, d’un chadri, d’un tchador ou de toute cette panoplie de tissus noirs ou de couleur, plus ou moins couvrants, toujours ostensibles, qui sont une façon de narguer le combat des femmes pour la liberté et l’égalité. Ce bout de chiffon est bien autre chose justement qu’un « simple morceau de tissu ». Pourquoi faire semblant de ne pas le voir ? Pourquoi, à la différence de la croix gammée ou de l’étoile jaune, feindre de ne pas savoir déchiffrer ce que nous dit l’histoire ? Des milliers de femmes sont mortes pour avoir refusé de porter ce signe, va-t-on rendre leur sacrifice inutile ? Aujourd’hui, de par le monde, des milliers de femmes sont contraintes de le porter, au risque d’être tuées. Et on voudrait nous faire croire que porter le voile «ce n’est pas grave » ?

Considérer, comme dans l’affaire des Vosges, que le refus de ce symbole dans les lieux publics constitue une atteinte à la religion ou la race, est le fruit d’une manipulation des lois républicaines au profit d’une idéologie qui en est la négation.
La vraie question est : qui agresse qui ? Nous sommes des milliers de femmes et d’hommes dans ce pays à être viscéralement agressés par la vue de ce signe. Il nous jette à la figure le souvenir d’un long passé douloureux, en nous renvoyant à des temps pour nous heureusement révolus, ceux de l’oppression, il annule symboliquement les longs combats que nous avons menés pour en sortir, il est une véritable insulte à notre liberté, chèrement conquise.

Oui, le port du voile dans l’espace public est une atteinte à notre dignité de femme en voie de libération. Il relève du trouble à l’ordre public, dans la mesure où il bafoue symboliquement l’ordre républicain. Toute société humaine fonctionne sur des symboles. Y toucher conduit à mettre en péril ses bases mêmes. Où va nous mener une conception erronée de la tolérance face aux signes de l’intolérance érigée en système ? Il a fallu une loi sur les signes religieux à l’école pour en réaffirmer la neutralité. Il faudra poursuivre sur ce chemin afin de répondre à l’indignation muette de nos concitoyen(nes), atteints quotidiennement dans leur dignité par le spectacle de plus en plus courant de ces voiles. Et refuser leur prolifération. Mais, au nom d’une tolérance de façade, qui ne repose sur aucune analyse des injustices qu’elle recouvre, nous n’osons pas exprimer notre colère. Ce sentiment d’injustice refoulé nous perturbe gravement. Un jour il peut donner lieu à des réactions de violence et à la récupération, par d’autres, des conséquences de l’aveuglement de ceux qui ont le pouvoir d’agir.

L’exhibition du voile dans l’espace public constitue donc un trouble à l’ordre public, car il remet en cause les bases de cet ordre : le non affichage des convictions privées. Continuera-t-on hypocritement à considérer son rejet comme un acte antireligieux ou raciste, pour éviter de prendre ses responsabilités démocratiques ? Les prendre consiste à défendre l’espace qui nous est commun contre les incursions de l’obscurantisme.

L’affaire des Vosges pose clairement le problème. Fanny Truchelut a eu le courage de s’opposer à l’invasion sournoise d’un signe incompatible avec nos idéaux. Il faut la soutenir. Il y va de notre liberté d’expression et de l’avenir de notre démocratie.

Anne Zelensky et Annie Sugier