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Les rendez-vous féministes et laïques

Mercredi 2 décembre 2009, à 19 heures
Assemblée Nationale, Salle Lamartine
101, rue de l’Université – 75007 Paris
Audition de Pascal Hilour par
La mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national
Cette audition est ouverte à la presse
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Jeudi 3 décembre
Réunion Publique
Le Jeudi 3 decembre 2009 à 20H salle Barbelouze à GOLBEY (devant l’Hotel de Ville, banlieue immédiate d’EPINAL dans les Vosges) à l’initiative d’Hervé BOYER.
Pour un débat républicain autour du livre « LES DESSOUS DU VOILE
avec comme intervenant Pierre CASSEN, rédacteur en chef du journal électronique « RIPOSTE LAIQUE ».
Débat sur le thème: qu’en est-il de la laicité dans notre pays dans une société où le religieux sort de sa sphère privée et entend régenter la vie des citoyens de la République?
Ce débat sera suivi par l ‘Assemblée Générale Constitutive d’une association vosgienne affiliée à l’Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF), qui a vocation de développer l’esprit humaniste en dehors de tout dogme, religion et superstition.
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Samedi 5 décembre
Réunion publique organisée par l’ADLPF de la Vallée du Rhône
HALTE A LA BURQA, AU VOILE ISLAMIQUE ET A TOUTE FORME DE SIGNES RELIGIEUX OSTENSIBLES EN PUBLIC
– qui sont une atteinte à la dignité des femmes,
– une atteinte à la liberté d’autrui
– une atteinte à la laïcité
Lors des auditions de la commission parlementaire initiée par André GERIN, député de Vénissieux, nous avons souscrit à ces déclarations:
« C’est la République ou la Burqa », de Sihem Habchi
« Nous n’avons pas à tolérer l’intolérable » de Michèle Vianès
« Le Voile intégral est une atteinte intolérable à la liberté »
« On retrouve là ce que Marx appelait une aliénation » d’ Elisabeth Badinter
« Notre société républicaine laïque est en danger » d’ Hubert Sage
Osons organiser un FRONT DE RESISTANCE LAIQUE
pour défendre nos libertés publiques, la dignité des femmes
et nos valeurs humanistes de laïcité
Réunion publique le samedi 5 décembre 2009
de15h à 19h salle Eric SATIE, rue Prosper Alfaric à Vénissieux
bus 93 arrêt «commune de Paris» à partir de la gare de Vénissieux
accueil et sous la présidence de Michèle PICARD, maire de Vénissieux
avec comme intervenants:
Hubert SAGE
président des Libres Penseurs de la vallée du Rhône
Michèle VIANES
présidente de Regards de Femmes
Pierre CASSEN
rédacteur en chef du journal Riposte Laïque
Faiza ALAMI
vice présidente de Ni Putes Ni Soumises
André GERIN, député de Vénissieux,en tirera les conclusions
contact presse 06 ou 04
Mireille POPELIN, secrétaire générale de l’ADLP-vallée du Rhône
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Mardi 8 décembre
La Burqua et la République
Les associations féministes condamnent le port du voile intégral. Le débat sur la nécessité de légiférer reste cependant
ouvert. Une telle loi serait liberticide pour les unes-uns et un garde-fou indispensable à la liberté des femmes pour les
autres. Anne Zelensky (Ligue du droit des femmes) et Sofia Lebdi (Insoumis-es) ont accepté de venir échanger avec nous sur ce sujet. Mardi 8 décembre à 19 h à l’Espace Simone de Beauvoir. NANTES . Entrez libre !
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Mercredi 9 décembre
Réunion publique avec débats avec comme intervenant l’historien Guylain CHEVRIER, à l’occasion de l’anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 sur le thème:
Laicité, services publics et dangers communautaristes:
un enjeu de portée universelle
à partir de 20H au « Tonneau de Diogène », place Notre-Dame à Grenoble à l’invitation de l’Association Des Libres Penseurs de Grenoble et environs.
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Jeudi 10 décembre
Réunion publique avec débats avec comme intervenant l’historien Guylain CHEVRIER, à l’occasion de l’anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 sur le thème:
Laicité, services publics et dangers communautaristes:
un enjeu de portée universelle
à partir de 20h dans la galerie d’art Elsa LORENTE 13, rue Brenier à Vienne (dans le centre historique) à l’invitation de l’Association Des Libres Penseurs de la vallée du Rhone.
Jeudi 10 décembre 2009
Bourse du Travail
1 place de la Libération
93000 Bobigny
2èmes « Rencontres Laïcité 93 » organisée par Le Cercle Condorcet de Seine-Saint-Denis, le Comité Laïcité-République, les Entretiens Laïques du XXe et Laïcité 93.
Déroulement :
19h 00 : Accueil des participants et mot de bienvenue du Président du Cercle Condorcet 93, Thierry Asselin Hamon
Animateur des tables rondes : Alain Seksig, Inspecteur de l’Education Nationale,
19h15 / 20h15 Table ronde 1 : Laïcité et République
– l’Ecole : Eddy Khaldi
– Les lois laïques de 1901 et 1905 : Jean-Paul Scot.
– L’Ecole au service de l’Egalité : Eric Ferrand
– Intervention du Président du comité d’Ile de France de « Laïcité et République » : Marc Viellard
20h30 / 21h30 Table ronde 2 : Egalité et Démocratie
– Relations Garçons /Filles : François Tomasi
– Patriarcat et Démocratie : Chahla Chafiq
– La place des femmes : Gaye Petek
21h30 Conclusion par Jean Marc Muller, animateur de Laïcité 93
21h45 Echanges conviviaux autour du buffet !
Contact : Jean-Marc Muller, animateur de Laïcité 93
jmfmuller@hotmail.com
tél : 06 15 14 41 63
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Vendredi 11 décembre
Le Cercle Condorcet de Roanne (Loire)
organise à l’occasion du 150 ème anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, une importante manifestation
qui se déroulera entièrement à l’ I.U.T. de Roanne
dans le hall d’entré – et pendant 5 jours – une exposition sur l’œuvre de Jean Jaurès, suivis vers 18 h d’un débat sur la notion de l’identité nationale, puis à 20h 30 précises dans le grand amphi ‘ conférence et débat sur le thème de
Jean Jaurès – humanisme et laïcité
animé par Guylain Chevrier
Vendredi 11 décembre
a 20 h 30, à Conflans-Sainte-Honorine
Pierre Cassen présentera « Les dessous du voile », à l’invitation de la Maison des Jeunes et de la Culture.
Dimanche 13 Décembre 2009
à 9 Heures 30
Centre Social, Rue de Pavigny
LONS-LE-SAUNIER
CONFERENCE – DEBAT :
« QUELLE LAÏCITE POUR DEMAIN ? »
Animée par Eddy KAHLDI, auteur du Livre  » Main Basse sur l’école publique »
Eric FAVEY
Secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement
Une Initiative : Association des Libres Penseurs de France
Comité Départemental d’Action laïque
Conseil Départemental des Associations familiales laïques
Grand Orient de France.
Faisons du 9 Décembre  » la Journée de la Laïcité  »
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Samedi 9 janvier
Conférence organisée par l’Union des Athées
Rites, croyances, traditions et droit
Maison des associations du 18ème
passage Ramey
75018 Paris
14 heures
Intervenants:
avec Guylain Chevrier, historien, rédacteur de Riposte Laïque
Johannes Robyn, président de l’Union des Athées




Sélection de quelques réactions

Notre édito du numéro 111 a suscité de nombreuses réactions
Cyrano,
Bravo pour ce magnifique texte, malheureusement tellement réaliste.
Je l’ai forwardé à tous mon carnet d’adresse (110 personnes).
Je l’ai mis en forme imprimable pour le distribuer aux élus verts, socialistes et communistes ainsi qu’aux ecclésiastiques de la région.
Amclt Yves
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Bonjour,
Juste pour te dire Cyrano que ton édito est formidable et émouvant bravo
! Que votre journal est une bouffée d’air pur dans cette désinformation
institutionnalisée.
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Dangereux, très dangereux ce discours qui désigne, condamne et exclu un peu vite. Dangereux, très dangereux cet amalgame entre les réels problèmes de « vivre ensemble », la violence inadmissible et l’autre, l’étranger; dangereux, très dangereux pour la république. Sont français ceux qui accueillent l’autre, sont français ceux qui cherchent à vivre ensemble, sont français ceux qui se révoltent contre l’injustice, contre la détérioration du sens et du rôle de l’impôt, contre les privilèges et les pouvoirs donnés à l’argent.
Et si certains ne vivent pas, ne pensent pas tout à fait comme moi, il sont aussi, autant, français que moi s’ils ont choisi de l’être.
Patrice Cartier
Cher Patrice,
Il faut être aveugle pour ne pas voir que notre capacité d’accueil est surchargée, faute d’emplois et de logement. Le non-contrôle des flux migratoires et les choix politiques en matière d’économie, d’impôt, provoquent l’appauvrissement des plus pauvres. Si nous continuons, nous n’aurons plus que la pauvreté à partager. Le libéralisme, la mondialisation de l’économie, la recherche de profits rapides, et non la population française, portent la responsabilité de ces catastrophes. La France accueille beaucoup, comme aucun autre pays ne le fait en Europe : les Anglais ont choisi de rester hors de l’espace Schengen et refusent l’accueil de nombreux candidats. L’accueil doit obéir à des règles, et nos valeurs exigent d’être défendues. Certains comportements sont insupportables. Dire son désaccord sur des points fondamentaux reste une liberté, et le débat sur le thème de l’identité doit permettre de libérer la parole.
Cyrano
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Quelle véhémence! N’est-ce pas vraiment exagéré? Evidemment, je ne vis pas en France! En Belgique, il me semble qu’il y a beaucoup moins de violence que chez vous…et puis tout n’est pas louable chez les Européens de souche que nous sommes; ex. tout récemment, des policiers bruxellois ont dû remplacer au pied levé des gardiens de prison en grève et ils se sont rendus coupables de très graves méfaits racistes à l’égard de prisonniers arabes! Oh, vienne le jour, où nous vivrons tous en frères et soeurs, quelle que soit notre ethnie ou notre religion ou nos convictions!
La France connaît depuis de nombreuses années des faits de violence qu’il est bon de ne plus cacher. Ici aussi les Français de souche n’ont pas toujours un comportement citoyen exemplaire et tout comportement raciste doit être sanctionné. L’édito de Cyrano met cependant au grand jour d’autres faits volontairement occultés pour des raisons politiques. Vivre en bonne intelligence suppose le respect de tous et des lois.
Cyrano
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bonsoir !
Pourquoi, suis-je Français…
j’aurais aimé pouvoir le dire aussi bien…
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Cher Cyrano
Bravo pour votre texte magnifique sur l’identité française ! Il m’a mis les larmes aux yeux !
Grâce à des gens comme vous, peut-être que tout n’est pas encore perdu.
Antigone
(auteur de « L’assassinat de la France expliqué à ma petite-fille ».)
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Chers amis,
Permettez moi de vous communiquer ma contribution au débat sur l’identité nationale dont vous jugerez de l’opportunité publier ou non.
« Je suis français et fier de l’être. Etre français c’est parler la même langue, je veux dire le vrai français, pas la langue apauvrie et dénaturée des banlieues ou des SMS. C’est se sentir héritier de siècles d’histoire et adhérer à des valeurs qui nous distinguent de nombreux pays dans le monde, même de certains qui passent pour les plus évolués: liberté, égalité, fraternité, et comme a ajouté Fadela Amara: laïcité et mixité. Ce débat me semble essentiel dans le contexte actuel des communautarismes montants. Je regrette que, s’agissant d’émigration, les notions d’assimilation (dans le creuset républicain) et de seuil de tolérance aient été abandonnées comme non politiquement correctes. »
J’ajouterai ce commentaire: j’ai en tendu récemmment un fervent auditeur de France Inter déclarer dans l’émission de Daniel Mermet « Là bas si j’y suis » que le débat sur le port de la burka était un faux débat, que l’identité nationale, il ne savait pas ce que c’était, que ce qui comptait pour lui c’était le « vivre ensemble ». J’aurais aimé qu’il explique en quoi le port de la burka était une manifestation du désir de vivre ensemble.
Daniel
Excellente remarque Daniel , le port de la burka facilite le vivre ensemble à la manière Mermet dont les invités depuis quelques années jouent toujours la même partition. Nous aimions le Mermet « des années Pierrot », mais elles sont bien loin. Cyrano
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Bonjour, vos cris ne sont pas entendus, car d’une part la presse ne relaie pas les opinions de « Riposte laïque », jugées politiquement incorrectes et taxées d’opinions racistes, d’autre part les pouvoirs publics se contentent de discours … qui restent sans effet !
La preuve : tous ces musulmans qui prient dans la rue, toutes ces femmes voilées dont le nombre augmente de jour en jour, tous ces actes d’incivilités anti-français, toute cette jeunesse livrée à un islamisme radical …
Il est temps d’entrer en résistance, mais comment ? Des élections ont bientôt lieu, mais aucun parti ne représente « la laïcité », alors comment faire pour être entendu ?
Jacqueline Lançon
Jacqueline,
La laïcité devrait être défendue par tous les partis. La gauche a abandonné ce combat par souci clientéliste et aussi par peur d’être accusée de racisme et d’islamophobie. Le fief de Mme Aubry est une des villes de France les plus voilées. Créer un parti politique simplement sur le thème de la laïcité paraît improbable, par contre les électeurs peuvent profiter de ce moment pour poser aux candidats les bonnes questions sur la burqa, les prières dans les rues, la montée en puissance de l’Islam dur etc…. A vous de jouer Jacqueline chacun a sa pierre à poser pour construire le mur de la résistance. Chaque petite action s’ajoutera à l’autre et on finira bien par nous entendre. Nous ne sommes pas seuls, courage ! Cordialement Cyrano
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Bonsoir
Quel édito !!!! Bravo, mille fois bravo !!!pas une virgule à enlever mais comment transformer tout cela politiquement ?je suis responsable syndical (fo), franc maçon (godf) et j’enrage de ne pouvoir trouver de débouchés à tout ce que vous dites, analyser ou dénoncer
COMMENT FAIRE ???????????? qui portez cette voix ? car c’est la voix d’une majorité écrasante de français !!!!!! merci en tout cas pour votre courage. je suis à fond avec vous mais quelle frustration à quand un axe « Chevenement/Dupont Aignan » ? Mellenchon est bien mais il s’est tiré une balle dans le pied avec le npa c’est donc foutue, dommage.
stefinblack
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Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense
Mêlant sa gloire épique aux splendeurs du passé
N’est pas un étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu, mais par le sang versé… »
Peut-être même est-il Allemand ?
Vous avez raison de nombreuses personnes d’origine étrangère mais françaises de cœur se sont engagées pour défendre la France et ses valeurs à différents moments graves de son histoire et y ont laissé la vie. Rappelons-nous le sacrifice de ceux de l’affiche rouge du réseau Manouchian , « morts pour la France ». D’où notre responsabilité au XXIème siècle, pour continuer de revendiquer et défendre les valeurs pour lesquelles ils ont donné leur vie. Combattons le totalitarisme, surtout s’il arrive sournoisement par la voie religieuse. Cyrano
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Merci Cyrano, mon ami, mon frère
Merci d’avoir aussi bien exprimé les raisons pour lesquelles je suis français, moi aussi ! Ici, dans la « république » de Guinée dirigée par un triste Père UBU dont les mains ont trempé dans le sang de son peuple, mitraillé sur son ordre et par ses sbires, dans le » stade du 28 Septembre », j’enrage de la « charia » qui sévit au quotidien, y compris dans les Services dit « publics », comme la Police, par exemple……
Victime d’un accident de la circulation (tôles froissées seulement) je me suis rendu au Commissariat du quartier pour y chercher les constats, qui ici, sont établis par les policiers eux-mêmes. Mais on m’a répondu que je devais attendre…..parce que tous les membres du commissariat… »faisaient la prière » …….
Alors, j’enrage, mais je la ferme parce que je ne suis pas dans notre République Laïque, et que je respecte la société dans laquelle j’ai choisi de passer quelques mois de travail, et les personnes qui y vivent…
Par contre, l’autre jour, sur BBC World j’ai vu les manifs de l’extrême-droite britannique contre les groupes islamistes de choc londoniens, et j’ai entendu cet imam fou qui affirmait que (citation) « d’ici quelques années, l’Islam s’imposera en Grande Bretagne, comme en France, d’ailleurs, et ces deux pays vivront sous la Charia » …..
Et mon sang n’a fait qu’un tour, et j’ai tout de suite pensé à une solution extrême à laquelle nous pourrions, hélas, être acculés, si la « gauche » bien pensante, et les républicains de salon de tous poils, continuent à dormir sur leurs deux oreilles face à l’islamisation galopante qui profite de nos Lois démocratiques pour tenter d’en détourner le sens ….je me suis dit que, malheureusement, peut-être, un jour, faudrait-il résister autrement qu’avec des mots ! . . .Mais s’il faut en arriver là …..les mêmes valeurs que celles de nos pères et grand-pères me tiendront debout !Fraternellement
Didier
Didier,
Votre message explique beaucoup de choses, vous vivez, pour quelques temps en Guinée, pays de troubles politiques où 85 % de la population est musulmane, et vous respectez ce qui se fait là-bas. Vous avez la distance pour critiquer mais respecter. En voyant les revendications de certains musulmans d’Angleterre vous percevez comme nous, le danger totalitaire islamique qui guette nos sociétés. La France, pays d’Europe qui compte le plus de musulmans, se doit d’être d’une vigilance extrême. Nous attirons régulièrement l’attention de nos compatriotes sur ce danger là. Didier restons attachés au débat et défendons, nos principes républicains d’abord avec des lois. C’est le courage de nos politiques qui doit changer la donne. Merci pour votre témoignage. Cyrano
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Bonjour,
J’ai lu attentivement cette lettre 111bis et j’approuve sur le fond, mais à quoi sert-elle puisque nous ne sommes plus en démocratie mais en oligarchie de la caste de la finance et de l’économie de marchés?
L’être humain est au service du fric et rien d’autre. Qu’importe la misère, l’injustice, le sort fait aux femmes, l’esclavage qui s’annonce à l’échelle mondiale etc. On ne peut compter sur aucun dirigeant pour redresser la situation. Les conditions de 1789 sont réunies et il ne reste que la révolution mondiale qui sera plus sanglante que la précédente. C’est tragique.
Barbara Oguey –
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Roger Heurtebise a raison, tous les affrontements récents qui ont eu lieu à l’occasion de matchs de foot ont un caractère ethnique qui ne se limite pas aux évènements sportifs mais aux manifestations sociales, aux interventions de la police et des pompiers, aux agressions de commerçants, de passants et d’incivilités quotidiennes. J’avais d’ailleurs dans un article à propos des évènements de l’été 2008 dans le 19ème arrondissement de Paris titré « Affrontements ethniques… ». Je soulignais que dans la haine anti-blanc, il y avait tout un mélange de questions sociales, religieuses et culturelles.
Riposte laïque évoque d’ailleurs régulièrement la montée du racisme anti-blanc et j’observe personnellement dans ma vie quotidienne que ce racisme-là croit en imposant la terreur et joue sur la solidarité née de la fierté des « Black is beautiful » ou « Proud to be Muslim » que l’on peut voir sur certains T-shirts.
Les pouvoirs publics jouent sur la stratégie de l’abcès de fixation « tant qu’ils règnent dans les quartiers ils ne touchent pas à Neuilly ou à Passy » et celle de l’entretien du sentiment d’insécurité qui profite à l’extrême droite dont Sarkozy compte bien récupérer les votes pour triompher aux élections présidentielles de 2012.
Je crains que la seule liberté laissée aux citoyens soit de se constituer en comités pacifiques d’auto-défense ce qui, de fait constituerait un désavoeu du pouvoir en place. Vox Populi n’es pas Vox Dei mais pourrait semer une pagaille utile et faire de l’ombre à l’empire sarkozien.
Alice Braitberg
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Bonjour,
j’aimerais faire une petite remarque en marge de la dernière édition du bulletin électronique de Riposte Laïque et plus particulièrement de l’éditorial de Cyrano.
Je suis bien entendu républicaine, laïcarde et féministe.
Or je vis depuis quelques mois dans une région, le Var, qui me rend de plus en plus songeuse…J’ai lu, il y a quelques années, des extraits du livre d’Emmanuel Brenner, « Les territoires perdus de la République », et en sillonnant les routes et les villages du Var, je ne peux m’empêcher d’établir quelques parallèles..
J’observe, consternée, les conducteurs éméchés de 4×4 énormes, qui vous foncent dessus (voire percutent votre véhicule) parce que vous êtes une « bonne femme » dans une « petite voiture », les accidents spectaculaires à 150 km/h sur des routes étroites qui tuent de jeunes idiots à peine titulaires de leur permis, les brutes épaisses qui vous menacent de coups si vous n’obtempérez pas immédiatement à leurs injonctions parfaitement illégales, les chasseurs de sangliers portant fusil à l’épaule et tirant sur tout ce qui bouge dans les collines, les excès de vitesse permanents, les coups de klaxon rageurs, les injures sexistes, les « pastagas » aux terrasses des cafés d’où l’on insulte impunément la gent féminine, les policiers municipaux et les maires de ces toutes petites communes qui étouffent une criminalité renversante (et qui n’a rien à envier aux banlieues des grandes villes), quitte à s’entendre avec la police judiciaire afin que les
plaintes ne remontent pas jusqu’au Parquet et que leurs statistiques soient bonnes (et donc leur respectabilité préservée).
Tout le monde tombe dans le piège : moi la première (mais aussi beaucoup de Hollandais, de Belges qui tombent des nues en découvrant un territoire où règne la sauvagerie). Nous sommes venus nous installer ici en pensant que ces petits coins de campagne provençale en apparence tranquille nous préserveraient de la violence des grandes villes… Mais ici aussi la République est battue en brèche : depuis probablement plus longtemps d’ailleurs que les banlieues difficiles. A
voir le degré de crétinisme catholique (je n’avais jamais vu autant de culs-bénits au kilomètre carré), de machisme crânement affiché, de refus des lois ouvertement bafouées (on se gare n’importe où, on obstrue des issues et des rues, on remonte des sens interdits, on répond aux demandes polies avec force « bras d’honneur », les petits bistrots de village revendent de la drogue…), on se dit que malgré les 220 ans qui se sont écoulés depuis la Révolution française, il est
des villages paumés du centre et du haut Var qui vivent encore sous l’Ancien Régime ou plus exactement qui valent largement les pires banlieues urbaines (la faute à la télé sans doute). Et ici, vous pourrez chercher, il n’y a pas de burqas.. mais les femmes sont sommées de se la fermer. Alors, travaillons à rétablir l’égalité républicaine et le droit français PARTOUT!Bien à vous.
Hélène.
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Et bien sûr toujours le foot !
Quelques mots sur nos maux . Révélateur, fixateur ? La photo n’est pas floue !
Ainsi donc T.Henry, l’homme au rasoir ravageur de poils, (sans douleur)
, sous la pression des réactions suite à l’accompagnement de sa main,
pour prendre son pied en « offrant » le but de la qualification de notre
équipe nationale en vue des champ. du monde de foot ( comme son nom
l’indique, on joue avec les pieds ), serait plutôt favorable à un
nouveau match contre l’ Irlande…L’aurait-il dit sans cette réaction
médiatisée ? Ainsi donc, nombreux sont ceux qui, parmi les footeux pros, entraîneurs d’équipes nationales, à l’instar de M. L. Blanc, considèrent que
l’ « évènement » qualificatif pour la coupe du monde de 2010 doit
compter avec les erreurs d’arbitrage…( M6 19/11 ). Pas vu, pas pris :
c’est la règle.
Ainsi donc, Z. Zidane, icône des banlieues, nous avait gratifiés d’un
coup de tête envers un italien qui insultait sa mère, ignorant, à l’insu
de son plein gré, qu’il représentait un modèle de droiture, sportive,
pour des milliers de jeunes en quête de repères… Ainsi donc, nos médias s’emparent de l « évènement » pour nous la jouer aux offusqués de la dernière heure, alors qu’ils accompagnent allègrement les dérives, ô combien plus graves, qui gèrent au quotidien, le devenir de nos valeurs républicaines laïques…
Ainsi donc, suite aux exactions de « casseurs » pro Algérie du foot, à
Marseille, en France, minorées par ces mêmes medias , nous constatons
que le clivage est bien là : un Etat dans l’ Etat.
Il exprime l’évidence d’un choix lié , pour bonne part, à des racines
confessionnelles identitaires en contradiction avec nos valeurs
républicaines…Et ce ne sont pas les exemples évoqués ci-avant qui les
inciteront à opter pour la bannière « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Ces « évènements », révélateurs d’une réalité, d’un état des lieux,
doivent nous inciter à toute la vigilance requise lorsque le navire
prend l’eau, lorsque des lames de fond bien identifiées tentent de le
faire chavirer… Mais quel capitaine à la barre ? Celui de l’ Elysée, aujourd’hui, qui fait semblant d’écoper en provoquant des voies d’eau supplémentaires ?
Au moment où l’interrogation sur l’identité nationale est sur la table, soyons unis, fermes pour défendre nos valeurs républicaines laïques, sans concessions, tout simplement. Le football, est un « sport » ( qu’en reste-il du terme « sport » ? ) de milliardaires, mais populaire et dont l’adhésion du peuple représente
un exutoire à tous ses maux, draine tous ses excès, toutes ses haines,
toutes ses dérives xénophobes et identitaires… Pour ma part, ( mais pour combien de temps encore ? ), je conserve du rugby une autre éthique, un autre idéal, mais je doute, au train où vont les choses, que cela perdure…
J’aime mon pays, ma patrie, et réaffirme ici mon appartenance au legs de nos aïeux qui, souvent au prix de leur sang, nous ont offert le plus précieux : la liberté de pensée pour agir en défendant un humanisme républicain laïque de raison.
Jean Bernard Chauvin
Bernard
Oui autrefois on pouvait se retrouver autour des valeurs du sport, on admirait Kopa, Platini, certains sportifs servaient d’exemple à la France déjà diverse. Rappelons l’amour du peuple français pour le grand champion olympique Alain Mimoun, vainqueur au marathon de Melbourne en 1956, amour et enthousiasme partagé. Mimoun racontait que depuis cet évènement il pleurait chaque fois qu’il entendait la Marseillaise. Cinquante ans plus tard, et là est le problème, certains joueurs de l’équipe de France chantent la Marseillaise du bout des lèvres, ou ne la chantent pas et certains spectateurs la sifflent. L’argent, l’adulation des joueurs, leur statut de vedettes font basculer le système dans un vrai délire et s’ajoute à tout cela l’explosion manifeste de haines diverses et de violences régulières. C’est insupportable! Si par malheur, en 2010 le tirage au sort mettait face à face la France et l’Algérie ?
Cyrano
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Caroline, prise en otage par Tarik ? Ou Le syndrome de Stokholm ?
Suite au « dialogue » C. Fourest-T.Ramadan, dans « Ce soir ou jamais », je fus repris par le sentiment de malaise que j’ai déjà éprouvé lorsque je suivais d’autres débats où se présentaient des tenants d’une confession face à des contradicteurs dont les conclusions ne furent, malheureusement jamais :
« Nous avons bien compris que vous avez des états d’âme, nous en avons tous, que vos interrogations existentielles vous ont amenés à choisir d’entrer dans une explication du monde fabuleuse, du domaine de la fiction, et nous respectons humainement vos raccourcis d’arrangement avec le réel, mais nous sommes nombreux à penser différemment. Dans la mesure où notre République Laïque, dont vous êtes au même titre que nous-mêmes des citoyens, gestionnaires de la « cité », nous n’acceptons pas, nous refusons, clairement, que votre engagement personnel génère un prosélytisme malvenu dans le cadre de nos institutions républicaines laïques ».
Outre ce rappel à la règle, n’est-il pas étonnant que, parmi les intervenants aux différents débats, il ne s’en présente aucun pour souligner que nous ne sommes pas tenus, nous les laïques majoritaires, à entrer dans le labyrinthe des explications et pseudo preuves des écrits, paroles et actes de tous ces « prophètes », et autres prédicateurs dont personne n’a pu contrôler effectivement les dire, les écrits, et les faits…
En fait, les choses sont simples :
D’une part des humains aux options confessionnelles diverses pour vivre avec moins d’angoisse leur existence, dans la mesure où ils pourront post-mortem se réaliser, enfin, pleinement, d’autre part de nombreux humains optant pour une vie terrestre ( quid de la suite ? ) estimant que leur devenir dépend d’eux-mêmes, de leur engagement dans les valeurs humanistes issues des lumières, de notre héritage ancestral, de luttes parfois sanglantes pour faire émerger l’espoir du meilleur sans nécessairement s’inféoder à des options dont le lien commun est une descente aux enfers, une euthanasie de leur libre arbitre, de leur liberté, de leur droit à ne pas se faire voler jusqu’à leur mort…
A force de bien vouloir comprendre, par honnêteté intellectuelle, les cheminements de ceux qui nous opposent leurs idées, ne sommes-nous pas piégés par notre propre intégrité face à une rhétorique habile et déterminée ?
Alors…syndrome de Stockholm ou paresse intellectuelle ?
Pour conclure, octroyons, élégamment, une fin de non-recevoir à tous ces prosélytes en les renvoyant à la règle, à la loi, mais, compte tenu du laxisme ( et c’est peu dire ! ) de nos gouvernants, face aux entrismes expansionnistes qui nous menacent, nous, les libres citoyens, serons vigilants pour ne jamais laisser le moindre espace à ces hordes confessionnelles aux visées politiques dominatrices rétrogrades…
Jean-Bernard CHAUVIN
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Bonjour Cyrano,
Je suis en train de lire les comptes-rendus d’audition de la mission Gérin, et j’y trouve des choses très intéressantes, entre autres que certaines personnes aux noms bien arabes sont nos alliés, bien plus convaincus que certaines autres aux noms « franco-français ».
Mais je lis cette chose très inquiétante, par Denys de Béchillon, qui m’a l’air un peu défaitiste mais qui semble quand même être un juriste éminent : « en tout cas, on ne peut plus du tout légiférer avec le quantum de liberté dont disposait le législateur il y a quelques années ou décennies. » Pour une fois ce n’est pas la faute de l’Union Européenne, mais du parlement lui-même : « Par ailleurs, vous votez ces temps-ci, Mesdames et Messieurs les députés, une loi organique qui fait aboutir le processus de mise en œuvre du mécanisme de contrôle de constitutionnalité des lois par voie d’exception en France. Ce mécanisme va permettre au Conseil constitutionnel de censurer des textes qu’il n’aurait pas préalablement examinés et déclarés conformes à la Constitution. » [et, si j’ai bien compris, sans besoin d’être saisi par 60 parlementaires !], ce qui signifie donner au Conseil Constitutionnel un pouvoir législatif exorbitant. On se demande jusqu’où nos gouvernements successifs vont se couper l’herbe sous le pied. Bientôt, il ne restera plus à gouverner que des babioles comme les EPAD. Ce seront la Commission Européenne et le Conseil Constitutionnel qui feront les lois. Pourquoi ne pas restaurer la monarchie absolue, pendant qu’on y est ? Et sans en informer les citoyens, bien entendu, puisque cette réforme fondamentale du rôle du Conseil Constitutionnel passe totalement inaperçue. En tout cas, toi, je ne sais pas si tu étais au courant, mais moi, c’est la première fois que j’en entends parler !
Sinon, j’ai découvert que l’UMP, période pré-électorale oblige, vient de créer, parallèlement à la Mission Parlementaire, son propre groupe de réflexion sur le voile intégral, où la rubrique « Donnez-nous votre avis » porte le sous-titre bien-pensant « Selon vous, comment favoriser le dialogue entre les communautés ? ».
http://la-burqa-en-debat.fr/votre-avis.html
Quand même hier soir, Alain Finkelkraut qui dit ses quatre vérités au beau Taddeï, ça fait plaisir…
Amitiés.
Vincent
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Et je me demande si je suis en France lorsque je vois des animateurs déployer le tapis rouge pour le retour d’une non-chanteuse (rappeuse) Diams revêtue de son foulard islamique mal caché sous sa casquette qui vient cracher sur scène sa haine de la France et des français, prétendant que nous sommes tous « les enfants du désert » car bien sûr, nous sommes tous de « là-bas » comme le couscous ! lorsqu’on encensait la même lorsqu’elle osait chanter « ma France » crachant encore sur les français juste bons à se (je cite) gratter les couilles…
Véronique Guillaud
Dans un entretien sur Europe1, la chanteuse Juliette relatait que Diams interdisait aux personne de son équipe la consommation d’alcool et de charcuterie. Son engagement pour la cause islamique est donc total et quelque peu totalitaire. Lui a-t-on ordonné de recruter d’autres jeunes femmes pour la cause ? Voilée et encapuchonnée veut-elle islamiser les média ? De la chanson à la viande hallal, le fond de commerce de l’Islam peut rapporter gros.
Cyrano
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Bonjour,
je lis ce jour dans le Nouvel obs du 19/11/09, page 94 un article sur « les vacances à la Mecque » concernant les pélerins français.
J’ai trouvé dans l’article cette phrase incroyable : « Il (c.a.d le jeune pélerin français) traine uniquement avec son groupe d’amis, et les femmes portent le niqab ALORS QU’Il EST INTERDIT DE SE VOILER LE VISAGE A LA MECQUE ».
Omar Saghi, qui donne cette info dans une interview, est professeur à Sciences Po Paris et a écrit plusieurs ouvrages sous la direction de Gilles Kepel, considéré comme un grand spécialiste français de l’islam.
(Omar Saghi est l’auteur d’une thèse sur le pélerinage à la Mecque.)
Pouvez vous, amis de RL, vérifier cette assertion que j’ai trouvé pour ma part, si ce n’est incroyable, du moins très édifiante par rapport aux dérives qu’on connaît. A la Mecque, le lieu saint par excellence de l’islam, les femmes ne peuvent donc pas porter le voile ?
Merci de bien vouloir transmettre cette information (méconnue à ma connaissance dans votre site que je suis régulièrement.
Ce sujet -le voile interdit à la Mecque – mérite me semble t-il un débat fort interessant.
Amitiés
Jean Serfati
Cher Jean
Aussi incroyable que cela puisse paraître, au sanctuaire de la Mecque, il n’y a que les agents du GIGN qui ont pu entrer masqués.
Dans cet enclos bien délimité, tout le monde est prié d’être identifiable, car la Kaâba (le Cube) et son sanctuaire ont souvent fait l’objet de troubles.
Le régime saoudien impose le voile intégral à ses femmes et leur interdit de conduire, mais il n’est pas fou ou suicidaire pour laisser des fous, sous couvert de voile intégral, entrer et s’emparer d’un des centres le plus névralgique du pouvoir dont la légitimité est tout simplement céleste.
Il y a donc des raisons que la raison d’Etat explique. –Cordialement
Pascal Hilout
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Bonjour
Je réagis à l’article d’Hubert Sage, « QUAND LES INTEGRISTES CATHOLIQUES PRENNENT EXEMPLE SUR LES MUSULMANS EN FAISANT DES PRIERES PUBLIQUES ».
À Poitiers également, le même jour, un groupe de vingt à trente catholiques, jeunes et vieux (certains adolescents, déjà très endoctrinés), ont débité le même genre de litanies. Ils priaient avec un micro, devant Notre-Dame-la-Grande, là où ont eu lieu les émeutes il y a deux semaines. Bien que cet affront à l’ordre soit certainement à laver pour eux, ils priaient contre l’avortement.
Face à eux, se trouvaient de trente à cinquante gauchistes de toutes tendances, les anars étant aussi là. Je me suis joins à ce groupe, évidemment. Des personnes s’arrêtaient, posaient des questions, criaient un ou deux slogans avec nous avant de repartir. Quelques policiers, et trois ou quatre CRS tout équipés, surveillaient la scène.
Cordialement
Sébastien Thébault
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BonjourAvant toutes choses je dois prévenir. Je suis « chrétien » dans le sens où je vais aux fêtes importantes du calendrier (enfin souvent) et aux célébrations des proches (communion, baptêmes etc.). J’ai été élevé avec la messe intégriste, enfin une partie de mon enfance, avant de « virer moderniste », même si j’ai encore des connaissances chez les intégristes. Pour ma part, je suis en désaccord avec le Vatican sur plusieurs sujets de société, raison pour laquelle je me suis éloigné de la religion (mais sans l’abandonner, ça fait partie de mon histoire). Bref, je précise car je ne veux tromper personne. Je ne comprends pas quelque chose dans votre site. Vous avez critiqué les catholiques priant dans la rue contre l’avortement en mettant, du moins c’est comme ça que je l’ai ressenti, avec les prières musulmanes bloquant les rues. J’avoue ne pas comprendre comment on peut mettre ces deux manifestations dans le même panier. En effet les prières musulmanes se font toutes les semaines, bloquant des rues sans autorisation le plus souvent. Les catholiques anti avortement que vous dénoncez eux ne le font pas toutes les semaines mais de façons épisodiques. Bien que laïque et attaché à la séparation de la religion et du pouvoir, je ne vois pas pourquoi des mouvements religieux (islam y compris d’ailleurs) ne peuvent pas, quelques rares cas par an(le point important ici) manifester dans la rue, tout comme d’autres groupes de pensées. Et ce même si on n’est pas d’accord avec les manifestations. Prenons un exemple, la gay pride. Bien que détestant la façon dont c’est organisé* *(le mur de son qui fait qu’il est difficile de rester sur place), aurait droit de citée mais pas des anti avortements car leur mouvement est religieux ? Je ne peux pas être d’accord avec cette façon de voir les choses. Bien sûr, si ces anti avortements venaient toutes les semaines faire leur petit numéro, ça serait exactement la même chose que les prières dans les rues, mais pour autant que je sache, ce n’est pas le cas (mais peut-être que je me trompe ?). De même, si le blocage des rues était épisodique, ça ne me gênerait pas (enfin d’un point de vue pratique si mais pas d’un point de vue théorique). Et pourtant depuis que j’ai lu le Coran (et surtout la sourate 9), ainsi que le sondage du numéro 301 de « Tel quel » un journal marocain, je suis passé de l’indifférence à une méfiance (voire plus) envers l’Islam.Car avouons-le, l’Islam pose bien plus de problèmes sur la laïcité que le Catholicisme. Aux dernières nouvelles, même Benoît XVI ne revendique pas un pouvoir supérieur sur la République Française. Les intégriste de St Nicolas du Chardonnet ne réclament pas une non mixité des piscines, ni même le voile de la messe dans les faits*. En revanche, il y a bien plus de revendications « d’accommodements raisonnables » pour l’Islam. La tolérance des autorités pour les prières hebdomadaires dans les rues en est une preuve. Ce qu’a commis Martine Aubry en est une autre. Le politiquement correct sur l’Islam aussi…. Bref, je me suis un peu égaré. Je voulais juste expliquer qu’on ne peut mettre au même niveau une manifestation ponctuelle et une manifestation hebdomadaire. J’espère ne pas être trop partial (mais ce n’est pas sûr, c’est pour ça que j’ai tout mis sur la table dès le début). CordialementOlivier A.*L’organisation avec le son trop fort et certains chars ou déguisements trop limites pour moi. Bref je critique la forme et non le fond.**On connaît l’histoire, d’après une épitre de St Paul, les femmes doivent prier tête couverte et les hommes tête nue, mais allez dans une messe intégriste, il y a beaucoup de voiles oui. Souvent en dentelle d’ailleurs. Mais aussi beaucoup de têtes nues chez les femmes. La dernière fois que j’y suis allé, pour la communion d’une connaissance, c’était environ 1/3 de têtes nues. Pour autant que je me souvienne, c’est en progrès depuis ma propre communion, il y a 20 ans.
Vous êtes chrétien et c’est tout à fait votre droit, mais vous êtes partial. Que des catholiques se permettent de manifester à l’hôpital afin d’interdire la pratique des avortements est aussi condamnable que la prière sur le trottoir. Dans notre République laïque, une loi permet ce droit à l’IVG aux femmes qui le souhaitent. Les catholiques intégristes n’ont pas à s’insurger contre cela . Même si en effet c’est peu fréquent ça existe et ça peut s’amplifier. Les croyants peuvent prier aussi à la maison. La véritable foi n’a pas besoin de démonstration, elle doit rester dans le domaine de la vie privée. On peut même penser qu’elle est inversement proportionnelle aux abus commis en son nom et sur ce terrain l’Islam est champion toute catégorie.
Si l’église catholique n’a pas la virulence de l’Islam dans notre pays, c’est parce que la loi de 1905 et les forces de gauche ont su la contraindre à rester à sa place ; ça n’a pas été facile, et elle ne demande qu’à reprendre de la vigueur pour continuer de régenter la vie des citoyens notamment en ce qui concerne les mœurs, comme elle le faisait autrefois. Il faut repartir à zéro avec l’Islam pour qui le concept, l’idée même de Laïcité sont complètement étrangers. Partout où elle se développe, cette religion instaure un système politique de type république islamique ou s’institue en religion d’Etat, et ne supporte pas les autres croyances. Certains pensent pouvoir faire de même dans notre pays et imposer la loi divine. Faute d’avoir fixé les règles concernant le voile, et réaffirmé ce qu’était la laïcité lors de la création du CFCM, nous nous trouvons aujourd’hui avec le paradoxe suivant : nos soldats luttent contre les taliban en Afghanistan et en même temps la burka s’installe en France. Que n’a-t-on anticipé tout cela, en jugulant les débordements de ces 20 dernières années. Il est urgent de remettre sur le métier notre ouvrage. Laïquement votre.
Cyrano
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Je vous fais parvenir ce jour un deuxième chèque de soutien de 45 euros.
Puisse-t-il aider votre combat acharné dans la défense de notre république laïque, aujourd’hui panier percé devant l’offensive grandissante des accommodements raisonnables, qu’ils soient bien visibles et provocateurs ou volontairement et calculatoirement discrets.
Sachez que j’apprécie particulièrement votre volontaire distanciation par rapport aux partis politiques. C’est un aspect extrêmement important de votre démarche, car le rassemblement est nécessaire et urgent. A ce titre, je n’ai de cesse, depuis que j’ai découvert votre action, de vous faire connaître le plus largement possible. Ne faiblissez jamais. Cordialement.
Lahic.
Merci pour votre participation et pour vos encouragements. Oui à Riposte laïque nous sommes fiers d’avoir une liberté de paroles et de ne pas nous laisser enfermés dans les positions politiques qui musèlent les esprits, ça fait un bien fou et on s’y habitue très vite.
Cyrano
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Je vois avec plaisir et soulagement que l’un des lecteurs de RL propose de manifester pour protester conter l’occupation des rues par la prière à Marseille notamment . Je serai fière d’en être . comment pouvons-nous nous organiser ? Florence Labbé
Chère Florence,
Merci pour vos encouragements. Hélas nous n’avons pas encore les capacités d’organiser des manifestations contre ces occupations illégales de l’espace public. Donc pour le moment, nous nous contentons d’informer nos concitoyens. Il faut d’abord faire tomber les murs médiatiques et mettre les élus au pied du mur. Le reste viendra en son temps, et beaucoup de gens se mobiliseront alors, à gauche comme à droite.
Cordialement,
Roger Heurtebise
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bonjour,
Comment vous dire ma surprise lorsqu’en septembre dernier;j’ai voulu acheter dans une boulangerie franchisée de Brest un sandwich au poulet?
La vendeuse m’a tendu un sandwich au poulet HALLAL.Je lui ai signifié que je voulais un laïque. On m’a rétorqué que c’était la même chose!!!J’ai refusé de l’acheter. Nos poulets laïques sont-ils impurs???
Cariou Christian
Christian vous avez bien fait de refuser et nous devons tous refuser de nous laisser islamiser le tube digestif. Cette histoire de viande Hallal doit être drôlement juteuse pour qu’elle prenne une telle ampleur. C’est une attaque de plus de la laïcité, a quand la suppression définitive du porc ? Merci de votre saine et laïque réaction. Cyrano
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Bonjour à l’équipe de « Riposte Laïque »,
Je désire vous communiquer l’information suivante qui émane du laboratoire où je travaillais avant de prendre ma retraite. Une fois n’est pas coutume, je préfère signer cette information d’un pseudonyme pour ne pas mettre en difficulté l’ancienne collègue qui me l’a transmise : L’obscurantisme pénètre dans le temple du savoir
Sur le campus du CNRS d’Orléans la Source, lors de la Fête de la science les 21 et 22 Novembre 2009, une doctorante du Centre de Biophysique Moléculaire, payée par le laboratoire, a reçu les visiteurs avec le voile islamique. Le Directeur du laboratoire Jean-Claude Beloeil, directeur de recherches au CNRS, n’a pas fait la moindre tentative pour l’en dissuader.
Pour nombre de visiteurs, un véritable choc!
signé : Charlie
Charlie
Oui cette attitude fait partie d’une démarche politique orchestrée d’avancée par petits pas, à comparer avec l’incident de l’assemblée nationale. Si personne ne dit rien, on fait un autre pas en avant et le voile progresse comme au jeu d’enfants dit du « gagne terrain ». ….Il faut donc réagir, il y a eu un cas exactement similaire d’une doctorante à Toulouse l’an passé. La jeune femme voilée qui avait plaidé pour garder son voile a perdu son procès en référé. Le directeur de laboratoire aurait dû réagir comme à Toulouse.
Cyrano




Les éducateurs face à l'intégrisme religieux et à l'oppression des femmes

C’est la première fois qu’un livre est consacré exclusivement à cette problématique pourtant essentielle pour le présent et l’avenir de l’animation socioculturelle et de l’éducation populaire.
Ces trois regards de femmes et cette réflexion menés dans le cadre de trois mémoires de DUT en Animation et les tables rondes qui sont rapportées ici forment un ensemble cohérent et utile pour comprendre les enjeux du maintien et du renforcement de laïcité et des principes républicains dans ce domaine éducatif.
L’animation est un véritable métier et la fonction d’animation exige une formation professionnelle. C’était et c’est le message de tous les acteurs éducatifs engagés et conscients des enjeux…
Malheureusement cet appel fut peu entendu par les politiques qui ont fait appel dans les années 90 aux grands frères devenus par enchantement des animateurs. Des villes payent encore le prix de cette erreur manifeste, les grands frères ont reproduit dans le cadre de leur mission le cadre «  culturel  » qui instaure au nom d’un dogme religieux et des habitudes véhiculées l’inégalité entre les hommes et les femmes.
C’est ainsi que des animatrices diplômées ont fini par déserter certains centres sociaux ou services jeunesse pour fuir un sexisme et une ségrégation à peine déguisés.
Faut-il respecter les différences culturelles au nom de la liberté?
Les auteurs de ce livre répondent sans aucune ambiguïté que le relativisme culturel conduit à enfermer des femmes dans un carcan, voire une prison communautaire qui les privent de la possibilité de s’émanciper et de se construire. Ce culturalisme, véritable «  enfer  » pour les femmes va à l’encontre des valeurs véhiculées par l’éducation populaire, mouvement de transformation sociale.
Comme l’explique Pierre Baracca: «  la première rupture à opérer, pour les animateurs, consiste à différencier le niveau artistique et culinaire avec celui des valeurs et des conduites sociétales.  »
Danielle Demaire, historienne et professeur émérite de l’Université, revient sur un aspect historiquement souvent oublié :
Le combat pour la séparation des églises et de l’État a été une réponse forte à une offensive de la hiérarchie catholique .
Cette offensive contre la république consistait à imposer ou à continuer à imposer la messe à l’ouverture des sessions parlementaires et le crucifix dans les chambres des hôpitaux même si le patient était athée ou agnostique.
Aujourd’hui l’islamisme politique est sur tous les fronts pour contraindre les populations d’origine musulmane à des codes de vie rétrogrades.
Ce communautarisme qui fait d’ailleurs de la femme la première victime doit être combattu.
Ce livre se termine par un appel à une formation des animateurs, notamment autour de la question de «  l’oppression des femmes  ».
C’est un appel légitime et l’animation ne pourra exercer sa double fonction de construction du lien social et d’émancipation de toutes et de tous, que si les animateurs examinent, entre autres «  les enjeux idéologiques autour des activités proposées dans les structures d’animation, notamment aux enfants et aux jeunes.  »
Ce livre est une contribution originale et intéressante au débat sur les missions de l’animation et montre avec force qu’aujourd’hui il y a deux alternatives : l’éducation populaire ou l’intégrisme, c’est à dire le progrès et les lumières ou l’obscurantisme!
Les débats contenus dans ce livre concernent d’autres professions et, d’une façon générale, élus politiques ou syndicaux et tous les citoyens, notamment autour de notions comme identités, racines, culture, diversité culturelle, culture plurielle, multiculturalisme, démocratie culturelle, théories postcoloniales, études subalternistes, communauté / individu, relativisme normatif, religieux et politique, laïcité, sexe, genre, violences faites aux femmes…
Jean-François Chalot
« Les animateurs
face à l’intégrisme religieux
et à l’oppression des femmes »
témoignages, discussion, enjeux de formation
livre de Pierre Baracca, Amandine Briffaut, Anne Gaëlle Cogez,
Danielle Delmaire, Faïza, Malika Messad
Éditions l’Harmattan
Logiques sociales
249 pages
octobre 2009
24,50 €




Caroline, prise en otage par Tarik ?

Ou Le syndrome de Stokholm ?

Suite au « dialogue » C. Fourest-T.Ramadan, dans « Ce soir ou jamais », je fus repris par le sentiment de malaise que j’ai déjà éprouvé lorsque je suivais d’autres débats où se présentaient des tenants d’une confession face à des contradicteurs dont les conclusions ne furent, malheureusement jamais :
« Nous avons bien compris que vous avez des états d’âme, nous en avons tous, que vos interrogations existentielles vous ont amenés à choisir d’entrer dans une explication du monde fabuleuse, du domaine de la fiction, et nous respectons humainement vos raccourcis d’arrangement avec le réel, mais nous sommes nombreux à penser différemment. Dans la mesure où notre République Laïque, dont vous êtes au même titre que nous-mêmes des citoyens, gestionnaires de la « cité », nous n’acceptons pas, nous refusons, clairement, que votre engagement personnel génère un prosélytisme malvenu dans le cadre de nos institutions républicaines laïques ».
Outre ce rappel à la règle, n’est-il pas étonnant que, parmi les intervenants aux différents débats, il ne s’en présente aucun pour souligner que nous ne sommes pas tenus, nous les laïques majoritaires, à entrer dans le labyrinthe des explications et pseudo preuves des écrits, paroles et actes de tous ces « prophètes », et autres prédicateurs dont personne n’a pu contrôler effectivement les dire, les écrits, et les faits…
En fait, les choses sont simples :
D’une part des humains aux options confessionnelles diverses pour vivre avec moins d’angoisse leur existence, dans la mesure où ils pourront post-mortem se réaliser, enfin, pleinement, d’autre part de nombreux humains optant pour une vie terrestre ( quid de la suite ? ) estimant que leur devenir dépend d’eux-mêmes, de leur engagement dans les valeurs humanistes issues des lumières, de notre héritage ancestral, de luttes parfois sanglantes pour faire émerger l’espoir du meilleur sans nécessairement s’inféoder à des options dont le lien commun est une descente aux enfers, une euthanasie de leur libre arbitre, de leur liberté, de leur droit à ne pas se faire voler jusqu’à leur mort…
A force de bien vouloir comprendre, par honnêteté intellectuelle, les cheminements de ceux qui nous opposent leurs idées, ne sommes-nous pas piégés par notre propre intégrité face à une réthorique habile et déterminée ?
Alors…syndrome de Stokholm ou paresse intellectuelle ?
Pour conclure, octroyons, élégamment, une fin de non-recevoir à tous ces prosélytes en les renvoyant à la règle, à la loi, mais, compte tenu du laxisme ( et c’est peu dire ! ) de nos gouvernants, face aux entrismes expansionnistes qui nous menacent, nous, les libres citoyens, serons vigilants pour ne jamais laisser le moindre espace à ces hordes confessionnelles aux visées politiques dominatrices rétrogrades…
Jean-Bernard CHAUVIN




Coût du coup de truelle pour construire des mosquées

“ Comment peut-on autoriser l’implantation de mosquées avec des aides publiques déguisées ou facilitées par les élus de la République ? ” demande Fabrice Letailleur dans Riposte laïque 110, du 16 novembre 2009. M’est alors revenu en mémoire une scène du film C’est dur d’être aimé par des cons, un documentaire de Daniel Lecomte sur le procès intenté (et perdu !) par des associations musulmanes, dont le CFCM, à la rédaction de Charlie Hebdo : dans la salle des pas perdus du tribunal correctionnel de Paris, une jeune femme pointe l’inégalité de traitement des lieux de culte en France, affirmant que construction et entretien des églises sont assurés par l’argent du contribuable, et non ceux des mosquées.
Deux assertions (si on veut bien considérer que la forme interrogative relève, chez Fabrice Letailleur, de la rhétorique) diamétralement contraires. Dans le film suscité, l’interlocuteur de la jeune femme ne sait trop qu’objecter. Il aurait pu dire… bien des choses en somme.
Un peu d’histoire pour commencer (synthétique, qu’on se rassure) : c’est l’annexion des Gaules à l’Empire romain après l’invasion de ces territoires par un certain Jules un demi-siècle avant la naissance du célèbre Nazaréen qui entraîna l’établissement des chrétiens en France. Ces derniers passèrent plusieurs siècles à éliminer la concurrence, éradiquant d’abord les cultes autochtones, contenant ensuite l’islam au sud des Pyrénées, établissant durablement le contrôle du corps social, du plus humble brassier au chef de l’État.
Qu’en était-il alors de la construction des édifices religieux ? Le maître d’ouvrage était généralement le chapitre (les prêtres qui assistent l’évêque du diocèse concerné par les travaux) qui faisait appel à la fortune de ses membres, au don des fidèles, aux revenus des propriétés du diocèse. Il faut attendre la Révolution pour que soit ébranlé le pouvoir “ temporel ” du clergé catholique en France et sa mainmise sur l’ensemble de la société. Avec la Constitution civile du clergé (juillet 1790), l’Assemblée constituante frappe d’“ inutilité ” le clergé régulier (nonnes et moines, à l’exception des missions éducatives et caritatives), supprime les chapitres et fonctionnarise le clergé séculier, lui confisquant de fait l’administration civile.
S’en suit une fracture entre les tenants du clergé traditionnel, qui se découvre un violent désir d’indépendance à l’égard d’un pouvoir politique frappé de mécréance (et qu’il ne maîtrise plus, donc), et un service clérical public. La Charte constitutionnelle de 1830 confirme en son article 6 que “ les ministres de la religion catholique, apostolique et romaine, professée par la majorité des Français, et ceux des autres cultes chrétiens, reçoivent des traitements du trésor public ”. Ce n’est que sous la IIIe République, qui met en avant dans sa constitution le concept de laïcité (enfin !), que ce conflit entre l’église catholique et l’État a trouvé solution avec la loi de séparation de 1905 (1) : “ La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ” (article 2).
Cette même loi, par son titre IV, prévoit la formation d’associations cultuelles qui ne peuvent “ sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l’État, des départements et des communes ” pour administrer les biens immobiliers et mobiliers nécessaires à l’exercice d’un culte mais, face au refus du Vatican et, pour le moins, de la mauvaise volonté des catholiques français à la formation desdites associations, une nouvelle loi permet en 1907 (2) d’y substituer des associations conformes à la loi de 1901.
Reste le principe de droit français de non-rétroactivité qui explique le sort réservé à la gestion de l’immobilier bâti antérieurement à la loi. À savoir : a) les communes sont le plus souvent propriétaires de tous les lieux de culte construits avant 1905 sur leur territoire (églises, synagogues, séminaires, temples, etc.), et ce depuis la Révolution, les frais d’entretien incombant à l’État pour 10 % à 50 % (selon que l’ouvrage est inscrit, classé ou non monument historique), aux collectivités locales (département et/ou région selon le classement du l’ouvrage et la cession immobilière intervenue après la Révolution) pour le reste ; b) les cathédrales construites avant 1905 sont la propriété de l’État qui en assure l’entretien ; c) les lieux de culte non publics (ceux mis à disposition dans un collège, une entreprise, une clinique, par exemple) ainsi que ceux construits après 1905, tous propriétés de personnes privées (au sens légal) ne sont pas subventionnés — à l’exception des associations diocésaines (créées en 1924 par le Vatican) qui touchent des subventions départementales pour assurer l’entretien de leurs locaux).
Le “ favoritisme ” dénoncé par la jeune femme du film semble avoir une réalité dans les faits. Cependant, cette réalité n’est autre que le produit de l’histoire. Une longue histoire. Il ne s’agit pas de faveur : le culte musulman fut financé dans les trois départements d’Algérie (créés en 1848) dans le cadre de la loi de 1905 jusque… en 1962 (tout le monde voit pourquoi, n’est-ce pas ?). L’histoire impose souvent l’exception à la règle. Ainsi la subvention par le gouvernement français et la concession gratuite à la Société des Habous et des lieux saints de l’islam d’un terrain par la Ville de Paris, décisions contraires à l’article 2 de la loi de séparation, auraient-elles étaient accordées en 1920 pour la construction de la Mosquée de Paris sans le lourd tribut payé par les contingents d’Afrique du Nord dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ? Son classement en 1983 comme monument historique oblige dorénavant l’État à participer pour moitié aux frais de son entretien.
Dernière rénovation financée par l’État (donc), la Ville de Paris, la région Île-de-France, l’Algérie et le Qatar entre autres, commandée en 2004 et achevée en 2007 pour un coût total de 3,6 millions d’euros ! Comme il n’y a — fort heureusement — pas de bataille de Verdun très souvent, que se passe-t-il pour l’édification et l’entretien d’autres mosquées en France ? Ce qui nous ramène à la question de Fabrice Letailleur (ai-je dit qu’elle était pertinente ?). Il y a donc deux modes associatifs qui permettent la construction et l’administration d’un lieu de culte en France aujourd’hui : l’association cultuelle (loi de 1905), qui présente pour ses membres cotisants, pour ses donateurs et pour son fonctionnement des avantages fiscaux mais interdit toute aide publique, et l’association conforme à la loi de 1901, moins-disante fiscalement mais qui n’interdit pas l’aide publique.
Un exemple récent à Gentilly, dans le Val-de-Marne : la communauté musulmane de la ville demandait depuis plusieurs années à la municipalité de s’impliquer dans la création d’un lieu de culte. En juillet 2007, une association loi de 1901 est créée, le Collectif des musulmans de Gentilly, dont l’objet est, en premier lieu, d’“ assurer la pratique du culte musulman et la divulgation de la culture musulmane par tous les moyens légaux et appropriés ”. En mars 2008, un terrain bâti appartenant à la ville est loué à l’association pour cinq ans pour un loyer mensuel de 10 euros, à charge pour le locataire d’effectuer les travaux d’aménagement nécessaires (évalués à 120 000 euros).
On peut lire sur le sujet un article mis en ligne sur le site de la section du parti socialiste local (3). Dans ledit article, il est rappelé fort justement que l’église du Sacré-Cœur — destinée à l’origine à accueillir des étudiants de la Cité universitaire et depuis 1979 affectée à la communauté catholique portugaise — fut construite dans les années 30 sur un terrain privé et grâce à des fonds privés. Que n’en est-il de même aujourd’hui pour une mosquée implantée à quelques centaines de mètres de cette église ? Il me faut là encore faire un rappel historique. Les fortifications de Thiers, mises à mal lors du siège de Paris, en 1870, furent détruites après la Première Guerre mondiale et laissèrent place à des terrains vagues progressivement réhabilités à partir des années 30. Il était alors simple d’y acquérir une parcelle, surtout pour un riche aérostier versé dans la religion.
L’endroit, à présent, est abondamment bâti avec vue imprenable sur le boulevard périphérique, et les mécènes mahometophiles les plus proches doivent avoir des baies qui donnent sur le golfe Persique (je sollicite l’indulgence du lecteur pour ce cliché). Conséquemment, il ne m’apparaît pas incongru que les musulmans de Gentilly profite d’un coup de mou du père Clémenceau face au pape il y a plus d’un siècle de cela (voir plus haut et note 2). S’étant constitués en association, ils sont en droit de demander aide et/ou subvention à la municipalité. Réponse d’ycelle ? À lire l’article de la section du PS déjà cité, c’est céder du terrain. Le résultat de la négociation — car il y en a eu une, assurément — me semble satisfaisant, au sens où il n’y a pas de perdant dans l’affaire : pour la ville, c’est une opération blanche financièrement et peut-être payante électoralement ; l’association dispose quant à elle d’un lieu quasi gratuit, à charge pour elle de réunir les fonds pour son aménagement. Pourtant, et je rejoins en cela la préoccupation qui ouvre l’article, la solution n’est pas pérenne, l’accord ayant un terme, et si, dans cinq ans, la ville entend récupérer son bien à d’autres fins et ne pas renouveler le bail, sera-t-il aisé de reprendre un lieu chargé de symbole pour une communauté et “ virer ” des gens qui auront payé de leur poche son aménagement ? Des gens issus d’une communauté plus vaste que les limites de la ville.
Une observation à ce propos pour conclure, qui me laisse comme un mauvais goût dans la bouche : si on lit le texte de l’objet du Collectif des musulmans de Gentilly, on constate qu’il a été depuis repris in extenso dans l’objet déclaré par le Collectif des mosquées d’Île-de-France CMIF, association créée… le mois dernier (le 13 octobre 2009, précisément).
Filou
syndicaliste
(1) http://mjp.univ-perp.fr/france/1905laicite.htm
(2) http://mjp.univ-perp.fr/france/1907culte.htm
(3) http://www.ps-gentilly.org/article-20372018.html




Viande halal : derrière le décor, la barbarie

La promotion de la viande est allée de bon train, en particulier lors du dernier ramadan. Mais les consommateurs, musulmans ou non, ont-ils une idée des souffrances animales que cache le label « halal » ?
Une vidéo explicite (attention : âmes sensibles s’abstenir) : http://www.youtube.com/watch?v=EvTNpYcbNNc
Rappelons que Dalill Boubakeur, suite à des plaintes de Brigitte Bardot et de plusieurs associations, s’était engagé à ce que les animaux soient anesthésié avant d’être égorgés. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Nous n’oublions pas les souffrances endurés par d’autres animaux, dans d’autres circonstances… qui ne rendent pas davantage acceptable la barbarie qu’on voit sur les images, le jour de l’Aid.
Djamila GERARD




Ode à Djemila

Le flot tumultueux de ce fascisme vert
Aurait pu t’emporter, mais l’amour de la vie
Coule en toi comme miel, à la fois doux, amer,
Parfumant ta beauté blessée de l’Algérie.
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C’est à contre Coran que tu bâtis ta vie
Mais il arrive en maître et s’impose chez nous
Tu veux nous réveiller, tu combats, tu écris,
Saurons nous percevoir ta force, ton courroux ?
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Tu nous cries, attention, ne fermez pas les yeux
Car c’est dans les écoles et aussi les mosquées
Qu’ils ont broyé nos âmes embrasant mille feux
Hidjab pour les femmes et voile des pensées.
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Femmes assassinées, debout, libres et dignes
Tu as connu si jeune une violence immonde
Ce poison tu le vois, tu en connais les signes
Tu vas le débusquer partout de par le monde.
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Ton cri bouleversant m’a touché en plein cœur
Puisse-tu par ces mots nos frères soulever
Ton courage vibrant fera taire nos peurs
C’est un appel ultime à chacun à lutter.
++
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C’est à contre Coran que tu bâtis ta vie
Mais il arrive en maître et s’impose chez nous
Tu veux nous réveiller, tu combats, tu écris,
Saurons nous percevoir ta force ton courroux ?

++
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Chantal Crabère
Novembre 2009




Doubaï ou les miracles de la finance islamique

Trois pour cent, c’est le taux de chute de la bourse de Paris hier. La cause est connue : l’effondrement financier de l’émirat de Doubaï. D’autres places boursières sont impactées ou sous le choc.
J’ai envoyé hier soir un commentaire à ce sujet au distingué quotidien le Figaro.
Ayant mis poliment en cause ceux qui veulent islamiser le pays en particulier au moyen de la charia appliquée à la finance, à savoir les islamistes officiels et les compagnons de route (le ministre des finance, madame Lagarde, l’émission protestante d’Antenne 2, Agapè…), mon petit commentaire m’est revenu.il était « polémique ».
Si l’on écoutait madame le ministre, Paris devrait devenir la place de la finance islamique en Europe. Les pieux capitaux de recyclage des pétrodollars et des capitaux flottants allaient converger en rangs serrés, occupant l’espace jusqu’à l’horizon et même au-delà.
Les commentaires vont bon train : la crise à Doubaï, ça provient des investissements immobiliers délirants ! La crise à Doubaï provient d’investissements touristiques dignes des pharaons, notamment les pistes de ski sous une vaste bulle ! Et que sais-je encore ?
On aura aussi entendu que Doubaï est frappé de plein fouet par la crise. Tiens donc ?!
La finance vertueuse, la finance des traders imam, ne protégerait-elle plus de la crise ?
Ainsi, nous dit-on aujourd’hui, la crise a rattrapé les richesses colossales venues du pétrole. Tous les projets sont interrompus.
Les commentaires les plus acerbes sortent des becs de perroquets savants de ceux qui il y a encore 24 heures répétaient en cœur jusqu’à provoquer la nausée dans l’auditoire, que la finance islamique, voilà qui allie l’argent et la vertu.
Il y a pas très longtemps, c’était le financier du Hezbollah qui perdait des sommes énormes comme conséquence inéluctable de placements rétribués par un procédé de style Madof (une pyramide de Ponzi).
Si l’on devait noter les économies régies par la charia, Doubaï devrait avoir la meilleure note, du point de vue de l’effort des émirs régnant visant, pour améliorer la situation quotidienne des habitants, à socialiser une partie des immenses richesses produites par la rente pétrolière, donnant une touche presque socialiste à la zakat.
Mais le marché reste le marché, le capital reste le capital…
Les efforts sociaux des émirs ne les auront finalement pas protégés. De même que le capital des USA pratiquant depuis plus de 40 ans l’économie de dette, le capital déclinant la zakat mise en œuvre comme une espèce de service public se voit pris à la gorge par ses propres contradictions.
Madame Lagarde va devoir ramer.
Elle va devoir faire donner les hussards de la diversité et du respect du droit à porter la bourqua, si elle veut espérer attirer des capitaux islamiques qui, avant d’aider l’impie français, doivent prioritairement aider les bons musulmans.
Mais peut-être que justement, dans ce contexte de pénuries de liquidités, mêmes islamiques, ces dernières vont chercher à faire monter le prix de leur disponibilité et à faire comprendre qu’il vaudrait mieux que la commission Gerin ne produise qu’un couteau sans lame, voire pas de couteau du tout…
Alain Rubin




L'islamo-fasciste Ahmadinejad reçoit Dieudonné : les belles âmes n'ont rien à dire…

Après Gouasmi, Dieudonné…
Le 27 octobre, notre comique triste, tête de file de la liste antisioniste aux dernières élections européennes a été reçu par le Président Ahmadinejad.
On savait qu’un de ses associés dans l’entreprise de diabolisation des sionistes – cause de tous les maux – partout et toujours, est le führer d’un « parti chiite » en France. Désormais, à défaut de tournées artistiques, l’ex « Dieudo » va faire la tournée des popotes dans les capitales intéressées par sa phobie et disposées à la soutenir y compris, si cela doit faire partie du deal, aux moyens de la « cavalerie de St George ». Il va peut-être même nous faire un sketch, dans lequel après s’être rasé le crane il se frappera ou se fera frapper le cuir chevelu jusqu’au sang, à coups de tranchant de lame d’épée.
Pour dire les choses autrement et les prendre par un autre bout, Ahmadinejad s’invite dans le débat politique français. Vous me direz que son instrument est en piteux état. Je ne suis pas certain qu’il faille voir les choses ainsi.
L’audace des services d’ordre de ces premières mosquées qui s’approprient des rues entières du 18ème de Paris et de Marseille, les violents avant et après match de foot, le décrochage du drapeau de la république française remplacé par le drapeau de la « république arabo musulmane » d’Algérie sur le Capitole de Toulouse à l’occasion du match Algérie Egypte, tout cela montre que le fanatisme politico religieux peut avoir de beaux jours. Ces événements montrent que tout est aujourd’hui prétexte. D’autant qu’un état d’esprit munichois et qu’une attitude d’aveuglement volontaire prédominent au PS, sont hégémoniques au PCF, au NPA, au POI, chez les « Verts », etc. et qu’il y a une large place pour ce type d’esprit perspicace, façon Pangloss*1, parmi les formations de la droite classique.
On vient de pendre un homme à Téhéran.
Il était un, parmi les millions de manifestants iraniens du mois de juin. Cette exécution pour crime de manifestation ne choque pas le moins du monde ni l’hôte du théâtre de la main d’or ni ses associés ou sympathisants et moins encore tous les François Cluzet peuplant les plateaux de télévision.
Les uns comme les autres se dressent sur leurs ergots !
Mobilisés, ils sont. Mobilisées pour dénoncer les réactions de désapprobation des événements violents et des déprédations auxquels ont donné lieu le dernier match de foot de l’équipe d’Algérie. Dénoncer ces agissements, ce serait stigmatiser, ce serait du racisme !!!
Ils n’ont donc pas de temps pour s’indigner à cause d’un assassinat judiciaire dont l’auteur est leur sponsor.
Si l’on devait suivre les défenseurs de la « diversité », cette diversité indispensable qui serait une richesse justifiant d’accepter d’en payer tous les faux frais, -y compris les attaques contre le voisinage, les casses et les destructions de vitrines de boutiques, les bris d’abris bus, les incendies de bateaux au mouillage, le remplacement du drapeau français par un drapeau qui n’est pas celui de tous les algériens devenus indépendants mais celui des descendants des conquérants qui tuèrent la Kahina-, si l’on devait les suivre, il faudrait ne voir dans ces événements violents qu’un état d’esprit un peu remuant et des « bêtises de mômes », comme n’a pas craint de l’a affirmer un chanteur toulousain et un adjoint au Maire de Toulouse…
Dans quelques communes de la Seine Saint Denis, dans le 9-3 comme ils disent, ce ne sont pas les matches de foot qui sont le prétexte aux exactions contre le voisinage. C’’est le 14 juillet*2.
Depuis deux ans, le 14 juillet voit des bandes de quelques dizaines, ici et là, se regrouper pour défier la police. Ce sont de véritables commandos mobiles, maniant les plus gros formats de pétards, pour tirailler sur la police, voire, comme il y a deux ans, aller jusqu’à incendier -ô imprudence coupable- ! Un logement HLM dont les fenêtres étaient restées ouvertes. Les véhicules ne sont pas épargnées et la commémoration du 14 juillet, version « indigènes de la république » se solde désormais par nombre de véhicules incendiés.
Certains, versés dans la théologie, appellent cela un « petit djihad ». Il faut bien faire payer, aux incroyants leur incroyance et aux compatriotes des descendants des colonisateurs européens, la colonisation, -mais aussi l’esclavage organisés bien avant eux par les ancêtres des « indigènes de la république »-, si l’on veut embarquer des jeunes originaires d’Afrique subsaharienne dans ces gymkhanas de 14 juillet, de 31 décembre et d’avant ou d’après matche de foot.
Des rappeurs se sont fait une spécialité d’inviter quotidiennement à monter à l’assaut du pays et de la population qui leur assurent des conditions d’existence et des garanties qui n’existent dans aucun pays où règne la charia.
Une gamme d’intellectuels, moralement castrés, et d’organisations s’enfonçant dans un crypto islamisme suicidaire se sont fait une spécialité de justifier coûte que coûte des actions qui ne sont en rien protestation sociale, -dans le sens des actions de la commune de Paris de 1871, dans le sens de la République sociale et des journées de juin 1848, dans le sens des soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats de 1905 ou de 1917, dans le sens des grandes actions ouvrières et des mouvements populaires et de la jeunesse.
Et si on devait suivre ce gauchisme sénile, qui voit dans ces événements violents comme des déclinaisons de la « révolte de la jeunesse » contre l’injustice sociale, alors il faudrait mettre aussi cette étiquette sur les groupes de pogromistes et sur les lumpen prolétaires et les petits bourgeois allemands ruinés, affluant en masse dans les bandes armées du NSDAP du futur chef du troisième Reich.
Nous retrouvons, les uns et les autres, se dressant sur la pointe des pieds, pour qu’on les entende et les voit mieux. Ils font bloc, pour dénoncer la loi « liberticide »…
Ils crient, ils protestent. Quel scandale !!
Quoi, on prétend vouloir s’opposer à l’enfermement vestimentaire des fillettes et des femmes ?! Et leur liberté personnelle à ces fillettes et à ces femmes, qui ont décidé de s’enfermer elles mêmes ? Qu’en faîtes vous de leur liberté de choisir de vivre en prison?
Légiférer, ce serait de la tyrannie hyper laïque, ce serait attentatoire à la liberté de « s’habiller comme on veut » !
Une loi qui empêcherait que l’on enferme les femmes et les fillettes sous le vêtement prison pour femmes de l’islamisme militant ? Quelle honte !!
Après Gouasmi, après Dieudonné, à qui le tour ?
Qui va se rendre en pèlerinage à Téhéran, capitale des femmes contraintes, pour sortir, à s’enfermer sous un voile noir de la tête aux pieds.
Après Gouasmi et ex « Dieudo », qui va passer sous les fourches caudines de la dictature ? Qui va aller se faire adouber par Ahmadinejad et le guide Ali Khamenei pour recevoir une médaille du combattant contre « l’impérialisme » défenseur sectaire des inutiles « libertés formelles »?
Le postier de Neuilly sur scène ?
Le chef des épigones du défunt Lambert ?
Un de leurs petits amis britannique du syndicat des pompiers, mercenaire ou inconscient, qui a fait voter par le dernier congrès des Trade unions une motion réclamant le boycott total d’Israël ?*3
Qui va aller se faire adouber par la dictature iranienne et poser au porte étendard pour la cause des incendies de voitures, des bris d’abris bus, des sifflets de la Marseillaises et des hourrah pour les symboles d’une « république d’Algérie » édifiée sur la spoliation et l’étouffement des aspirations démocratiques et sociales des populations de ce pays ? Qui ?
Alain Rubin
*1 Pangloss était ce personnage du Candide de Voltaire, professeur (on dirait aujourd’hui universitaire) de son état. Pangloss visitera Lima au moment du grand tremblement de terre. Victime de sa myopie, de sa surdité et de son invalidité intellectuelle, cachées sous ses diplômes, il ne verra aucune maison s’écrouler derrière lui, il ne verra pas non plus les bâtisses chancelant devant lui. Pangloss représente, en 2009, l’archétype de ces observateurs pédants peuplant les rédactions parisiennes et les cabinets ministériels.
*2 le choix du 14 juillet n’est pas anodin.
Bordéliser la commémoration de la prise de la bastille, en profiter pour brûler des poubelles et voitures sur les parkings de HLM, envoyer des pétards incendiant des logements, tirailler avec ces projectiles sur la police, mener une sorte de guérilla urbaine, c’est une façon de faire basculer le calendrier et de se débarrasser, au compte de la conquête islamique par bribes, des symboles forts de la première révolution politique et sociale à portée universelle.
*3 au dernier congrès des TUC, les différents morceaux de l’ex Quatrième internationale ont initié une action contre le sionisme et pour la défense de la « révolution palestinienne ».
Ces courants ne « chient pas la honte ». Ils ne sont en rien gênés par le fait que la dite et prétendue révolution, par la voix de ses organisations, se déclare entièrement solidaire du « combat du peuple soudanais ». Ce combat, c’est la guerre de religion menée depuis presque quarante ans, pour imposer la charia aux Soudanais non musulmans ; ce sont des années de massacres (trois cent mille tués et deux millions et demi d’expulsés) au Darfour, état indépendant annexé de force à l’état artificiel soudanais crée par l’administration coloniale britannique.
Aucune voix dans ce congrès ne s’est levée pour dénoncer l’imposture pseudo trotskiste consistant à dénoncer Israël, qui défend son existence face à Hamas qui avec Ahmadinejad et le Hezbollah préparent ouvertement une nouvelle guerre se voulant guerre d’extermination totale des « Yahoud » (les Juifs), tout en faisant silence sur l’oppression nationale et le massacre de centaines de milliers de Darfouri par le « peuple soudanais combattant » soutenu par la « révolution palestinienne ».
Hypocrisie totale d’un congrès syndical dévoyé par des méthodes néo staliniennes dignes des années trente, lui faisant tonner contre un « crime horrible », ayant fait 1400 victimes selon les chiffres du Hamas, mais faisant silence sur les massacres à répétition, -mis en œuvre délibérément contre des villageois qui n’envoient aucune roquette sur Khartoum ni sur aucune autre localité du « peuple soudanais »-, massacres qui ont fait trois à quatre cents mille victimes.
Alain Rubin




Les mosquées, on en a assez à Riyad !

Le Caire s’enorgueillissait autrefois d’être la ville aux mille minarets. Ce nombre de minarets paraît aujourd’hui totalement insignifiant comparé aux milliers de minarets qui pullulent dans la ville de Riyad (1). Il y a trois ans seulement, le nombre total de mosquées et de lieux de culte à Riyad atteignait 11.000 (cf. le journal électronique de Riyad du 11 juillet 2006).
On se demande aujourd’hui à quel nombre on aboutit trois ans après. A quel nombre en 2050 ? Quand je regarde à la droite, je vois une mosquée, quand je regarde à gauche, je vois une mosquée, devant moi se dresse une mosquée, derrière moi se dresse une mosquée. Un jour, j’ai compté par la fenêtre de la maison, les minarets qui dépassent des toits des maisons de notre petit quartier. Il y en avait 12 seulement.
Bien sûr, ce nombre n’inclut pas, le reste des mosquées que je n’ai pas pu voir à ma droite, à ma gauche et derrière moi. Imagine… dans ce quartier, se dressent les minarets d’une majestueuse mosquée qui peut accueillir tous les habitants du quartier et, à 200 m, il y a une autre mosquée encore en construction qui n’est ni moins majestueuse, ni moins splendide. Après toute cette époustouflante et démente course à la construction de mosquées, les imams et les adeptes du courant religieux s’interrogent avec un serrement de cœur : pourquoi les musulmans ont-ils déserté les maisons de Dieu ? !
Si les Saoudiens s’arrêtent aujourd’hui de construire des mosquées supplémentaires, les générations futures ne se plaindront ni de difficultés à se rendre à la mosquée ni de la multitude des fidèles ni de leur attroupement. Notre ville dont le visage est couvert de tant de poussière n’a pas besoin de mosquées et de haut-parleurs supplémentaires et n’a plus la force de supporter la cacophonie et le vacarme de vos prières et de vos invocations. Riyad a plus besoin de jardins et d’arbres que de mosquées, elle a plus besoin de centres de recherches et de centres de soins que de mosquées, elle a plus besoin d’annexes de services administratifs que de mosquées, elle a plus besoin d’usines et d’écoles pour fournir du travail et former les femmes et les chômeurs. Je n’ai jamais entendu un jour quelqu’un crier : les mosquées, on en a assez ! Qui oserait même y faire allusion, par des symboles ou des codes ? Incroyance, apostasie, athéisme, laïcité etc… ces accusations prêtes à l’emploi assailliront celui qui se mette à protester contre la construction des maisons de Dieu !
Pour revenir au rapport cité précédemment dans le journal de Riyad, on découvre que 450 mosquées ont été construites par les « gens de bien », pour un coût dépassant 1 milliard de riyals (2). Il aurait été plus judicieux que ces « gens de bien » dépensent ces sommes faramineuses pour des projets utiles qui touchent les préoccupations de l’homme au quotidien et qui participent à améliorer ses conditions de vie. Ces sommes allégeraient ses difficultés au lieu d’être gâchées dans du futile. Le problème dans le comportement des « gens de bien » c’est une dose évidente d’égoïsme qui va à l’encontre des qualificatifs qu’on leur accorde. Les « gens de bien » ont construit des mosquées pour qu’elles soient le couronnement de leurs dons qu’ils pensent retrouver après leur passage dans ce monde. En d’autres termes, ils les ont construites pour se garantir un flot de gratifications qu’ils échangeront plus tard au paradis en femmes, en éphèbes, en palmeraies et en vins. Ce n’est donc pas pour permettre aux gens de prier qu’ils les ont construites. D’ailleurs le gouvernement construit déjà des mosquées bien plus que des écoles, des bibliothèques et des hôpitaux.
Reste à poser la question la plus importante : cette folle ruée à la construction de mosquées a-t-elle été accompagnée d’une amélioration notable dans les caractères et les comportements de la société ? On nous raconte que le mal vient des fils de l’islam et non de l’islam lui-même. Soit. Si le fait était ainsi, pourquoi ne pas reconsidérer cette ruée du gouvernement et des « gens de bien » à construire des édifices qui n’ont jamais réussi à humaniser les membres de la société, à éduquer leur comportements et à élever leur mœurs, mais qui, bien au contraire, ont été le nid bien douillet où ont éclos les œufs du terrorisme et qui a ravivé la flamme de l’extrémisme religieux. Le problème que presque tous évitent de voir dans ce qui se déroule autour de nous à savoir la course non justifiée à la construction de mosquées, est qu’il rejoint ce qui domine une société qui sombre dans les démonstrations superficielles et des apparences religieuses ridicules : les barbes, les vêtements longs, le cure-dent, le voile, les gants, les invocations et les demandes de pardon. Qu’avons-nous récolté de ces moquées ? le tarissement des ressources financières… l’aggravation de la pollution environnementale… et enfin la formation de terroristes.
Hishâm Mohammad (*)
Traduit de l’arabe par Bernard Dick
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Notes du traducteur :
(*) Hishâm Mohammad est saoudien (Affkar_hurra@yahoo.com).
Article publié le 24/04/2009 par le site www. annaqed.com (Le Critique)
(1) Riyad (Arabie Saoudite) 4.500.000 habitants, soit une mosquée pour 400 personnes en 2006
(2) Riyal saoudien : # 0,178 €