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Regard d'un lecteur marseillais sur votre journal

J’ai profité des derniers viaducs pour rattraper mon retard dans la lecture de RL.
Etant rarement publié, j’ai été très surpris de voir de simples réactions informelles à votre journal publiées sur votre site.
Aussi, je vais essayer de faire un effort de rédaction.
Plutôt que de vous encenser pour (presque) chaque article, considérez qu’y équivaut le fait que je ne vous demande pas de me désabonner de votre lettre d’information (auquel cas, contrairement à ceux qui vous le demandent, je pense avoir encore les facultés intellectuelles pour cela de cliquer sur le lien intitulé « se désinscrire » !).
En effet, je constate que loin de s’essouffler, vos articles sont de mieux en mieux, encore plus informatifs, d’investigation et réfléchis.
Je partage totalement vos positions sur la défense inconditionnelle de la liberté d’expression, qu’en vieillissant, je trouve de plus en plus fondamentale.
Je ne m’attendais pas à rire autant à vous lire, même le 1er avril, avec bien entendu la prouesse de R. Heurtebise sur la Halde.
Les propositions de certains lecteurs d’exprimer ainsi chaque semaine votre sens de l’humour m’apparaissent maintenant indispensables.
J’ai été très touché par les articles autobiographiques de vos chroniqueurs sur mai 68 par l’humanité qu’ils dégagent.
A la recherche de mouvements vraiment laïcs ces dernières années, je n’en ai trouvé aucun à part vous et l’Observatoire Permanent de la Laïcité.
C’est pourquoi, j’ai été très étonné de découvrir il y a quelques mois qu’en réponse à vos lecteurs qui vous réclamaient plus d’actions vous vous présentiez comme un simple journal laissant l’action aux organisations laïques militantes parmi lesquelles l’UFAL.
Or, il est maintenant manifeste que la direction nationale de l’UFAL, dont est adhérente Brigitte Bré Bayle dans le 13, est de moins en moins laïque et qu’en conséquence il n’y a plus aucune organisation laïque active même si on peut se réjouir que face aux attaques du chanoine du Latran, même la ligue de l’enseignement et autres islamo compatibles ont initié une pétition en faveur de la laïcité.
J’ai aussi envisagé de voter M. Dupont-Aignan ou Corinne Lepage.
C’est pourquoi, je trouve scandaleux qu’aucun de ces deux candidats n’ait pu finalement se présenter à la Présidentielle de 2007.
Ecœuré, pour la première fois de ma vie, je n’ai donc pas voté.
Face au ralliement de C. Le page au Modem et de celui-ci tous azimuts aux municipales, la position de M. Dupont-Aignan me semble de plus en plus crédible.
Je pense également, comme Empédoclatès, qu’on va à l’affrontement que pour ma part j’ai commencé dans mon environnement avec difficultés malgré des succès mitigés depuis une huitaine d’années.
Je ne peux donc que souscrire aux propositions de Selda qui me paraissent très pertinentes.
Aussi, je trouve légitime la recherche d’un signe ou tenue manifestant ostensiblement ses convictions laïques sans être obligé de préciser aux islamiques dans l’espace public jusqu’aux établissements scolaires d’obligation pénale qu’on est laïc – et donc offensés de ne voir que les islamiques être ainsi aussi irrespectueux de la laïcité constitutionnelle française- au risque de se faire poursuivre judiciairement par le ministère public pour agression discriminant la religion islamique (alors qu’elle s’auto discrimine ainsi par son refus de respecter la Constitution française).
Malheureusement, le bonnet phrygien me semble inadapté (à part l’hiver à l’instar des bonnets péruviens !) tout comme les signes anarchistes ou de libres penseurs (« ni dieu, ni maître ») trop politiquement connotés.
Peut être pourriez-vous lancer un concours à ce sujet !
Comme je l’ai déjà dit, je suis un adepte du harcèlement laïc, comme de plus en plus de vos lecteurs, malgré les positions hostiles du ministère public auquel même les autorités scolaires n’hésitent pas à recourir à la moindre contrariété ?
Cependant, je constate que les unes et l’autre sont beaucoup moins combatifs à l’encontre des actions collectives, comme le refus des parents de respecter l’obligation pénale scolaire le lundi de Pentecôte (ce qui n’est pas très laïc par ailleurs 🙂 !) malgré les habituels six mois d’emprisonnement risqués et qui s’est traduit cette année par une victoire encore plus éclatante avec le rétablissement de son caractère férié.
Malheureusement, la présence de mères voilées jusque dans les salles de classes des établissements publics scolaires marseillais d’obligation pénale ne semble déranger que moi et surtout pas les syndicats d’enseignants et représentants de parents d’élèves (à part, bien entendu, Brigitte Bré Bayle).
RL est peut être malgré elle en train de constituer une base de données très intéressante par ses derniers articles de fond qui peuvent servir de base de connaissances, de réflexions et d’argumentations très utiles aux laïcs mais dont le caractère chronologique est peu exploitable alors qu’il suffirait de les classer dans un site Internet par thème.
Aussi, je partage totalement l’idée de Selda d’un tel site avec un forum.
Je ne sais pas si les laïcs sont nombreux, mais, au mieux, l’inertie totale, au pire, le collaborationnisme avec les islamiques de mes concitoyens m’affligent.
Pour ma part, depuis plusieurs années, je réagis souvent aux interpellations personnelles des islamiques.
C’est ainsi que suite à une de mes réclamations, la mairie de Marseille m’a demandé de lui signaler les « anomalies » d’islamiques prétendant réserver l’usage exclusif des parcs et jardins publics marseillais, comme celui de la voirie publique, aux seuls islamiques dont un me demandait de quitter un parc public littoral à défaut de respecter les préceptes islamiques.
Par contre, en matière de tenues revendiquées par les islamiques, il semblerait que les tenues de plage ne soient ni acceptée ni tolérées jusque dans la mer bordant la quasi-totalité du littoral marseillais, qui n’a pas le statut de plage régulièrement ouverte au public avec le « parc balnéaire » du Prado, puisque même la plage des Catalans est fermée 10 mois sur 12 depuis qu’elle est redevenue publique alors que le reste n’est que ports et rochers comme les calanques ou le jardin littoral cité du Pharo.
(Ne prétendez surtout pas, pour rester politiquement correct, que des tenues de plages mouillées osent souillées les costumes-cravates des travailleurs dans les bus de la RTM jusque près d’Aubagne !!!).
Actuellement, je conteste la présence de mères voilées dans le collège de mon enfant.
A noter qu’à la moindre contestation, les autorités scolaires marseillaises répondent systématiquement qu’en aucun cas les cantines scolaires, tout comme les garderies, ne constituent un droit pour les parents travailleurs ni une obligation pour l’administration scolaire en faveur des mineurs de quinze ans, coupant ainsi court à toutes velléités de contestation ; aussi, je comprends encore moins que des menus puissent ainsi respecter des préceptes religieux.
Il se trouve que, bien que scrupuleusement respectueux de la laïcité, c’est à dire ne manifestant aucune appartenance communautaire, je ne sois interpellé que par des islamiques et personne d’autres, qui m’imposent les voies publiques de circulation que je dois emprunter, leurs horaires, leurs tenues (non seulement la vue de celles qu’ils portent mais aussi les miennes), leurs aliments et même leurs impôts (par, outre la dime halal, la construction de lieux de cultes islamiques au détriment de tous les services publics municipaux laïcs et notamment aussi indispensables que des crèches, garderies, cantines scolaires, centres aérés, équipements culturels et même sportifs) jusqu’à leur religion en me menaçant des pires tortures et actes de barbarie éternels dans l’enfer islamique, que je pourrais prendre très au sérieux si je n’étais pas un penseur aussi libre.
Je compte créer un blog laïc.
A cette occasion, RL permet-elle librement la diffusion de ses articles, en citant la source bien évidemment ?
Je pense surtout que face aux obligations diverses des travailleurs qui les empêchent de se rendre disponible pour des actions collectives simultanées, la mise à disposition de modèles de lettre d’intervention révélant une action concertée en se réclamant d’un organisme laïc serait plus efficace que des actions isolées.
J’ai découvert qu’effectivement, faute de produits charcutiers de plus en plus rares, je mangeais, voire payais, des produits hallal jusque dans les services publics d’état.
Depuis, je refuse, quitte à passer pour un complet asocial face à des gens, catholiques pratiquants y compris, qui ne me comprennent pas du tout et qui nient farouchement ainsi financer le culte islamique au motif que les produits halal seraient moins chers et bien meilleurs.
Ce n’est ni P. CLARK, que je n’ai jamais supportée, ni E. NAULLEAU, trop partial à mon gout, ni BOHRINGER, à la réflexion si limitée à son environnement immédiat choisi, qui m’ont le plus déçu, bien qu’atterré par tant d’ignorance que je n’imaginais même pas de leur part, mais L. RUQUIER, aux précautions oratoires compréhensibles dans un état où le délit, sinon le crime, d’opinion est de plus en plus poursuivi judiciairement par le ministère public et qui a au moins eu le mérite de l’inviter, mais son acharnement à considérer comme vérité personnelle des faits historiques avérés, autorisant ainsi de facto la pénalisation de la vérité historique.
L’ALPY m’a transmis immédiatement sa plaquette sur l’enseignement du fait religieux, qui m’apparaît très utile, et semble entreprendre des actions militantes plus proches de mes souhaits.
En conclusion, je trouve particulièrement regrettable que vous ne mettiez pas vos immenses talents intellectuels au service d’un militantisme laïc, d’autant plus que la biographie de vos chroniqueurs les fait surtout apparaître comme militant d’origine.
Il suffirait peut être d’un site Internet participatif ou chacun pourrait proposer ses idées et faire part de ses connaissance à la disposition de vos lecteurs
Je sais que les « y a qu’à, faut qu’on » sont plus faciles à dire qu’à faire, mais les étudiants ou les retraités à la disponibilité plus affirmée que les travailleurs chargés de famille pourraient y trouver un moyen d’épanouissement utiles en plus des éducateurs, chercheurs ou chômeurs.
Par contre, je ne comprends pas qu’avec des écrits bien pires pour les islamiques que l’article de R. REDEKER, des caricatures dénonçant le terrorisme et la connerie islamiques, ou un enseignant informant une poignée d’élèves de la vérité historique de Mahomet, vous n’ayez pas encore fait l’objet de poursuites judiciaires pénales en répétant que c’est bien non pas 1% d’islamistes mais le Coran et son prophète qui posent problème et consécutivement tous les islamiques (y compris sans doute le vieux musulman de BOHRINGER dans son bled) comme on peut le voir quotidiennement, pour peu qu’on ait un système oculaire et cerveau interprétatif non altérés, en s’immisçant de plus en plus dans l’intégralité de notre vie jusqu’ à notre liberté de conscience, sinon de pensée !
Eozen




Les rendez-vous laïques et féministes

Le Mai des féministes

Mai 68, ce n’est toujours qu’un début…
Conseil Régional Ile-de-France et Réseau Féministe « Ruptures », 38 rue Polonceau75018 Paris
Hémicycle 57 rue de Babylone 75007 – Paris
Salle Paul Delouvrier 35 Boulevard des Invalides 75007 – Paris
Métro : ligne 13, station Saint-François Xavier , RER, station Invalides , Bus 87, Vaneau-Babylone 92, St François Xavier
Mardi 27 mai 2008
Salle Paul Delouvier / 19h-22h
40 ans après. Quelles résonances ? Quelles transmissions générationnelles ? Pour quels engagements ?
Message d’accueil : Michèle Sabban, vice-présidente chargée de l’administration générale, du personnel et des marchés publics.
Danielle Michel-Chich Modératrice. Journaliste-auteure. Groupe d’intérêt pour le Matronyme, Matrimoine – Parité – Civilité
À double voix : Guyonne Duvauferrier, professeure et Sandra Frey, politologue.
Collectif contre le Publisexisme : À double voix : Colyne, Laëtitia, Leïla ou Anita. Association Les Insoumis-es, mouvement mixte
Safia Lebdi, présidente. Association Efigies Association de jeunes chercheur.e.s en études féministes, Genre et Sexualités : à double voix : Liane Henneron, doctorante en sociologie EHESS ; Anne-Claire Emo, doctorante en Psychologie sociale CNAM.
Association La Barbe
À double voix : Marie de Cernival et Mathilde Cannat ou Alix Béranger.
Natacha Chetcuti Sociologue, doctorante en fin de thèse EHESS Paris.
Françoise Collin Philosophe et écrivain, fondatrice et rédactrice des Cahiers du GRIF (1973-1996).
Merci de bien vouloir confirmer votre présence à l’aide de ce coupon réponse en l’adressant soit par mail à segal.p@wanadoo.fr soit par courrier à Réseau Féministe « Ruptures », 38 rue Polonceau, 75018
LUNDI 9 JUIN 2008
DINER-DEBAT
NOVOTEL DE FERNEY-VOLTAIRE (Prix du dîner tout compris : 26 euros à régler sur place)
CERCLE CONDORCET-VOLTAIRE DU PAYS DE GEX ET DE GENEVE
20h00
Charles COUTEL Vice-président de l’Université d’Artois
Directeur de l’Institut d’Etudes du fait religieux de l’Université d’Artois Membre de la Société française de Philosophie
HERITIER DES LUMIERES, CONDORCET, LECTEUR DE VOLTAIRE.
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS
04 50 42 89 02 – ou – cjlenoir@orange.fr
Vendredi 13 juin
Spectacle : les 40 ans de mai 68 en chansons
avec Guylain Chevrier et les Frères Humains
20 heures, à l’Agora 274 boulevard du maréchal juin 78200 Mantes la Jolie salle E.
Organisé par l’Ufal du Mantois
Vendredi 20 juin
à 20 heures
PRS ( pour une République sociale ) et l’UFAL ( Union des familles laïques ) du Rhône vous invitent à une conférence de :
Jean- Luc Mélenchon, président de PRS
 » Laïcité ; Réplique au président de la République , chanoine de Latran »
organisée par la loge Varlin ( GODF )
à la Mairie du 8e arrondissement de LYON
Jeudi 5 juin
de 9h30 à 18h30
Maison Heinrich Heine, 27c Boulevard Jourdan (CIUP) , 75014 Paris
Religion et intégration – Le débat en France et en Allemagne
Colloque en coopération avec l¹Ambassade d¹Allemagne avec traduction simultanée
Détails du programme :
9h30 Allocutions de bienvenue
Christiane Deussen, directrice de la Maison Heinrich Heine
Heinrich Wilhelm Beuth, ministre plénipotentiaire près l¹Ambassade dŒAllemagne
09h45 « Laïcités et Solidarités »
Alfred Grosser, professeur émérite, Institut d¹Etudes politiques, Paris
10h15 Les deux Etats face à leur diversité : Quelles sont les évolutions sociétales ? Où en est la recherche ?
Débat animé par
Daniel Vernet, directeur des relations internationales, Le Monde
Intervenants :
Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS
Riva Kastoryano, directeur de recherche CERI-Sciences Po/CNRS
Astrid Reuter, collaboratrice, “Max-Weber-Kolleg für kultur- und sozialwissenschaftliche Studien Erfurt³
11h15 pause café
11h30 Diversité des religions : Un défi pour l¹intégration
Quelle place et quel droit pour les cultes dans la République laïque française et dans l¹Etat de droit séculier allemand ?
Allemagne :
Débat des valeurs au sein de la Conférence sur la communauté musulmane (Deutsche Islamkonferenz) ­ vers une égalité des chances ?
Débat animé par
Débat animé par Daniel Vernet
Introduction :
Dr. Markus Kerber, directeur, Ministère fédéral de l¹Intérieur
Intervenants :
Necla Kelek, sociologue, membre de la Conférence sur la communauté musulmane
Dietrich Reetz, politologue, Zentrum Moderner Orient/ FU Berlin
Richard Wagner, chef adjoint du service politique, FAS
Un regard français :
Riva Kastoryano
13h00 Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag: Premier Bilan
13h30 pause
15h00 France : Vers une laïcité « positive » ?
Débat animé par
Daniel Vernet
Introduction
Ministère de l’Intérieur français (sous réserve)
Intervenants
Christian Lochon, professeur à l’Institut Ghazali de formation des Imams, Paris
Caroline Fourest, écrivaine, journaliste, Revue Prochoix
Jean-Paul Willaime, directeur de l’Institut Européen en Sciences des Religions, Paris
Henri Pena-Ruiz, écrivain, philosophe, ancien membre de la « Commission sur la laïcité » de Bernard Stasi
Regards allemands
Astrid Reuter et Christine Langenfeld
16h30 pause café
16h45 Quel rôle pour les médias en France et en Allemagne ?
Introduction et animation par François Ernenwein, rédacteur en chef, La Croix
Intervenants
Regina Mönch, Frankfurter Allgemeine Zeitung
Canan Topçu, Frankfurter Rundschau
Henri Tincq, Le Monde
Ahmet Kühlaci, Hürriyet
18h15 Conclusion
Daniel Vernet, directeur des relations internationales, Le Monde
18h30 Cocktail
Inscription:
info@maison-heinrich-heine.org




Sélection de quelques réactions

Petit truc pour nos yeux de 50 ans et +
Cher Cyrano,
J’ai en mémoire, que d’aucuns s’étaient émus d’avoir des difficultés à lire les éditos écrits en caractère trop petits. Je viens de recevoir en fichier joint « une petite astuce » qui permet d’y remédier. Je vous l’adresse à toutes fins utiles.
ÇA MARCHE VRAIMENT
Ceci est pour toute personne dont la vue n’est plus aussi bonne qu’avant.
Petit truc à l’ordi, très utile lorsque l’on essaie de lire du courriel ou autre, dont les lettres sont petites.
Tout en pressant la clé CTRL, tournez la petite roue/molette qui est au milieu de votre souris. La grosseur des caractères sera modifiée : ils seront plus gros ou plus petits selon le sens de la roue.
Vous trouverez peut-être approprié de partager ce conseil avec plusieurs de vos AMI(E)S.
Bonne journée
Jean-Claude Collet
Chers combattants de l’impossible
J’ai regardé et regardé l’intervention de Robert Redeker chez Ruquier et je sombre dans le découragement. Je me suis même abaissée à participer au forum de cette émission où le philosophe ne cesse de recevoir des pierres. Se défendre et lutter contre les accusations d’ignorance et de racisme : c’est lourd.
Que faire ? Je ne cesse de voir l’obscurantisme et le fanatisme gangrener ce que nous avons de plus cher : la liberté.
Tenez bon : moi, je défaille.
Marie-Claude Vincent
Pour que la France continue à parler français
Cher « Cyrano »,
J’ai, entre autres nombreuses choses, remarqué votre souci que la France continue à parler français. Notre langue nationale est en effet notre premier lien social et sa maîtrise la clef de l’accès à la citoyenneté. Tous les programmes visant à diminuer le nombre d’heures et la qualité du français enseigné dans nos écoles, ainsi que toutes les actuelles manoeuvres pour faire de l’anglais – comme de toute autre langue d’ailleurs – une langue de droit dans notre pays (protocole de Londres sur les brevets, pour ne citer que le dernier cas en date) sont totalement inacceptables.
C’est pourquoi, notre association, l’Asselaf (Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française) souhaite vous faire connaître, si ce n’était pas déjà le cas, la revue Lettre(s) qu’elle édite.
Cette revue pose sans complaisance la question du maintien, en France même, d’un français de qualité comme langue de la cité et alerte Français et Francophones de tous pays pour que des « élites » mondialisées n’abandonnent pas la langue française au profit de l’anglo-américain.
Voici donc en fichier joint trois précédents numéros et un bulletin d’abonnement afin que vous puissiez faire connaissance avec nous et, si le coeur vous en dit, vous abonner personnellement.
« L’enjeu de la défense de la langue française est multiforme : défendre les moyens d’expression de l’esprit, défendre une communication privilégiée entre francophones, défendre l’accès de tous au débat public. On a trop longtemps dissimulé à l’opinion citoyenne l’abandon d’une exigence politique en matière de langue nationale (dans l’enseignement, dans les institutions internationales, en direction des pays francophones, etc.). Notre revue, Lettre(s), se fait l’écho de ce désir du retour du politique sur cette question, vitale pour pouvoir continuer à penser notre pays en terme d’avenir et de destin commun. L’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf) qui édite Lettre(s) s’est, en particulier, beaucoup mobilisée contre la malheureuse ratification du Protocole de Londres sur les brevets ».
Nous vous remercions du soin que vous apportez à un engagement qu’à travers la défense et l’illustration de notre langue nous partageons, et en espérant que vous trouverez plaisir et intérêt à être de nos lecteurs et amis, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations francophones les plus cordiales.
Pour plus de détails, pour faire connaissance de la revue, pour s’abonner, pour adhérer, on peut s’adresser à l’Asselaf par courriel ou par correspondance à l’adresse ci-dessous.
Philippe Loubière
rédacteur en chef de Lettre(s)
22, rue François-Miron
75004 Paris
asselaf@wanadoo.fr
Pas de droits à géométrie variable…
Droit de vote aux élections locales pour tous les immigrés qui habitent en France !

Voici coup sur coup deux articles contre le droit de vote des immigrés, l’un de Christine Tasin, l’autre de Guylain Chevrier.J’avais à peine terminé la lecture du deuxième que des amis d’extrême gauche, laïques comme vous et moi, opposés à l’intégrisme, m’ont interpellé sur la ligne éditoriale de Riposte laïque.
Pour moi il s’agit là d’une opinion exprimée et non d’une orientation qui serait le fil à plomb du journal !
Si ce n’est pas le cas , j’avoue ne pas avoir compris le film.
En effet les laïques qui cherchent à se rassembler estiment, à juste titre que Riposte laïque contribue au débat et à la construction de l’unité.
Ils cherchent à trouver à la fois des sujets de débat et à la fois des axes communs.
Cliver sur des questions directement politiques en instaurant une ligne éditoriale précise sur un domaine comme celui de l’immigration, c’est enfermer ce média dans un camp très limité.
Ceci étant dit et rappelé, aucun des deux contributeurs ne m’a convaincu.
– Autant l’argumentation d’hier des chevénementistes et républicains qui consistait à lier le droit de vote à l’acquisition de la nationalité pour développer une politique permettant l’accession du plus grand nombre à la nationalité avait une certaine logique;
– Autant cette argumentation, aujourd’hui ne tient plus la route.
Les ressortissants de la communauté européenne ont le droit de vote aux élections municipales, pourquoi les immigrés venant notamment des pays du sud n’exerceraient-ils pas le même droit ?
Pour respecter des lois européennes répondent certains?
Je n’ai pas à cautionner ces lois ou ces directives que j’ai condamnées et que je combats.
Par contre je défends l’égalité des droits.
Ainsi-pour prendre un exemple- un couple de retraités allemands, hollandais ou britanniques peut avec le système « républicain » en cours participer à des élections municipales alors qu’un travailleur marocain ou algérien qui vend sa force de travail en France est exclu de ce droit.
Il y a là une injustice criante en terme de traitement que l’on ne peut pas cautionner.
Jean-François CHALOT
Redeker chez Ruquier
Bonjour,
Oui, oui, oui!! je mets les émissions de Ruquier, Ardisson et Fogiel dans le même sac. C’est un concours de bétise crasse et de vulgarité. Je suis bien d’accord avec les articles consacrés au traitement réservé à Mr Redeker dans l’émission de Ruquier. Alors, éteignons la télé et relisons les livres de Salman Rushdie, Taslima Nasreen et autres résistants. Ah! savez-vous que je suis une féministe bien fatiguée? Le parlement a adopté l’autorisation de cours séparés pour les filles et les garçons….je vous le dis, être une femme, c’est épuisant! je vous embrasse, oui, les hommes aussi, surtout les hommes, non mais!!!
Annie Lecomte-Billard
Chevènement, dommage…
Bonjour,
Je voudrais intervenir sur l’éditorial de Cyrano dans le numéro 42.
Il est bien clair vu sa composition actuelle et à venir, le prochain pays est la Croatie je crois , que l’Europe dite  » sociale » ne verra jamais le jour.
Il faut donc clairement faire le bilan, qui comme Cyrano le dit est globalement négatif et en tirer les conséquences.
Chevènement lors de sa courte période de candidature à la présidentielle, avant de se rallier à la Madone des sondages, avait proposé une piste intéressante:
La France proposait à la Commission une mesure par exemple une protection douanière, si la Commission refuse, ce qui parait probable, cette proposition est soumise par référendum au peuple, si celui ci dit oui, la France applique d’une manière unilatérale.
C’est la guerre, est-ce que la France serait seule? Moi je pense que non et que l’on trouverait des alliés.
Mais question à 10000€, qui le fera?.
Dommage qu’un politique de la stature de Chevénement se soit fourvoyé avec la nullité politique Ségolène pro européenne fédéraliste en plus.
La vieillesse est un naufrage disait De Gaulle…
Amicalement,
Henri Acounis
Vive l’Europe !
Bonsoir Cyrano,
Je ne suis pas du tout d’accord avec ton édito du n°42 « Est-on condamné à ne jamais pouvoir sortir de cette Europe anti-sociale et anti-laïque ? ».
J’ai voté en faveur du projet de traité constitutionnel européen après l’avoir soigneusement lu -je dois être une des rares citoyennes à l’avoir fait- et réfléchi calmement aux critiques qui lui étaient faites. Je n’y ai pas du tout trouvé ce qu’on lui reprochait, au contraire, j’y ai vu des gardes-fous dans tous les domaines.
Je ne dis pas que je l’ai trouvé parfait mais j’ai pensé que c’était une bonne base de travail pour aller plus loin dans la fertilisation mutuelle des nations européennes et construire un meilleur avenir pour leur jeunesse.
Cette jeunesse qui, sans le programme d’échanges universitaires intra-européen et euro-japonais Erasmus ne s’éclaterait pas comme elle le fait dans des formations diplomantes passionnantes porteuses d’avenir. Malheureusement, ce sont les jeunes Allemands -tant mieux pour eux- qui sont les plus nombreux à saisir cette opportunité. Pourquoi les jeunes français ne s’y précipitent-ils pas aussi ? Je pense que ça a un rapport avec le non à l’Europe, des préjugés chauvins…Et c’est fort regrettable.
La commission européenne est à la pointe des initiatives et du financement des actions en faveur de l’émancipation des femmes dans tous les domaines. Le LEF ( lobby européen des femmes) peut en témoigner. Malheureusement, à part les mémés soixantehuitardes qui sont parties en masse à Bruxelles à la fin des années 70 en disant : « Maintenant, pour nous, c’est au niveau de l’Europe que ça se passe » et qui, aujourd’hui, continuent à défendre les intérêts des femmes dans les institutions à travers la Clef (Coordination pour le lobby européen des femmes ), les plus jeunes trouvent plus amusant de cracher dans la soupe de maman.
La PAC, cette maudite chose qui aurait ruiné les paysans est en réalité à l’origine d’un essor extraordinaire du niveau de vie des cultivateurs. Oui, il est vrai que les plus gros en ont le plus profité mais ce n’est pas la faute à l’Europe, lutte de classe oblige. Que les campagnes aient été désertées, que des terres cultivables aient été rabotées pour construire des terrains de golf ou des maisons Bouygues confortables, sèches et chauffées en hiver, équipées de toilettes intérieures et de salle de bains, ça a plutôt fait du bien à une majorité de paysans et surtout à leurs compagnes écrasées par les tâches domestiques, en sus de leur participation à l’exploitation familiale.
La mutation de nos campagnes avec ses laissés pour compte n’est pas de l’unique responsabilité de Bruxelles mais aussi, voire surtout, de celle de la transformation des modes de vie et de l’aspiration de nos concitoyens à profiter de la société de consommation -sans parler de ce qui dépasse la minuscule France comme la mondialisation. Tout le monde n’a pas forcément envie de manger SES tomates, SON fromage, élever SES moutons, tisser SES vêtements et aller chercher SON eau de source au puits. Par contre, de plus en plus de gens vont chercher du bio au supermarché qui a bouffé les petits commerces si mignons mais a redonné du tonus à l’agriculture.
Comme je n’ai pas l’intention de t’infliger un rapport détaillé sur les aspects positifs -on n’a pas besoin de moi pour lister les aspects négatifs – de l’administration communautaire européenne, je terminerai en mentionnant sa contribution à la solidarité internationale en rappelant qu’elle est le plus important pourvoyeur de fonds des Palestiniens pour l’éducation, la santé et l’alimentation.
Quant à la laïcité, elle n’existait pas avant la création de l’Europe économique et politique dont la grande majorité des membres sont des monarchies chrétiennes ou peuplées de groupies de rois déchus adoubés par le Pape, tout comme un certain chanoine de Latran (mon kopain Karchozy).
Elle existait si peu, la laïcité, en Europe, que le motif de son drapeau a été créé par un fou de Dieu hanté par la Vierge de la rue du Bac et que ce message codé a été occulté par les fonctionnaires qui l’ont officialisé en connaissance de cause. Idem pour l’hymne européen, l’hymne à la joie de Beethoven qui se chante dans les temples en tant que « Jésus que ma joie demeure ».
Alors dire aujourd’hui que l’Europe est « anti-laïque », c’est une évidence qui ne date pas d’aujourd’hui et ne constitue pas à mes yeux un motif sérieux de rejet de ses institutions économiques et politiques. L’anti-laïcité de l’Europe est, malheureusement, une réalité historique et culturelle. On n’est pas sortis de la crêche …Ya du taf pour RL !!!!!
Salutations laïques, vive l’Europe !
Alice Blaitberg
Gaulliste je demeure, mais…
Bonjour,
J’ai lu avec attention votre article sur l’Europe.
Il comporte incontestablement des éléments justes concernant les directives de Bruxelles (on le voit actuellement avec la crise de la pêche, qui n’est pas seulement liées à la hausse des carburants, mais à la stupidité des quotas imposés à une profession en difficulté).
Gaulliste j’étais, gaulliste plus que jamais je demeure : je pense que chaque Etat devrait conserver sa souveraineté en matière politique, économique et sociale, même dans le contexte européen actuel. Mais heureusement que l’Europe s’est construite ! Les événement du passé, les 2 guerres mondiales nous ont fait comprendre à juste titre que l’exacerbation des nationalismes n’était que source de conflits. Il ne faudrait pas que l’on remette en cause cette véritable avancée politique pour des motifs autres que politiques. La multiplication des critiques pour légitimes qu’elles puissent être (et elles le sont souvent) ne doit pas faire perdre de vue la stratégie d’ensemble : à savoir que dans un monde de plus en plus instable, nous avons besoins d’une entité puissante(pourquoi pas une Europe politique).
De grâce, ne minons pas l’édifice que nous avons construit avec tant de difficulté!
Cordialement vôtre
Comme De Gaulle, je ne crois qu’à l’Europe des Nations.
Michel Bligny
Vous oubliez l’Union populaire républicaine
Bonjour,
défendant depuis plusieurs années la sortie de la France de l’ UE, je vous signale qu’ il y a, à ma connaissance, deux partis qui prônent la sortie de la France de l’ UE : le Parti des Travailleurs (gauche), que vous évoquez, et l’ Union Populaire Républicaine* (droite).
Il ne faut donc pas dire que « personne n’ose réclamer la sortie de l’Europe ». Il y a 2 partis et quelques millions de français (dont moi-même) selon plusieurs sondages. Certes nous sommes tous interdits de médias officiels. Mais pas entendu dans les médias ne signifiepas « pas dit ».
Je vous propose par ailleurs de défendre l’ idée de retirer le drapeau européiste partout où il se trouve, puisqu’ il ne fait pas partie des symboles de l’ Union conformément au traité de Lisbonne.
Patrick D.
* http://www.u-p-r.org/ab/index.php?page=page22
Le PRCF est prêt
Si Riposte laïque organise des débats sur l’Union européenne, le PRCF les appuiera dans la mesure de ses forces. Nous appelons comme des dératés depuis des années à remettre en place un Conseil national de la résistance avec tous ceux qui veulent rompre avec cette UE pour mettre en place une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique et fraternelle. Mais il y a toujours une bonne raison d’ « opportunité » de refuser ou de botter en touche pour les organisations contactées…
Georges Gastaud
Je suis préoccupé par le passeport biométrique
Bonjour Cyrano
Je ne partage que timidement cette idée de sortir de l’Europe. Trop de conations nationalistes s’y attachent ; y rester est, dans les conditions actuelles, dangereux ; en sortir semble impossible, sauf à garder l’Euro comme monnaie.
Mais c’est un autre sujet qui me préoccupe : le « Passeport biométrique »
Pour info, un article paru ces jour ci sur le site du « village de la justice ».
« Tant que l’on a rien à se reprocher où est le problème », dirait Madame MICHU…
« Danger – Attention où vous mettez vos doigts » dirait Monsieur PRUDENCE…
Le Gouvernement passe outre l’avis de la CNIL sur le passeport biométrique
Le gouvernement a publié le décret du 30 avril 2008 qui modifie celui, relatif aux passeports électroniques, du 30 décembre 2005. Ce décret prévoit donc la mise en place d’un passeport qui contiendra la photo numérisée de son titulaire ainsi que 8 de ses empreintes digitales.
Ce passeport biométrique, qui à la base devait permettre à la France de se conformer à un règlement du Conseil européen établissant « des normes pour les éléments de sécurité et les éléments biométriques intégrés dans les passeports », dépasse les exigences européennes en la matière. En effet, le règlement européen n’exigeait la prise d’uniquement deux empreintes digitales du titulaire d’un passeport biométrique.
Le Gouvernement a donc publié ce décret bien que l’avis de la CNIL soit non conforme à sa position. Le principal point de désaccord opposant la CNIL au Gouvernement réside dans l’institution d’une base de donnée dont la vocation est de détecter toute falsification ou contrefaçon.
Or, dans son avis, la CNIL rappelle que la conservation en base centrale des données biométriques ne résulte pas dudit règlement européen. Pour la CNIL, l’usage qui pourrait être fait de cette base de données centrale automatisée pourrait entraîner de graves risques d’atteintes à la vie privée et aux libertés individuelles.
L’exposition à de tels risques ne peut donc apparaître comme étant légitime que « dans la mesure où des exigences en matière de sécurité ou d’ordre public le justifient ».
Dans le cas présent, ce décret conserve les mêmes finalités du décret qu’il vise à modifier : il s’agit de faciliter les procédures d’établissement, de délivrance, de renouvellement, de remplacement et de retrait des passeports ainsi que prévenir, détecter et réprimer leur falsification et leur contrefaçon.
Au regard de ces finalités, la CNIL considère que « la conservation, au plan national, de données biométriques telles que les empreintes digitales et que les traitements ainsi mis en œuvre seraient de nature à porter une atteinte excessive à la liberté individuelle ».
La Commission ajoute par ailleurs que les mécanismes de prévention accompagnant la constitution de bases centralisées de données biométriques ne sauraient être levés en l’espèce. En effet, cette base de donné, dont les autorités judiciaires ne peuvent avoir accès qu’à titre ponctuel – notamment en vertu d’une commission rogatoire- ne constitue pas « un outil décisif de lutte contre la fraude documentaire ».
De plus, la CNIL fait observer qu’aucune mesure permettant de s’assurer de l’authenticité des pièces justificatives à fournir à l’appui des demandes de passeport n’est prévue. Ainsi, aucune procédure de « télé-transmission » des données d’état civil n’a été instituée. Une telle procédure aurait ainsi pu permettre de garantir la fiabilité de ces données. C’est pourquoi, la CNIL considère que la conservation des données biométriques dans une base de donnée est disproportionnée.
En dernier lieu, la Commission estime que la réforme des passeports biométriques, du fait de son importance, aurait dû être de la compétence du Parlement.
Cordialement
Jeanmi
Sortir de l’Europe
Votre éditorial ci-dessous rejoint tout à fait mes vues. Bravo !
Philippe Loubière
Harcèlement religieux
Bonsoir, je reçois régulièrement vos écrits et j’ai pensé que vous pourriez peut être m’aider . Une collègue qui est conseillère municipale a été interpellée par des « associations » religieuse musulmanes qui réclament auprès de la commune une salle pour enseigner la religion aux enfants après la classe. Ils se disent dans leur droit en tant qu’association qui peut bénéficier de l’aide de la commune ; mise à disposition d’une salle par exemple. Que peut faire ma jeune collègue ? Ils lui ont signifié qu’ils feraient le siège de son bureau pour avoir gain de cause ». La loi de 1905 est elle applicable ? Peut elle refuser ? Quels sont les recours possibles de la commune pour se défendre de telles demandes ?
Je ne sais pas si vous répondez à ce genre de message mais je me suis dit que cela valait la peine d’essayer et que surtout, vous me sembliez être de solides informateurs en la question !
Merci pour tout renseignement apporté et pour vos enquêtes si instructives
Josiane Rajbaut
Quelques reproches amicaux
Je lis de façon régulières votre site sur internet et j’ai déja participé en signant différentes pétitions.
Ce que je vous reprocherais, comme à d’autres sites engagé dans un sens voisin du votre, par exemple prochoix, c’est de ne pas donner de nouvelles des manifestations que vous organisez:
par exemple
-avez vous eu un retour du maire d’Echirolles -où en est-on avec la pétition contre le voile?
-quest ce que vous pouvez prévoir pour Redeker -qu’avez vous obtenu de ou contre la Halde et que pourriez vous entreprendre contre cette soit disant « autorité »
D’autre part je viens de lire sur un blog la curieuse conduite du proviseur du lycée Lavoisier à Roubaix: je n’au jamais rien vu sur votre site à ce
sujet (http://www.bivouac-id.com/)
merci de votre action
Pierre Pery
Ne vous perdez pas dans des détours
On peut être pour ou contre l’Europe, on peut être pour ou contre la politique suivie par le gouvernement actuel on peut être de droite ou de gauche tout en étant profondément attaché à la laïcité et à une stricte application de la loi de 1905.
La défense de la laïcité doit se faire en dehors de toute autre considération, la laïcité n’est elle pas par nature la liberté d’avoir une opinion…
Il faut se garder aussi de faire uniquement de l’anti-islamisme tel ce refus de recevoir dans un lieu public une femme voilée alors que par ailleurs aucune protestation ne s’élève contre une vedette, tel Mr J.Halliday qui se produit ostensiblement sur scène ou à la télé avec une croix en sautoir… etc. Ouvrez les yeux et vous verrez…
Il y a un travail considérable à faire pour arriver à la LAICITE telle que nous la rêvons et pour arriver au but il ne faut pas se perdre dans des détours qui ne mènent nulle part.
Serge Bavoux
Je ne peux souscrire à votre violence
Fidèle lectrice de votre chronique, je souhaite cependant m’en désabonner : non contents de publier des propos spécieux et bien réducteurs, où la laïcité devient prétexte à un nationalisme inquiétant, à un sentiment de supériorité culturelle bien vaniteux, et à une pensée frileuse et vociférante, vous vous permettez de targuer d’insultants les propos d’une amie qui, tout comme moi, a préféré se désabonner de votre revue. votre rage me semble bien suspecte, et bien qu’hostile aux bons sentiments bêlants d’une gauche qui me déçoit autant que vous, je ne peux souscrire à votre violence; le fanatisme n’est pas l’apanage des seules religions.
Salutations.
Françoise Lesclaux
Madame, Monsieur,
Arrêt du conseil d’Etat sur le Crous de Versailles
Veuillez trouver ci-joint un lien vers le site du Conseil d’Etat, qui vient de publier un arrêt en date du 6 mai 2008 qui relate un climat étonnant au CROUS de Versailles, où une association « culturelle » demandait la mise à disposition, tous frais compris, d’une salle de prière.
http://www.conseil-etat.fr/ce/jurispd/index_ac_ld0808.shtml
Cordialement,
Philippe GUELLIER
Avocat à la Cour

Merci de nous expliquer la signification des sigles
SVP, serait-il possible de nous donner, dans le texte ou hors texte, la signification des sigles que vous utilisez dans vos articles? Je vous en remercie.
Je profite de ce message pour vous dire que j’aime vraiment beaucoup vos articles et le « ton » de ces derniers, mais vraiment, je suis une citoyenne désespérée par tout ce qui se passe, par l’ampleur des « dégâts en tous genres » commis par tant d’irresponsables (payés pour ça!) et que je ne sais vraiment plus à quel « saint me vouer » entendez par là  » à quelle noble cause me dévouer »…
Merci quand même d’être là et bon courage à toute l’équipe.
Marie-Claude DOUSSON
Merci Radu
Un grand merci à Radu Stoenescu pour la grande qualité de ses articles, tous, du premier au dernier paru !
Et un petit sourire aussi : je préfère une idéologie comme « le gandhisme [qui] voit tout à partir et par rapport à la non-violence » au communisme, au nazisme et à l’islam, qui voient tout à partir et par rapport à la haine (du capitaliste, du juif, de l’infidèle) !
Amitiés.
Vincent Manoury
Bonjour à toutes et tous,
Comme mon mari regardait Ruquier, à ce moment là j’ai vu Monsieur Redeker.
J’ai voulu écouter son opinion.
Et j’ai été écoeuré par les invités de Monsieur Ruquier.
Ils se permettaient de juger Monsieur Redeker, comme si s’était lui le criminel des pendaisons, et des menaces sur l’Europe fait pas ces barbus
En fin de compte il prévient les Français de ce mal des dictateurs d’islamistes.
Quand nos enfants ou petits enfants vont se réveiller, il sera trop tard.
C’est tout juste s’ils ne disaient pas que Monsieur Redeker été Nazi.
Alors qu’il n’est pas contre la religion mais cette forme de religion qui veut dominer nos faits et gestes.
Notre liberté de penser etc… comme l’avais fait avant la religion catholique tout comme les sectes.
Monsieur Bohringer ne sait de quoi il parle, pauvre Bohringer l’alcool lui a diminué son cerveau.
A l’écouter il faut ouvrir les portes de la France s’en se soucier du danger. Tout le beau est beau, tout le monde est gentil.
Je continuerais à defendre les idées de Monsieur Redeker et bravo pour votre calme car vous êtes plus honnête et courageux, de défendre la liberté d’expression, que ces ânes (sauf Monsieur Zemmour)
Nicole Ferreira
Draguignan
Bonjour,
Suite au billet d’Empédoclatès sur le Maire de Draguignan je voudrais signaler que j’ai lancé sur mon blog www.actionsita.com une action demandant aux internautes de féliciter ce Maire par courrier ou par courriel en indiquant les informations utiles et que l’indiquer sur Riposte Laïque ne pourrait que favoriser cette action.
Cordialement,
Guy Philippe
Je vous abandonne
Fidèle lectrice de « Riposte laïque », combattante depuis toujours contre tous les intégrismes et pour la laïcité, je suis très déçue de la tournure parfois bien nauséeuse qu’ont pris vos deux derniers articles sur le « vote des immigrés » , certes savamment rhétoriques, mais consternants par les cocoricos bien discutables qui font le fond de l’affaire.
Je regrette de ne pas avoir le temps de pousser plus loin ici la réflexion ; mais je ne peux continuer à lire votre lettre au vu de ces articles.
Cordialement et laïquement ,
Ch. Rannaud
Edito sur l’Europe
Excellent, comme toujours.
Katy
J’ai trop de désaccords avec vous
Etant trop souvent en profond désaccord avec l’édito de votre journal,je vous demande de me rayer de votre liste et de ce fait de ne plus me l’envoyer.
En vous remerciant de votre attention,recevez mes salutations laiques.
Annette Guidi
Compagnie « Le Pas de l’Oiseau »
Bonjour
Ce message est juste une info pour vous signaler que la compagnie « le pas de l’oiseau » a créé un spectacle tres bien fait sur l’histoire du combat des femmes pour leures droit. pour plus d’info je vous invite a aller voir leur site: http://lepasdeloiseau.monsite.wanadoo.fr/
Olivier Chamoux
Que de choses à lire !!!!
Je n’ai pas le temps de tout lire d’un numéro à l’autre et je ne sais trop quoi choisir …
Je trouve que certains articles sont bcp trop longs et je me demande si tu pourrais demander aux rédacteurs de synthétiser car certains se répètent ….Par exemple Radu Stoenescu dans « Il ne faut pas avoir peur de blesser les croyants » aurait pu diminuer d’1/3 son article, par ailleurs très intéressant …mais tout est intéressant alors il faudrait penser aux lectrices et aux lecteurs qui doivent lire un format de revue mensuelle au rythme d’un hebdo.
Jeanne Bourdillon en deux pages « Redecker serait-il moins respectable … » marque parfaitement son point. C’est donc faisable 😉
Pour pouvoir déguster Riposte laïque, je dois l’imprimer et profiter d’une traversée de Paris en bus ou en métro, ce qui ne m’arrive pas tous les jours …
Amicalement,
Alice




3. Elaboration du concept philosophique

Après avoir abordé la construction de ce concept dans l’aspect historique, il est temps d’en venir à l’élaboration philosophique, avant de revenir aux évolutions historiques de la réalisation de ce concept en France comme ailleurs.
Il est indispensable d’avoir des idées claires pour ne pas s’égarer dans des théories alambiquées, comme nous en voyons trop fréquemment à l’heure actuelle.
Si on considère en effet que l’Humanité, pour communiquer, a commencé à exprimer des idées à partir des représentations des rapports entre des choses concrètes, les langages ont permis justement d’élaborer d’une manière abstraite, principes, concepts, préceptes, dogmes et valeurs.
Pour faire court et simple, nous dirons que l’idée de l’humanisme est apparue progressivement avec le choix de considérer la personne humaine comme une valeur intrinsèque, c’est à dire comme la référence de la valeur suprême.
Pour parvenir à la réalisation de cette valeur, à un moment historique donné, il est admis que les piliers de cette élaboration sont l’égalité en droit, la liberté individuelle, la fraternité sociale.
Et à partir de ces 3 piliers s’élaborent ensuite divers concepts et fondements philosophiques, politiques et juridiques.
Ces 3 piliers de fondation sont considérés comme des principes car ils sont admis comme des bases intangibles de l’humanisme : ces principes sont donc des postulats.
Le concept philosophique primordial qui émerge sur ces bases petit à petit à travers des luttes politiques comme nous avons commencé à le voir dans les articles précédents est le concept de laïcité. Et comme tout concept, il s’agit de la compréhension d’une représentation mentale à partir de principes et postulats; et qui débouche ensuite sur des choix, donc des décisions politiques, et juridiques.
Nous avons donc déjà admis qu’un fondement juridique indispensable pour la réalisation de ce concept était la séparation des églises et de l’Etat. Mais nous verrons ultérieurement que la réalisation de ce concept de laïcité induit aussi d’autres choix politiques comme la séparation économique entre les intérêts privés et l’intérêt général, et des lois permettant de garantir autant que faire se peut la réalisation de l’émancipation individuelle et collective.
Nous constatons donc déjà que la réalisation de la laïcité se fait progressivement à travers des luttes politiques, enclenchant des décisions juridiques nécessitant des mesures d’ordre public, mais justement qu’elle ne se fait jamais d’emblée, à la suite d’un coup de baguette magique et qu’elle peut prendre divers aspects dans sa construction, comme cela peut se faire dans divers pays à partir d’autres cultures (exemple de la construction de la laïcité dans la société des pays scandinaves par le combat féministe amenant à l’égalité juridique homme-femme en droit et dans les faits)
La Laïcité est donc bien un concept; certes universel dans ses fondements et son épanouissement, mais évoluable selon le temps et l’espace dans son application. Ce n’est donc pas un dogme, c’est à dire un point de doctrine rigide ou de système considéré comme une vérité intangible, et qui pourrait aboutir à des absurdités comme le dogme laiciste fondé sur une limite arbitraire dans la séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Nous reviendrons dans d’autres articles sur ces notions importantes.
Nous allons clore cet article en commentant ces notions que sont la liberté absolue de conscience et la tolérance mutuelle, développées entre les 2 guerres mondiales du 20 ème siècle par le Grand Orient de France et considérées comme des bases de l’élaboration du concept de laïcité.
Ce sont à l’évidence des préceptes, c’est à dire des notions d’enseignement destinées à être appliquées, donc des notions issues des principes fondamentaux de liberté individuelle, d’égalité en droit et de fraternité sociale, destinées à être intégrées dans le concept philosophique de laïcité.
Et il est important de comprendre leurs significations.
La tolérance mutuelle veut dire justement qu’il est indispensable que chacun accepte l’autre comme il est, et que donc, si une des parties ne reconnaît pas cette tolérance mutuelle, il n’est pas question d’accepter une tolérance unilatérale. C’est souvent ce que ne comprennent pas un certain nombre d’athées que l’on rencontre essentiellement à la Ligue des Droits de l’Homme et dans des organisations qui se veulent humanistes, et qui, par complexe devant des religieux, acceptent au nom de la tolérance, mais d’une tolérance de fait unilatérale, n’importe quelle forme d’oppression et d’agression perpétrée par ces mêmes groupes religieux, comme par exemple l’oppression des femmes par les organisations islamiques (et pas seulement islamistes) au nom de commandements religieux
La liberté absolue de conscience est de même nature. Il ne s’agit pas d’admettre une simple liberté de conscience modulable en faveur d’un groupe ou d’une communauté qui aurait, elle, l’autorisation, même a minima, d’appliquer à ses membres des commandements (et tout cela avec l’indifférence, voire la complicité, des représentants de la République, au nom justement de la tolérance), mais au contraire de permettre, par tous les moyens juridiques, cette liberté de conscience de chacun contre toute pression communautaire, même venant de différents clercs : c’est ce qu’on appelle liberté absolue de conscience.
Cette définition est, ô combien développée avec brio par le professeur de philosophe émérite qu’est Jacques Martinent, président de l’UFAL de l’Ain, que nous avons pu entendre sur ce thème lors d’une réunion publique organisée par la Libre Pensée à Lons le Saunier en 2004, et qui ne se cache pas, depuis, pour exprimer son désaccord avec les conséquences néfastes que provoque l’application du système laïciste prônée par la philosophe Marie Perret, système que nous avons déjà dénoncé comme inapproprié…
Valentin Boudras-Chapon




Une salle de prière clandestine dans une école publique, à Emerainville (77)

L’UFAL 77 a été alertée par des habitants et des parents d’élèves d’Emerainville (77) sur l’existence d’un lieu de prières non déclaré réservé à la communauté musulmane.
Le dit local est un préfabriqué dont les fenêtres sont recouvertes d’un film plastique opacifiant . Ce local se trouve dans la cour du Groupe Scolaire du Bois d’Emery, dans le quartier du Clos d’Emery.
Le bâtiment appartient à la mairie, plus précisément au Service Municipal de la Jeunesse.
Certains riverains ont constaté une certaine affluence aux heures de prières et tout particulièrement le vendredi, jour de la grande prière. Des habitants du quartier ont vu de façon récurrente des hommes barbus, vêtus de khamis, approcher des jeunes du quartier….
L’accès au bâtiment se fait par une simple porte blanche, aucune indication n’y figure. A l’entrée, on voit des chaussures ; sur les murs on aperçoit des tapis de prière.
Signalons que ce quartier est classifié comme Zone Urbaine Sensible depuis le 28 mai 1996. Nous savons bien que ces zones sont un terrain de chasse de prédilection pour les intégristes radicaux.
Le 14 mai 2008, l’UFAL a saisi le Maire, le Préfet et le Député.
L’UFAL locale a demandé un rendez-vous auprès de M.Kelyor, maire UMP de la commune afin de clarifier la situation. Quelques questions simples étaient posées concernant l’occupation des locaux, le financement éventuel et l’avis du conseil municipal etc
Le Maire refuse tout rendez-vous à l’UFAL (lettre reçue le 19 mai 2008), il ne connaît pas cette association(l’UFAL) et refuse de communiquer tout renseignement.
Mais dans un article de la presse locale (Le Parisien –édition Seine et Marne du 21 mai 2008) le Président de l’association des Tunisiens du Val –Maubuée qui utilise ses locaux « affirme pour sa part que le Maire lui a donné son accord pour la tenue de prières dans le local ».
Le même maire déclare « il ne s’agit aucunement d’un local de prière, en tout cas, il n’a pas été donné pour ça ». Confié depuis quatre ans par la mairie à l’association des Tunisiens du Val Maubuée, le préfabriqué abrite selon le maire « des cours d’arabe pour les enfants ».
C’est très surprenant comment en deux jours les dires municipaux évoluent…
Il faut dire que la politique sociale de cette mairie est avant tout basée sur une stigmatisation de la communauté africaine émerainvilloise (cf article paru dans Libération le 19 décembre 2005).
Il serait temps que les autorités viennent vérifier ce qu’il se passe dans cette ville …
En tout état de cause l’UFAL considère que si ces informations sont confirmées, il s’agit d’une provocation intolérable et d’une grave attaque sur le principe de laïcité, fondement de notre République.
Il est tout simplement scandaleux qu’on laisse s’installer un lieu cultuel au sein d’une école de la République.
La mise à disposition d’un local public pour en faire un lieu cultuel est une violation de l’article 2 de la loi de 1905, qui entérine la séparation des Eglises et de l’Etat.
L’utilisation d’un bien communal requiert la signature d’une convention qui prévoit les conditions d’usage et les questions de cout.
Apparemment ici, tout s’est fait en catimini, l’opposition municipale n’est au courant de rien. Voilà une ville gérée de main de maître par un maire particulièrement démocrate.
Une fois de plus, le politique au pouvoir s’en prend aux valeurs fondamentales de notre constitution républicaine, laïque et démocratique.
Nous comptons sur l’opposition municipale pour interpeler le maire sur ce sujet.
Chaque laïque doit dénoncer ces comportements, plus que jamais soyons vigilants.
Pour suivre tout le déroulement de cette affaire cliquez sur le lien suivant :
http://ufal77.over-blog.com
Marie-José Letailleur




L'Observatoire de la diversité audiovisuelle, machine de guerre communautariste

Nous sommes heureux et fiers de vous annoncer la naissance d’un énième bidule indispensable, par décision du CSA : l’Observatoire de la diversité audiovisuelle (1). Bien entendu, l’inénarrable Halde est dans le coup. Et tenez-vous bien, le bébé nous créé au passage un nouveau délit : le « dénigrement de communautés ».

Représentation de la diversité

Le Machin, présidé par Rachid Arhab, aura pour mission de « veiller à la représentation de la diversité de notre société dans les médias audiovisuels. Miroir de la société, les médias se doivent de présenter un visage conforme à la France d’aujourd’hui. Cette diversité constitue un facteur essentiel de cohésion sociale. Le CSA souhaite donc inciter les opérateurs à favoriser cette diversité dans les programmes audiovisuels et à lutter contre les discriminations. »
Il s’agit donc d’« améliorer cette représentation de la diversité, (…) depuis la politique des ressources humaines jusqu’à l’écriture des fictions, le choix des documentaires, voire le traitement de l’actualité ».
Diantre, voilà qui pique notre curiosité ! Comment le Truc va-t-il pouvoir mesurer la diversité, en l’absence de pouvoirs d’investigations et de statistiques ethniques ?
… Car pour prétendre pouvoir représenter la diversité, encore faudrait-il en avoir une image précise. Au grand dam de nos amis bidulistes, le Conseil Constitutionnel n’a pas jugé conforme à nos traditions juridiques d’y souscrire.

Statistiques ethniques et discrimination positive

Vous l’aurez compris, la naissance de cette merveille implique la mise en œuvre de statistiques ethniques et de mécanismes de discrimination positive. Ca tombe bien, notre Président bien-aimé vient justement d’installer le Comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, présidé par Simone Veil, qui a pour mission d’« inscrire l’égalité hommes-femmes, le respect de la diversité et la bioéthique dans le préambule du texte fondateur de la Ve République » (2). Tout se tient.
D’ailleurs, le CSA ne s’en est jamais caché.
Voici ce qu’on peut trouver dans la littérature du Schmilblick :
« 1.2. La nécessité de procéder à une étude quantitative de la diversité dans les médias. S’il est un point qui a suscité un consensus parmi l’ensemble des personnes auditionnées, c’est bien celui de la nécessité de quantifier la diversité. Mme Anne Debet, Commissaire à la CNIL, a estimé que « pour mesurer, il faut des statistiques ». »
Ou encore :
« Le Conseil a enfin lancé, en décembre 2007, un appel d’offres pour la réalisation d’une nouvelle étude quantitative et qualitative sur la diversité dans les médias audiovisuels dont les résultats devraient être rendus publics au cours du dernier trimestre 2008 »

Des progrès ont pourtant été accomplis

Les récents progrès enregistrés dans la représentation des « minorités visibles » et salués par le rapport annuel du CSA n’étaient sans doutes pas suffisants pour combler l’insatiable boulimie législative présidentielle : « Nous avons assisté à un léger mieux dans la société sur la question de la diversité mais cette démarche reste pour l’instant trop générale, voire simplement généreuse » a-t-il commenté, précisant qu’il n’était « pas un farouche partisan des quotas » (Rachid Arhab).
Et en effet, l’heure est grave :
« « Toutefois, nous apportons quelques bémols à cette situation » (…) En effet, chez TF1, dans les contenus comme les séries, il n’y avait toujours pas en 2005 de héros issu des minorités. Pour sa part France Télévisions ne valorise pas suffisamment l’apport de RFO. Chez M6, l’information est à la traîne dans le cadre de la diversité. « D’une manière générale, dans les programmes pour la jeunesse, les minorités sont peu présentes. En outre, les minorités asiatiques sont quant à elle très peu représentées », précise Laure Leclerc.
Sur Arte notamment, aucune minorité n’est représentée. De même, côté emploi, la diversité n’est pas du tout représentée dans les postes d’encadrement, notamment éditoriaux. « On a même régressé car la diversité était représentée chez France Télévisions avec un responsable de programmes, qui a été licencié », rappelle Amirouche Laïdi. (3) »….

Des dispositions déjà inscrites dans la loi

Nadine Morano avait d’ailleurs craché le morceau au Sénat, lors du débat sur l’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations (4): « la mission (de l’Observatoire) est de suivre l’application des politiques d’amélioration de la représentation de la diversité ». Il existerait donc déjà des politiques de représentation de la diversité ?!!
Et oui. La promotion de la diversité est inscrite dans le droit français depuis 2006, avec la loi n° 2006-396 pour l’égalité des chances (5), qui dispose que « le Conseil supérieur de l’audiovisuel contribue aux actions en faveur de la cohésion sociale et à la lutte contre les discriminations dans le domaine de la communication audiovisuelle. Il veille, notamment, auprès des éditeurs de services de radio et de télévision, compte tenu de la nature de leurs programmes, à ce que la programmation reflète la diversité de la société française. Il rend compte dans son rapport annuel de l’action des éditeurs de services dans ce domaine. »

Novlangue et réécriture de l’actualité ?

On touche les sommets de l’ineptie avec le respect de la diversité dans le traitement de l’actualité. Peu importe qu’il n’y ait pas d’actualité spécifique sur telle minorité, il faudra bien trouver des angles journalistiques pour nous tenir informé heure par heure des derniers développements captivants de l’artisanat des personnes de référence afro-maghrébine™ en Seine-Saint-Denis, ou des dernières tendances vestimentaires chez les sapeurs zaïrois. Il va sans dire qu’il serait désormais très inapproprié de stigmatiser les jeunes des quartiers issus de la diversité citoyenne © lorsqu’ils délinquent un petit peu, les médias étant conviés à présenter les minorités sous un jour positif et/ou convivial.

La Halde n’est jamais loin…

Pour les besoins de la cause, il y aura un partage des compétences avec l’inévitable Halde : « les plaintes en matière de discrimination seront traitées par le CSA dès lors qu’elles concernent un fait visible à l’antenne des chaînes (dénigrement de communautés, incitation à la haine raciale, respect des obligations des chaînes en matière d’exposition des minorités visibles et en matière d’accès des programmes aux personnes sourdes et malentendantes), la HALDE exerçant sa compétence pour toutes les autres plaintes en matière de discrimination audiovisuelle (gestion du personnel, politique d’accès aux plateaux. »
Car le machin aura bel et bien des pouvoirs de sanction pour « sanctionner un diffuseur dont les programmes seraient discriminatoires ».
… Mais qu’est-ce donc qu’un programme discriminatoire ?
Tout simplement un programme qui ne respecterait pas le quota officiel de caucasiens, noirs, jaunes, sans parler des minorités sexuelles visibles et autres personnes souffrant de handicap.
On attend impatiemment le quota de personnes souffrant de déficiences cognitives et autres altercomprenants.

Un nouveau délit pénal

Au passage, le bidule nous créé un nouveau délit qui ne figure pas dans le code pénal, le « dénigrement de communautés ». On a beau chercher, nulle trace dans les Articles 225 du code pénal, ou dans la Loi de 1881, qui répriment les provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse, la diffamation ou l’injure publique raciale, nationale ou religieuse.
Il ne s’agit pas ici des ethnies ou des « races », noirs arabes chinois, dont la diffamation, l’injure, la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse est déjà punie par l’article cité plus haut.
… Communauté, ça ne vous rappelle rien ? La communauté juive, la communauté musulmane, la communauté d’Emmaüs ? Voilà qui évoque fâcheusement les communautés religieuses, et en particulier l’Ummah, la communauté des croyants en islam, qui justement, n’avait pas encore son délit spécifique comme les juifs ont le délit d’antisémitisme. Le CSA vient tout simplement de créer le délit d’islamophobie réclamé par l’UOIF et l’OCI, et dont pourront se prévaloir toutes les communautés religieuses pour faire taire la critique. Robert Redeker a du souci à se faire…
En résumé, le bidule, anodin au premier abord, se révèle une redoutable machine de guerre pour installer durablement le modèle communautariste dont rêvent de concert Nicolas Sarkozy, le CRAN et l’UOIF.
On se consolera en imaginant les circonvolutions reptiliennes dans les cerveaux des membres du CSA, pour répondre à ces questions brûlantes : faut-il comptabiliser Magloire comme gay ou comme noir ? Djamel figurera t-il plutôt dans la colonne arabe ou handicapé ? Et surtout, que compte faire le CSA au sujet de la représentation des minorités visibles auprès des non-voyants ?
Ratafiole
(1) http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=126174
(2) http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/16/01002-20080416ARTFIG00005-constitution-lepreambule-redige-avant-fin-juin.php
(3) http://www.latribune.fr/info/Diversite-des-origines–les-medias-doivent-aller-plus-loin-~-ID2F5434EFC2B90679C1257222004ED1A4-$Db=Tribune/Articles.nsf-$RSS=1
(4) http://www.senat.fr/seances/s200804/s20080409/s20080409009.htmlhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000268539&dateTexte=
(5) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068930&dateTexte=20080520




Des ministres français aux ordres de fonctionnaires de Bruxelles

A quoi servent les parlementaires français, dont la tâche principale devient celle de copistes chargés de transcrire les « directives » de Bruxelles ? Et ces « directives » ne viennent même pas d’une instance démocratiquement élue, mais de fonctionnaires de la Commission Européenne !
Si notre Assemblée nationale et notre Sénat sont réduits à de simples chambres d’enregistrement, nos ministres ne sont pas mieux lotis. Voici trois exemples flagrants qui montrent que pas plus que les députés et les sénateurs, le gouvernement français n’est maître chez lui.
Dans un article sur la Halde, j’avais signalé (1) :
« Le 25 mars, l’Assemblée Nationale devait ainsi transposer en droit français trois « directives » (sic !) européennes en matière de discrimination. Ce qu’elle a fait derechef. Mais les sénateurs, soumis à leur tour le 10 avril à ces projets de lois (ou plutôt à ces diktats de Bruxelles), ont osé modifier les textes proposés qu’ils jugeaient trop dangereux, d’une part en instituant une sorte de délit d’intention, et d’autre part en favorisant des revendications communautaristes. Les amendements votés par le Sénat – donc par sa majorité présidentielle UMP – n’ont pas plu à Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. Elle a rappelé aux sénateurs qu’il fallait obéir à Bruxelles et transcrire ses versets dogmatiques à la lettre, sinon la France serait encore condamnée financièrement par la Cour de Justice européenne.
C’est comme ça dans l’Europe soviétisée ! Et donc, on a réunit une commission mixte paritaire le 13 mai, qui a tout simplement annulé les amendements votés par le Sénat contraires au texte « européen ». Le Sénat a adopté le nouveau texte (ou plutôt le texte européen initial) le 15 mai, privant ainsi une fois de plus la France de faire la loi chez elle. »
J’ai retrouvé, sur le site du Sénat, la séance du 9 avril du projet de loi – ou plus exactement la transcription des diktats européens par nos copistes parlementaires -, à propos des deux amendements que je cite dans mon article (2). C’est édifiant !
Le Président présente l’amendement n° 1 : « Dans le premier alinéa de cet article, remplacer les mots : « ne l’a été ou ne le serait » par les mots : « ou ne l’a été » ».
Mme Muguette Dini qui présentait cet amendement donne très clairement les arguments que je décrivais dans mon article : « La dimension fictive de la comparaison, exprimée par la formule au conditionnel « ne le serait », pourrait en effet conduire à des condamnations fondées sur de simples suppositions. Comment une personne accusée de discrimination pourra-t-elle se défendre si les accusations dont elle fait l’objet ne sont que des hypothèses ? Veut-on remettre en cause, dans notre pays, le principe fondamental selon lequel une personne ne peut être condamnée que pour des actes qu’elle a effectivement commis ? En réalité, mes chers collègues, le conditionnel « serait » ouvre une porte légale aux procès d’intention, ce qui me semble inacceptable. Aussi la commission des affaires sociales, soucieuse d’éviter de tels procès, a adopté à l’unanimité cet amendement qui, en conformité avec le droit communautaire, tend à supprimer l’expression au conditionnel. »
C’est clair, net et précis, et convainquant !
Et alors le Président demande à Nadine Morano, secrétaire d’Etat : « Quel est l’avis du Gouvernement ? »
On s’attend à ce que la ministre conteste ou approuve les arguments de Madame Dini. Elle peut les trouver judicieux, exagérés, que sais-je encore, et juger sur le fond – par elle-même ou au nom du gouvernement – les deux versions. Bref, on s’attend à ce qu’elle fasse son boulot de ministre et de membre du gouvernement, et qu’elle donne un avis sur telle ou telle formulation d’un projet de loi.
Voici la réponse in extenso de Nadine Morano :
« Le Gouvernement ne peut émettre qu’un avis défavorable.
La définition qui apparaît dans le projet de loi est directement issue des directives communautaires. Le Gouvernement a repris cette définition au mot près, car la Commission européenne nous a demandé très explicitement de le faire dans les avis motivés qu’elle nous a adressés. Elle indique ainsi : « La formulation adoptée dans la directive est importante afin de déterminer les situations de discriminations à travers la méthode comparative dans le passé, le présent ou le futur ».
Il s’agit, pour la Commission, d’un point fondamental de la transposition des directives relatives aux discriminations, sur lequel elle nous a indiqué qu’elle ne ferait aucune concession et n’hésiterait pas à saisir la Cour de justice des Communautés européennes.
Il faut donc être clair : si le projet de loi contient une autre définition que celle des directives, la France sera condamnée en manquement par la CJCE.
J’ajoute que la méthode comparative est déjà utilisée en droit français. Je pense, par exemple, aux cas dans lesquels le juge procède à des reconstitutions de carrière ou à l’indemnisation de la perte de chance en matière de responsabilité hospitalière. Nous sommes, là aussi, dans le conditionnel et l’éventualité, et c’est à cela que tient la garantie des victimes. »
(fin de citation)
Le dernier paragraphe dit simplement : on a déjà fait comme ça, donc on voit pas pourquoi on ferait autrement. C’est un peu court, et ça ne dénote guère un esprit de progrès. En tout cas, ça ne répond aucunement à l’amendement.
Mais le principal argument de Nadine Morano c’est : il faut copier exactement ce qu’ordonne la Commission Européenne dans ses « directives », sinon on va encore être punis comme des mauvais élèves.
RIEN sur le fond, aucun contre argument sur l’amendement de Madame Dini. Et à quoi bon, puisque comme l’explique la ministre, il faut écrire ce qu’écrit Bruxelles au iota près sinon on se fait taper sur les doigts par des fonctionnaires étrangers. Inutile d’argumenter et de déposer des amendements !
Voilà donc un exemple flagrant de servilité européiste : ni les parlementaires français, ni les ministres français ne peuvent pondre le moindre amendement qui déplairaient aux eurocrates. Et Madame Morano, ministre de la République, joue les petits télégraphistes et les père fouettards à leur service.
Puis vient l’amendement n° 2, qui consiste à remplacer un « aurait entraîné » par « entraînant » dans le texte de loi. J’ai commenté aussi cette différence dans mon article. Madame Dini s’explique : « Comme le précédent, cet amendement n’a d’autre objet que de limiter les risques de procès d’intention qui découlent des définitions communautaires des discriminations. » Elle donne ensuite des arguments clairs, net, et précis, comme pour son premier amendement.
Et le président sollicite de nouveau l’avis du gouvernement, et Nadine Morano répond de nouveau non sur le fond, mais uniquement par rapport aux exigences de la Commission Européenne. Son ton devient plus sec et cassant : « L’avis du Gouvernement sera évidemment le même que sur l’amendement n° 1 : défavorable ! Qu’il me soit permis de le rappeler, pour mémoire, à votre assemblée, la France, qui va assumer bientôt la présidence de l’Union européenne, fait tout de même aujourd’hui l’objet de trois procédures sur ce sujet des discriminations ! »
Autrement dit, vous les parlementaires français, vous commencez à nous emmerder à vouloir faire la loi, alors que vous allez faire honte à Sarkozy en osant braver les diktats de Bruxelles.
L’autre exemple concerne les pêcheurs français, en butte à l’augmentation des cours du pétrole qui asphyxie leur profession. Différents arguments sont recevables pour ou contre leurs revendications ou leurs formes d’actions, et sur les réponses que désire donner le gouvernement. Mais là encore, peu importe finalement ces réponses à cette situation dramatique, puisque Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, est lui aussi obligé de passer par les diktats bruxellois.
Le 19 mai, dans les journaux télévisés, cet autre petit télégraphiste de Bruxelles déclare piteusement que « le plus urgent » devant cette crise, c’est… d’attendre le « feu vert » des fonctionnaires de la Commission Européenne. La France est donc INCAPABLE de résoudre une crise sociale sur son propre territoire, et de prendre les mesures qu’elle désire pour le faire.
Et Michel Barnier récidive le lendemain matin à la radio. Lisons la mini-dépêche du Figaro (3), qui vaut son pesant d’aveu : « Invité de RTL ce matin, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a assuré qu’il ferait « le maximum » pour les pêcheurs qui protestent contre la hausse du prix du gazole, tout en expliquant qu’il attendait « une réponse de Bruxelles » sans laquelle il « ne peut rien faire ». »
Autrement dit, le « maximum » que peut « faire » le gouvernement pour résoudre un conflit social et une situation dramatique, c’est « rien »… sans l’aval de petits fonctionnaires étrangers. Alors à quoi ça sert de dire qu’on fera « le maximum », si ce « maximum » est « rien » ?
Dernier exemple, le passage en force de la « loi OGM » à l’Assemblée Nationale, le 20 mai. Le député UMP Roger Karoutchi tente de rejeter la faute sur le gouvernement Jospin : « C’est pendant le gouvernement Jospin que cette directive européenne OGM a été prise. Si elle n’est pas transposée, nous aurons une amende de 38 millions d’euros et une contrainte de 360.000 euros par jour. »
Quel faux-cul, alors que sa propre majorité est autant obligée d’accepter tous les diktats de Bruxelles que celle de Lionel Jospin, et que ni les ministres ni les parlementaires français n’ont leur mot à dire sur les lubies des fonctionnaires de Bruxelles qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui décident de lois antidémocratiques ! Le gouvernement Jospin n’avait pas plus son mot à dire sur les « directives » de Bruxelles que le gouvernement Fillon !
Et la courageuse secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet avoue elle aussi qu’il faut voter cette « loi OGM » non parce qu’elle serait bonne, mais parce que ce sont les employés de la Commission Européenne qui nous l’impose, et qui mettent la France à l’amende si elle a l’outrecuidance de décider les lois françaises : « Le gouvernement vous demande d’adopter ce projet de loi pour transposer cette directive européenne sous peine d’amende mais le Ministre d’Etat Monsieur Borloo n’approuve pas cette directive et il a demandé à ses partenaires européens de la changer. » (5)
Autrement dit, le fougueux Borloo fait la promotion de lois qu’il n’approuve pas. On croit rêver ! Et il peut toujours demander à ses « partenaires européens » de la changer… Si une majorité de fonctionnaires polonais, italiens, portugais, etc. (et bientôt turcs) ne sont pas d’accord, ils mettront vite au pas les velléités de notre ministre de l’Ecologie. Et celui-ci ne devrait pas trop la ramener, quand on pense comment Nicolas Sarkozy et lui-même se sont couchés devant leurs « partenaires européens » sur les négociations sur l’effet de serre : ils n’ont pas pu inclure le nucléaire français dans les énergies alternatives, abandonnant ainsi le principal atout français dans ces discussions énergétiques. La France se verra donc imposée, à l’instar de l’Irlande ou de l’Allemagne, des forêts d’éoliennes qui lui sont totalement inutiles. Mais bon, puisque « Bruxelles » impose des décisions ubuesques et contraires aux intérêts de la France et des Français, il faut obéir servilement !
Nadine Morano, Michel Barnier, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Louis-Borloo, quatre ministres pourtant forts en gueule, auront bon multiplier leurs logorrhées dans les médias : ce ne sont plus des ministres avec des pouvoirs au service de la France, mais de simples exécutants aux ordres d’employés d’une « Commission Européenne » étrangère à notre pays et à nos intérêts.
Roger Heurtebise
(1) http://www.ripostelaique.com/Halde-la-20-Apres-la-promotion-du.html
(2) http://www.senat.fr/seances/s200804/s20080409/s20080409010.html
(3) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/20/01011-20080520FILWWW00268-peche-barnier-ne-peut-rien-sans-l-ue.php
(4) http://afp.google.com/article/ALeqM5i7qmLyMpQiZzvYeh59P_huWtlXjQ
(5) http://www.blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/2008/05/20/221-moi-tu-sais-je-vis-au-jour-le-jour




Cérémonie de naturalisation à Lille : discours républicain du Préfet, et discours anti-républicain d'une "nouvelle Française"

En lisant La Voix du Nord du samedi 24 mai 2008, j’eus l’agréable surprise de découvrir que le Préfet du Nord avait organisé, la veille, une cérémonie à la Préfecture à l’occasion de 75 naturalisations.
Outre le champagne et les petits fours, mérite d’être retenu le discours d’accueil du Préfet Canepa à ces nouveaux Français: « Aujourd’hui, la France n’est plus seulement votre lieu de résidence : elle devient votre patrie ». Il rappela que ces nouveaux Français étaient « ainsi rattachés à la longue histoire de notre pays ». Et d’ajouter : « Cela veut dire que les droits et les devoirs prévus par la République sont désormais vos droits et vos devoirs ». En bon républicain, le Préfet rappela ce que sont les droits de l’homme et l’égalité des femmes en France : « Notre pays ne tolère aucune discrimination ou violence liée au sexe et de telles pratiques sont condamnées par nos lois ».
La républicaine que je suis ne peut qu’applaudir le Préfet. Comme j’aimerais que Martine Aubry soit sur la ligne du Préfet Canepa, elle qui choisit toujours le communautarisme religieux ou ethnique ! J’espère que les socialistes de l’agglomération lilloise n’auront de cesse de lui rappeler ce discours républicain préfectoral.
La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, j’ai bondi en lisant l’un des trois mini-entretiens de nouveaux naturalisés Français.
Si Bouhaba B., arrivé d’Algérie en 1964 à l’âge de 2 mois, déclare que « le discours du préfet est clair : il faut respecter les lois françaises », sont inquiétants les propos tenus par Nadia L., 21 ans, arrivée du Maroc en France en 2001. Portait-elle à la Préfecture le voile qu’elle arbore sur la photographie ?.
Que dit-elle ? « Mon père est venu le premier dans le but d’améliorer notre vie. Il a trouvé du travail, un logement et a décidé du regroupement familial. Deux sœurs sont restées au Maroc. Pour moi, trouver du travail, ce sera plus simple avec la nationalité. Je voudrais être soignante. Mais je vais me marier avec un Marocain qui vit en Espagne ! Je reste toujours marocaine, j’ai la double nationalité. Entendre le préfet parler du droit des femmes fait plaisirs. » Nadia L. est naturalisée Française et réussit le coup de maître de ne jamais prononcer le mot « Française ». En revanche elle affirme qu’elle « reste toujours marocaine », qu’elle va se marier avec « un Marocain qui vit en Espagne » et qu’elle a « la double nationalité ».
En somme, à la lire, Nadia L. a demandé sa naturalisation non pas pour devenir Française, vivre comme une Française dans le cadre des lois françaises et, comme l’a dit le Préfet, être ainsi rattachée « à la longue histoire de notre pays », mais pour en tirer une simple utilité : avoir un travail. Le discours de Nadia L. résume et condense ce que pensent de nombreux jeunes dits « des banlieues »: ils ne sont pas et ne seront pas Français ! Ils entendent bénéficier de la société d’accueil tout en se considérant du pays de départ.
Certains franchissent même le pas en imaginant qu’ils ont le droit de transposer leur société de départ dans la société d’arrivée, la France. La France n’est-elle pas le pays des Droits de l’Homme et de la liberté, disent-ils ? Dans ces conditions leur tenir le discours du Préfet Canepa peut être alors perçu comme du racisme et même du « républicanisme laïque de colonisateurs » comme aiment à le répéter à ces jeunes les Indigènes de la République, mais aussi ceux des anti-républicains et anti-laïques qui sévissent au PS, au PCF et à l’extrême gauche, chez les Verts.
Les Républicains laïques ont intérêt à méditer les quelques phrases de Nadia L.. Elles portent en germe des risques de conflits ethniques en puissance, destructeurs de la société française et de la possibilité de vivre en commun. Ils ont aussi à méditer sur la « machine infernale » que représente la double nationalité, surtout chez des jeunes en perte de repères ou sous emprise des intégrismes religieux.
Fanny Deulin




Lettre à Monsieur Renzo Sulli, maire communiste d'Echirolles, sur sa colistière voilée

Monsieur Le Maire,
Vous avez fait le choix d’introduire la religion au sein du conseil municipal.
Très attachée aux valeurs laïques de la France, je suis choquée de voir ces dernières balayées. Il m’a toujours semblé que le PC de par son histoire était très attaché à la laïcité (on se souvient de la lutte du PC contre la religion à une certaine époque), d’où ma surprise en découvrant une personne voilée sur la liste.
Je ne suis pas certaine que les valeurs défendues par le PC en matière de droit de la femme soient partagées par cette personne de par son signe religieux. L’introduction à la fête de l’Humanité du 13 Septembre 2003 avait pour thème : « Les religions et les femmes », et il elle rappelait que le voile est un symbole d’oppression pour 90% des femmes qui sont obligées de le porter.
Je pensais qu’un retour aux valeurs religieuses était du ressort d’une droite conservatrice. Monsieur Sarkozy en fait la démonstration dans son gouvernement dans lequel il a nommé des personnes religieuses. Tous les jours la loi 1905 est égratignée par le gouvernement, pourquoi allez-vous dans le même sens ?
Je crois que l’avenir des quartiers n’est pas dans un enfermement religieux dont le voile est le symbole. L’histoire a souvent montré que la politique et la religion ne font pas bon ménage.
Passé le choc de cet entrisme religieux dans la vie politique communale, je me suis posé plusieurs questions :
– Cette personne serait-elle représentative d’une partie de la population d’Echirolles ?
Ne tombons pas dans la stigmatisation en pensant que les musulmans se reconnaissent seulement à travers une personne voilée.
– Avez-vous tenu à éviter qu’une liste islamiste intégriste ne voie le jour ?
Une telle liste n’aurait eu qu’un faible écho à Echirolles où la population est majoritairement (il me semble) modérée et laïque.
– Est-elle mieux agissant dans le monde politique qu’à la maison ?
C’est le même argument que les opposants à la loi Stasi brandissaient, loi qui a eu le soutien du PC sauf erreur de ma part. Pourtant cette loi a eu un écho plus que positif, seules une dizaine de jeunes filles ont refusé catégoriquement (avec parfois la pression de la famille) d’enlever leur signe religieux mais des centaines d’autres ont pu l’éviter.
Il ne s’agit pas de la remise en cause des qualités et des compétences de cette personne mais de l’OBJET voile.
– « Elle n’est pas voilée mais couverte ?» C’est ce que certains diront peut-être pour plus de confort.
On se couvre pour se protéger du froid, ce serait hypocrite de voir une nuance entre un voile et cette « couverture » qui ne laisse pas dépasser une mèche de cheveux au même titre que le voile. Il s’agit donc bien d’un signe religieux et assumé en tant que tel par la personne qui le porte.
Si un jour une jeune fille refuse de se voiler, que pourra t’elle opposer comme argument à sa famille qui pourra lui donner en exemple cette personne élue ?
Le voile va à l’encontre des libertés fondamentales de la femme et le conseil municipal par ce symbole à ses côtés serait complice de cette dérive. Les quartiers ont besoin d’être désenclavés et surtout soulagés du poids du religieux qui prend de plus en plus de place là où les pouvoirs publics ont désertés. L’évolution communautariste sur le modèle anglais est un souhait de Monsieur Sarkozy, ce n’est pas le mien.
J’aurai été choquée de la même façon s’il s’était agi d’une croix ou d’une kippa, et vous ?
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce courrier et je reste à votre disposition pour en discuter plus amplement avec vous.
Veuillez recevoir, Monsieur Le Maire, mes sincères salutations.
Laurence Gresse




Gregorius Nekschot : un blogueur arrêté aux Pays-Bas pour délit de caricature !

Les Pays-Bas , qui , à l’époque de Voltaire , faisaient office de refuge pour tous les européens victimes de persécutions politiques et religieuses , sont en train de devenir un pays en pointe en ce qui concerne le rétablissement des persécutions religieuses et du délit de blasphème , avec l’arrestation honteuse d’un caricaturiste . Examinons les faits :
L’affaire débute en 2005 avec la plainte déposée par un imam , Abdul Jabar van de Ven , contre un blogueur caricaturiste dont le pseudonyme est Gregorius Nekschot ( ce qui peu se traduire par  » tir d’une balle dans la nuque ) , qui était un proche du réalisateur Théo Van Gogh qui avait été rituellement massacré par un musulman . Le blog de Neckshot est consultable ici :
http://www.gregoriusnekschot.nl/blog/
Cet imam Van de Ven qui a porté plainte , hollandais  » de souche  » converti à l’islam à l’âge de 14 ans , s’était  » illustré  » dernièrement par des propos se réjouissant de la mort de Théo van Gogh , et souhaitant la mort de Geert Wilders , et pour avoir soutenu l’idée selon laquelle il est interdit à une femme musulmane de serrer la main d’un homme :
http://www.jihadwatch.org/dhimmiwatch/archives/004040.php
Le caricaturiste a été arrêté sur la charge de  » publication de caricatures de caricatures discriminant l’islam et injures racistes  » . Sa maison a été perquisitionnée , son ordinateur , ses téléphones portables , carnets d’adresse et agendas , ses clefs USB et de nombreux dessins ont été saisis.
Selon la porte-parole de son éditeur ( Xtra ) , il a été arrêté avec un grand déploiement de forces ( environ 10 policiers ) . Cette porte-parole a demandé à rester anonyme car l’auteur et l’éditeur ont déjà reçu des menaces de mort.
Nekschot a déclaré au journal  » Het parol  » que les officiers de police lui ont déclaré  » ce que tu dessines est pire que ce qu’ils ont fait au Danemark .Est-ce que tu réalises ce qui peut t’arriver si ton identité est dévoilée ?  » Le dessinateur craint pour sa vie :  » comme auteur de ces caricatures , ma vie est en danger en prison .  »
Neckschot a été libéré deux jours plus tard , mais reste menacé de poursuites.
Dans une interview au journal De Volksrant , Nekschot explique :  » Aux pays-Bas , on muselle les artistes et les caricaturistes , au Danemark , ils protègent les caricaturistes , aux Pays-Bas , on les arrête  » .
L’association  » reporters sans frontières « , s’est indignée de cette arrestation arbitraire dans une déclaration qu’on peut consulter ici :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27072
Selon le procureur , Nekschot  » fait sa profession de dessiner des caricatures de nature insultante et discriminante  » Selon Ernst Hirsch Ballin , ministre de la justice chrétien démocrate , la police a mis trois ans à découvrir sa véritable identité derrière son pseudonyme.
Les réactions aux Pays- Bas ont été virulentes. Le ministre de la justice sus-mentionné a été critiqué par une grande partie du parlement au sujet de cette arrestation , dont les modalités ont été jugées  » disproportionnées. Un des membres de droite du parlement, s ‘exprimant dans De Telegraaf , a parlé de pratiques comparables à celles de l’ancienne Allemagne de l’Est, tandis que le parlementaire De Wit suggérait que le ministre de la justice avait essayé par cette arrestation de se venger de l’opposition récente du parlement à une nouvelle législation sur les injures blasphématoires. Un autre parlementaire , Fred Teeven , a parlé d’une arrestation politique . De nombreux journaux ont défendu Gregorius Nekschot en publiant ses caricatures . De nombreux dessinateurs de presse ont fait des caricatures de soutien.
Que penser de cette affaire ?
Ecartons d’abord l’accusation fantaisiste de racisme. Le plaignant est bien entendu non fondé à porter plainte pour racisme . En effet , si l’on admet l’existence de  » races  » , ce qui pour un biologiste est un non-sens , il s’avère que le plaignant , hollandais dit  » de souche  » est , dans ce cas , de la même  » race  » que le dessinateur , et qui plus est de la même nationalité, sauf à ce que cet imam affirme contre tout bon sens que son changement de religion à l’âge de quatorze ans avait également constitué en un  » changement de race  » , ce qui n’ a bien entendu guère de chance d’être admis par les tribunaux . Une caricature , même virulente , d’une religion n’est donc pas une attaque contre une  » race « .
Dans les récits de la presse néerlandaise , personne n’a pu attribuer avec certitude un quelconque caractère délictueux ou punissable aux caricatures incriminées dont l’analyse détaillée peut être retrouvée ici :
http://en.wikipedia.org/wiki/Gregorius_Nekschot#Cartoons_described
La vérité est que les Pays-Bas, qui étaient le haut-lieu de la liberté d’expression, ne le sont plus actuellement. Dans une interview donnée au journal De Volkskrant , Gregorius Neksschot explique que c’est la première fois en 800 ans d’histoire de la satire aux Pays-Bas qu’un artiste est mis en prison.
A l’époque de la guerre froide , on parlait de  » finlandisation  » lorsque un petit pays devenait neutre afin de ne pas subir les foudres d’un puissant voisin (l’URSS , en l’occurrence).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Finlandisation
On pourrait maintenant parler de  » hollandisation  » lorsqu’un pays renonce à une partie de ses valeurs et de ses libertés pour satisfaire les exigences d’une religion devenue menaçante par son expansion dans certaines partie de son territoire.
La hollandisation n’est d’ailleurs pas l’apanage des Pays-Bas. On l’observe également , par exemple , dans certains états des USA quand on renonce , entre autres , à enseigner l’évolution sous la pression de lobbies bibliques et créationnistes.
On l’observe aussi au Canada, avec des politiques  » d’accommodements raisonnables  » qui ont failli aboutir à l’instauration de la charia dans un des états constituant ce pays.
Néanmoins, c’est aux Pays -Bas que le phénomène de la hollandisation s’observe de la façon la plus complète :
– des personnalités publiques sont assassinées pour raisons religieuses (Pym Fortuyn, Théo Van Gogh) d’autres sont menacées et doivent s’exiler (Aayan hirsi Ali) .
– Des complices objectifs des religieux, se prétendant militants anti-racistes , se livrent à de honteuses manipulations pour faire croire au racisme de leurs concitoyens :
http://www.ripostelaique.com/Quand-de-pretendus-antiracistes-se.html
– Le gouvernement prend peur et essaye par tous les moyens de censurer Geert Wilders , avec la complicité de l’ONU :
http://www.ripostelaique.com/Fitna-l-ONU-veut-etablir-une.html
On en arrive enfin, avec cette honteuse arrestation, au renoncement total à la tradition de liberté d’expression qui était un des plus grands apports des Pays-Bas à la civilisation.
Bien entendu, le grand prétexte de ce renoncement est la lutte contre  » l’islamophobie  » (peur de l’islam). Mais qui a peur de l’islam dans cet affaire ? Des personnes qui se font tuer, exiler, censurer, confisquer, arrêter pour avoir courageusement défendu leurs opinions ? Ou bien un gouvernement qui a tellement peur de l’islam qu’il préfère renoncer aux valeurs ancestrales de son peuple, en un geste abject de soumission au fanatisme, que de risquer un conflit opposant la raison et la liberté aux forces de l’obscurantisme ?
Or , partout en Europe , des demandes de plus en plus exorbitantes se font jour de la part de l’islam :
– En Belgique , dans la ville de Dendermonde la police doit protéger une oeuvre sculptée du 17ème siècle , réalisée à la suite de la bataille de Vienne , dont on pense qu’elle représenterait Mahomet et le coran écrasé par des  » anges  » . Un journal turc ( Yenicaq ) , s’est livré à une diatribe contre cette statue , qui a ensuite fait l’objet de menaces .
– En Italie , des musulmans extrémistes demandent la destruction d’une fresque du début de la renaissance , dans l’église San Petronio à Bologne sous le prétexte qu’elle représente Mahomet torturé en  » enfer  » !
http://www.brusselsjournal.com/node/3249
http://www.snappedshot.com/archives/2085-For-Yenicag-A-Gift.html
Non seulement il faudrait pour complaire au fanatisme renoncer à la liberté d’expression actuelle , mais effacer de la surface de la planète toute ouvre d’art contraire aux intérêts de l’islam , comme les talibans l’ont déjà fait pour les bouddhas géants en Afghanistan !
Le soutien de tous les êtres humains épris de liberté à Gregorius Nekschot doit donc être total et sans restrictions , si l’on ne veut pas voir disparaître dans un avenir proche nos libertés et nos droits .
Docdory
Sources :
http://www.brusselsjournal.com/node/3257
http://www.brusselsjournal.com/node/3249
http://www.snappedshot.com/archives/2085-For-Yenicag-A-Gift.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Gregorius_Nekschot
http://www.dailymail.com/News/200805160245
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27072
http://blaise.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=634366