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Bonne année à ceux qui souffrent… à cause des fossoyeurs de la République

2010, une année remarquable en perspective ???

Certains idiots utiles voudraient nous faire croire que la crise est derrière nous, quand tous les signaux sont au rouge.
Certains idiots utiles voudraient nous faire croire que grâce à l’Europe et au rôle central du capital dans notre vie, tout va (aller) pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…
Voire…

Qu’en est-il des services publics, cette spécificité française, cette gloire de notre pays, gage d’égalité et de service rendu sur tout le territoire ?

Avec la réduction des effectifs dans la police, les commissariats ne servent plus guère, dans un certain nombre de quartiers et de villes, que de camps retranchés pour résister aux menaces et assauts en tous genres de ceux qui refusent même l’idée d’une police. Quant aux rondes et interventions qui seraient nécessaires, là où des guet-apens attendent des agents en sous-effectifs, on ne peut pas se faire d’illusions. Les représentants de l’ordre, paralysés par la peur de l’accident, fussent-ils en état de légitime défense, et à qui l’on interdit de faire usage de leurs armes, même quand ils sont en danger, honnis par la gauche bien-pensante qui se croit encore au temps des pavés, voient ressortir très vite des tribunaux les petits délinquants qui pourrissent la vie de tout un chacun et qu’ils se sont échinés à arrêter… Bonne année, Mesdames et Messieurs les Policiers. Bonne année, Mesdames et Messieurs qui n’avez pas la chance d’habiter les beaux quartiers.
Avec la fermeture des petits hôpitaux et la spécialisation des gros, on oblige les malades à faire de longs kilomètres… Les accouchements en cours de route se multiplient, comme les interventions de pompiers… sans parler de la déshumanisation, le malade trop loin de sa famille demeurant seul, avec un sentiment d’abandon fort préjudiciable à sa santé et à la cohésion sociale. Bonne année, vous qui avez cru que s’installer en province et/ou à la campagne ne poserait pas de problème, au titre de l’égalité des territoires et de l’antique présence des services publics.
La liste pourrait s’allonger à l’infini, avec la disparition des bureaux de poste dans les campagnes, celle de l’ascenseur social à l’école à cause des thèses cultiricides des pédagos fous et de la volonté des politiques d’aligner les élèves par le bas.
Bonne année, vous qui avez cru que l’art de vivre à la française durerait toujours !

Qu’en est-il de notre système social ?

La réforme des retraites qui nous est annoncée risque bien à la fois de repousser l’âge de départ à la retraite, de diminuer les pensions et de remplacer une partie du système par répartitions par la capitalisation. Bonne année, vous qui avez voté non au T.C.E. Vous en baverez comme ceux qui ont voté oui. Petite consolation ???
Que dire de la sécurité sociale qui n’offre plus qu’une protection minimale pour les classes laborieuses et moyennes, celles qui « gagnent trop » pour bénéficier de la C.M.U mais doivent, de plus en plus souvent, payer franchises et médicaments non remboursés. Bonne année ! Et préparez-vous à payer , très cher, des assurances privées, pour répondre aux désirs de concurrence libre et non faussée de Bruxelles. Enfin, ceux qui en auront les moyens. Pour les autres…
Le nombre de chômeurs en fin de droit et donc non indemnisés augmente de façon très inquiétante, faisant ainsi augmenter le nombre des SDF et de ceux qui fréquentent les Restos du Coeur. Bonne année !

Qu’en est-il des inégalités ?

Le bouclier fiscal permet à ceux qui roulent carrosse de rejoindre par-delà les siècles les privilégiés de l’Ancien Régime, qui se gobergeaient grâce à la sueur du peuple. Bonne année à ceux qui voient leurs horaires de travail augmenter sans compensation ou leurs emplois disparaître pour que des actionnaires ventrus et bouffis de suffisance vomissent leurs excès dans des bassines en or.
A l’autre extrémité, un certain nombre de petits malins vivant du RMI/RSA et refusant d’en sortir, puisant à toutes les caisses, se font payer leur électricité et harcèlent les assistantes sociales pour obtenir des aides diverses et variées leur permettant d’acheter écran plat et barrettes de shit. (Que l’on ne se méprenne pas, la majorité des bénéficiaires des minimas sociaux cherchent du travail et vivent très mal leur situation, mais il y a, aussi, des profiteurs qui tirent simplement parti de ce que certaines mairies et assistantes sociales ne demandent pas de justificatifs de ressources avant de déclencher les aides). Bonne année à ceux qui n’osent pas demander le strict nécessaire, par fierté, et crèvent de ne pas pouvoir nourrir leurs gosses.
Et au milieu, la France qui se lève tôt, la France qui bosse, paye, pour tout, de plus en plus tout en étant de plus en plus malheureuse d’aller travailler, pressurisée et espionnée qu’elle est, mise en demeure d’être toujours plus performante. Bonne année !

Qu’en est-il des menaces que l’islam fait courir à la République ?

Des derrières levés vers le ciel tous les vendredis dans certaines rues de Paris confisquent l’espace public. Bonne année aux riverains. Bonne année à ceux qui doivent faire des détours. Bonne année aux musulmanes exclues de cette débauche de culs offerts.
Des distributeurs qui voient disparaître le sandwich au jambon pour ne pas faire fuir la clientèle musulmane. Des cantines et des restaurants qui généralisent la viande hallal à tel point que chacun de nous, sans doute, mange de temps en temps hallal sans le savoir. Bonne année à tous ceux qui, de gré ou de force, suivent de fait les pescriptions rétrogrades et imbéciles de ceux qui, en 2010, veulent appliquer des interdits alimentaires datant de 1400 ans.
Quant au voiles et aux burkas qui se multiplient dans nos rues, étendards de l’infériorité et de la soumission des femmes dans cette religion obscurantiste, bonne année à toutes les femmes immigrées qui sont venues en France pour ne plus être marquées comme des bêtes et à toutes les femmes qui, partout, depuis des centaines d’années, se sont battues pour être traitées comme des êtres humains à part entière !
On laissera pour la bonne bouche les demandes d’horaires réservés aux femmes dans les piscines, les demandes d’aménagement d’horaires de travail pour pratique du culte musulman, les demandes de mosquées qui se multiplient et qui créent dans l’espace public des bâtiments qui ne correspondent ni à notre histoire, ni à notre culture, ni à nos valeurs. Bonne année les laïques et les féministes !

Qu’en est-il de la France menacée par Bruxelles, la mondialisation et l’immigration ?

Bruxelles prétend que l’Europe a besoin d’immigrés, quand nous n’avons pas assez d’emplois ni de logements sociaux pour ceux qui vivent déjà sur le territoire national, quand les sans-papiers mettent en danger notre système social, par les frais énormes qu’ils suscitent à la collectivité pour les soigner, les loger, les former, les aider, les éduquer. Bonne année à ceux qui, bientôt, n’auront plus ni chômage ni sécurité sociale, nous n’avons pas les moyens, de généraliser notre système à tous ceux qui pénètrent sur notre territoire, c’est donc tout ce système qui va exploser.
Les bien pensants « citoyens du monde » voudraient que l’on ouvre grand les frontières, pour que les salaires baissent encore, minés par la concurrence des sans-papiers. Bonne année, les travailleurs du bâtiment, les intérimaires et les chômeurs !
Les écolos verdâtres voudraient que l’on ne se déplace plus qu’en vélo ou en transport en commun pour épargner une planète que leurs alliés polluent et assèchent à tour de bras avec l’industrialisation de régions manquant d’eau comme certaines régions chinoises ou avec le transport de marchandises que l’on sait/pourrait produire sur notre propre territoire mais que l’on fait venir de l’autre côté du monde, de là où les gens sans sécu ni retraite bossent pour des sommes dérisoires 10 ou 12 h par jour. Bonne année, les petits agriculteurs et cultivateurs, bonne année les salariés dont les usines ferment ou délocalisent !
Et certains osent prétendre que grâce aux Réformes entreprises depuis… 2007, ou plutôt 1983 (début de la Bérézina, quand Mitterrand s’est converti aux lois du marché et à une économie mondialisée), on va échapper à un ancien et terrible monde, celui qui était issu de 1936 et du Conseil National de la Résistance ! Bonne année les crétins qui croient depuis 25 ans les menteurs de l’UMPSVERTSUDF et continuent de les élire !!!!!!
Christine Tasin
http://christinetasin.over-blog.fr/article-2010-une-annee-remarquable-en-perspective–42253654-comments.html#c




Les raisons pour lesquelles Riposte Laïque quitte la Société Générale

Monsieur le Président de la Société Générale,
Notre association « Riposte Laïque » a ouvert un compte courant à la Société Générale de Marseille Canebière en septembre 2007. En ce début d’année 2010, nous prenons la décision de fermer ce compte ainsi que le compte sur livret que nous avions ouvert courant 2008.
Notre association, qui diffuse un journal en ligne envoyé deux fois par semaine à plus de 30 000 abonnés, a pour vocation de défendre et de promouvoir les principes laïques et les valeurs républicaines de notre pays. Nous avons constaté qu’une de vos agences marseillaises, située cour Belsunce, affichait son enseigne en langue arabe. Nous sommes scandalisés de voir une telle entorse aux règles élémentaires du vivre ensemble.
Parce que la République est une et indivisible, parce que la langue française est un facteur d’intégration qui , depuis des siècles, a permis à des générations d’immigrés de devenir des citoyens français à part entière, il est intolérable qu’une agence de la Société Générale utilise une langue autre que le français au fronton de sa vitrine. Nous estimons que vous portez atteinte aux valeurs de notre République qui se veulent unificatrices et qui ne tolèrent aucun message encourageant la séparation des individus sur son sol.

En inscrivant son nom en arabe, que ce soit à Marseille ou dans une autre ville française, la Société Générale va à l’encontre de la nécessaire intégration de la population non francophone. Votre message est celui-ci : « vous n’avez pas d’effort à faire pour parler français, nous nous mettons à votre portée. Ce n’est pas vous qui devez vous intégrer. Nous sommes capable, nous, à la Société Générale, de nous adapter à vous, à votre langue comme à votre culture ».
Il est inadmissible, qu’en territoire français, votre agence adopte le langage d’une communauté particulière d’individus. Imaginons que dans le treizième arrondissement de Paris, les banques inscrivent leur nom en chinois, que dans la ville de Brest, il s’affiche en breton, qu’il soit écrit en turc, en arménien, en espagnol ou en une toute autre langue suivant les lieux où elles se trouvent. Considérez-vous que cela contribuerait à favoriser la paix sociale, la fraternité entre citoyens, l’égalité de tous les habitants de ce pays ?
Sachez qu’en laissant une de vos agences agir ainsi, vous participez à la destruction du lien national, vous encouragez, au nom de la diversité, la division du peuple français en communautés enlisées dans leurs particularismes. Nous refusons, Monsieur le Président, de cautionner ce message communautariste que vous envoyez à l’ensemble de la société française.
En tant que trésorière de l’association Riposte Laïque et au nom de tous les membres de la rédaction de notre journal, je vous fais part de ma profonde indignation et je vous informe que notre association a transféré ses comptes dans un autre établissement bancaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre sincère désapprobation.
Brigitte Bré Bayle
Trésorière de RL




Malika Sorel : Longtemps anesthésiés par le discours de la repentance, les Français du peuple sont en train de se réveiller

Riposte Laïque : Vous avez écrit, en 2007, « Le puzzle de l’intégration ». Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs qui vous êtes, et ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?
Malika Sorel :
Je suis née en France. J’ai vécu une quinzaine d’années en Algérie, et à 30 ans j’ai souhaité rejoindre juridiquement la communauté française dont je faisais déjà affectivement et moralement partie.
Après avoir attendu, en vain, une parole qui traiterait du sujet de l’intégration en tenant compte de l’ensemble de ses paramètres, je me suis résolue à publier Le puzzle de l’intégration. Je le vis comme un acte citoyen. Les émeutes de banlieues de novembre 2005 ont constitué un évènement déclencheur, même si je savais depuis longtemps que cela finirait par exploser. Mais à ce moment, je n’ai plus supporté d’entendre sans broncher les inepties de la pensée unique déversées à longueur de journée dans les médias. Donner à mes concitoyens les clés de décryptage de ce problème, à savoir les pièces du puzzle de l’intégration, c’était pour moi une manière d’agir pour les aider à sortir peu à peu du lavage de cerveau auquel ils sont soumis depuis plus de trente ans. La hauteur des enjeux commande une prise de conscience qui soit la plus large possible.
Riposte Laïque : Vous dénoncez sans concession les discours de la repentance et de l’excuse. Vous parlez de « haine de la France », de plus en plus développée chez certains enfants issus de l’immigration. Comment expliquez-vous le côté tabou d’une question aussi grave ?
Malika Sorel :
Nous sommes face à une multitude de situations et d’acteurs. Le tabou n’est pas le fait de tous. Il est le fait d’une partie des intellectuels, des politiques, des associations, ainsi que du monde économique qui trouve son compte dans les flux migratoires pour des raisons évidentes. Beaucoup des Français du peuple, si je puis m’exprimer ainsi, ne pratiquent plus le tabou et encore moins le déni de réalité, car ils sont peu à peu en train de se réveiller de la longue anesthésie dans laquelle l’idéologie de la repentance les avait plongés.
Bien sûr, dans la mesure où ceux qui osent s’exprimer à voix haute courent le risque d’être estampillés « racistes » ou « Frontistes » par la police de la pensée unique, ils parlent, mais à voix basse. Certains politiques ont en effet utilisé les outrances du Front National comme un épouvantail commode pour couper court à tout débat. Si cette idéologie de la repentance est servie aux Français depuis tant d’années, c’est qu’elle simplifie la vie de beaucoup de monde. Elle permet aux politiques d’avoir une réponse simple à opposer à un problème délicat et complexe, et elle permet à ceux qui vivent dans des huis clos dorés et cultivent l’entre-soi de se racheter une bonne conscience à peu de frais pour eux-mêmes, bien qu’à grands frais pour la France.
Notre classe politique est très occupée. À tout problème, il lui faut donc des explications faciles, et surtout des solutions prêtes à poser. Exemple : Français coupables ? => nécessité de la repentance de la France => discrimination positive. On va donc nommer de ci, de là, quelques personnes issues de ce que l’on a dénommé la « diversité », et le problème sera ainsi résolu (le pire, c’est qu’ils croient à cette fable). Autres exemples : échec de l’intégration = problème d’habitat ? => on déverse de l’argent dans la politique de la ville pour refaire les immeubles et on peut passer à autre chose. Échec à l’école ? => adaptation des programmes et des concours. Je pourrais multiplier de tels exemples.
Fait nouveau, une partie de notre classe politique, mais aussi de plus en plus d’intellectuels, commencent à réaliser que ces solutions n’en sont finalement pas et ne sont en réalité que des miroirs aux alouettes. Mais le reconnaître à voix haute équivaudrait à admettre avoir soi-même cautionné, ou même impulsé, des politiques qui se révèlent extrêmement nocives pour notre cohésion nationale, en un mot avoir participé à conduire la France sur une voie des plus dangereuses.
Un facteur très important a fait son apparition ces dernières années, c’est la peur. Par peur, l’État a de plus en plus souvent abdiqué sur le respect des règles du bien-vivre ensemble propres à la société française. Cette attitude crée puis conforte un sentiment d’impunité. Quelle société construisons-nous lorsqu’est offert le spectacle de la suprématie du plus violent, ou de celui qui exerce la plus forte pression ? Involontairement, la violence est peu à peu érigée en moyen légitime d’expression et d’action politique.
Riposte Laïque : Comment la républicaine que vous êtes réagit-elle au débat sur l’identité nationale, et aux derniers propos du président de la République, sur cette question ?
Malika Sorel :
Dans Le puzzle de l’intégration, j’appelais déjà ce débat de mes vœux. Je disais même que pesait sur notre société l’épée de Damoclès du temps. Je ne peux donc que me réjouir de la tenue de ce débat. Les Français ont besoin d’évoquer ce qu’« être Français » signifie pour eux, et aussi quel est le contenu de leur projet de société. C’est ce contenu qui les inquiète de plus en plus.

Ce qui est très intéressant à observer, et dans le même temps affligeant, c’est le spectacle que donnent ceux qui se liguent pour faire en sorte que le débat cesse et que le peuple se taise : curieuse pratique de la démocratie, si tant est que l’on puisse considérer qu’œuvrer à bâillonner le peuple soit un acte qui procède de la démocratie.
En ce qui concerne le Président de la République, je dois avouer que je suis très perplexe. Il existe en effet à mes yeux deux Nicolas Sarkozy, celui qui prononce des discours respectueux de l’identité française, et celui qui met en œuvre des politiques qui viennent heurter violemment des marqueurs essentiels de cette identité. En a-t-il conscience ? Je forme le vœu que le premier Nicolas Sarkozy triomphe du deuxième.
Extrait de l’art. 1 de la Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion… »
Extrait de l’art. 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »
Et pour conclure, extrait de l’art. 5 de la Constitution : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution… »
Ce n’est donc pas être exigeant que de demander au Président de la République de veiller au respect de la Constitution. Je suis pour ma part convaincue qu’une question posée par référendum sur le respect des principes républicains qui sculptent l’identité française recueillerait un « oui » massif en faveur de ce respect.
Traduit en actes concrets, cela signifierait par exemple :
Que cesse l’utilisation de l’ethnie et de la race comme avantages concurrentiels pour l’obtention d’un emploi ou d’une formation,
que cesse la remise en cause de la Laïcité, alors qu’elle seule permettra à la paix de perdurer dans notre société. C’est cette remise en cause qui a permis la montée en puissance de nouveaux acteurs au sein de notre société ; des acteurs qui tenteront à présent de devenir incontournables dans le débat public pour influencer la décision politique. C’est l’État qui, comble de l’incohérence, crée lui-même les conditions de la contestation de sa position hiérarchique. Un peu plus de cohérence ferait le plus grand bien à notre société.
J’espère que le débat sur l’identité nationale conduira à une prise de conscience sur la criticité de l’enjeu de l’intégration, et que cela permettra à notre classe politique de comprendre les raisons pour lesquelles il est urgent de réaffirmer l’ensemble des principes et valeurs de la République, ainsi que les règles, parfois tacites, du bien-vivre ensemble propres à notre société. Le destin de la République en dépend en effet. Je crois que les Français le réalisent chaque jour davantage.
Riposte Laïque : Vous constatez souvent, dans vos propos, la coupure entre le peuple et ses élites. Le traitement médiatique de la votation suisse ne confirme-t-il pas, à vos yeux, un fossé qui se creuse dangereusement ?
Malika Sorel :
C’est désormais davantage qu’une coupure, c’est un véritable divorce. De plus en plus de Français se détournent des médias traditionnels et utilisent les nouvelles technologies de l’information pour former leur jugement. Les Français ne savent plus en qui placer leur confiance. Ils se sentent profondément trahis par les politiques, les médias, les intellectuels, le monde de l’entreprise. C’est une situation qui peut à chaque instant mener vers une explosion. Nul ne sait quel pourrait en être l’élément déclencheur. Il y a une forte accumulation de poudre, ne manque plus que l’étincelle.
Les Suisses n’ont pas voté contre la pratique d’un culte. Ils ont souhaité mettre un coup d’arrêt à la multiplication de certains signes religieux, qui sont un peu trop repérables, dans l’espace public. Nos médias et notre classe politique, qui se sont acharnés sur les Suisses, n’ont même pas été capables de saisir la nuance !
Le résultat de la votation suisse n’est pas étonnant, car les peuples européens redoutent désormais que leur destin ne leur échappe. C’est pour cette raison que nous assistons au réveil de leur conscience collective, phénomène qui s’intensifiera d’autant que les citoyens penseront ne plus être politiquement défendus. Mais les élites qui vivent dans une bulle n’ont rien vu venir de ce vote. Elles semblent être devenues sourdes et aveugles à leurs propres peuples. Ce qui est encore bien plus grave à mes yeux, c’est que leurs cœurs s’endurcissent dès lors qu’il s’agit de leur peuple. Partout en Europe, la situation est la même. C’est ce manque cruel d’amour, et même de respect pour ce que peuvent ressentir leurs concitoyens, qui est probablement le plus inquiétant.
Riposte Laïque : Pensez-vous que ce que le président de la République appelle « l’islam de France », puisse contribuer efficacement à l’intégration que vous appelez de vos vœux ?
Malika Sorel :
Je ne sais pas ce que le Président met dans « Islam de France ». Le sait-il lui-même ? Il faudrait lui poser la question. Dans son discours à Latran, le Président de la République a placé le curé au dessus de l’instituteur. Il place donc probablement aussi l’imam au dessus de l’instituteur. Le Président de la République est en charge de la France à un moment particulièrement difficile de son histoire. Pour cela, il se doit de bien méditer les enseignements du passé afin de préparer, au peuple Français, des lendemains qui chantent et non qui déchantent.
L’histoire nous enseigne que la France est entrée dans la modernité politique au moment où elle a soustrait le politique de l’influence et de l’emprise du religieux. Pourquoi devrions-nous accepter que la France régresse ? Dans notre République, le Président est en charge de citoyens et non de croyants. Considérer les individus sur la base de leur croyance, c’est consacrer l’existence de communautés religieuses dans le champ politique. Il ne faudra donc pas s’étonner que l’État soit ensuite confronté au problème de la hiérarchie des appartenances.
L’individu placera-t-il les commandements de sa croyance religieuse au-dessus ou en dessous des lois de la République ? Favorisera-il l’idéal de société porté par sa communauté religieuse ou l’idéal porté par la République ? C’est là que de violents conflits trouveront leur source.
Une communauté qui tire sa force de sa taille n’aura strictement aucun intérêt à laisser ses membres présumés s’intégrer, donc lui échapper puisqu’ils feraient alors partie de la communauté nationale. Il existe de ce fait une contradiction fondamentale entre l’objectif d’intégration des enfants issus des dernières vagues d’immigration et leur réadossement à une communauté fondée sur l’appartenance à une religion.
Dans Le puzzle de l’intégration, je développe l’ensemble des actions politiques qui doivent être menées de front pour faciliter l’intégration et épargner à notre société les remises en cause des règles qui la structurent. Je mets également en évidence l’ensemble des acteurs qui doivent jouer un rôle majeur dans le processus d’intégration. Parmi eux, l’école, les parents et l’État, qui se doit d’assumer son rôle de défenseur de l’intérêt général.
Riposte Laïque : La mission parlementaire sur le voile intégral a permis, pendant plusieurs mois, d’auditionner des pans entiers de la société française. Pensez-vous qu’une loi soit absolument nécessaire ?
Malika Sorel :
Il y a aujourd’hui dans notre société une nécessité forte de réaffirmer nos règles du bien-vivre ensemble. Ce qui se joue, c’est la réappropriation des repères. Sans repère et sans règles clairement établies, la France sera confrontée à de très grands désordres. C’est ce vers quoi elle glisse, jour après jour. Dans ces conditions, Il devient urgent de porter secours à notre cohésion nationale et à la paix dans notre société.
La question de la burqa n’est pas du seul ressort du monde politique. Elle concerne chaque citoyen. Confrontés à ce qui était, il y a seulement dix ans, une question afghane, les citoyens sont désormais en phase d’ébullition intérieure, car cette situation provoque un véritable traumatisme psychologique. Comment leur imposer d’accepter de côtoyer dans l’espace public, donc dans leur vie quotidienne, des femmes arborant un signe aussi clair de l’asservissement d’une partie de l’humanité ? La France qui se proclame berceau de l’humanisme ne peut pousser l’incohérence jusqu’à accepter que des femmes se coupent ainsi des autres et du monde, au XXIème siècle. Dans la mesure où le comportement d’un individu provoque un choc pour les autres, fût-il d’ordre psychologique, le législateur doit en tenir compte.
Certaines femmes voilées disent à la société « c’est ma volonté personnelle ». Où la volonté individuelle doit-elle s’arrêter ? Quand la volonté du politique doit-elle s’exprimer et primer ? Qui définit les règles du bien-vivre ensemble dans notre société ?
Les Français sont en attente d’une réaffirmation de l’essentiel. Puisque nous sommes en France, cet essentiel ne peut être basé que sur les principes et valeurs que le peuple français s’est construit au cours de sa très longue histoire.
Les populations issues de l’immigration sont, elles aussi, en attente de cette réaffirmation des règles du bien-vivre ensemble propres à la société française. Comme tout entrant dans un nouveau groupe, ces populations ont en effet besoin d’une expression claire des règles de conduite et de fonctionnement qui définissent les limites à ne pas franchir dans le pays d’accueil. Pour un certain nombre de raisons que j’expose dans mon ouvrage et qu’il serait trop long de rappeler ici, il arrive de plus en plus souvent que des enfants issus de l’immigration, même à la troisième ou quatrième génération, se situent physiquement en France mais moralement et affectivement dans leur pays d’origine. Pour eux aussi, ce rappel de l’essentiel s’impose.
Une loi est indispensable pour indiquer à chacun la direction que l’État fait emprunter à la France, car cela n’est malheureusement pas toujours lisible. Réaffirmer la volonté politique de veiller à ce que les progrès obtenus par notre société ne soient jamais remis en question ne peut pas faire de mal, bien au contraire.
Riposte Laïque : Vous avez accusé la Halde de monter les Français les uns contre les autres. Récusez-vous l’ensemble de l’action de l’association présidée par Louis Schweitzer ?
Malika Sorel :
Je trouve complètement incohérent de vouloir travailler à l’intégration et au développement de sentiments fraternels entre les individus, quand dans le même temps on œuvre à dresser sans cesse des catégories de Français les unes contre les autres. C’est absurde, contre-productif et irresponsable. Cela ne peut en effet qu’engendrer frustration, haine et ressentiment des uns envers les autres.
Il y a un vice à la base de la création de la Halde, et c’est là que l’on voit que les hommes politiques connaissent très mal les règles élémentaires de la gestion des hommes. On ne laisse en effet jamais à un individu, ou à un organisme, le soin de créer lui-même sa propre charge de travail. Pour continuer de vivre, la Halde n’a d’autre choix que de voir des discriminations partout, quitte à les inventer. L’attaque de la Halde contre le poème de Pierre de Ronsard « Mignonne allons voir si la rose », qui serait un texte « anti-vieux » car il véhiculerait une image négative de la vieillesse, illustre à la perfection la folle dérive de l’idéologie de la lutte contre les discriminations.
Je reproche à ceux qui ont créé la Halde d’avoir mis en place une institution dont la nature même ne peut qu’injecter encore plus de haine dans notre société. C’est donc une action politique irresponsable, car notre société n’avait vraiment pas besoin de ce supplément de haine. Elle va avoir beaucoup de travail, et cela lui prendra beaucoup de temps, pour extraire le poison de la haine que l’idéologie de la repentance a injecté dans le cœur des enfants issus de l’immigration extra-européenne.
Sur tous les autres sujets dans lesquels la Halde intervient, elle ne conduit guère d’analyse globale des problèmes. Elle ne fait que traquer et débusquer ceux qui discrimineraient afin de les sanctionner. Sur la question de l’égalité hommes-femmes, par exemple, il n’y a aucune réflexion approfondie quant aux raisons, inhérentes à notre société, qui finissent par faire du monde du travail une jungle pour les femmes. Là aussi, on ne travaille que sur les symptômes, jamais sur les sources profondes du mal afin de les tarir, jamais sur la maladie afin de la guérir.
De ce fait, les symptômes sont destinés à toujours réapparaître.
Les discriminations, lorsqu’elles sont avérées, doivent être traitées par les juridictions déjà existantes, et jamais par une structure dédiée ! Les problèmes qui conduisent à ces discriminations doivent quant à eux être traités par la classe politique avec tout le sérieux qu’ils méritent. Je l’ai déjà dit : selon moi, la Halde devrait être supprimée. Je suis partisane de la réflexion profonde, de l’esprit de cohérence, de la pensée critique et de la liberté de pensée et de jugement.
Propos recueillis par Pierre Cassen




Trappes, mon plus mauvais souvenir militant

J’ai été deux fois à Trappes, dans la même salle, y tenir des réunions publiques sur la laïcité. La première fois, en 2004, à l’invitation du Mouvement des Jeunes Socialistes du 78.
Je gardais un souvenir inoubliable d’une première rencontre avec le MJS 78, aux Mureaux, en juin 2003. Je devais débattre avec un responsable de l’Union des Musulmans de Trappes. J’étais venu avec Brigitte Bré Bayle, et un ami socialiste, Jorge Castro. Je m’étais retrouvé à une tribune, en compagnie de la militante voilée Khadija Marfouk, qui passait à l’époque sur tous les plateaux de télévision, et qui se présentait comme universitaire, ingénieur, chef de projet, membre d’Amnesty International et de la commission islam et laïcité de la Ligue des Droits de l’Homme.
Dans la salle, une cinquantaine de personnes, dont quinze universitaires musulmans, qui, tout au long du débat (4 heures 30) reprendront les mêmes thèmes : la France, c’est le pays des Droits de l’Homme, de la liberté, on doit donc pouvoir porter le voile. Ils étaient accompagnés de deux voilées converties de service.
Selon eux, les laïques étaient des racistes intolérants, et les musulmans sont les Juifs du 21e siècle. Le débat avait été particulièrement tendu, les jeunes socialistes étaient divisés, et pas tous préparés à un débat aussi féroce. J’en étais sorti plus déterminé que jamais à en découdre avec ces nouveaux croisés.
Je m’attendais donc, à Trappes, un an après, à tomber dans le même genre de débat. Parmi les autres invités, à la tribune, il y avait Catherine Tasca, ancien ministre PS, à présent sénatrice, David Lebon, à l’époque président du MJS, et Samira Cadasse, de NPNS. Mais le piège se situait ailleurs.
Naïvement, le MJS avait pensé qu’en invitant des groupes musicaux, entre les débats politiques, ils allaient amener les jeunes à s’intéresser à la politique.Idée sans doute louable, mais dès que j’entrais dans la salle, à 14 heures (le premier débat, auquel je devais participer, était prévu à 14 h 30), je compris tout de suite que cela n’allait pas être facile.
Des jeunes, il y en avait plus de 300, autour d’un podium où une musique – que je ne jugerai pas – faisait beaucoup de bruit. Le problème est que ces jeunes, issus presque tous de la diversité, âgés de 10 à 18 ans pour la grande majorité d’entre eux, étaient venus entendre leur musique, et n’avaient absolument pas l’intention d’ écouter des exposés sur la laïcité.
Donc, quand à 14 h 30, l’animateur MJS voulut leur expliquer que la musique devait s’effacer pour le débat sur la laïcité, cela fut compliqué. Les gamins restèrent à leur place, ce qui, manifestement, n’était pas prévu. Quelques amis socialistes étaient venus assister aux débats. Le maire, Guy Malandain, fit une présentation de l’après-midi, et tenta de parler des valeurs républicaines. Cela se fit dans un brouhaha peu respectueux, peu de jeunes écoutait leur maire. Nous avions pris place à la tribune, et je compris rapidement qu’il serait impossible de parler sereinement.

Nous sommes intervenus en essayant de dominer de nos voix ce brouhaha indescriptible qu’entretenait volontairement un certains nombre de jeunes qui s’étaient regroupés aux premiers rangs. Nous avons poursuivi nos prises de parole en ayant l’impression de parler dans le vide. De temps en temps, un d’entre eux posait une question, mais n’écoutait même pas la réponse, nous montrant ouvertement qu’il avait fait son mariole, mais se moquait de la réponse.
Seules deux jeunes filles, elles aussi issues de la diversité, cherchèrent à poser des questions pertinentes, sans qu’elles ne soient écoutées, par ailleurs. Je me dis qu’en parlant d’Anelka, enfant de Trappes, j’allais réussir à les intéresser. Raté ! Le pire fut l’intervention des éducateurs municipaux, qui, au milieu d’un timide rappel à la discipline, se permirent d’engueuler la tribune, se faisant bien sûr applaudir par la salle, pour ne pas être capable d’intéresser les jeunes en situation sociale difficile, et de se mettre à leur portée !
L’arrogance d’une partie de cette génération, leur sentiment d’impunité, leur impolitesse, leur déstructuration et leur inculture me fit penser à ces enseignants qui, tout au long de l’année, ont affaire à des élèves de ce type. Nous avons arrêté le débat au bout d’une heure et demie, sous les sifflets d’une salle hostile. L’assistance était visiblement ravie de se débarrasser des intrus qui avaient perturbé la fête par leur discours d’intellos, et de pouvoir à nouveau écouter les groupes de rap qui s’enchaînaient sur scène.
Je quittais cette réunion effondré par ce que j’avais vu, et entendu. Je croisais Harlem Desir, qui venait faire le deuxième débat, et lui souhaitais bon courage, sans en dire davantage. Ce fut, et cela demeure, mon plus mauvais souvenir militant.
J’eus la chance de revenir à Trappes plus tard, invité par des militants locaux, dont notamment la professeur de philosophie Marie-Laure Segal, une authentique républicaine. Elle avait eu quelques problèmes avec les islamistes, pour un article paru dans « Le Monde Diplomatique », en 2000. Cela lui avait valu des poursuites – qui furent finalement classées sans suite – de la part de l’Union des Musulmans de Trappes.
Il y avait à la tribune, outre Marie-Laure, Zazi Sadou, militante féministe et laïque algérienne, et Evelyne Rognon, syndicaliste enseignante. Je fus très ému par le discours sans concession contre les islamistes de Zazi, que je rencontrais pour la deuxième fois.
J’avais indigné, lors de mon intervention, une écolo locale, caricature de la gauche compassionnelle, qui m’a accusé, depuis la salle, d’attiser la haine, parce que j’avais osé dire qu’on avait le droit, en France, d’être islamophobe, expliquant la différence entre le racisme et la phobie d’une religion, quelle qu’elle soit.
Je fus également, lors d’une de mes interventions, interrompu bruyamment par un secrétaire national Mrap, Henri Pouillot, qui, ne pouvant supporter quelques vérités que j’avais assénées sur son mouvement, et notamment sur le fait que Mouloud Aounit défendait la viande hallal à l’école, chercha un incident, me traita de menteur, et menaça de quitter la salle si je continuais à « insulter son organisation ».
Je lui dis que j’étais prêt à approfondir cette question avec lui à la fin du débat, je continuais mon intervention, et il resta jusqu’au bout (il me serrera la main d’ailleurs lors d’une manifestation parisienne, quelques mois plus tard). J’ai gardé un excellent souvenir de cette réunion publique, où, dans la salle, il y avait des militants et un public respectueux.
Je préfère garder de Trappes ce souvenir militant, plutôt que le premier.
Pierre Cassen




Le maire de Trappes n'a aucun argument pour attaquer Riposte Laïque

La veille de Noël, la rédaction de Riposte Laïque a reçu un courrier recommandé envoyé par un avocat conseil du nom de Thibault du Manoir de Juaye intervenant au nom de la Ville de Trappes et daté du 02 décembre 2009.
Quelle ne fut pas alors notre stupéfaction de découvrir que la cliente, la Ville de Trappes (Yvelines) dont le maire est Guy Malandain (PS, ex-courant chevènementiste), accuse l’un de nos contributeurs et enquêteurs Maxime Lépante de propos « diffamants » et « racistes », incriminant son article intitulé « Voyage dans la France musulmane, première étape : Trappes » publié dans le numéro 98 de notre journal…le 24 août 2009.
http://www.ripostelaique.com/Voyage-dans-la-France-musulmane.html
D’emblée et dans la mesure où nous n’avons rien à cacher, nous portons ici à la connaissance de nos lecteurs la lettre de Maître Thibault du Manoir de Juaye afin que chacun puisse en prendre lecture en toute indépendance d’esprit.

En dehors du fait qu’il a tout de même fallu plus de trois mois à la commune de Trappes pour constater que l’article de Maxime Lépante aurait eu des accents diffamants et/ou racistes à l’encontre tant de la communauté musulmane de Trappes que de la politique menée à l’égard de cette communauté par la commune elle-même, nous avons immédiatement remarqué la prudence des termes de Maître Thibault du Manoir de Juaye ainsi que l’absence totale de preuves apportées par la mairie pour soutenir ses accusations :
 « Cette dernière m’a en effet expliqué que des propos lui paraissaient diffamants à connotation raciste … »
 « Selon notre cliente, cet article semble sous entendre que la communauté musulmane est source de violence et que notamment la ville de Trappes ne réagit pas, trop préoccupée à favoriser cette communauté pour obtenir son vote. »
Sur la base de ces données, analysons désormais brièvement ce qu’écrivait alors Maxime Lépante dans son article « Voyage dans la France musulmane, première étape : Trappes ».
Dans un premier temps, il précise la situation géographique de Trappes puis détaille sa configuration architecturale. Ensuite, il parle d’un voyageur qui raconte ce qu’il voit à Trappes en ces termes :
1. « (…) les autres voyageurs qui viennent de débarquer dans la gare de Trappes sont des Noirs en tenue islamique et des femmes voilées (…) ». Si les personnes qui arrivaient en gare de Trappes avaient été d’une autre couleur de peau, l’auteur l’aurait mentionné de la même manière. Maxime Lépante ne porte ici aucun jugement à caractère « racial » : il se contente de faire un constat. Ni plus ni moins.
2. « Les restaurants (majoritairement arabes ou turcs), les cafés et les boucheries affichent tous sur leurs devantures le mot « Hallal » : impossible de manger de la charcuterie, un jambonneau, ou un bon vieux fromage de tête dans cette ville défrancisée. » L’auteur ne condamne pas ici la présence de restaurants musulmans. Il condamne simplement le fait qu’on ne voit plus à Trappes que des restaurants proposant uniquement une nourriture « hallal », faisant de cette commune une sorte une zone de non droit pour la gastronomie française et européenne.
3. « Après une heure de marche, et des questions posées à plusieurs passantes, le visiteur parvient devant la mosquée flambant neuve de Trappes, avenue Hector Berlioz : un minaret de 15 mètres de haut (….) ». Est-il interdit de s’inquiéter de la multiplication de mosquées après le résultat du référendum suisse ?
Chacun le constatera : dans l’ensemble de son article, Maxime Lépante ne s’est chaque fois situé que dans un registre purement descriptif, se contentant de dépeindre ce que le visiteur voit en découvrant la ville de Trappes. Rien de plus ! A moins qu’en vérité la mairie de Trappes ne veuille directement remettre en cause le droit à la libre expression auquel peut accéder tout à chacun qui apporte sa contribution à un journal et concourt chaque semaine à éclairer nos lecteurs sur la montée de l’offensive politico-religieuse islamiste dans notre pays, parfois à ses risques et périls en se déplaçant dans des quartiers où les fondamentalistes peuvent le soupçonner de les filmer ?

Guy Malandain, maire PS de Trappes
Mais allons plus loin, chers lecteurs. L’article de Maxime Lépante renvoie dans ses notes à plusieurs documents mis en évidence par notre journal en août 2009. Quels sont ces documents ? :
a) Un article du Monde en date du 10 mai 2003 dans lequel on lit : « L’UMT (Union des Musulmans de Trappes qui a construit la nouvelle mosquée) organise (lors des municipales de 2001) des « convois » vers la mairie pour inscrire les jeunes musulmans sur des listes électorales. Le maire capitule [l’ancien maire communiste] mais l’UMT lance des appels implicites à voter Malandain. »
http://www.umt-online.org/fr/internet/04/pdf/article2.pdf
Rappelons ici que le maire de Trappes, Guy Malandain, a été élu en 2001. Après son élection, les musulmans de Trappes obtinrent : l’aménagement d’un carré musulman dans le cimetière municipal (2002), une mosquée (2001-2008) et bientôt un abattoir islamique. Ces faits sont tous vérifiables et donc incontestables.
Mais ce qui nous surprend davantage, c’est que la mairie de Trappes n’ait pas jugé nécessaire d’intenter, en 2003, un procès au journal Le Monde qui accusait Guy Malandain d’avoir été élu grâce à l’Union des Musulmans de Trappes.
D’ailleurs, nos lecteurs remarqueront de la même façon que ni la commune de Trappes ni Maître Thibault du Manoir de Juaye ne font une seule allusion aux documents cités dans l’article de Maxime Lépante, préférant s’acharner sur sa seule personne. Sans doute ces nombreuses pièces jointes ont-elles dû placer quelque peu dans l’embarras la mairie de Trappes …..
b) Le Palmarès de la violence par département :
Selon le « Palmarès de la violence par département » publié en 2008 par le Figaro (voir la note 3 de l’article de Maxime Lépante), le taux de violence à Trappes est de 9, 19 actes de violence pour 1000 habitants, soit le double de la moyenne nationale. Les trois villes des Yvelines dans lesquelles le taux de violence est le plus élevé sont, dans l’ordre : les Mureaux, Trappes, Mantes-la-Jolie. A notre connaissance, le maire de Trappes n’a jamais officiellement contesté ces chiffres. Il n’ignore donc rien des problèmes de violence qui frappent Trappes et il en faisait d’ailleurs un cheval de bataille électoral en 2001 http://www.forumgc.org/spip.php?article103. Qu’a-t-il fait depuis pour remédier à cette situation ?
Au final, que nous demande l’avocat de la ville de Trappes dans sa lettre ?
1- de supprimer dans le délai de 48 heures à compter de la réception de la présente lettre l’article litigieux intitulé « Voyage dans la France musulmane, première étape Trappes ». Et ce sans avoir apporté l’ombre d’une seule preuve du caractère « litigieux » de l’article comme nous l’avons démontré.
2- de prendre l’engagement ferme et définitif de rendre cet article inaccessible dans son ensemble depuis le site Internet de Riposte Laïque. En quoi devrions-nous interdire à nos lecteurs de lire cet article alors que pendant plus de trois mois la mairie de Trappes n’avait rien trouvé à redire au dit article ?
3- de lui communiquer l’identité et les coordonnées de l’auteur de cet article signé « Maxime Lépante ». Nous tenons à protéger l’identité de notre enquêteur afin de ne pas le livrer à la vindicte des barbus de Trappes ou d’autres communes dans lesquelles il a réalisé des reportages et ce avec beaucoup de courage en s’exposant directement à leurs regards. Nous ne voulons en effet en aucun cas prendre le risque de mettre en danger la vie de Maxime Lépante et de le voir devenir un nouveau Robert Redeker. Nous invitons du reste la mairie à réfléchir aux conséquences profondément préoccupantes de sa demande qui en nous donnant pour injonction de révéler l’identité de Maxime Lépante nous inciterait à mettre sa vie en danger. Nous ne doutons pas que nos lecteurs évalueront comme il se doit la dangerosité de la démarche de la mairie de Trappes.
Le Maire de Trappes n’a-t-il donc pas d’autres priorités pour dépenser l’argent des contribuables de sa commune, que de faire lancer des menaces par son conseil Maître Thibault du Manoir de Juaye ? Ce n’est pas en cassant le thermomètre et en voulant censurer un texte qui n’est pas en faveur de sa gestion et de ses administrés de confession musulmane qu’il règlera les problèmes soulevés dans l’article de Maxime Lépante.
Bonapartine




Qui est Guy Malandain, le maire de Trappes ?

Guy Malandain est un ingénieur du génie civil et homme politique français du parti socialiste, né le 1er juin 1937 à Rouen (Seine-Maritime).
Nul ne peut nier la sincérité de son engagement républicain. Membre du CERES au sein du parti socialiste dès 1971 (Congrès d’Épinay), il a de nombreuses années plus tard soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002, avant de s’éloigner du pôle républicain, pour adhérer à nouveau au PS et rejoindre Fabius.
Comme tout socialiste cherchant à faire une carrière, il lui faut trouver un ancrage local. Ne pouvant aller sur Rambouillet ( le PS soutenait alors l’incontournable Jacqueline Thome-Patenôtre), il a essayé une approche sur Maurepas. Georges MOUGEOT (alors de la même tendance que Malandain) a vu en lui un rival et, prudent, a décliné l’offre de le prendre sur sa liste.
Par contre Alain DANET ( alors Maire d’Elancourt ), a cru obtenir l’aide du CERES en acceptant Malandain sur sa liste, Malandain est alors devenu Maire-Adjoint sur Elancourt.
Guy Malandain est élu député des Yvelines de la 11e circonscription de 1981 à 1993, puis de 2000 à 2002. La 11e circonscription regroupe les communes de Bois d’Arcy, Élancourt, Fontenay-le-Fleury, La Verrière, Saint-Cyr-l’Ecole et Trappes.
Il sera également élu conseiller général du canton de Rambouillet, de 1977 à 1982, et conseiller régional d’Ile-de-France de 1983 à 1986.
L’arrivée de Michel FOURGOUS (UMP) sur Elancourt et les bourdes de DANET, notamment sur l’aménagement du Centre ville et de son insécurité, a poussé Malandain a se rapprocher de Trappes pour se faire élire. Danet a d’ailleurs été battu par Fourgous, qui depuis repasse au premier tour.
Trappes a une histoire, c’est un des rares bastions communistes des Yvelines. Guy Malandain devient maire-adjoint d’une municipalité dont le maire est Bernard Hugo, élu depuis 1966, qui passera la main en 1996.
En 2001, il comprend que c’est le moment de jouer sa carte. Il réussit un coup de maître, devance le Parti communiste, et prend la mairie de Trappes.
Les communistes, amers, remarquent qu’ils avaient souhaité limiter la construction de la grande mosquée promise aux associations musulmanes (à qui ils avaient des promesses conséquentes), et que, sur ce terrain, Guy Malandain les a débordés, promettant davantage de places, et de salles pour les écoles coraniques…
Un article du Monde, en 2003, révélera les conditions dans lesquelles cette élections s’est déroulée…
http://www.umt-online.org/fr/internet/04/pdf/article2.pdf
Début 2008, il mettra – attitude fort peu républicaine – les locaux de sa mairie à la disposition d’associations comme RESF ou le Mrap, pour un parrainage citoyen d’une famille en situation irrégulière et leurs trois enfants.
http://www.educationsansfrontieres.org/article11639.html
Guy Malandain sera réélu en 2008. Voilà le parcours d’un « républicain » qui rejoint le PS pour conserver ses mandats… et qui, au lieu de demander un droit de réponse (que nous lui aurions accordé volontiers) menace de traîner devant les tribunaux, pour le plus grand bonheur des islamistes, un journal comme RL !
Lucette Jeanpierre




Le maire de Trappes et son avocat menacent Riposte Laïque des foudres de la Justice

Notre journal dérange de plus en plus la bien-pensance et l’aveuglement volontaire de nos « élites » politiques et médiatiques. Alors faute de vouloir débattre avec nous, nos adversaires utilisent l’arme la plus basse qui soit : la menace gratuite.
C’est le cas de la mairie de Trappes, ville fortement islamisée, et pointée par un article de Maxime Lépante dans ses enquêtes sur l’islamisation ostentatoire de nos villes (1). La municipalité, aux frais du contribuable, charge son avocat Maître Thibault du MANOIR de JUAYE de nous mettre en demeure… de nous autocensurer, par une lettre datée du 2 décembre 2009 :

Pour faire sérieux, cet avocat met en référence une « affaire » créée de toutes pièces : « MAIRIE DE TRAPPES / RIPOSTES LAIQUES » (sic !) Non seulement il montre d’emblée son manque de rigueur en mettant le nom de notre association au pluriel, mais en plus ses menaces montrent le vide de ses arguments et de ses prétentions.
Nous sommes également surpris de voir que l’avocat de la mairie de Trappes, Maître Thibault du MANOIR de JUAYE, a envoyé sa lettre recommandée le 2 décembre… à Roubaix, adresse de notre hébergeur. Là encore, un peu de professionnalisme lui aurait permis de savoir, en cliquant sur notre page d’accueil, que notre Boîte postale se situait à Marseille. Nous aurions ainsi reçu sa lettre recommandée, nous donnant 48 heures pour effacer l’article incriminé, avant le… 23 décembre, date où elle nous est parvenue.
Est joint à cette lettre un constat d’huissier de pas moins de 89 pages, produit par la Société Civile Professionnelle Duparc-Crussard, tout cela pour un seul article dont Maître Thibault du MANOIR de JUAYE est incapable de citer le moindre propos délictueux. Là encore, cela commence mal puisque, dès la première page, nous constatons que le nom du requêteur, le maire de Trappes, Guy Malandain, est mal orthographié (Malandin) ! Cela fait désordre, c’est quand même lui qui paie… avec l’argent des habitants de Trappes ! Les contribuables seront heureux de savoir à quoi servent leurs impôts à l’heure de la disette dans les collectivités locales.
Evidemment, notre collaboratrice Bonapartine n’a aucun mal à démonter point par point cette lettre d’intimidation, par ailleurs diffamatoire (2). Mais la meilleure preuve en est que Maître Thibault du MANOIR de JUAYE n’arrive pas à citer textuellement le moindre propos que sa cliente (la mairie de Trappes, représentée par son maire, Guy Malandain) contesterait, alors que toute action en diffamation se doit de le faire. Il se contente d’un double procès d’intention : notre article « semble sous-entendre » (sic !) des propos qui, en eux-mêmes, ne sont que des opinions tout à fait recevables.
Incapable de fonder ses accusations, Maître Thibault du MANOIR de JUAYE se comporte en censeur, puisqu’il ne nous demande pas moins que de retirer de notre site l’article en question qu’il autoproclame « litigieux ». Sommes-nous donc encore aux temps de l’Inquisition à la sauce musulmane ?
Plus grave encore, Maître Thibault du MANOIR de JUAYE demande de lui « communiquer l’identité et les coordonnées de l’auteur de cet article ». Pour en faire quoi ? Cette exigence est contradictoire avec la demande de suppression de l’article, à moins que la Mairie de Trappes souhaite livrer aux juges et aux islamistes notre rédacteur Maxime Lépante.
Désolé, Maître Thibault du MANOIR de JUAYE, mais nous n’entrerons jamais dans ce jeu qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. Un Théo Van Gogh, cela ne vous suffit pas ?

Toute la rédaction de Riposte Laïque soutient Maxime Lépante et son article. Nous invitons nos contributeurs occasionnels et nos lecteurs à témoigner le même soutien face à la police politique que veut mettre en place le maire de Trappes par un autodafé des textes qui ne sont pas à son gré.
Cette lettre de Maître Thibault du MANOIR de JUAYE est une excellente occasion pour dénoncer de nouveau le terrorisme intellectuel que nous combattons depuis deux ans et demi, et que nous allons encore plus combattre en cette nouvelle année.
Nous sommes à une période où les islamistes veulent réduire au silence tous les résistants qui veulent réveiller les consciences. Geert Wilders sera poursuivi devant les tribunaux, aux Pays-Bas, suite à la publication de son film Fitna. (3) Ce week-end, le dessinateur danois Kurt Westergaard, auteur des caricatures polémistes, a échappé de peu à la mort, agressé chez lui par un islamiste somalien. Dans ce contexte, il est révoltant de voir qu’un maire qui se réclame des valeurs de la gauche relaie, sur le territoire français, avec des armes juridiques, le travail des inquisiteurs islamistes.
Non seulement notre journal ne se laissera pas intimider, mais nous allons approfondir, sur la réalité de Trappes, l’enquête amorcée par Maxime Lépante.
Comme vous le voyez, les intimidations d’un maire comme Guy Malandain, son avocat et son huissier ne changeront en rien la ligne de conduite de RL, pour 2010. Et s’ils veulent nous traîner devant les tribunaux, suite à l’article de Maxime Lépante, nous sommes sereins. Nous savons que nous pourrons compter sur le soutien des milliers d’amis de RL qui, tout au long de l’année, et lors des voeux, ont multiplié les encouragements à notre journal.
Ce dernier est retourné, le jour de Noël, à Barbès, pour nous ramener un film extraordinaire. Des policiers voient les musulmans occuper la rue, illégalement, par leurs prières. Ils réagissent… en verbalisant une voiture mal garée !
http://www.youtube.com/watch?v=ZxnM_wgZKRU

Nous aurions préféré commencer cette année en mettant en valeur, dans cet édito, l’interview que Malika Sorel a accordée à notre journal.
Un moment de pur bonheur. Enfin quelqu’un qui parle clair, ne méprise pas le peuple et ne se laisse pas intimider par le discours de la repentance. Ses réponses aux questions de Pierre Cassen nous changent de la bouillie d’intellectuels auto-proclamés, fortement médiatisés, qui monopolisent les plateaux de télévision en galvaudant les mots « République » et « laïcité ». (4)
Nous adressons donc à nos lecteurs tous nos vœux pour cette nouvelle année, qui sera pour nous plus combative que jamais, et nous adressons au maire de Trappes et à Maître Thibault du MANOIR de JUAYE le conseil de s’inspirer davantage de Jean Jaurès que de Mahomet, de Thomas de Torquemada ou de Jérôme Savonarole.
(1) http://www.ripostelaique.com/Voyage-dans-la-France-musulmane.html
(2) http://www.ripostelaique.com/Le-maire-de-Trappes-n-a-aucun.html
(3) priorite-absolue-a-geert-wilders-sita-internationale-de-soutien/
(4) http://www.ripostelaique.com/Malika-Sorel-Longtemps-anesthesies.html
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MIEUX CONNAITRE RIPOSTE LAIQUE

Identité nationale, votation suisse, mission parlementaire sur le voile intégral, débouché politique : entretien de 1 heure de Pierre Cassen par Radio La Luette.
http://luette.free.fr/spip/spip.php?article271
Interview donnée à Radio Libertaire par nos deux collaborateurs, Anne Zelensky et Pierre Cassen, qui expliquent fort bien la philosophie de notre journal (aller sur notre site, à droite, sous la présentation du livre « Les dessous du voile ».
Audition de Pascal Hilout, à la mission parlementaire sur le voile intégral, le 2 décembre 2009.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/voile-integral/voile-integral-20091202-3.asp
Conférence Pierre Cassen à Saint-Leu
1re partie
2e partie
3e partie
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SIGNER LA PETITION CONTRE LE VOILE ET LA BURQA

http://www.ripostelaique.com/Halte-a-la-burqa-et-au-voile.html
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COMMANDER LES DESSOUS DU VOILE

http://sitamnesty.wordpress.com/2009/03/11/livre-les-dessous-du-voile/
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