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Jurisprudences pour appuyer les propositions de lois de Françoise Hostalier et Jacques Myard

Un commerçant de religion sikh habitant à Sarcelles a perdu un procès à la Cour européenne des droits de l’homme contre la France qu’il accusait d’avoir violé sa liberté religieuse. (1)
Il contestait le fait qu’on lui ait interdit de conserver son turban sur les photos de son permis de conduire, mais la Cour de Strasbourg lui donne tort. La juridiction du Conseil de l’Europe a estimé à l’unanimité des juges que l’obligation en France de poser tête nue sur les papiers d’identité constituait, dans le cas d’espèce, une ingérence « légitime » dans le droit à la liberté de religion.
«Cette liberté ne garantit pas toujours le droit de se comporter d’une manière dictée par une conviction religieuse et ne confère pas aux individus agissant de la sorte le droit de se soustraire à des règles qui se sont révélées justifiées», estiment les juges dans l’arrêt.
Un citoyen britannique de religion sikh s’était déjà adressé à la Cour européenne des droits de l’homme en 2003 pour contester le fait d’avoir dû ôter son turban avant d’embarquer à bord d’un avion à l’aéroport de Strasbourg. La Cour avait jugé la requête irrecevable en estimant en janvier 2005 que cette mesure répondait à des motifs de sécurité qui justifiaient une « ingérence » dans le droit à la liberté de religion.
Ces faits, révélés par une dépêche de l’agence Reuters tombée le 27 /11 /08 à 13 h. 12, auraient mérité une place privilégiée dans les média si ces derniers avaient le souci d’alerter leurs lecteurs, auditeurs et spectateurs sur tout ce qui porte atteinte à la laïcité de notre espace public et la volonté de les informer en permanence de la validité de ce modèle laïque, tant attaqué par ailleurs.

En même temps, cette décision de la Cour Européenne des droits de l’homme (qui ne nous avait pas habitués à tant de lucidité) met singulièrement en valeur les propositions de lois déposées, sur le bureau de l’Assemblée Nationale, par Jacques Myard ( voir « Riposte Laïque » n°60 ) et par Françoise Hostalier (appuyée par 60 députés de la majorité actuelle (qui ne nous a pas habitués à un tel engagement laïque…) (voir « Riposte Laïque » n° 61).
Rappelons cependant que Jacques Myard demande que : « aucune prescription culturelle ou religieuse n’autorise quiconque à voiler son visage sur la voie publique ; toute personne allant et venant sur le territoire de la République doit avoir le visage découvert permettant aisément sa reconnaissance ou son identification. »
Tandis que la proposition de loi de Françoise Hostalier précise que : « le port de tenues ou de signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, politique ou philosophique est interdite à toute personne investie de l’autorité publique et à toute personne chargée d’assurer une mission de service public ou y participant concurremment. Il en est de même pour toute personne investie d’un mandat électif public dans l’exercice de ses fonctions. Le port de tenues ou de signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, politique ou philosophique est interdit dans l’enceinte des établissements dans lesquels est exercée une activité de service public, s’ils appellent à la provocation ou s’ils sont contraires à la dignité humaine. »
Que ce soit pour ce qui concerne la sécurité dans l’espace public ou le respect de règles qui se sont révélées justifiées pour le bon fonctionnement des missions de service public, la Cour européenne trace une jurisprudence sur laquelle nos élus devraient s’appuyer afin de porter rapidement dans les faits les deux propositions de lois ci-dessus énoncées.
Certes nous savons combien les tenants du communautarisme islamique le plus étroit (pléonasme, sans doute) ont frémi devant les deux propositions avancées et les prosélytes musulmans n’ont pas manqué de menacer ces élus « de leurs foudres électorales » (avant « d’autres foudres », peut-être ? Dame, quand on voit « l’affaire de Torcy » cf. ce numéro de « Riposte Laïque »)., attachés qu’ils sont à tout ce qui peut aliéner l’individu en général, la femme en particulier, et ce, à l’encontre même des lois existantes de la République et des valeurs générales de notre société.
Mais en ce moment où s’expriment par la violence la plus atroce les positions les plus fascisantes, où l’on prétend combattre les manifestations de cet extrémisme religieux à mille lieues de nos frontières, où se manifestent quotidiennement ici même les tentatives d’imposition de lois coutumières et/ou religieuses à la loi générale démocratiquement élaborée, les élus du peuple de France s’honoreraient à montrer combien il est plus juste et plus efficace de se battre directement « chez soi » que d’aller diluer son combat « dans les steppes de l’Asie Centrale ».
Empédoclatès
« Du bon usage de la raison »
1 – http://fr.news.yahoo.com/4/20081127/tts-europe-droits-france-sikh-ca02f96.html




Mariages forcés en France : se donner les moyens d'en finir !

Le cas de cette jeune toulonnaise de 18 ans promise à un homme en Algérie et punie par sa famille qui lui a infligé violences physiques et séquestration parce qu’elle voulait vivre avec son « petit ami » non musulman (1) a scandalisé tous ceux qui, ici, sont attachés à l’égalité en
droits de l’homme et de la femme, à la reconnaissance du libre arbitre de chacun, à la liberté de conscience et de choix de vie…bref, à la laïcité pleine et entière telle qu’elle organise notre société et fonde notre République .
Il y a huit ans, Fatoumata Konta, 20 ans, a été retenue de force au Sénégal, où elle passait ses vacances. Ses parents désapprouvaient sa relation avec un jeune homme qui ne venait pas de sa communauté et n’appartenait pas à sa religion. Ses amis, inquiets de ne pas la voir revenir, ont alerté l’opinion. Fatoumata a réussi à s’enfuir pour l’aéroport où l’attendait un billet d’avion. Une fois rentrée, elle s’est installée chez son petit ami avant d’obtenir une chambre en résidence universitaire, en grande partie grâce à la mobilisation autour de son nom. « J’ai eu une chance incroyable, note la jeune femme, devenue aujourd’hui professeur de français, mais je suis une exception. La plupart des filles sont du jour au lendemain livrées à elles-mêmes. » ( exemple cité par «Madame. Le Figaro.fr » du 25 /11 / 08)
Le phénomène des mariages forcés pour respecter la « coutume » et/ou l’injonction religieuse, surtout musulmane, et qui touche essentiellement les populations d’origines maghrébine et subsaharienne, n’est ni récent ( l’ exemple ci-dessus le montre) ni marginal . Il est de très grande ampleur aux dires même du secrétariat d’Etat à la Solidarité qui reconnaît que 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de « mariage forcé » en Ile de France et dans 6 départements (dont le Nord de Mme Aubry et les Bouches du Rhône de Mes Gaudin et Guérini ) à forte population immigrée … Maxime Tandonnet (dans son livre : « Immigration, sortir du chaos » paru en 2006 chez Flammarion) avançait les chiffres de 13 000 en 1994, 40 000 en 2005 pour la France entière : on le voit, la situation a fait plus que se dégrader !
Au point que TF1 y a consacré un reportage (pour une fois, précis !) dans son journal du soir le dimanche 23/11…Au point que l’on trouve un site www.mariageforce.fr qui se propose d’aider les jeunes filles en proie à hces violences familiales et communautaires…Au point que de nombreuses associations peu médiatisées oeuvrent avec courage pour assister les victimes de tels traitements allant à l’encontre de la dignité et de la liberté intrinsèques « de la Femme » (citons, sans vouloir être exhaustif, « Africa 93 »,le « Planning Familial » ou « Femmes contre les intégrismes »). Au point que la Mairie de Paris vient de distribuer aux élus d’arrondissements deux mille guides d’information (http://www.paris.fr/portail/Solidarites/Portal.lut?) pour déceler les signes de telles contraintes et les préparer à réagir…Au point que la secrétaire d’Etat a promis d’intégrer cette question dès 2009 dans son plan triennal de lutte « contre les violences faites aux femmes »…

En ajoutant ici la dimension européenne de ce problème : Le Royaume-Uni a promulgué de nouvelles lois contre les mariages forcés qui donnent notamment à la justice des pouvoirs renforcés pour protéger les victimes potentielles et empêcher leur départ contraint à l’étranger. En vertu du nouvel appareil législatif, un juge peut saisir les passeports, empêcher les victimes potentielles d’être emmenées contre leur gré à l’étranger et contraindre la famille à indiquer où se trouve un de leur membre considéré en danger. La justice peut être saisie par une victime, un ami ou la police et les récalcitrants sont passibles de peines de prison. (Midi Libre.fr du 25 /11 /08)(2). Dimension européenne qui ne peut nous surprendre quand on sait que 400 associations islamiques européennes ont signé, le 10 janvier 2008, une charte demandant l’application de la loi musulmane aux musulmans installés en Europe…
En tous cas, il y a à apprendre de l’initiative britannique !
Car, ce qui caractérise les initiatives prises en France et les intentions proclamées – portées aussi par maintes associations féminines fondées par des femmes issues de l’immigration – c’est qu’elles s’attachent à soigner « le mal » en informant les femmes concernées, en les hébergeant, en les prenant en charge (c’est aussi ce que propose Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité), tâche éminemment louable et nécessaire pour offrir un cadre d’accueil et de protection à ces jeunes filles qui se trouvent démunies et qui vivent une vraie tragédie individuelle dès qu’elles refusent la voie familiale,communautaire, religieuse.
Mais il semble que tout le monde oublie l’essentiel : le combat politique contre toutes les manifestations d’un quelconque communautarisme et pour renforcer la laïcité qui organise notre espace public. Et donc le combat contre toutes les forces qui portent ces demandes communautaristes, ces exigences d’application de lois étroites religieuses (islamiques surtout) et coutumières. Et donc la dénonciation de tous ceux qui approuvent, se taisent ou « regardent ailleurs »… Car, à ne soigner que les conséquences, on laisse opérer les causes profondes et générales, et l’action est vouée, à la fois, à la permanence et à l’échec.
De plus on laisse de côté une autre fonction de ces mariages forcés qui est, à côté de la construction d’un espace communautaire au sein même de l’espace public laïque et démocratique français, le moyen de développer des flux migratoires supplémentaires qui accèderont à la reconnaissance légale, voire à la nationalité, par le biais de l’union matrimoniale ainsi réalisée.
En ce sens, la pratique des mariages forcés rejoint celle des « mariages blancs » », état civil frauduleux organisé le plus souvent par des réseaux demandant au migrant « ciblé » des sommes de l’ordre de 15 000 euros (pour en reverser de 3 à 8 000 à « la Française » concernée) dont un rapport remis au Sénat le 06 / 04 / 06 analyse parfaitement le phénomène, qui relève donc d’un pur acte commercial initié par des réseaux d’immigration illégale habiles à pratiquer la fraude aux documents administratifs (3). Au point que dans ses recommandations, ledit rapport insiste sur la nécessité des contrôles et des vérifications qui permettront, éventuellement, de déceler « le faux et l’usage de faux »…Le procès actuellement en cours à Clermont-Ferrand à l’encontre de 91 prévenus d’un vaste réseau franco-tunisien d’organisation de « mariages blancs » ( « La Provence » du 26/11/08) n’agit-il pas comme révélateur tout comme l’affaire démantelée par les services de police à Alès et évoquée dans le « Midi Libre en ligne » du 28/ 11 / 08 ? (4)
Et elle s’apparente à celle des « mariages gris » qu’un reportage de FR3 Rhône a bien mis en lumière (5), par laquelle un étranger en situation illégale séduit une Française de même origine et de même confession, le mariage est alors envisagé… Sitôt celui-ci réalisé, carte de séjour en poche, le « fraîchement régularisé » quitte « le domicile conjugal »…y laissant une victime désorientée, sans ressources ni avenir.
Ainsi les moyens les plus crapuleux sont-ils utilisés par maints réseaux et maints individus pour contourner les lois de la République et s’imposer sur notre territoire. Ainsi les moyens les plus obscurantistes et les plus éloignés de la notion incontestable de « droits de l’Homme » sont-ils mis en œuvre par les religieux les plus rétrogrades, les familles les plus idéologiquement aliénées, les adeptes les plus prosélytes de la religion musulmane, pour imposer la « chosification » de la femme considérée comme une marchandise dont on se sert à des fins d’intérêts égoïstes ou pour satisfaire à des coutumes d’un autre âge.

Pourtant, ni la Ligue des Droits de l’Homme, ni le MRAP, ni les autres « officines » et « réseaux » de défense des droits de « l’homme » n’ont jamais réagi devant ce qui est une « marchandisation » de la femme et, plus généralement, de l’individu, et une atteinte à sa liberté, à sa dignité. Promptes à « monter au créneau », la vindicte à la bouche, leurs commandements « antiracistes » à la main, chaque fois qu’un simple citoyen sans défense ose élever la voix devant l’indécent spectacle des dérives communautaristes qui nous assaillent, les voilà silencieux et pleins de « compréhension » devant le viol manifeste de la dignité, de l’identité, de la liberté de celles qui sont « la moitié de « l’humanité »…Quand elles ne dénigrent pas les vrais défenseurs de la laïcité ou les structures qui, comme « Regards de Femmes » savent allier, en ce domaine, le geste humanitaire à la réflexion idéologique et à l’action politique.
Et la « HALDE » ? Que fait la « HALDE » ? Ah, oui…M. Schweitzer consacre une partie des 11 millions d’euros qui lui sont attribués chaque année à censurer Ronsard avant de s’attaquer à Rimbaud …Il ne peut pas tout faire, le « pôvre », surtout s’il doit « expurger » toute notre littérature !!!
On peut espérer qu’après avoir « récolé » ses comptes d’apothicaire au terme d’un psychodrame ridicule qui en dit long sur ses capacités à gérer, le parti Socialiste nouveau se penchera (enfin) sur la question : souhait angélique ? C’est vrai qu’après l’avoir vu copiner avec les représentants les plus rétrogrades de l’islam et octroyer des horaires particuliers aux les femmes musulmanes (protégées même par des rideaux…) pour leur accès aux piscines publiques de Lille, on s’étonnerait fort de voir Mme Aubry gêner en quoi que ce soit « la communauté musulmane » qui lui apporte ses voix lors des municipales…Que vaut la dignité de la « Femme » et le respect de ses droits devant une prébende électorale ?
Il n’y a pas davantage à attendre du « petit facteur » devenu « grand des média » quand on sait que son nouveau parti recrute dans les banlieues, confirmant l’instrumentalisation de l’immigration et de ses conséquences à laquelle il se livre depuis beau temps, et nous convaincant encore une fois de sa propension au communautarisme dont il compte nourrir son discours électoral…Les jeunes filles musulmanes continueront, avec lui, d’être mariées « au bled »…
Ainsi, dans ce pays qui est le nôtre, qui a su élaborer une société où le mode d’organisation et de fonctionnement est la laïcité qui reconnaît la liberté de conscience, l’identité et l’unicité de chacun, l’équivalence en situation, droits et devoirs, de l’homme et de la femme, le libre arbitre et la liberté de choix de vie de l’individu, des dizaines de milliers femmes, jeunes et moins jeunes, subissent les lois autoritaires, aliénantes, dégradantes, de coutumes et d’une religion qui veulent s’imposer par delà la loi générale démocratiquement élaborée, qui veulent nier les valeurs qui nous sont propres…
Et les pouvoirs publics « brassent du vent », et les oppositions « regardent ailleurs » ou « cautionnent », toute honte bue, et les associations « bien pensantes et bien en Cour » – celles dont on parle abondamment dans les media et qui font les choux gras « des dîners en ville » – le cœur sur la main et la main bien fermée sur leurs intérêts, s’occupent « d’autre chose »…
« Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » dit-on sur certaine scène théâtrale… Seulement « au Danemark » ? Et seulement au théâtre ?
Robert Albaredes
1 –
http://www.varmatin.com/ra/var/156718/elle-refuse-un-mariage-force-sa-famille-l-a-blesse-au-couteau
2 – http://www.midilibre.com/articles/2008/11/25/20081125-Monde-Londres-renforce-son-appareil-legislatif-contre-les-mariages-forces.php5

3-
http://www.senat.fr/noticerap/2005/r05-300-1-notice.html
4 –
http://www.midilibre.com/articles/2008/11/28/20081128-GRAND-SUD-Un-reseau-de-mariages-blancs-quasi-industriel.php5
5 – http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=m69a_lemag&video_number=0
On connaissait « les mariages au bled » …mariages arrangés et/ou forcés pour donner à l’époux le droit au séjour au retour en France.
On connaissait « les mariages blancs », état civil frauduleux organisé le plus souvent par des réseaux demandant au migrant « ciblé » des sommes de l’ordre de 15 000 euros (pour en reverser de 3 à 8 000 à « la Française » concernée) (Rapport au Sénat du 06 / 04 /06 ) (1) afin de lui permettre, dans l’immédiat, d’obtenir un titre de séjour .
Il y a depuis quelque temps « les mariages gris »…un étranger en situation illégale (une étrangère) séduit une Française ( un Français), le mariage est envisagé.. Sitôt ce dernier réalisé, carte de séjour en poche, le (la) « fraîchement régularisé(e) » quitte « le domicile conjugal »…y laissant une victime désorientée … Phénomène qui n’est pas marginal puisque FR 3Lyon vient de lui consacrer, le samedi 18 / 10, un reportage fort édifiant (2).
Ainsi les moyens les plus crapuleux sont utilisés par maints réseaux et maints individus pour contourner les lois de la République et s’imposer sur notre territoire. Et ce qui caractérise ces moyens, c’est la « chosification » de la femme considérée comme une marchandise dont on se sert à des fins d’intérêt égoïste.
Pourtant, ni la Ligue des Droits de l’Homme, ni le MRAP, ni les autres « officines » de défense des droits de « l’hommisme » n’ont jamais réagi devant ce qui est une « marchandisation » de l’individu et une atteinte à sa liberté, à sa dignité.
Etonnant, non ?




Le vrai courage

Récemment, un lecteur nous félicitait pour ce qu’il appelait « notre courage » d’écrire ce que nous publions toutes les semaines. Nous savons que le fait de signer certains articles sans utiliser de pseudonyme nous expose à quelques risques. Nous n’avons aucune illusion sur le fait que nos noms figurent sur des listes tenues par les islamistes et leurs alliés. Nous n’ignorons pas que, chaque semaine, nous sommes guettés par les petits commissaires politiques de la bien-pensance. Récemment, même un franc-maçon a fait circuler un texte tentant de nous faire passer pour des fascistes. En ce moment, c’est Eric Zemmour qui subit leurs foudres. Nous sommes conscients qu’à tout moment, ceux que nous appelons les snippers peuvent publier contre nous un texte crapuleux qui, pour nous salir, essaierait de montrer que nous aurions des liens avec l’extrême droite ou que nous serions racistes, comme Xavier Ternisien l’avait fait, en son temps, contre l’Ufal et à Respublica.

Mais cela fait-il de nous des gens courageux ? Que représente le fait, dans un pays démocratique, de risquer de se faire calomnier sur des sites, par rapport aux risques que prennent, en France et dans le monde, certains citoyens pour défendre leur liberté, leur dignité, leur droit à la subsistance ?
Nous n’aurions aucune excuse pour ne pas écrire les choses comme nous le faisons. Aucun d’entre nous n’a besoin de faire de concessions pour préserver sa carrière professionnelle. Aucun n’a besoin de calculer ou de choisir la prudence pour préserver sa carrière politique, syndicale ou associative. Nous n’avons aucun allié futur à préserver, pour des calculs politiciens. Si des gens comme nous se mettaient à faire du politiquement correct, qui d’autre oserait dire les choses ? Car le vrai courage, ce n’est pas nous qui en faisons preuve.
Que dire, hier, du courage des résistants, ou de simples citoyens, qui, dans les années 1940, mettaient leur vie en danger en cachant des familles juives, ou des communistes poursuivis par la milice ?
Que dire de ceux qui, sous les régimes staliniens, osaient se battre pour la liberté d’expression, et pour construire des syndicats indépendants ?
Que dire, dans certaines dictatures militaires, de ces manifestants qui risquent la prison, les coups, voire parfois la mort, simplement pour descendre dans la rue et manifester ?
Que dire, aujourd’hui, du courage des ces salariés qui, en France, dans le secteur privé, sont prêts à perdre leur place, en faisant une grève pour leur salaires, ou pour défendre leur dignité, face à des patrons ou à des chefaillons parfois sans scrupules ?
Que dire du courage de ces enseignants qui, abandonnés par leur hiérarchie, insultés parfois par les parents d’élèves, ignorés par leur organisation syndicale, tentent de sauver, au quotidien, ce qui peut l’être de l’école publique et laïque ?
Que dire du courage de ces policiers qui, malgré les insultes quotidiennes, et les menaces, contre eux et leur famille, continuent à tenter de faire au mieux leur travail ?
Que dire du courage d’un Denis Robert, journaliste indépendant, qui se bat contre Clearstream, malgré des procès qui lui tombent dessus régulièrement ?
Que dire du courage d’une Fanny Truchelut, ou de celui de Marie-Neige Sardin, la libraire du Bourget, insultées et salies parce qu’elles ne baissent pas les yeux ?
Que dire de ces journalistes, dans le monde, qui, pour ne pas caresser le pouvoir dans le sens du poil, peuvent se retrouver, dans de nombreux pays, exécutés sans autre forme de procès ?
Que dire du courage de Roberto Saviano, auteur de Gomorra, qui, vit, lui aussi sous haute protection policière pour échapper aux tueurs de la mafia ?
Que dire de ces citoyens qui, en Corse, ont le courage de rompre la loi du silence pour dénoncer les pratiques mafieuses et racistes de certains autonomistes racketteurs ?
Que dire de ces femmes qui, dans les théocraties musulmanes, risquent de se faire vitrioler ou lapider par les talibans et leurs disciples ?
Que dire de la vie quotidienne de Salman Rushdie, d’Ayaan Hirsi Ali, de Taslima Nasreen, de Geert Wilders, de Mina Ahadi, de Nasser Kader, de Mohamed Sifaoui, de Mina Ahadi… tous menacés de mort par les islamistes, et vivant sous protection policière 24 heures sur 24 ? Que dire du courage de Théo Van Gogh, qui a refusé jusqu’à bout une protection policière, en disant que cela ne valait pas le coup de vivre dans son pays, s’il ne pouvait dire ce qu’il disait ?
On pourrait citer beaucoup d’exemples, en France et dans le monde, où les citoyens risquent leur travail, voire leur vie, pour gagner des droits démocratiques, ou pour préserver ceux qui existent.
Il y a différentes formes de courage et tous les engagements ne sont pas porteurs des mêmes risques. Nous estimons que notre courage est minimal, au regard des exemples cités plus haut.
Chacun de ceux qui nous soutiennent peut faire preuve de ce courage modeste qui accompagne toute prise de risque individuelle dans le quotidien, par le fait, par exemple, d’exprimer son point de vue à un entourage qu’on sait hostile.
Mais que penser du manque de courage de tous ces gens qui, tout en se disant militants, n’ont jamais pris le moindre risque dans leur vie, ceux qui se gardent toujours d’exprimer la moindre idée différente de celle de la pensée dominante, ou de leur direction politique, syndicale ou associative ?
Nous n’avons pas d’estime pour ceux qui sont toujours du côté du manche. Nous n’aimons pas les conformistes et les opportunistes : les pétainistes des années 40 qui deviennent les Résistants des années 45, ceux qui sont capables de gober tous les changements de ligne, en étant toujours avec les majorités.
Nous n’aimons pas qu’on galvaude des termes importants à nos yeux..
C’est pourquoi nous n’avons pas de considération pour les « anti-racistes » du Mrap et de la LDH, qui insultent le noble combat contre le racisme en accompagnant l’offensive islamiste, et en taisant la montée de l’antisémitisme, du racisme anti-blanc et anti-français.
C’est pourquoi nous n’avons pas une grande estime pour les « résistants » du Resf, qui osent comparer les clandestins avec les Juifs des années 40, et qui osent faire le parallèle de leurs actions avec la Résistance de Jean Moulin et de Rol Tanguy. Cela ne nous empêche pas d’être favorables à une vision humaine de certaines situations, quand la volonté de s’intégrer est présente. Nous ne supportons évidemment pas les révolutionnaires en peau de lapin, pour la plupart bien au chaud dans la fonction publique, qui crient « Et des papiers pour tous », sans avoir à assumer dans leur quotidien les conséquences de leurs élucubrations irresponsables.
Nous n’avons pas un grand respect pour les nouveaux censeurs du politiquement correct, qui interdisent qu’on aborde des questions clé pour l’avenir de la Nation, comme l’Europe, la délinquance, l’immigration, le protectionnisme, etc.
Nous supportons de moins en moins, surtout après les attentats sanglants de ces derniers jours, les « laïquement corrects » qui, niant l’évidence, continuent d’exonérer l’islam des crimes commis en son nom sur la planète.
Nous n’aimons pas l’arrogance des possédants, de la jet-set qui se bousculent autour du président de la République et de son épouse, avec cette morgue et ce mépris du peuple qui les caractérise.
Nous n’aimons pas davantage le culot de ceux qui ont défendu ce système pendant des années, et qui, devant la gravité de la crise qui l’affecte, continuent à donner des leçons à la terre entière, et surtout à expliquer aux citoyens qu’il leur faudra payer les dégâts.
Nous ne supportons pas cette bobocratie, de gauche ou de droite, ces petits marquis bien repus, très satisfaits d’eux-mêmes, ravis de profiter des avantages du pouvoir, sans toucher au système et à ses privilèges.
Nous comprenons que les classes populaires, mais aussi de plus en plus les classes moyennes ne puissent s’identifier à des gens qui n’ont rien d’autre à proposer que ce qu’ils ânonnent depuis trente ans, et qui échouent depuis trente ans.
« Le courage, c’est de chercher la vérité, et de la dire », disait Jaurès. « Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre », disait Orwell.
Nous essaierons au moins de faire preuve de ce minimum de courage, pour continuer à vous dire la réalité des dangers qui frappent de plein fouet la société française.
Nous le ferons pour donner raison à Jaurès et à Orwell, et tant pis si cela doit nous valoir quelques insultes et anathèmes supplémentaires, il en faudra davantage pour nous faire taire.