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JR : Parrainages, l’UMP et le PS auraient-ils peur du verdict des électeurs ?

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Pour les amis de Hollande, Terra Nova et Respect Mag, nous devons céder la place à la diversité !

Sur les kiosques à journaux ces jours-ci s’étale ostensiblement la couverture du magazine Respect Mag dont le slogan est « urbain, social et métissé ». La couverture de ce numéro 32 montre un homme noir et une femme asiatique dos à dos, le fond est gris et aucun des deux ne sourit puisque évidemment ils sont victimes du racisme des Français. C’est du moins ce qu’on suppose, compte tenu du discours martelé et bien rôdé concernant cet hypothétique racisme dont on nous rebat les oreilles jusqu’à la nausée.

Respect Mag a été créé par le groupe SOS Entreprendre pour la Solidarité en partenariat avec Terra Nova qui prône la diversité ethnique, culturelle et religieuse tout en faisant paradoxalement la promotion du métissage, un message quelque peu contradictoire puisque le métissage anéantit la diversité, car quand on mélange du blanc et du noir les deux couleurs s’annulent mutuellement et on obtient du gris, en l’occurrence du café au lait. C’est physiquement incontestable. Il est donc complètement absurde de revendiquer ET la diversité ET le métissage !

Wikipédia nous apprend qu’en 1615 le mot « métice » désignait « une personne née de parents appartenant à des populations présentant des différences phénotypiques importantes » telles que la pigmentation de la peau et que « le métissage biologique est celui qui naît de l’union d’un père et d’une mère de types physiques et donc vraisemblablement d’origines ethniques distantes ». Le Robert Historique de la Langue Française précise « né d’une race mélangée ». En 1837 le mot « métissage » en découle et signifie explicitement « croisement des races ».

Le fait est que le métissage c’est tendance et sa promotion à outrance commence à devenir pesante, pour ne pas dire lourdingue. Que deux personnes de pigmentation différente s’aiment et désirent un enfant qui soit un mélange d’elles, c’est tout-à-fait leur droit mais pourquoi cette insistance pour que cela devienne la norme ? Les Français sont encore libres de choisir leur conjoint sans avoir constamment des messages redondants pour que celui-ci ait obligatoirement une couleur de peau différente ! Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy et d’autres se permettent de traiter les Français de consanguins et considèrent dans une mauvaise foi douteuse qu’il n’existe pas de Français de souche que nous devons prendre cette insulte idiote et fausse pour acquise. De toute façon Sarko ne peut pas blairer les Français – tout comme ses épouses actuelle et passée d’ailleurs -, il ne peut donc que lui sortir des crapauds de la bouche mais cela ne nous atteint pas.

Mais imaginons un instant qu’au lieu d’être des Français blancs nous soyons par exemple des Maliens noirs et qu’un magazine appelé Métis Mag fasse l’apologie du métissage en réclamant dans ses pages que des blancs viennent métisser en masse la population malienne noire au nom de la diversité et de la suppression du racisme et que des discours d’hommes politiques martèlent le même message. L’Unesco et l’ONU seraient sur les dents, les ethnologues et les anthropologues s’alarmeraient de la disparition d’une population si précieuse à la diversité, les partis de morte-gauche et les Verts signeraient des pétitions, tout ce petit monde manifesterait à grand bruit, BHL enfilerait sa plus blanche chemise pour se rendre à Bamako, Pujadas y consacrerait 20mn de son journal, bref, ce serait la curée.

Etrangement dans le sens inverse cela ne pose de problème à personne. Le Français est la cible à abattre sur laquelle tout le monde s’est mis d’accord : les politiques, les philosophes, les bien pensants, les journalistes, les enseignants, les juges, les gauchistes, les communautaristes, etc. Le consensus est total, nous devrons à terme disparaitre et céder la place. Tout le dit, les pubs, les discours politiques, les articles des journaux, les comiques, et cela ne fait réagir personne. On nous dit que les Français de souche n’existent pas et personne ne relève cette énormité. Il suffit pourtant de consulter les registres d’état civil sur plusieurs siècles pour constater l’exact contraire de cette affirmation.

Pour revenir à Respect Mag et au groupe SOS dont le président Jean-Marc Borello participe tous les ans au Mégacouscous des Familles, il est intéressant de jeter un œil sur l’annuaire répertoriant l’ensemble du personnel encadrant de ce groupe (1) car on y constate que sur les 489 personnes 486 ont des noms à consonance soit française soit arabe, 2 seulement ayant un nom portugais, espagnol et indien. Aucun de ces 489 membres n’a un nom vietnamien, anglais, russe, allemand, chilien, roumain…

Le magazine appelle les candidats à la présidentielle à se prononcer sur 16 propositions créées à partir de la culture d’origine et de la couleur de peau, ce qu’on appelle pudiquement « la diversité ».

Parmi ces propositions, il est question de créer un espace citoyen autour des mémoires des minorités et d’innover pour que l’enseignement en primaire corresponde aux évolutions de la société et incluent les cultures des primo-arrivants. Et que fait-on de la mémoire de la majorité ? Qu’a-t-on fait de Charles Martel mystérieusement disparu des livres d’Histoire ? A quoi ressembleront les cours s’ils doivent être en phase avec l’évolution islamisante de notre société ? Accordera-t-on autant de place à la culture de Tenzin, Mordecaï, Eduardo, Haruki ou Someth qu’à celle de Mokhtar et Mamadou ? Pourquoi les élèves français devraient-ils abandonner leur propre culture pour se voir imposer de force celle des autres ? Depuis quand exige-t-on d’un pays d’accueil qu’il se renie et accepte de disparaître au profit de ses migrants ? Depuis quand un pays démocratique se plie-t-il à la minorité ? Dans quel but programme-t-on en haut lieu la mort de la culture française, et au-delà, de la France ?

Il est question aussi dans ces propositions de faire entrer la diversité à l’Assemblée Nationale. Ne peut-on pas laisser les choses se faire naturellement au vu des seules compétences au lieu d’instaurer des quotas sur la seule origine et sur la couleur de peau ? De même, la proposition du président du Cran de créer un ministère pour la diversité et l’égalité est ahurissante : un citoyen français n’est que citoyen français et rien d’autre, il n’est pas divers, il n’est pas noir, il n’est pas vert, il n’est pas religieux, il est français et n’a pas à revendiquer une place plus ensoleillée qu’un autre Français au prétexte qu’il vient d’ailleurs, qu’il est pigmenté différemment ou qu’il croit en des écrits pseudos-divins qu’il estime supérieurs aux lois de son pays d’accueil. C’est cela l’égalité et elle est inscrite dans nos lois.

La proposition 14 appelle à la reconnaissance de l’islam dans le calendrier républicain ainsi que le judaïsme dont en réalité ses géniteurs, Ousmane Ndiaye et le président de Terra Nova se fichent certainement mais une reconnaissance des fêtes musulmanes impliquerait forcément l’équivalence pour les fêtes juives. Or on a vu que ni les Juifs ni les Musulmans ne réclamaient d’aménagements calendaires pour cela, le sujet semble donc clos, en tout cas pour le moment.

Le site de Respect Mag propose également des offres d’emploi et de stage destinées en priorité aux minorités et sélectionnées par Mozaïk RH, un cabinet de recrutement financé par le FSE (Fonds Social Européen) pour promouvoir l’embauche des « minorités visibles », une préférence préjudiciable donc aux candidats de la majorité invisible (2). Le discours est bien rôdé : l’enrichissement par la diversité culturelle, l’apport de créativité et de valeurs humanistes à l’entreprise, l’évolution des pratiques et de la culture de l’entreprise dont on peut juger de la pertinence dans cet article du Figaro intitulé « islam : de nouvelles revendications en entreprise » (3) ou encore sur cette page qui propose aux musulmans d’envoyer des photos de leur lieu de prière au travail (http://www.al-kanz.org/2010/11/19/priere-boulot/) où l’on voit des tapis de prière notamment dans des locaux de la Sécurité Sociale, de la SNCF, dans des universités, des banques, sur le tarmac d’un aéroport, un conseil régional, une ambulance… Ah, c’est vrai qu’on a raté beaucoup avant d’acquérir ces pratiques enrichissantes !

Tapis du pilote sur le tarmac

 

Dans une ambulance

Mozaïk RH a des partenaires et clients de taille comme BNP Paribas, Barclays, SFR, les Services Publics, Opinion Way, Sciences Po, L’Oréal dont beaucoup d’employés sont issus de la diversité.

Est également partenaire de tout ce petit système l’AFIP (Association pour Favoriser l’Insertion Professionnelle) (4) dont la signature « Faire de la diversité culturelle un atout de réussite » annonce la couleur, si l’on peut dire. En bas de la page on peut voir une vidéo grossière, mal jouée, truffée de clichés bidons et surtout extrêmement insultante à l’encontre des Français et qui est supposée répertorier les discriminations au travail alors que l’expérience des CV anonymes a prouvé que l’embauche de personnes issues de l’immigration leur était plus favorable quand leur nom apparaissait clairement plutôt que quand l’anonymat obligeait à ne considérer que les seules compétences des candidats.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=5eA4fz9v2Og

La vidéo montre un patron informant son employée méritante, une noire, qu’il reconduit son 4e CDD, ce qui est perçu comme une preuve patente de racisme alors que les CDD reconductibles touchent tout le monde, y compris les blancs de chez blancs, chacun étant égal devant l’exploitation.

On y voit ensuite un jeune homme blanc lui parler de sa difficulté à traiter un dossier, la femme lui balance le dossier dans le ventre en se moquant de lui. Le message est explicite : le blanc est con mais heureusement que les minorités sont là. On retrouve là le même message que dans le film Intouchables. La suite est encore meilleure et montre une soirée où tous les employés blancs sont saouls, où l’un d’eux se moque grassement du pays où on coupe les mains des voleurs sous le regard condescendant d’une musulmane, une séquence laissant entendre que l’homme est raciste et fantasme sur certaines cultures. Les faits confirment pourtant ses dires : dans certains pays musulmans on coupe effectivement les mains des voleurs. L’employée aux CDD ne participe pas à l’ambiance puisqu’elle est évidemment d’un niveau intellectuel bien supérieur à celui de ses collègues blancs crétins et alcooliques. La réalité de la vie en entreprise montre pourtant l’exact opposé de cette propagande dégueulasse où on notera d’ailleurs que le sexisme, régnant largement plus en entreprise que le racisme, n’est quant à lui jamais évoqué. A noter également que les chiffres cités à la fin de la vidéo n’apparaissent pas dans le rapport cité (5).

De plus en plus de Français sont à bout de ces incessants coups de boutoir diversitaires, sans être hostiles à la venue de populations étrangères, ils n’ont pas pour autant le désir de renoncer à ce qu’ils sont ni à se laisser déposséder de leur territoire.

On applaudit à la revendication de chaque peuple de cette planète de vouloir conserver sa culture propre, son patrimoine, ses caractéristiques, son Histoire, ses coutumes, ses particularités physiques et morales, pourquoi les Français devraient-ils être le seul peuple au monde à ne pouvoir revendiquer ce même droit élémentaire quand il est légitime pour tous les autres ?

Caroline Alamachère

(1)    www.groupe-sos.org

(2)    http://www.mozaikrh.com/index.php

(3)    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/16/01016-20091216ARTFIG00067-islam-de-nouvelles-revendications-en-entreprise-.php

(4)    http://www.afip-asso.org/

(5)    http://www.cereq.fr/cereq/G98ind/note.pdf




Grâce à Ahmed, Djamila, Hamdane et Pascal, RL poursuit l’oeuvre des Diderot, Voltaire, Condorcet et autres esprits libres

A trois jours du procès intenté par la LDH à nos deux amis, Pierre Cassen et Pascal Hilout, le déclic m’est venu en consultant l’article de Nedaa-Amal Zohraq, nouvelle recrue dans les rédacteurs de Riposte Laïque, qui vient de publier un texte superbe sur les discriminations institutionnalisées dans l’Islam.

Winston Churchill disait que  « l’information est le pain de la démocratie » et  à trois jours du procès de Pierre Cassen et Pascal Hilout, je viens de prendre conscience que Riposte Laïque est devenue la plus grande source d’information contemporaine sur l’Islam.

En paraphrasant l’illustre Woody Allen, avec Riposte Laïque vous pouvez maintenant disposer de «  Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Islam….. sans jamais osé le demander » .

O Tempus, O Mores !! En leurs temps, les philosophes du Siècle des Lumières, se sont attelés à la tâche exaltante de démasquer les oukases et les diktats de la religion chrétienne sur le cerveau de l’homme, pour définir les nouveaux droits naturels et imprescriptibles et la séparation des pouvoirs.

Aussi je soupèse mes mots  : il me apparaît absolument évident qu’avec Riposte Laïque, source d’informations et d’analyses uniques par sa tonicité et son érudition sur l’Islam, nous avons désormais l’écho, à trois siècles d’intervalle, de  la plus formidable entreprise de tous les temps, celle conçue par les philosophes anticléricaux  du Siècle des Lumières (Diderot, Condorcet, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Holbach, d’Alembert, et tutti quanti….)  pour délivrer le genre humain de son carcan de superstitions religieuses et le faire renaître, dans son individualité, à la liberté de penser et de croire, seule vraie fabrique d’éternité et de félicité !!

Et cela nous le devons au rassemblement des incomparables puits de sciences islamologiques, que sont Ahmed Ghamallah, Djamila Gérard, Hishäm Mohammad, Hamdane Hammar, Lucien Samir Oulahbib, Malika Sorel et bien sûr, « the first in my heart », Pascal Hilout. Que de talents !!

Riposte Laïque ne disparaîtra jamais car elle est le signe des temps, un éclair dans le ciel de plus en plus gris de la France, notre cher pays qui depuis plus de mille ans est un phare pour une civilisation planétaire.

Et le bouddhiste ZEN que je suis, de déclarer,  «  Mes amis, mes amis,  jamais je n’aurais d’autre religion que la FRANCE. Bonne route, RIPOSTE LAIQUE, avec toi c’est du pour toujours, tu  nous a ouvert les portes de la Connaissance !!.

Huineng




JR : Bruxelles d’accord pour une interdiction mondiale de la critique de l’islam ?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HPdhmebviRo[/youtube]

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Oseront-ils condamner Pascal et Pierre, après avoir acquitté Bouteldja ?

Le président de la République a parlé, hier soir. Il a annoncé des mesures d’austérité, et sa majorité loue son « courage » qu’elle oppose à la démagogie supposée du candidat socialiste. Tout cela n’est pourtant que du théâtre, nos lecteurs savent depuis longtemps que l’UMP et le PS sont d’accord sur l’essentiel, et que leurs divergences minimes servent à nous faire croire qu’il y a un véritable enjeu de société qui sépare les deux camps. Depuis trente ans, ils ont laminé la France, lui ont fait subir l’Union européenne qui lui a volé sa souveraineté, une immigration sans intégration qui a miné la cohésion du pays, et une islamisation accélérée qui sape les fondements de la République laïque.

Mais revenons sur le « courage » supposé du président de la République. Ce vendredi 3 février, nos amis Pascal Hilout et Pierre Cassen passent devant la 17e chambre correctionnelle, accusés par la Ligue des Droits de l’Homme, le Mrap, la Licra et le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF).  Leur crime ? A travers deux textes, il leur est reproché, rien de moins, d’avoir provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Depuis longtemps, Riposte Laïque a rendu publics ces textes. Aucun lecteur ne nous a encore dit qu’il y avait vu la moindre trace de racisme, ou d’appel à la violence. Mais la plainte des prétendus anti-racistes a tout de même été instruite, et nos amis risquent donc 1 an de prison et 45.000 euros d’amende, chacun, rien de moins ! Riposte Laïque doit engager des frais, pour faire face à ce procès. Le but des associations plaignantes est clair : ruiner le journal, pour mieux le tuer.

Quelles sont ces associations, et que représentent-elles ? Jean Pavée nous montre la réalité du combat anti-laïque de la LDH, depuis des années. Après avoir accueilli Tariq Ramadan dans sa commission « Islam et laïcité », elle a, en 2004, ouvert ses portes à Houria Bouteldja et à ceux qui refusaient la loi contre le voile et autres signes religieux à l’école. De nombreux militants l’ont quittée, ulcérées par les trahisons laïques répétées de ses dirigeants. La LDH aujourd’hui, c’est 2000 militants, et 2 millions d’euros de budget à l’année, essentiellement grâce à nos impôts !

Le Mrap vient de réussir l’exploit de faire condamner Marie Laforêt, qui, parce qu’elle a un chien, avait fait passer une annonce demandant aux musulmans orthodoxes, pour qui cet animal est impur, de ne pas se déplacer inutilement ! Comme Tubiana à la LDH, le Mrap a fait fuir ses meilleurs militants, par sa politique au service de l’islam, et ne compte plus guère que quelques centaines de militants dans toute la France. 

La Licra est d’une discrétion étonnante sur la montée de l’antisémitisme, qui sévit dans notre pays. Ses dirigeants n’ont pas dû lire le dernier livre « Kiffe la France », de Jean-François Chaumier, qui montre, dans un collège du 93 comprenant 70 % d’élèves issus de l’immigration post-coloniale, l’endoctrinement islamique de la majorité d’entre eux, et leur fascination pour Hitler et Ben Laden ! La Licra, qui oublie de s’appliquer la diversité qu’elle réclame aux autres, ne vit principalement que de subventions, et absolument pas des cotisations de ses rares adhérents.

Cerise sur le gâteau, le président du CCIF (Collectif contre l’Islamophobie en France) admet qu’ils ne sont guère plus de dix, qu’il regrette que les procès ne leur rapportent pas davantage d’argent, et ne cache pas sa volonté de remettre en application le délit de blasphème. Ils ont réussi à être reconnu d’utilité publique, ce qui fait que l’Etat français, en période de grave crise économique, reverse 66 % des donations effectuées aux généreux bienfaiteurs qui financent ce lobby anti-laïque.

Sos Racisme ne s’est pas porté partie civile contre Riposte Laïque, à notre connaissance. Ils s’étaient contenté de traîner Eric Zemmour devant les tribunaux, il y a un an. Ses militants avaient voulu expulser Pascal Hilout d’une manifestation de soutien à Charlie Hebdo. Ils  comptent aujourd’hui moins de 500 adhérents, mais ont un budget annuel de 1 million d’euros, dont 500.000 euros de subvention. L’ancien militant Omar Djellil expliquait, dans une interview vidéo, les liens étroits entre cette association et le Parti socialiste, et le refus de la direction de s’intéresser au racisme anti-blancs. Les militants de Sos Racisme sont aujourd’hui en service commandé contre Marine Le Pen, dans laquelle ils voient « la bête immonde », rien de moins, et multiplient opérations coup de poings et provocations à son encontre.

A elles toutes, ces organisations anti-racistes ne comptent pas davantage que 4.000 militants, et encore, c’est bien payé ! Mais depuis vingt ans, elles opérent un véritable harcèlement juridique contre la liberté d’expression, font peser une véritable chape de plomb sur toute la société française, et relaient sans sourciller les discriminations institutionnalisées de l’islam dans la société française, comme le montre ce remarquable article de Nedaa-Amal Zohra.

Si le président de la République était pourvu du courage que lui prêtent ses amis politiques, il aurait depuis longtemps abrogé les lois Gayssot et Pleven, qui permettent à ces officines dites anti-racistes de poursuivre devant les tribunaux de nombreux citoyens innocents, que ces nouveaux Torquemada font passer pour des dangereux racistes. Le procès de Pascal et Pierre est révélateur de l’inversion des valeurs qui frappe notre pays, sous l’influence d’une idéologie compassionnelle se réclamant de gauche. Deux personnes connues pour leur humanisme et leur amour de la France laïque, doivent répondre d’accusations graves, quand des rappeurs racistes, des prêcheurs islamistes, des racailles haineuses appellent ouvertement, en toute impunité, à la violence contre les Français. Des femmes exemplaires comme Fanny Truchelut ou Marie-Neige Sardin ont été condamnées, quand Houria Bouteldja, ses propos racistes et ses appels pathologiques à rééduquer les Blancs, a été acquittée par le tribunal de Toulouse.

Dans le pays de Voltaire, à cause des commissaires politiques de gôche qui sévissent dans de nombreux secteurs clé de la société, on ne peut plus s’exprimer librement, sans être ouvertement accusé de « racisme ». Une chape de plomb digne des pays totalitaires est en train de recouvrir la France. Mais, chose amusante, les mêmes qui militent pour la juridiciarisation du débat politique réclament, pour eux, une totale liberté d’expression ! Ainsi, le vice-procureur de Castres, Philippe Mao, a-t-il, lors d’une plaidoirie, fait le grand numéro classique des heures les plus sombres de notre histoire, reprochant, de manière très politicienne, au gouvernement d’être responsable de ce climat. Colère du député local UMP, Bernard Carayon, qui réclame des sanctions contre l’auteur des propos. Emotion du syndicat de la Magistrature, qui y voit bien évidemment une inqualifiable remise en cause de la liberté d’expression des juges dans une audience, et refuse tout principe d’enquête du gouvernement contre un magistrat. Bref, selon ce syndicat, très influent dans les différents partis de gauche, un magistrat aurait le droit de tenir n’importe quel propos dans un tribunal, au nom de la liberté d’expression. Mais ce même syndicat n’est absolument pas dérangé quand des lois qui permettent aux nouveaux inquisiteurs de trainer devant les tribunaux des citoyens qui n’ont qu’un tort : dire des vérités qui dérangent le politiquement correct.

Cette volonté de museler toute parole libre qui dérange devient caricaturale. Le procès de Pascal et Pierre est grotesque, dans un pays où par ailleurs les tribunaux sont surchargés, où la délinquance explose. N’y a-t-il vraiment plus de délinquants à poursuivre pour s’attaquer à nos deux amis qui ont constamment eu un seul soucis : que la Justice, que la Police et que la République se réapproprient les territoires qu’elles ont perdus au fil des trente dernières années ?

Cette France, que Nicolas Sarkozy a laissé s’enfoncer, ressemble déjà tellement à celle que Pierre Cassen et Christine Tasin décrivent, après la victoire de Francis Laslande, dans « La faute du bobo Jocelyn ». Une France qui préfère Houria Bouteldja à Pascal Hilout, quand la première qualifiait le second de « Bougnoule » dans une réunion publique, traite  publiquement et impunément les Français de « sous-chiens » et appelle les « cités sensibles » à  l’insurrection…  Une France  que le journaliste du « Nouvel Observateur » Hervé Algalarrondo résume dans le titre de son dernier livre  « La gauche et la préférence immigrée ». Une France qui demande aux travailleurs pauvres, aux classes moyennes et aux retraités de se serrer la ceinture, mais qui accorde toutes les exonérations fiscales aux nantis et nombre de prestations gratuites (aide et sécurité sociale, retraite) à de nouveaux arrivants qui n’ont jamais cotisé. Cette France métissée, au service de la mondialisation libérale, que l’UMP, le Modem, le PS, les Verts et Parti de gauche veulent substituer à la France démocratique et républicaine.  

En toute logique, pour arriver à cet objectif, autant subventionner des associations qui militent ouvertement pour ce projet… et les laisser harceler juridiquement les Résistants qui aiment trop la France pour laisser ses fossoyeurs la détruire. D’où le gavage des associations anti-racistes, d’où le procès d’Eric Zemmour il y a un an, d’où le procès de Pascal et de Pierre ce vendredi…. Et d’où le Journal des Résistants de Christine Tasin, que nous vous engageons à faire connaître à tous vos amis.

Nous sentons un souffle, un élan patriotique, derrière Pascal et Pierre. Nous savons qu’ils ne sont pas seuls. Ce procès sera éminemment politique, à moins de trois mois des présidentielles. Son verdict sera un message fort, que les juges enverront à toute la société française. Nous savons pouvoir compter sur Pascal, Pierre, et sur leur avocat, Maître Joseph Scipilliti, sur Oskar Freysinger et nos six autres témoins, pour être à la hauteur des enjeux, et défendre au mieux l’esprit de Riposte Laïque.

COMMANDER LE BOBO JOCELYN

Pour ceux qui ne l’ont pas encore commandé, nous vous rappelons comment procéder :

Commande d’un exemplaire de La faute du bobo Jocelyn, 19 euros pour un exemplaire, 30 euros pour deux exemplaires, 50 euros pour 4 exemplaires, frais de port compris (pensez à vos cadeaux de Noël mais pensez aussi que c’est peut-être l’occasion ou jamais d’offrir autour de vous, à tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qui se passait, un roman qui peut les éclairer en douceur, par le biais de la fiction).

Commande de notre dernier livre, Apéro saucisson-pinard (édition Xénia), 15 euros, frais de port compris, jusqu’au 31 janvier, 18 euros jusqu’au 15 mars, 21 euros après (sortie le 16 mars).

Autres ouvrages de Riposte Laïque : Les dessous du voile, La colère d’un Français, Résistance républicaine, Les Assises sur l’islamisation de nos pays : 10 € pour 1 livre, 16 € pour 2 livres, 20 € pour 3 livres (frais de port compris).

Le plus facile est de payer directement sur notre compte paypal (en haut à droite de notre site, cliquez sur « faire un don » et précisez la commande effectuée.

Sinon, merci d’envoyer les commandes accompagnées des chèques correspondants libellés à l’ordre de Riposte Laïque, BP 10001, 78570 Chanteloup-les-Vignes.

Vous pouvez aussi les commander par Amazon :

http://www.amazon.fr/Faute-du-Bobo-Jocelyn/dp/2953604235

AGENDA RIPOSTE LAIQUE

Vendredi 3 février, à partir de 13 h 30, procès de Pierre Cassen et Pascal Hilout, poursuivis par la LDH, le Mrap, la Licra et le CCIF.

Palais de justice, 4, boulevard du Palais, 75001 Paris

Vendredi 24 février, banquet républicain à Toulon, autour du livre « La faute du bobo Jocelyn ».

Jeudi 15 mars, soirée parisienne pour la sortie du livre « Apéro saucisson-pinard », de Christine Tasin, Pierre Cassen et Fabrice Robert.

Vendredi 30 mars, à Vendôme, 20 h 30, à l’invitation du Comité Vendomois de Défense de la Laïcité (CVDL). Conférence-Débat d’Anne Zelensky  : Féminisme et Laïcité, des enjeux essentiels pour la présidentielle.

Le Minotaure, 8 rue César de Vendôme, 41 – Vendôme




Silence du MRAP, SOS Racisme et LDH sur les discriminations institutionnalisées dans l’Islam

Suite au procès intenté par la LDH à nos deux amis, Pierre Cassen et Pascal Hilout, j’aimerais apporter mon témoignage sur les discriminations institutionnalisées dans l’Islam. J’aimerais dénoncer ainsi le silence complice de la LDH, SOS Racisme et MRAP sur ces discriminations.

En faisant connaitre la vraie nature de l’Islam, j’apporte à travers ce témoignage, les preuves que les discriminations dans l’Islam ne sont pas le résultat de traditions non islamiques ou de textes coraniques mal interprétés. Bien au contraire, je montre que ces discriminations sont consubstantielles à l’Islam. Pour cela, je mets en évidence la convergence entre les prescriptions coraniques explicites qui ne laissent aucun espace à la liberté d’interprétation, et les législations officielles des pays musulmans.

Dans l’espoir de publier cette contribution dans la rubrique Point de vue ou Débat laïque, je l’envoie au site Riposte Laïque à l’intention de Monsieur Hilout et de Madame Christine Tasin. J’ai également fait une copie pour l’Observatoire de l’Islam, le site Nation Presse, ainsi qu’à Madame Gozlan pour l’intérêt qu’elle porte dans le site Marianne2 aux problèmes liés à l’Islam.

En vous remerciant par avance, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Nedaa-Amal Zohra

Silence du MRAP, SOS Racisme et LDH sur les discriminations institutionnalisées dans l’Islam

Suite au procès intenté par la LDH à nos deux amis, Pierre Cassen et Pascal Hilout, j’aimerais apporter mon témoignage sur les discriminations institutionnalisées dans l’Islam. J’espère ainsi  soutenir ceux qui luttent contre cette idéologie de soumission et résistent à l’islamisation rampante de la France en particulier et de l’Europe en général.

L’actualité nous montre chaque jour que nos soi-disant « spécialistes » de l’Islam et la grande majorité des médias gardent un silence gêné sur ces discriminations institutionnalisées dans les pays musulmans. On prendra juste un exemple de ces discriminations parce qu’il touche des millions de femmes françaises ayant la double nationalité : en effet, les législations des pays musulmans interdisent officiellement à un non-musulman d’épouser une musulmane, sauf s’il fait acte de « soumission » en reniant sa foi et en se convertissant à l’Islam.

Cette discrimination s’ajoute à d’autres discriminations  que l’Islam impose, entre autres, aux femmes : L’inégalité homme-femme ; inégalité intrinsèque (nécessité d’un tuteur masculin, infériorité du témoignage, soumission au mari)  et inégalité dans les droits (héritage, polygamie).

Face à ces discriminations qui s’appliquent à des millions de françaises ayant la double nationalité,  les organisations antiracistes censées lutter contre les discriminations (LDH, SOS Racisme, MRAP)  gardent très souvent un silence complice. Elles vont souvent plus loin en s’attaquant à ceux qui dénoncent ces discriminations. On peut illustrer cette situation par des exemples concrets mettant en évidence les discriminations institutionnalisés dans l’Islam.

Si nos médias n’ont pas hésité de parler de SEGREGATION et d’APARTHEID Sexuel pour qualifier les agissements de certains Juifs Ultra Orthodoxes ces dernières semaines en Israël, on continuait à observer le silence et la minimisation des discriminations subies par les femmes en terre d’Islam.  Les termes SEGREGATION ou APARTEID sexuel ne sont jamais utilisés quand il s’agit de l’Islam.

On peut le constater à la fois dans les médias ou dans les communiqués des associations antiracistes, ainsi que dans les interventions des Caroline Fourest et autres « spécialistes  de l’Islam»  qui accaparent l’espace médiatique. On nous expliquait à longueur d’« analyses »  que ces discriminations moyenâgeuses instaurées par l’Islam, résultaient d’une lecture « littéraliste » de textes « sortis de leur contexte », et qu’ils ne concernaient qu’une infime minorité d’intégristes islamistes, comme il en existe dans toutes les religions. 

Alors que ces discriminations sont inscrites comme lois officielles dans la législation des pays arabo-musulmans et qu’elles touchent l’ensemble des populations de ces pays, nos Caroline Fourest et consorts, continuent à falsifier la réalité en nous jurant que ces injustice contraires aux droits fondamentaux de la personne humaine, n’ont rien à voir avec l’Islam « tolérant et modéré », cet Islam qui n’existe que dans leur imaginaire et n’a rien à voir avec l’Islam réel.

Et pour mieux faire passer leur message, ils n’hésitent pas à brouiller les pistes avec leur nouvelle trouvaille : il n’y a pas un Islam, mais l’Islam est pluriel, avec une diversité qui fait sa « richesse ». Et c’est là que la manipulation confine à l’escroquerie morale, puisque ces gens savent parfaitement que les discriminations dont nous parlons constituent un dénominateur commun à toutes les tendances de l’Islam.

Et voilà que grâce à ces idiots utiles, l’Islam, cette « religion de paix et d’amour », « tolérante », « modérée » déploie ses tentacules et commence à imposer ces lois « divines » basé sur le Coran, dans nos mairies de France.

Comme le rapporte Le Parisien : « France : pour vous marier civilement, la mairie peut vous demander de vous convertir à l’islam.

Seine-Saint-Denis : Aubervilliers : le marié refuse de se convertir à l’islam.

ÉRIC BUREAU | Publié le 07.01.2012,  (http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/aubervilliers-le-marie-refuse-de-se-convertir-a-l-islam-07-01-2012-1801354.php ) :

Le 14 janvier, Frédéric Gilbert, journaliste télé et réalisateur, et Hind, Marocaine avec laquelle il a une fille de 15 mois, se marieront à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Cette union sera d’autant plus exceptionnelle que le service de l’état-civil de la mairie l’avait d’abord refusée, et qu’ils ont dû attendre la décision du procureur de la République, rendue le 30 décembre après avoir été saisi par Frédéric, pour obtenir ce feu vert.

En cause, un document administratif appelé « certificat de coutume », que les mairies demandent lorsque l’un des futurs mariés est de nationalité étrangère. Pour cela, Frédéric Gilbert se rend au consulat du Maroc, où il apprend que ce « certificat de coutume » ne peut lui être donné s’il ne signe pas un « acte de conversion à l’islam ».
Une avalanche de courriers : Une obligation que lui confirme un agent de l’état-civil : sans certificat de coutume, pas de mariage civil. « Je suis tombé des nues, avoue Frédéric Gilbert. Je suis fils de curé défroqué, c’est dire si je suis un laïc convaincu, je ne veux pas me convertir à l’islam, même pour la forme. Ma femme est musulmane, elle fait le ramadan, je respecte sa croyance, mais je resterai athée. Et elle le comprend. » Le journaliste a fait son enquête dans d’autres mairies et découvert que la pratique est répandue et que la plupart des futurs mariés — 4 677 mariages franco-marocains célébrés en 2009 — préfèrent « se convertir pour de faux », plutôt que de subir des complications administratives. « J’ai aussi consulté le Code civil, et il n’est stipulé nulle part que ce certificat est obligatoire, poursuit Frédéric. Seul un certificat de célibat de la personne étrangère l’est ».

L’affaire se serait arrêtée là, si la médiatisation de l’affaire par « Charlie Hebdo », dans un reportage intitulé « Quand les maires se prennent pour des imams », n’avait pas suscité une avalanche de courriers accusateurs en mairie d’Aubervilliers. Le maire PS avoue « être tombé de l’armoire ». « J’ai pris l’affaire très au sérieux, et demandé une note juridique aux services, avoue Jacques Salvator. Je n’avais jamais entendu parler de cet acte de conversion, et encore moins qu’on refusait de marier en son absence. Ce que ce monsieur dénonce est vrai. » Soutenant la démarche de son administré, le maire sera d’ailleurs présent au mariage, au côté d’Edgar Minimbu, adjoint à l’état-civil, qui a joué les médiateurs avec le couple. Un mariage qui, faute de ce fameux certificat, n’aura pas de valeur légale au Maroc ».

A travers cet exemple, on peut voir quelles sont les conséquences de cette interdiction de se marier avec un non musulman, pour les millions de françaises ayant la double nationalité. En refusant d’avoir un tuteur masculin de religion musulmane et de se plier à la sinistre cérémonie où leur mari abjure sa religion et se converti à l’Islam, elles verront leur mariage annulé dans leur pays d’origine. En conséquence, elles garderont leur nom de jeune fille sur leur passeport marocain, algérien ou égyptien … De plus, leurs enfants n’auront pas le droit de figurer sur ce passeport, ni avoir la nationalité de leur maman. Il leur faudra même un visa officiel pour se rendre au pays de leur mère et rendre visite à leur cousins, leurs oncles ou leurs grands parents.

Ainsi, on voit que dans les faits, l’Islam « religion de paix et d’amour » séparent les familles en bâtissant les murs infranchissables de la division.

Partout ailleurs, une telle interdiction de mariage, aurait été dénoncée, à juste titre, comme un comportement à caractère discriminatoire et raciste. Pourtant, la nouvelle est passée presque inaperçue en France. Le silence des médias dominants ou des journaux télévisés a fait écho au manque total de réaction des associations dites antiracistes (LDH, MRAP, SOS Racisme …). Ces mêmes association qui sont toujours prêtes à jeter l’anathème contre le moindre sous-entendu négatif sur l’Islam, amalgamé automatiquement à une atteinte « raciste »  contre l’ensemble des « musulmans ».

A ce silence particulièrement hypocrite, s’ajoute l’entêtement de nos spécialistes de l’Islam (Caroline Fourest et compagnie) qui continuent à nous jurer que ce comportement discriminatoire est très minoritaire dans l’Islam et ne concernerait qu’une minorité de fondamentalistes, comme il en existe dans toutes les religions.

Et c’est à ce titre que je profite de cette actualité, pour apporter les précisions qui fournissent la démonstration que ce genre de discrimination fait partie intégrante de l’Islam.

Contrairement à ce qu’affirment Caroline Fourest ou Tariq Ramadan (qui malgré leur discours soi-disant contradictoire, se rejoignent sur le fond, pour défendre la même image d’un  « Islam tolérant et respectueux des droits de l’Homme »), la réalité nous montre que ces discriminations n’ont rien à voir avec une « interprétation » fallacieuse ou littéraliste  du texte coranique. Elles ne résultent pas non plus d’une application extrémiste de la Charia. Enfin, il est entièrement faux d’affirmer qu’elles ne concernent que quelques tendances extrémistes de l’Islam, alors qu’elles constituent un dénominateur commun à  l’ensemble de l’Islam.  

En réalité, non seulement ces discriminations sont consubstantielles à l’Islam, mais elles sont inscrites dans le marbre des législations officielles de l’ensemble des états arabo-musulmans. 

Ces discrimination se basent sur le Coran, la Sunna ou Tradition du Prophète et concernent  l’ensemble des tendances de l’Islam.

Pour apporter toutes les preuves nécessaires à cette affirmation, je me baserai sur trois éléments fondamentaux : les textes fondateurs (Coran, Hadiths), les législations officielles des pays musulmans et l’action menée à l’échelle internationale par l’Organisation de la Conférence Islamique dans laquelle se regroupent les 65 pays musulmans.

Discrimination institutionnalisée dans les textes sacrés

On commencera par une institution importante de l’Islam de France, agréée par le CFCM et l’UOIF, la Grande Mosquée de Lyon. A ce titre, il suffit de se connecter sur son site officiel

( http://www.mosquee-lyon.org/forum3/index.php?PHPSESSID=ehhh46i6o2mm2468gticidga57&  ) pour voir comment elle justifie officiellement cet interdit :

« Pourquoi une musulmane ne peut épouser un non musulman?

A la question : « Voila je voudrais avoir des textes disant que la femme ne peut pas se marier avec un non-musulman. Car je ne comprends pas pourquoi c’est autorisé pour les hommes et interdit pour les femmes alors que dans le Coran, le verset faisant référence à cela dit la même chose pour les hommes et pour les femmes. Ma question n’est pas provocatrice, je suis juste en train d’essayer de me renseigner afin de connaître ma religion.  Voici le verset en question:
« Et n’épousez pas les femmes associatrices (par exemple les Chrétiens croyant à la Trinité) tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car ceux-là (les associateurs ) invitent au Feu; tandis qu’Allah invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu’ils se souviennent!» (Sourate II verset 221)

 

Réponse de Sheikh Ibrâhîm Julhûm :


Les savants sont unanimes sur le fait qu’il n’est point licite pour une musulmane d’épouser un non-musulman, qu’il soit polythéiste, juif ou chrétien. Ils fondent cette opinion sur la Parole de Dieu : « Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les ; Allah connaît mieux leur foi ; si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites pour eux, et eux non plus ne sont pas licites pour elles. »
(sourate 60/verset 10).
Cela s’explique par le fait que l’époux a le droit de la qawâmah ( terme qui se traduit par autorité et supériorité et que le Sheikh laisse en arabe dans un but évident de manipulation) sur son épouse, ce qui veut dire qu’elle doit lui obéir lorsqu’il lui ordonne le bien. Autrement dit, il a une autorité sur elle et il ne convient point qu’un non-musulman ait un pouvoir sur une musulmane. Le Très-Haut dit en effet : « Et jamais Allah ne donnera aux mécréants une voie contre les croyants. »

De plus, le non-musulman ne reconnaît pas la religion de la musulmane. Il renie même son Livre et son Prophète – paix et bénédiction sur lui. Dans de telles circonstances, le foyer ne peut guère trouver la quiétude, et la vie commune ne peut durer, avec une différence aussi vaste et un décalage aussi grand.
http://www.islamophile.org/spip/La-conversion-en-vue-du-mariage.html

Une autre réponse : La réponse est que le mari musulman ne penserait jamais à humilier Moïse ni Jésus car il les respecte autant que Muhammad et leur attribue noblesse, mission prophétique, force de volonté dans la voie de Dieu et véridicité dans la transmission de leur message ! Voici une chose susceptible de rassurer les adeptes de leurs religions respectives.
Mais les juifs et les chrétiens réservent à Muhammad une haine et une rancune capables de décourager les premiers et les derniers. Ils s’arrogent même le droit de le calomnier et de lui associer toutes sortes de bassesses.
Le mariage ne se résume pas à l’attrait d’un mâle pour les atours d’une femelle ! Il s’agit de fonder un foyer sur la quiétude mentale et les vertus sociales dans un cadre bien défini de foi en Dieu, de vie selon Ses enseignements, d’efforts pour élever Sa Parole et transmettre Son Message ».

 

Sur un autre site : DOCTRINE MALEKITE (  http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Mariage-de-la-musulmane-avec-un-non-musulman_m77275.html  ), donne la position officielle de l’Islam sur cet interdit :

 

« Mariage de la femme musulmane avec un non musulman,
Développé par l’équipe doctrine-malikite.fr et l’équipe Aslama.com
:

 

Nous avons été sollicité à maintes reprises par plusieurs jeunes femmes musulmanes nous questionnant sur un fait troublant et choquant pour toute la communauté, l’apparition et la propagande à grande échelle notamment sur Oumma.com d’un livre dont l’auteur prétend que le mariage d’une musulmane avec un non musulman (appartenant aux gens du Livre) était autorisé !

Donc comment certains intellectuels contemporains osent interpréter les textes sacrés à leur guise, suivant leur passion, pour satisfaire à des tendances qui ne servent pas les intérêts de l’islam et pour courtiser quelques associations féministes !
Ne devrait-il pas plutôt craindre Allah et son jugement ?

ON NE PEUT PAS FAIRE DE CONCESSION MALHEUREUSE AU NOM DE L’INTEGRATION ! NOTAMMENT LORSQU’IL S’AGIT D’ELEMENTS QUI FONT UNANIMITE (IJMA’) ENTRE TOUS LES SAVANTS DE L’ISLAM DEPUIS 1400 ANS.

Il faut savoir ainsi qu’Il est strictement interdit pour la femme musulmane d’épouser un non musulman même s’il est juif ou chrétien. Ceci fait unanimité chez les 4 écoles sunnites reconnues et chez tous les savants sunnites reconnues.

Preuves : Allah dit dans le Coran : « Et n’épousez pas les femmes associatrices (exemple : les chrétiens qui associent Dieu le Père au Fils et au Saint esprit dans  la Trinité)) tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs  tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis que Dieu invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu’ils se souviennent ! » (Sourate 2/verset 221).

Allah dit aussi : «…Si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites (en tant qu’épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu’époux) pour elles …Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes …» (sourate 60/verset 10).
Concernant ainsi le mariage avec une personne de religion différente, le Coran nous a explicité la seule exception à la règle d’interdiction citée dans les deux versets ci dessus : cela concerne le mariage du musulman avec les femmes juives ou chrétiennes (les femmes du Livre): Allah dit dans le Coran à ce propos: « … il vous est permis de vous marier aussi bien avec d’honnêtes musulmanes qu’avec d’honnêtes  femmes appartenant à ceux qui ont reçu les Écritures avant vous (lés chrétiens et les juifs) … » (Sourate 5 (Al-Mâida), verset 5. )

On voit ainsi que l’Islam, quelle que soit sa tendance,  instaure d’une manière irréversible les discriminations.

Après cette présentation de l’aspect religieux des discriminations, on peut analyser la lecture que font les pays musulmans, du texte coranique dans leur législation.

 

Les discriminations institutionnalisées dans les pays musulmans

 

Pour illustrer le fait que les prescriptions religieuses de l’Islam, comme les préceptes coraniques instaurant les discriminations sur le mariage, on peut prendre comme exemple les législations de pays réputés modérés et opposés à l’intégrisme islamique : le Maroc et l’Algérie. La lecture du Code de la Famille de ces deux pays, montrent à l’évidence que ces pays font une lecture littéraliste des versets coraniques et rejoignent les prescriptions des religieux musulmans :

 

  • Code de la famille algérien :

CHAPITRE II Article 31 : La musulmane ne peut épouser un non musulman.

 

  • Code de la famille marocain :

CHAPITRE II Article 39 : Sont prohibés, au titre des empêchements temporaires : 

2) le fait d’avoir à la fois un nombre d’épouses supérieur à celui autorisé légalement ;

4) le mariage d’une musulmane avec un non-musulman et le mariage d’un musulman avec une non-musulmane, sauf si elle appartient aux gens du Livre (chrétiens ou juifs)

 

On notera toute l’hypocrisie de la formulation marocaine qui parle « d’empêchements temporaires » !!!

Malgré ces contorsions et ces précautions de langage, on voit donc d’une manière irréfutable que les discriminations prévues par les préceptes coraniques sont appliqué officiellement par les législations des pays musulmans.

Ce qui est grave, c’est que ces discriminations contraires aux valeurs fondamentales de la République française d’égalité et d’acceptation de l’autre, concernent des millions de femmes françaises ayant la double nationalité.  Et face à cette situation inacceptable, face à cet apartheid institutionnalisé, on assiste au silence hypocrite et complice de la LDH, du MRAP ou de SOS Racisme. Pourtant, ces associations sont financées par le contribuable français, dans le but de lutter contre les discriminations sous toutes leurs formes.

On précisera que ces discriminations inacceptables sont loin de représenter l’ensemble des discriminations institutionnalisées en terre d’Islam. Et pour montrer à quel point elles sont consubstantielles à l’Islam, on s’est basé sur le Maroc et l’Algérie qui sont loin d’être considérés comme des pays « extrémistes ». Bien au contraire, les médias les présentent comme des pays ouverts, opposés à l’intégrisme islamique et qu’il ne faut confondre avec les Républiques islamiques comme l’Iran ou les monarchies wahhabites comme l’Arabie.

Pour précision, dans le Code de la famille algérien, l’inégalité homme-femme est illustré par :

  • Le devoir d’obéissance de l’épouse envers le mari.
  • le tutorat, qui impose la présence d’un tuteur matrimonial masculin et de religion musulmane,  pour le mariage de la femme qu’elle soit mineur ou majeure, maintient
  • la polygamie (jusqu’à 4 épouses), même si elle est assortie du « « consentement préalable » de l’épouse, et le
  • Droits d’héritage : la femme n’a droit qu’à la moitié de ce qui revient à l’homme.

 

Nous avons là, une preuve irréfutable que des discriminations basées sur l’appartenance religieuse et le sexe de la personne, constituent un dénominateur commun à l’ensemble des pays musulmans, exceptée la Turquie, ou Kamal Atatürk, en 1922, a rejeté  l’Islam  en tant que religion d’Etat, abolit le Califat, instauré une République laïque et aboli la Charia pour la remplacer par le Droit civil suisse. Là aussi, on notera qu’Atatürk, contrairement à ce que laisse entendre les médias aujourd’hui, n’a pas réformé l’Islam, mais l’a rejeté après avoir constaté que l’Islam ne peut être réformé et restera toujours incompatible avec la démocratie, les libertés fondamentales et les Droits de l’Homme.

Conclusion

A travers ce seul exemple de l’interdit sur le mariage, on constate une discrimination entre le musulman et le non musulman qui n’a pas le droit d’épouser une musulmane,  ainsi qu’une discrimination entre l’homme et la femme, puisque l’homme, contrairement à la femme, a le droit d’épouser une non musulmane.

On constate par ailleurs, la convergence totale entre les versets coraniques, les préceptes de la Charia et les législations en vigueur dans les pays musulmans. On ne peut mieux illustrer l’escroquerie morale de nos spécialistes de l’Islam (Fourest et compagnie) quand ils nous expliquent que ces discriminations résultent d’une lecture littéralistes des textes sortis de leur contexte et pratiquée par une minorité d’intégristes.

Ces soi-disant « spécialistes » de l’Islam ne s’arrêtent pas à cette infamie. Ils ne se gênent pas pour attaquer ceux qui dénoncent l’institutionnalisation des discriminations dans l’Islam. Ils n’hésitent pas à déformer leurs propos en les caricaturant, pour finalement les accuser de la pire infamie et finalement les traiter de racistes. Et ils trouvent dans cette cabale odieuse, des complices prêts à tout : les soi-disant associations antiracistes : SOS Racisme, LDH et MRAP.

Le but de ma contribution, est de d’apporter mon témoignage qui montre, à travers des cas concrets, la véritable nature de l’Islam et met en évidence les méthodes inacceptables des associations censées lutter contre les discriminations : SOS Racisme, LDH et MRAP. 

Après avoir montré la convergence entre le texte coranique, dans sa lecture littérale, avec les législations officielles des pays musulmans, on peut aller plus loin encore. En analysant l’action collective qu’exercent les pays musulmans à l’échelle internationale. Ce sera le sujet de ma prochaine contribution.




La LDH n’avait pas dû prévoir que Cyrano n’était pas toujours un souchien…

Au pays des Droits de l’Homme,  il était une fois des citoyens égaux devant la Loi, et une Justice qui se voulait impartiale, comme le montre encore le symbole qui la représente, les  yeux recouverts d’un bandeau…  Oui, il était une fois une Justice qui rendait son verdict -ou du moins essayait de le rendre- en toute objectivité, sans faveur ni crainte, sans parti pris.

« Il était une fois »…

Cette Justice-là appartient désormais au monde des contes : elle a été chassée du nôtre, bien réel, par la magistrature majoritairement ancrée à gauche, au point qu’on peut se demander si  «rendre l’injustice » ne serait pas une expression plus appropriée que celle encore en cours,  tant les faits la démentent si souvent !

Deux exemples frappants qui illustrent que la balance penche toujours du même côté et que « iniquité » est devenu, par une perversion du système, l’exact synonyme de « justice ».

Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget, après avoir été jugée une première fois en juin 2011 pour « insultes racistes » -plus précisément « injure envers un particulier en fonction de sa race, de sa religion ou de son origine »-  vient de passer en appel le 11 février dernier. 

Avait-elle dérapé et  traité quelqu’un de « sale noir », « de sale arabe »,  recourant ainsi à ce genre d’insultes que la loi châtie sévèrement à juste titre …  Il n’en est rien : elle avait demandé à une personne de la diversité, sa voisine, qui faisait du tapage en pleine nuit, de cesser de « faire la bamboula ».  La plaignante, elle, -qui n’était présente au tribunal ni en juin ni en février- affirme que Marie-Neige Sardin l’aurait traitée de « bamboula », comme si quelqu’un qui maîtrise parfaitement le français comme notre libraire pouvait s’exprimer de la sorte !  Il est évident que l’accusée a prononcé les mots  « faire la bamboula », une expression usuelle, qui figure dans n’importe quel dictionnaire et qu’on utilise couramment comme synonyme de «faire la noce », pour parler de n’importe quelle soirée  festive entre amis (qui n’a pas dit un jour : « j’ai fait la bamboula» ?).

Mais Madame le Juge assesseur, lors du premier procès, et  Monsieur Le Président lors du procès en appel  ont osé affirmer ne  l’avoir jamais  entendue et ne pas la connaître.

Marie-Neige Sardin risque donc de devoir payer une amende de 500 €  pour avoir recouru à cette innocente expression, que ces deux juges apparemment incultes entendent censurer comme « raciste », alors qu’elle fait partie de notre patrimoine linguistique !  Attendons le délibéré le 25 février prochain…

Houria Bouteldja vient, elle aussi, de passer en justice, sur plainte de l’AGRIF,  pour injure raciale à l’égard des Français de souche, qu’elle a traités de « sous-chiens » -ou de « souchiens » , ainsi qu’elle l’affirme, ce qui ne change rien puisque tout un chacun voit bien que ce néologisme permet un jeu de mot avec « sous-chiens », le chien étant considéré comme un animal aussi impur (haram) que le porc par les musulmans. 

L’injure est  d’ailleurs patente si l’on se réfère à la suite des propos méprisants tenus par la donzelle, qui veut  les « rééduquer », ces « Blancs » !  Rappelons que, dans l’émission où elle a utilisé le mot incriminé, elle a largement  déversé sa haine contre la France, qu’elle ne conçoit que comme un pays « impérialiste » et « colonialiste »,  où tout est à jeter, et dont les habitants doivent expier le passé criminel.  Petit échantillon : « Demain, la société tout entière devra assumer le racisme anti-blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront ça. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympa  devra subir comme les autres… Il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs ».

Si ça n’est pas, implicitement, une incitation à la haine raciale et à la violence, si ce n’est pas une justification par avance de cette haine et de cette violence, qu’est-ce ????  Comment peut-on laisser passer cette idée que les descendants doivent expier le « crime »  -si crime il y a, parce qu’on ne m’enlèvera pas de l’idée que la colonisation a été bénéfique pour l’Algérie – doivent expier le « crime », disais-je,  des parents et grands parents ?  On rejoint les mythes grecs, où les héros sont punis de la faute ancestrale, où Œdipe paie pour Laïos, Agamemnon pour Tantale, mais nous sommes au XXIème siècle et dans la vraie vie !  

Jugée par le tribunal correctionnel de Toulouse le 25 janvier, Houria Bouteldja  a été relaxée contre toute attente.  

Si la Justice avec un grand J s’appliquait, et non une parodie de justice, Marie-Neige Sardin serait ressortie blanchie du tribunal , « faire la bamboula » n’ayant absolument aucune connotation raciste. On aurait même pu attendre un ₺sermon₺ du juge pour  rappeler à la soit-disant victime la nécessité de respecter la loi, afin de permettre le fameux ₺vivre-ensemble₺ :  ou alors ignore-t-il l’existence de l’article R. 623-2 du nouveau Code pénal (article R. 34-8° du Code pénal) , qui punit d’une amende contraventionnelle de troisième classe « les auteurs ou complices de bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d’autrui » ?

Mais la plaignante appartient à la diversité et Marie-Neige est une française de souche, donc forcément xénophobe !  La première a donc le droit, malgré la loi,  de « troubler la tranquillité » de sa « sous-chienne » de voisine, laquelle n’a pas le droit, elle, le droit de s’en plaindre !

Si la Justice avec un grand J s’appliquait, et non une parodie de justice, Houria Bouteldja aurait été condamnée pour le caractère injurieux et haineux de ses propos. Mais le plaignant est une association dont le sigle signifie : Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité française et chrétienne. « Identité Française », « chrétienne », que voilà de vilains mots, des mots honnis par la gauche bobo, des mots devenus suspects : pensez donc, se réclamer de la France, afficher son patriotisme et, pire encore, oser revendiquer les racines chrétiennes de notre pays ! Aux narines de la magistrature bien-pensante, cela pue d’autant plus la xénophobie que, circonstance aggravante,  l’AGRIF est étiqueté « proche de l’extrême droite, dans la mouvance du catholicisme traditionaliste » (du moins selon Wikipédia). Alors, bien sûr, l’Indigène peut impunément cracher sa haine et son mépris…

Entre « faire la bamboula » et « sous-chiens » ou  « Blancs à rééduquer », la justice a choisi  et c’est l’Injustice qui a rendu son verdict !

Bientôt, le 3 février, ce sont Pierre Cassen et Pascal Hilout qui vont passer en «  injustice » pour incitation à la haine. Passons sur le fait qu’on peine à croire, à la lecture des articles incriminés, que la plainte de la LDH ait pu être retenue… Si la haine dans les propos de la Bouteldja s’étale comme le nez au milieu de la figure, on a  beau chercher, on ne voit pas le moindre dérapage dans les lignes parues sur le site de Riposte Laïque et on voit mal comment on peut relaxer l’une sans les relaxer, eux aussi  !

Mais cela, c’est un raisonnement de bon sens et de raison, basé sur la notion d’équité, le contraire même de ce qui  est à l’œuvre ordinairement dans les prétoires. Aussi peut-on être inquiet sur l’issue de ce procès, qui s’assimile à une « chasse aux sorcières » digne des régimes totalitaires de sinistre mémoire !

Pierre a un handicap majeur : c’est un « sous-chien »… donc à priori coupable de racisme, selon les critères en vigueur ! Le cas de Pascal-Mohamed est plus problématique : comment le convaincre de racisme, lui qui a les mêmes origines ethniques que les « victimes » ? Peut-on être raciste envers soi-même ?

Je suppose que la LDH, en attaquant les articles de Cyrano, ne prévoyait pas que l’un d’eux était dû à la plume de Pascal .  Il me semble que cela va compliquer la tâche de l’Injustice, et je m’en réjouis !

Chantal Macaire




Acquittement Bouteldja : réponse aux magistrats de Toulouse

Les attendus du jugement qui a relaxé Houria Bouteldja sont maintenant connus. Je souhaite donc apporter la réponse suivante au point de vue des magistrats de Toulouse.

Les motifs de la relaxe, tels que je les comprends, peuvent être résumés comme suit, les termes employés par les magistrats sont entre parenthèses.

Houria Bouteldja est relaxée, car le « néologisme »qu’elle a employé, « souchiens », n’a pas « porté une atteinte directe à des personnes identifiées ou simplement identifiables. Le tribunal reconnait que la « notion de souchien » se rapporte à « cette notion de français de souche ». Mais il estime (premier argument) que Nicolas Sarkozy parle « raisonnablement » en affirmant « qu’il n’existait plus de français de souche ».  Cette inexistence découle selon le tribunal, du fait que « cette notion de français de souche » « n’est en aucun cas un acquis validé par la recherche scientifique », ni par  « les recherches de la génétique », qui selon le tribunal, montreraient que « nous sommes tous métissés bien qu’unique ». De plus, le tribunal ajoute (deuxième argument), que la « notion de français de souche » est « un artifice de langage » utilisée « sur un mode néo-raciste », « qui tend à matérialiser en race définie en creux, avec en toile de fond cette idée de la disparition de la grande race ou de la revendication d’un type supérieur d’humanité ».

Au deuxième argument, la réponse est que le tribunal fait ici implicitement un procès d’intention aux personnes qui emploient l’expression de « français de souche » : celui de revendiquer pour les français de souche le statut de type supérieur d’humanité.  On est là purement et simplement dans le procès d’intention.  Affirmer qu’il existe une population de français de souche, signifie affirmer qu’il existe, historiquement, une population dont les ancêtres sont pour la plupart et depuis des siècles, nés en France. C’est affirmer que cette population est identifiable, par la généalogie, et distinguable d’autres populations. Cela ne signifie aucunement prétendre que cette population aurait une supériorité quelconque sur d’autres.

Au sujet de la « notion » de « français », je rappelle, juste en passant, que la France est depuis Clovis au moins, chrétienne ; ce qui signifie qu’elle reconnait l’égalité fondamentale de tous les êtres humains, également « créés à l’image de Dieu », que « Jesus-Christ est la victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les notres, mais aussi pour ceux du monde entier » (Jean). Plus : la France est historiquement catholique, or le Vatican a depuis des siècles un discours anti-raciste (Ex :  1435, bulle Sicut-Dudum du pape Eugène IV condamnant l’esclavage des habitants noirs, sous peine d’excommunication. Ex : 1537, le pape Paul III déclare « les Indiens eux-mêmes sont assurément des hommes véritables » « en vertu de notre Autorité apostolique [nous] décrétons et déclarons […] que les dits Indiens, et tous les autres peuples, même s’ils sont étrangers à la foi, […] ne devront pas être privés de leur liberté ou de leurs possessions […] et ne devront pas être réduits en esclavage, et quoi qu’il advienne de contraire soit considéré comme nul et non avenu ».), y compris pendant la deuxième guerre. Il me parait difficile de parler de l’histoire de la France et de sa population en omettant ce trait fondamental dans la culture française – y compris son droit – qu’est le christianisme. Il me parait difficile de prétendre interpréter des propos tenus sur la population française en faisant mine d’oublier à quelque histoire intellectuelle et culturelle ils se réfèrent, donc à quelle conception fondamentalement anti-raciste ils se réfèrent. Le tribunal pour faire son procès d’intention, se réfère lui aux débats récents sur l’Algérie et l’immigration, affirmant (ce qui est une appréciation des plus discutables) que la « notion de français de souche » aurait été là employé « sur un mode néo-raciste ». Cette optique me parait bien courte, elle est de toute façon biaisée par la méthode du procès d’intention.

Au premier des arguments, la réponse est la suivante. Si pour le tribunal, la « notion de français de souche » ne correspondant pas « à des personnes identifiées ou simplement identifiables », parce que « les recherches de la génétiques nous ont appris que nous sommes tous métissés bien qu’unique », alors cela signifie qu’aucune autre personne ne peut être « simplement identifiable » « en raison de son appartenance à une ethnie, une race (…) déterminée », puisque nous serions tous « unique », impossibles à identifier. Mais alors que diable avait donc en tête le législateur en faisant allusion à l’éventualité d’une identification « en raison de son appartenance à une ethnie, une race », puisqu’elle serait « selon les recherches de la génétique », impossible ?

Autrement dit, pour le tribunal, repérer un noir, un juif (français de souche ou pas), un arabe est possible, mais pas repérer un français de souche (chrétien ou pas), donc punir une agression contre un noir, un juif, un arabe est faisable, mais pas punir une agression contre un français, puisqu’en effet, on ne peut pas punir une agression contre « ce » qui n’existe pas, « ce » qui n’existe pas ne peut être agressé.  Si l’on pousse ce raisonnement jusqu’au bout – et je pense que tel est bien le sens de ces attendus du jugement, même si le tribunal ne s’en rend visiblement pas compte – un tel discours est hallucinant, le degré de déni de la réalité historique et sociale qu’il contient est hallucinant.

Il me rappelle pourtant quelque chose. Une sorte de blague, la blague du pied de la lettre. En réalité le Tribunal de Toulouse est très catholique, il fait du christianisme comme Monsieur Jourdan, sans le savoir, mais selon le mode « pied de la lettre ». Aveugle à la métaphore.  Quand Paul dit « Il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni homme libre ; il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus. Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc « descendance » d’Abraham, héritiers selon la promesse », il parle métaphoriquement, par raccourci.  Bien sur, il y a des juifs et des grecs,  bien sur ils sont juifs et grecs, bien sur que l’on peut les « identifier », mais …, explique Paul, s’ils ne sont plus d’abord, plus principalement, juifs ou grecs c’est qu’ils sont « une personne dans le Christ », c’est que la « réalité » des « personnes dans le Christ » prime sur les autres aspects de la réalité, et donc, que ces autres aspects ne comptent plus, ne doivent pas compter, donc, par métaphore, par raccourci, Paul dit qu’ils ne sont plus … mais il sait très bien cependant qu’ils sont toujours existants, constatables.  De la même manière, quand Simone de Beauvoir dit « On ne nait pas femme, on le devient », elle veut dire par là que le mot «  femme », l’idée que l’on s’en fait, relève du domaine du langage, des idées, de la culture qui traduit et commente ce qu’est la réalité des êtres humains de sexe féminin, et a donc un aspect culturel et non simplement une relation directe avec la réalité physique, et elle veut encore dire par là, qu’un être humain de sexe féminin « devient femme », sera « socialement » reconnu comme telle ; comme « vraie femme », s’il se conforme à ces « idées » formées en partie par la culture … mais elle sait très bien que la réalité physique des êtres humains de sexe féminin existe dès la naissance et avant. La blague aujourd’hui, c’est de prendre ces écrits « au pied de la lettre », comme si leurs auteurs avaient voulu dire que les juifs et les grecs ont disparu à la naissance de Jésus ou que les bébés naissent asexués et transformables à volonté (peut-être que la production en utérus d’acier inoxydable précédée du tripatouillage des gamètes permettra un jour cette « production », mais j’ai un peu peur de l’allure de ladite production …). Boris Vian, à l’aide, au secours, dis’y leur ce que métaphore veut dire …

On retrouve aussi dans les attendus du jugement la contradiction existant dans la revendication concomitante du « métissage » et de la « diversité » : si tout le monde est métisse et « unique », il n’y plus de diversité, il y a l’uniformité du métissé, métissé de quoi d’ailleurs, puisque l’on ne peut pas métisser entre membres d’un corps « unique » … bref, cet argument relève de la confusion la plus confuse.

J’aimerais que le Tribunal de Toulouse, et tous ceux qui raisonnent aujourd’hui comme lui, en niant l’existence du peuple français, et assimilent toute critique de l’immigration à du racisme, prennent connaissance des écrits de la deuxième organisation internationale, l’OCI, le « club des Etats musulmans » sur les notions de communauté et d’identité, j’aimerais qu’ils prennent ainsi la mesure de l’acharnement de ces Etats à conserver le caractère « identifiable » des musulmans, de leur refus acharné de se laisser « métisser » et « coloniser » « démographiquement ».

Citons l’OCI : « Conférence de la Oumma islamique au 21ème siècle – Dakar 2008… La Conférence a réaffirmé sa décision de considérer toute proposition de réforme qui négligerait la représentation appropriée de la Oumma islamique dans n’importe quelle catégorie de membres au sein du Conseil de sécurité élargi, ne sera pas acceptable pour le monde musulman … La Conférence a renouvelé son soutien et son appui aux efforts, initiatives et bons offices du Secrétaire général, en vue de trouver un règlement juste aux problèmes des musulmans, des communautés et minorités musulmanes dans les Etats non membres aux plans politiques, culturels et économiques …La conférence a prié tous les Etats islamiques de saisir l’occasion de la célébration du 60eme anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme pour faire connaître et mettre en relief le concept des droits de l’homme selon la vision islamique…La Conférence a également exprimé sa vive préoccupation au sujet des tentatives répétées d’associer injustement l’Islam aux violations des droits de l’homme et à toute activité visant à en faire usage en vue de s’attaquer aux Etats membres de l’OCI pour des raisons politiques. Elle a mis l’accent sur le besoin de faire face aux tentatives de plus en plus nombreuses de créer une nouvelle forme d’idéologie de culture unique à travers laquelle les pays industrialisés cherchent à imposer leurs valeurs, opinion et modes de vie sur les pays en développement et ce, au détriment de leurs identités culturelles, voire moyennant la perte de celles-ci….La Conférence a fermement condamné …toutes les observations inappropriées sur l’Islam et le Prophète Mohammad (PSL) sous le prétexte de la liberté d’opinion et de la presse… La Conférence a rendu hommage au secrétaire général de l’OCI pour ses efforts d’interaction avec les médias visant à les sensibiliser aux préoccupations de l’OCI et de ses Etats membres au sujet des campagnes de presse hostiles à la religion islamique et aux musulmans … La Conférence a souligné le besoin pour tous les musulmans d’être suffisamment informés pour comprendre que toute dispute entre les adeptes des différentes écoles juridico théologiques de l’Islam, est de nature à nuire à l’ensemble de la Oummah et à mettre en danger son unité. Elle a affirmé..que le sang, la propriété, l’honneur et la réputation des musulmans sont sacro-saints. »

Citons encore l’OCI : « Conférence islamique. Doha, Etat du Qatar [ vous savez, ceux à qui certains veulent vendre Areva et Uramine, c’est-à-dire notre nucléaire et notre uranium … ] 2009. … Consciente de l’importance du rôle des communautés et des minorités musulmanes établies en Occident, et partout dans le monde, dans la réduction du fossé culturel qui sépare le monde islamique du monde non islamique, et en vue de les protéger contre la dilution culturelle et la perte de l’identité islamique, notamment les deuxième, troisième et quatrième générations, l’ISESCO [ organisation dépendante de l’OCI] a décidé de mettre en place un cadre référentiel de l’action culturelle à l’extérieur du monde islamique… L’ISESCO a toujours accordé une grande attention aux musulmans établis à l’extérieur du monde islamique, qu’ils soient issus de l’immigration ou de souche, en leur consacrant plusieurs programmes éducatifs, culturels, scientifiques et de communication… Partant de la parole d’Allah : « A chaque communauté parmi vous, Nous avons établi une Loi et une Voie », l’ISESCO, convaincue que les nations et les peuples ne sauraient prétendre au renouveau et au progrès que dans la mesure où ils se penchent sur la réalité de leur identité civilisationnelle et élaborent des plans de développement pour leur avenir… Le principe de la différence des civilisations appelle à prendre conscience des fondements de la paix civilisationnelle islamique, à la protection de l’identité de la civilisation du Musulman contre les méfaits des courants idéologiques, culturels et politiques qui sont incompatibles avec son identité civilisationnelle… Croyant fermement que les communautés musulmanes d’Europe forment un élément constitutif important de la Oumah islamique, l’ISESCO a tenu, depuis sa création en 1982, à protéger l’identité islamique des communautés islamiques vivant en Occident…. »

Citons encore l’OCI : « Question de la Palestine de la ville d’Al-Qods Al-Charif [ nom donné par l’OCI à Jérusalem ]. Session de la Oummah islamque au 21eme siècle. Sénégal 2008. La Conférence islamique ..se fondant sur les résolutions islamiques affirmant … qu’une paix juste et globale ne saurait être réalisée qu’avec le retour de la ville d’al-Qods al-Charif sous souveraineté palestinienne, en tant que capital de l’Etat de la Palestine … Condamnant vivement toutes les mesures et pratiques illégales … visant à judaïser la ville et à en oblitérer le caractère arabo-islamique… réaffirme qu’aucune paix juste et globale ne pourra s’instaurer au Moyen-Orient aussi longtemps qu’Israel ne se sera pas retiré .. d’Al-Qods al-Charif…Réaffirme que toutes les mesures, dispositions législatives, administratives relatives à la colonisation et visant à changer le statut juridique, démographique, urbanistique et culturel de la ville sainte sont nulles et non avenues … demande au Conseil de sécurité de ..empêcher la colonisation d’al-Qods …dénonce les plans israeliens permettant aux juifs extrémistes de profaner l’esplanade de la mosquée al-Aqsa, d’y faire leurs prières et d’occuper les bâtiments adjacents, considèrent ces mesures comme des actes de provocation délibérée visant à permettre aux organisations juives extrémistes de continuer à profaner la saint Mosquée al-Aqsa, à marquer  leur présence dans l’enceinte de la mosquée … Demande au Secrétariat général de l’OCI d’organiser des conférences sur la sauvegarde du cachet historique et culturel islamique de la ville d’al-Qods et sur les moyens de déjouer les tentatives incessantes de l’occupant israelien pour changer les caractéristiques historiques, démographiques, culturelles et religieuses de la ville sainte.. Invite le Vatican, les Eglises orientales et autres congrégations chrétiennes à participer à la lutte contre la judaïsation de la ville d’al-Qods afin de préserver la dimension spirituelle de la ville …Appelle à apporter de l’aide aux habitants de la ville d’al-Qods dans leur lutte contre les mesures visant à judaïser la ville sainte et à les en expulser… Appelle les Etats membres à fournir l’assistance requise ..pour permettre de mener à bien leur mission de sauvegarde du cachet culturel arabe et islamique de la sainte ville et d’appui à la résistance de ses habitants aux récurrentes mesures israeliennes de judaïsation.. Loue les efforts déployés par Sa Majesté Mohamed VI, président du comité Al-Qods, pour soutenir la ville sainte, préserver son identité arabe et islamique et appuyer la résistance de ses habitants aux tentatives de judaïsation dont ils sont l’objet.. »

A la lecture de ces textes récents de l’OCI, on voit l’abime de perspective entre la vision du Tribunal de Toulouse, qui est celle de tous ceux qui en France, rêvent d’un monde où règnerait la paix universelle et perpétuelle entre des êtres humains se reconnaissant tous d’abord et essentiellement comme membres d’une même humanité commune, « communiante » avec ou sans dieu, et la vision des Etats musulmans.  Pour l’OCI, les peuples et les nations existent, les différences de civilisations existent, les « de souche » (« L’ISESCO a toujours accordé une grande attention aux musulmans établis à l’extérieur du monde islamique, qu’ils soient issus de l’immigration ou de souche »), existent, et l’identité doit être préservée y compris chez les migrants, toujours rattachés à leur « communauté islamique ». Et puis, je ne sais pas à quoi auront pensé les lecteurs des écrits de l’OCI sur « al-Qods » mais … ces passages sur Jérusalem me font furieusement penser à la Basilique de Saint Denis, sépulcre de nos Rois de France.

Alors au vu de ces textes de l’OCI, je me suis mise à imaginer ce qu’une transposition de ces textes donneraient si un « français de souche » les écrivait, et j’ai donc retranscrit les passages principaux en remplaçant « musulman » par « chrétien », « arabe » par « français », « judaiser » par « islamiser », « chrétiens » par « juif », « al-Qods » par « Saint-Denis », et en en déduisant les décisions qui s’imposeraient selon les principes de l’OCI, concernant les propos de Houria Bouteldja.  Voici  le résultat :

« La France, convaincue que les nations et les peuples ne sauraient prétendre au renouveau et au progrès que dans la mesure où ils se penchent sur la réalité de leur identité civilisationnelle et élaborent des plans de développement pour leur avenir… Le principe de la différence des civilisations appelle à prendre conscience des fondements de la paix civilisationnelle chrétienne, à la protection de l’identité de la civilisation du FrancoChrétien contre les méfaits des courants idéologiques, culturels et politiques qui sont incompatibles avec son identité civilisationnelle… Croyant fermement que les communautés chrétiennes d’Orient forment un élément constitutif important de la communauté chrétienne …. »

« Consciente de l’importance du rôle des communautés et des minorités chrétiennes établies en Orient, et partout dans le monde,  et en vue de les protéger contre la dilution culturelle et la perte de l’identité chrétienne,  l’Europe a décidé de mettre en place un cadre référentiel de l’action culturelle à l’extérieur du monde chrétien… »

« La France, L’Europe chrétienne a réaffirmé sa décision de considérer toute proposition de réforme qui négligerait la représentation appropriée de la communauté des chrétiens dans n’importe quelle catégorie de membres au sein du Conseil de sécurité élargi, ne sera pas acceptable pour le monde chrétien … »

« Elle a mis l’accent sur le besoin de faire face aux tentatives de plus en plus nombreuses de créer une nouvelle forme d’idéologie de culture unique à travers laquelle les pays pétroliers cherchent à imposer leurs valeurs, opinion et modes de vie sur les pays sans ressource pétrolière et ce, au détriment de leurs identités culturelles, voire moyennant la perte de celles-ci… »

«  La France, L’Europe chrétienne a fermement condamné …toutes les observations inappropriées sur le christianisme ou l’humanisme occidental sous le prétexte de la liberté d’opinion et de la presse…La France, L’Europe chrétienne  a souligné le besoin pour tous les français d’être suffisamment informés pour comprendre que toute dispute entre les adeptes des différentes écoles politico-philosophico-théologiques gréco-chrétiennes, est de nature à nuire à l’ensemble de l’Occident et à mettre en danger son unité. Elle a affirmé… que le sang, la propriété, l’honneur et la réputation des français/chrétiens/blancs sont sacro-saints. »

Or donc, attendu que « l’honneur et la réputation des français de souche/blancs sont sacro-saints », le Tribunal condamnera les propos traitant les français de chiens et même de moins que des chiens, de sous chiens, ce qui porte indiscutablement atteinte à leur honneur et à leur réputation.  Reprenons le texte :

« Condamnant vivement toutes les mesures et pratiques illégales … visant à islamiser la ville et à en oblitérer le caractère franco-chrétien… Réaffirme que toutes les mesures, dispositions législatives, administratives relatives à la colonisation et visant à changer le statut juridique, démographique, urbanistique et culturel de la ville sainte sont nulles et non avenues … demande au Conseil de sécurité de ..empêcher la colonisation de Saint Denis …dénonce les plans de certains pouvoirs musulmans permettant aux musulmans extrémistes de profaner l’esplanade de la Basilique, d’y faire leurs prières et d’occuper les bâtiments adjacents, considèrent ces mesures comme des actes de provocation délibérée visant à permettre aux organisations islamiques extrémistes de continuer à profaner la sainte ville de Saint Denis, à marquer  leur présence dans l’enceinte de la Basilique … Demande ….d’organiser des conférences sur la sauvegarde du cachet historique et culturel chrétien de la ville de Saint Denis et sur les moyens de déjouer les tentatives incessantes de l’occupant arabo-musulman pour changer les caractéristiques historiques, démographiques, culturelles et religieuses de la ville sainte.. Invite les Rabbinats et autres organisations juives à participer à la lutte contre l’islamisation de la ville de Saint Denis afin de préserver la dimension spirituelle de la ville …Appelle à apporter de l’aide aux habitants de la ville de Saint Denis dans leur lutte contre les mesures visant à islamiser la ville sainte et à les en expulser… Appelle les Etats occidentaux à fournir l’assistance requise… pour permettre de mener à bien leur mission de sauvegarde du cachet culturel français et chrétien de la sainte ville et d’appui à la résistance de ses habitants aux récurrentes mesures arabo-musulmanes d’islamisation. »

Que penseraient nos nouveaux gardiens du temple prétendu antiraciste de telles déclarations si elles étaient réellement proférées ? Mon dieu, mon dieu, sainte flaireuse de fascismes sans symptômes ( vous vous rappelez ? la schizophrénie sans symptôme qui permettait d’enfermer et torturer les dissidents soviétiques ?) et renifleuse de traces jaunes, protégez nous d’une telle puanteur diabolique, ne dérivons pas et gardez nous de telles abominables pensées … Bref, ils n’en penseraient pas grand-chose, car le terrorisme intellectuel du « tu es raciste même si tu n’en as pas conscience, si tu écoutes seulement de tels arguments », empêche notre génération moralement poltrone d’écouter autre chose que de lamentables gourous s’instituant en minables tortionnaires de conscience, (les véritables nouveaux inquisiteurs), et surtout pas une telle question …

On notera aussi que conformément à l’appel de l’OCI à développer la « science des objectifs » (un domaine du « fiqh », droit islamique), le Conseil européen de la Fatwa, (notre prochaine commission des lois), a, après le conseil de la fatwa du Koweit, permis l’usage des prêts bancaires afin de faciliter l’accès des immigrés musulmans en Europe à la propriété.

« Conseil européen de la Fatwa : Achat des maisons par l’intermédiaire d’un prêt bancaire avec intérêt pour les musulmans résidents en dehors de la terre d’islam « le Conseil, à la lumière des arguments, des règles et des considérations juridiques, ne voit aucun inconvénient à avoir recours à ce moyen, c’est-à-dire au prêt bancaire avec intérêt en vue de l’acquisition d’une maison dont le musulman et sa famille ont besoin comme résidence » … Raisons : « A côté de ce besoin individuel pour tout musulman, il y a un besoin collectif relatif à l’ensemble des musulmans qui vivent en minorité en dehors de la terre d’Islam, et qui consiste à améliorer leurs conditions de vie et à élever leur niveau. Ils présenteront alors une image rayonnante de l’islam. Cela consiste également à se libérer des contraintes financières qu’ils subissent pour s’acquitter de leur devoir de « da’wa » et contribuer à l’essor de la société dans son ensemble. Or, cela implique que le musulman ne doit pas consacrer tout son effort et toute son énergie à payer ses charges locatives et le coût de sa subsistance quotidienne, ne trouvant plus ainsi l’occasion de servir sa société ni sa religion. » « Si le musulman n’a pas recours à ces contrats juridiquement invalides (en terre d’Islam) – dont l’usure – sa conformité à l’islam sera la cause de son affaiblissement au niveau économique et la source de ses pertes financières. Or, en principe, l’islam est sensé le renforcer et non pas l’affaiblir, l’enrichir et non pas l’appauvrir, lui profiter et non pas lui nuire. D’ailleurs, certains savants parmi les pieux prédécesseurs ont permis au musulman d’hériter un parent non-musulman en se référant au hadith : « L’islam rajoute et ne diminue pas » , c’est-à-dire, il accroît les biens du musulman et ne les diminue pas, ainsi qu’au hadith : « L’islam élève et rien ne s’élève au-dessus de lui »

Cette mesure est indubitablement « de nature changer les caractéristiques historiques, démographiques, culturelles et religieuses » de la France. Ne faudrait il donc pas suivant la logique identitaire et communautariste de l’OCI, la considérer comme « nulle et non avenue », sans parler de la vente des biens eux-mêmes ?

Attention je ne suis pas en train de dire qu’il faudrait refuser d’appliquer nos propres lois démocratiques anti-discrimination, et bafouer ainsi notre propre démocratie, je suis légaliste et démocrate donc loin de moi cette idée, je mets en garde contre de tels actes « désespérés »,   je demande seulement : face à une telle volonté de faire en sorte que « l’islam rajoute mais ne diminue pas », que faut il donc faire : se laisser faire ou réfléchir sérieusement à se protéger,  et comment le faire sans y perdre notre « âme » ?

Le retour à un principe d’égalité « toutes choses égales par ailleurs », le retour à la conception de la liberté limitée par le souci de ne pas laisser détruire les libertés par des abus de droit, devraient nous amener à repenser la notion de « discrimination », à nous autoriser à « distinguer » entre les « distinctions » et « différences » de traitement abusives ou pas.  Quand on sait par exemple que des pays tout à fait respectables interdisent la vente de biens immobiliers aux non nationaux, et quand on sait l’importance de la notion de « terre islamique », c’est-à-dire la gravité de l’accession à la propriété de terres par des musulmans selon l’islam, on peut estimer que la France devrait interdire la vente de biens immobiliers à toute personne dont les convictions la conduisent à penser, elle et son groupe, que du fait de cette vente, la terre vendue échappe à la souveraineté française et relève de la souveraineté d’un pays étrangers ou d’une communauté étrangère ou en partie étrangère.

Le temps de Zola et de De Gaulle est passé, ai-je encore envie de répondre aux Magistrats : l’islam est présent, présent parce que nous lui avons permis d’être là, il intervient dans les FAITS que les juges ont à juger de plus en plus et tous les jours,  il serait donc temps de se mettre à la lecture des orientalistes classiques européens, du temps où ils pouvaient écrire sans craindre, sans même imaginer qu’ils pourraient avoir à craindre pour leur vie en Europe, sans même imaginer que nul magistrat ne trouverait à redire à leurs écrits descriptifs, ainsi qu’à la lecture des érudits musulmans, des juristes musulmans, leurs collègues, qui se démènent pour expliquer dans toutes les langues, quels comportements doivent avoir les musulmans envers les non musulmans, envers les « de souche » qui refusent de se convertir. Comment peut on juger lorsque l’on ne connait pas LES FAITS, TOUS LES FAITS ?!

Enfin, je remercie Bat Yeor pour son travail d’analyse des textes de l’OCI ( cf son ouvrage « L’Europe et le spectre du califat », se référant à ces textes dont le sens est des plus clairs, et qui n’ont rien de « fantasmes »).

Je remercie surtout l’AGRIF, pour son énergie à défendre « l’honneur et la réputation » du peuple français, seule association à le faire, quand on injurie ce peuple de façon ignoble …

Personnellement, je n’ai aucun mal à « identifier » le peuple français, et je n’ai nulle envie qu’il disparaisse ( chacun ses gouts et ses couleurs, les miens sont peut être pervers mais j’y tiens ..). Chacun a le droit de penser qu’il n’existe pas, que sa propre existence n’est qu’une illusion, et de se suicider. Mais Messieurs nos Juges, svp, si vous n’aimez pas l’existence, n’en dégoutez pas les autres …

Elisseievna




La LDH s’oppose à une proposition de loi facilitant l’application de la laïcité

Lors du communiqué (1) condamnant l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs (garderies, nourrices agrées), la LDH a manifesté une nouvelle fois son caractère rétrograde, par son attachement à ne pas entraver la domination patriarcale exercée sur de trop nombreuses jeunes filles et femmes musulmanes.

Certes la LDH a par ailleurs souligné qu’elle n’était pas favorable au port du foulard et du voile, au nom de l’émancipation des femmes. Mais tout tend à prouver que ce n’est qu’une posture de bonne conscience, derrière laquelle se cache le souhait beaucoup plus concret de ne rien réaliser en fait pour favoriser l’émancipation de ces femmes.

LA  LDH  OPPOSEE  A  TOUS  LES  COMBATS  LAÏQUES

Au contraire, depuis 2004, date à laquelle les gouvernements français successifs ont promulgué quelques lois encore bien timides pour tenter de restreindre les conditionnements religieux auxquels sont confrontés les consciences de la jeunesse française, la LDH n’a fait que s’y opposer.

Ainsi la LDH n’était pas favorable à la loi de 2004, interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires français. Elle ne l’était pas plus en 2010 en ce qui concerne l’interdiction de la burqa, ou en 2011 lorsque fut évoquée la perspective, lors de sorties scolaires, de n’employer que des mères accompagnatrices ne portant pas le foulard islamique.

A cette occasion, la LDH avait même poussé l’engagement à accueillir dans ses murs une réunion publique du collectif Mamans Toutes Égales, dont l’objectif est d’empêcher l’application de la laïcité par notre république (2). La LDH, qui se prétend un mouvement antiraciste, avait fait fort le jour-là en invitant la douce Houria Bouteldja, membre fondatrice de ce collectif MTE, mais surtout connu pour le mépris qu’elle affiche envers les sou(s)chiens.

AUCUNE  ATTEINTE  A  LA  LIBERTE  DE  CONSCIENCE  DANS  LE  PROJET  DE  LOI

Leur communiqué rétrograde (1) opposé au projet de loi adopté par le Sénat n’est donc pas surprenant. Pourtant il évoque bien implicitement qu’il y a bien un problème, en reconnaissant qu’il peut y avoir une absence de neutralité de la nounou, mais qu’il sera difficile d’évaluer ce qui est une manifestation contraire à la neutralité. Aussi cela est secondaire pour les rigides de la LDH qui préfèrent minorer cette atteinte à la laïcité, reprenant les arguments des acteurs islamiques évoqués dans oumma.com ou saphirnews qui pérorent que ce projet « contrevient à la liberté de conscience et d’opinion inscrite dans la loi de 1905 ».

Or ce n’est nullement le cas, personne ne s’oppose à ce que ces nounous nous informent de l’islam ou d’une autre religion, personne ne leur interdira d’effectuer leurs prières. Mais ces informations ne doivent pas être fréquentes et s’imposer aux autres, ce qui deviendrait du prosélytisme, et les prières ne doivent pas être effectuées devant des enfants, qu’elles soient islamiques, chrétiennes, bouddhistes ou autres. Soyons sérieux, messieurs de la LDH, croyez-vous que les adeptes d’une religion accepteraient que leurs enfants subissent quotidiennement durant leur garde des slogans dénonçant l’imposture de l’existence de Dieu ?

AUCUNE  VOLONTE  D’EXCLUSION  DANS  LA  PROPOSITION  DE  LOI

L’argumentation trompeuse se poursuit avec l’invocation d’une soi-disant exclusion qui serait induite par la proposition de loi. Renversement de raisonnement stupéfiant. A suivre la LDH, ce serait pratiquer l’exclusion que de s’interposer face à des pratiques d’exclusion. Rappelons tout de même que les principales significations du port du foulard sont l’expression d’une soi-disant pudeur induisant que la non-porteuse du foulard est une personne impudique, avec toutes ses connotations inhérentes de mépris, même si elles sont inconscientes. Pascal Hilout nous a bien expliqué aussi que le port du foulard est aussi un message adressé à l’homme non musulman pour lui dire qu’il ne sera jamais son conjoint potentiel, sauf à se convertir. Alors où est l’exclusion ?

Enfin, par le port du foulard, une nounou s’exclut d’elle-même par rapport à des parents qui souhaiteraient pour leur progéniture une éducation affranchie de toute perception religieuse prosélyte, et qui, du coup, retireraient leurs enfants de cette garde. Evidemment le raisonnement biaisé des responsables de la LDH y ferait alors apparaître une volonté de discrimination de la part de ces parents. Pourtant à l’inverse, les contraindre à retirer leur foulard pourrait, dans le cas où elles sont contraintes par leurs mâles ou la peur d’Allah, constituer le petit coup de pouce ouvrant de nouvelles voies émancipatrices à ces femmes.

Au contraire la LDH privilégie le scénario des difficultés qui se présenteraient alors à  ces pauvres « victimes » stigmatisées  pour ne pas être exclues, puisque cela « représente parfois pour elles la seule possibilité d’activité rémunérée donc d’autonomie ». La LDH ferait bien de se demander pourquoi. En effet si c’est leur seule possibilité d’activité rémunérée, cela s’explique par le désir d’un époux possessif  de mieux les contrôler en les fixant  au domicile, et en limitant ainsi leurs déplacements à l’extérieur (courses, trajets enfants-école, visites chez les amies).

« On risque de voir resurgir des débats sans fin », peut-on lire dans le communiqué. Percevoir le débat comme un risque est une curieuse conception de la démocratie, à moins bien sûr de ne pas être sûr de la solidité de ses arguments. Effectivement, ils peuvent craindre d’un débat où les laïques auront le temps et l’espace pour développer leur raisonnement permettant d’éclairer les citoyens.

AUCUNE  DISCRIMINATION  DANS  LA  PROPOSITION  DE  LOI

Enfin, arme fatale dans l’esprit de ces antiracistes de pacotille, la menace de discrimination que porterait le projet. Il inaugurerait « un nouveau type de contrat de travail, celui où le salarié devra déclarer ses convictions religieuses, alors même que le Code du travail interdit toute discrimination directe ou indirecte basée notamment sur la religion ». Aidons-les encore à réfléchir avec discernement. Dans le cas présent, toutes ne devront pas déclarer leurs convictions religieuses, seules celles s’entêtant à porter leur foulétendard, dans le cadre de leur tâche d’encadrement d’enfants.

D’autre part, la discrimination consistant à refuser de donner l’agrément à des personnes enfoulardées ne s’explique pas par leur religion musulmane, mais par leur action à visée prosélyte exercée de façon consciente ou non, peu importe. Le refus d’exercice de la profession de nounou s’exercerait aussi contre des croyant(e)s d’autres religions qui agiraient de façon analogue, comme on l’a vu précédemment.

On rétorquera, qu’en même temps, la nounou exerce chez elle, et qu’à ce titre, se trouvant dans sa sphère privée, elle est libre de pratiquer et d’exprimer sa religion à sa guise, en portant par exemple son foulard. L’argument est recevable à condition que les parents soient libres de refuser de confier leur enfant à la propagande visuelle religieuse d’une mère voilée. Ce qui n’est pas garanti, la justice étant capable de les accuser de discrimination et de racisme.

Autre cas de figure : lors de la première rencontre, l’assistante maternelle ne porte pas de foulard et les parents inscrivent donc leur enfant ; puis ils découvrent ultérieurement le port d’un foulard par celle-ci ; ils doivent alors avoir le droit de retirer leur enfant pour qu’il échappe à un conditionnement. Donc si on peut concevoir le respect de l’expression religieuse dans la sphère privée, il faut permettre aux parents qui le désirent que leur enfant échappe à la propagande du foulard.

C’est justement ce qu’a bien prévu l’article 3 de la loi (3). « L’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d’accueil d’enfants », sauf s’il est stipulé dans le contrat qu’il exprimera sa religion au cours de son activité et que donc les parents l’acceptent. Ainsi  est garantie la laïcité qui permet d’exprimer sa religion dans la sphère privée, et la défense des parents qui pourront s’ils le souhaitent, éviter tout endoctrinement de leurs enfants, sans encourir le risque d’être accusés de racisme ou de discrimination.

UNE  ARGUMENTATION  FALLACIEUSE  AFIN  DE  DISSOUDRE  LE  CONCEPT  DE  NATION

On perçoit bien la faiblesse de la plaidoirie de la LDH. Comment ses responsables peuvent-ils persévérer dans l’alignement d’arguments aussi fallacieux si ce n’est qu’ils sont enfermés dans un aveuglement doctrinaire vicieux. Ils n’arrivent pas à sortir de leur vision de l’histoire plaquée de façon erronée sur notre présent. Lors d’une tribune contre la loi interdisant le port de la burqa, ils révélaient leurs angoisses infondées : « Si une telle hypothèse [liberticide] est présente, c’est que la société française a été profondément intoxiquée par des idées venues de l’extrême-droite et qui se sont infiltrées jusque dans la gauche : la peur de l’immigré, de l’étranger, les relents de notre histoire coloniale, la tentation de l’autoritarisme. »

Ils n’ont pas perçu que le totalitarisme le plus dangereux actuellement est cette expansion islamique incontestable, et qu’il est plus que temps de l’enrayer partout il s’exprime. Leur combat politique s’effectue avec des lunettes des années 30. Leur vision du musulman est condescendante. Ils ne le voient que comme une victime d’un racisme de masse ; il ne leur vient pas à l’esprit que nombre de personnes de culture musulmane aspirent à être défendus, de l’emprise islamique de leur entourage social, par l’Etat laïque. Tout à leur aspiration à se ressentir comme des résistants qui ne permettront pas que se reproduise un nouvel holocauste ou à leur déception infantile de ne pas avoir vécu les actes de cette résistance, ils s’emmurent davantage dans leur hallucination, à la grande joie des nouveaux totalitaires islamistes.

A l’image de l’analyse spécieuse de leur communiqué, la LDH est enfermée dans une dialectique qui lui a fait progressivement oublier sa raison d’être première qui est la lutte contre le racisme. La condamnation de la préférence nationale au niveau de l’emploi a fini par se généraliser à un opprobre pour tout attachement à l’idée de nation, toute prédilection pour la culture française. Vantant l’illusion que toutes les cultures se valent, les condisciples de la LDH ont réussi à faire paraître cet attachement suspect.

C’est pourquoi le combat de Riposte Laïque consistant à remontrer aux Français la grande valeur de la laïcité et de la  République et le danger que constitue un internationalisme teinté de relativisme culturel est insupportable aux relativistes de la LDH. Il s’agit pour cette organisation de réduire au silence RL par le recours aux tribunaux. Le procès intenté par la LDH à Pierre Cassen et Pascal Hilout est donc un procès purement politique dont l’objectif est d’annihiler toute expression n’allant pas dans le sens de son rêve utopique d’internationalisme.

Jean Pavée

 

(1)    http://www.ldh-france.org/Assistantes-maternelles-une

(2)    http://mamans-toutes-egales.tumblr.com/post/8992396718/reunion-publique-du-collectif-mamans-toutes-egales

(3)    http://www.senat.fr/leg/tas11-048.html

 




Comment la LDH, le Mrap et la Licra ont insulté et ruiné Fanny Truchelut

Dès ses premiers numéros, Riposte Laïque, bien seul, a soutenu Fanny Truchelut, traînée devant les tribunaux par le Mrap, la LDH et la Licra, pour avoir demandé à deux femmes, dont l’une, Houria Demiati, s’avérera être une militante, de retirer leur voile dans les parties communes du gite. Pascal Hilout et Pierre Cassen étaient présents à ce procès, tandis qu’Annie Sugier et Anne Zelensky étaient citées comme témoins par la défense. Nous portons à la connaissance de nos lecteurs leurs témoignages, qui montrent ce que fut le mépris des prétendus anti-racistes contre Fanny, qui sera, dans un premier temps, condamnée à 4 mois de prison avec sursis, et à 8.500 euros d’amendes et de dommages et intérêts, et ne se remettra jamais d’un acharnement judiciaire qui la ruinera. 

Jeanne Bourdillon  

Les tontons flingueurs

J’étais donc citée comme témoin , avec Annie Sugier dans l’affaire des Vosges. On ne se pressait pas au portillon pour soutenir Fanny. Il y avait Pierre, et Pascal qui nous réjouissait la vue avec sa pancarte. C’est tout. On sait que dans notre « milieu » de gôche – mais est ce encore le mien ?- on murmure que nous serions « liberticides ». La victime est cette jeune femme voilée, à la tête d’une malheureuse famille marocaine refoulée honteusement par une propriétaire de gîte « raciste anti-musulmane » il y a un an. Thèse défendue haut et fort par la partie adverse. Elle était là, avec ses hérauts proclamés et campant sur ses sigles ronflants : LICRA, LDH , MRAP.

A part ça, pas mal de journaleux qui patrouillaient en quête d’une interview. Fanny avait décidé de ne pas en donner. Par contre notre victime, dûment voilée n’était pas avare de confidences. La salle d’audience n’était pas comble, il y avait d’autres affaires que la notre bien sûr. Mais nous sommes passés en 3e position. Nous avions préparé avec Annie notre déclaration. Mais le trac nous tordait un peu l’estomac. Et surtout l’indignation. Par quel renversement absurde, l’accusée se trouve être Fanny, qui a exprimé ses convictions laiques et féministes en demandant aux deux femmes voilées de ne pas arborer leur tenue dans son salon commun et la victime, une femme qui contrevient doublement aux principes de notre pays. Alors on comprendra notre émotion. Il fallait à la fois garder son calme et être convaincante face à la Justice démultipliée en quatre, le Président et ses assesseurs, plus l’avocat général. La suite allait démontrer que leur sympathie ne nous était pas franchement acquise.

Après une attente raisonnable, voilà notre tour. On nous emmène toutes deux dans une petite salle. Nous n’avons pas le droit d’assister aux débats avant d’avoir témoigné. On extrait d’abord Annie, ordre alphabétique oblige. Quand je redébarque dans la salle, je ne sais donc rien de ce qui s’y est dit. Je déclame haut et fort mon soutien à Fanny, dont je salue le courage et l’attachement aux valeurs de notre république. En face de moi, au dessus du Président le mot République est écrit en grand, avec en dessous une esquisse de la balance. Je soutiens Fanny parce qu’elle n’a pas commis le délit dont on l’accuse. Au contraire, elle a refuse ce signe d’apartheid qui nous renvoie toutes à un passé douloureux d’oppression. Je dis quel point je ressens comme une insulte à ma dignité de femme libre, la vue de ces tenues . Et je termine en posant la question de fond : qui agresse qui ?

Et je reviens à ma place. Annie m’apprend alors qu’elle a du subir les questions peu amènes du Président et surtout de l’ex chef de la LDH, Tubiana. Lequel a osé dire « S. de Beauvoir se serait retournée dans sa tombe si elle vous entendait ! » Que n’ai je été là ! J’aurais alors appris au sieur Tubiana que Beauvoir avait justement voulu créer la Ligue du Droit des femmes en 1974, parce qu’elle trouvait la LDH parfaitement inefficace en général et en particulier sur la question des droits des femmes !

Ce n’était qu’un timide prélude à ce qui allait suivre. Nos défenseurs de l’opprimée, la bienpensance en bandoulière, l’un après l’autre , sont arrivés. Et se sont employés à nous démolir, Fanny, nous les féministes, « racistes » sans en avoir l’air et « pas intelligentes » ( sic), et l’avocat dont les appartenances extrême droitières ont été stigmatisées. Ben voyons ! Ne vous y trompez pas, messieurs les juges, cette affaire est une tribune politique pour cet abominable courant de pensée. Enfin, le héraut du MRAP a même suggéré que allez savoir si Fanny n’avait pas fermé sa porte à cette honorable famille marocaine parce que parmi ses membres, il y avait un enfant trisomique ! Ca flinguait sans discontinuer au ras des pâquerettes, avec comme munitions les clichés les plus simplistes : d’un côté l’admirable femme voilée qui défend ses convictions et de l’autre, des infâmes racistes. Au fur et mesure je me recroquevillais sur mon siège, en tentant d’éviter les balles de haine qui me sifflaient aux oreilles. La haine s’exerce toujours par défaut. Défaut d’intelligence et de compassion.

Heureusement Varaut vint. Et je me suis redressée sur mon siège alorsque s’élevait sa plaidoirie qui nous entraînait hors de ces marécages. Le ton mesuré, il a fait honte aux flingueurs sur leurs attaques bas de gamme, il a posé la complexité d’un débat qui ne pouvait se réduire à l’outrance simplificatrice qui nous en avait été donnée. Il s’est interrogé sur le sens de cette affaire et de toutes celles que suscite le port du voile là où il n’a pas sa place. Il nous a offert une belle plaidoirie et un grand moment d’humanité et d’élégance d’esprit. Il nous a démontré que les labels « gauche » « droite », n’ont rien à voir avec la qualité d’un individu.

Même les tontons flingueurs en sont restés cois. Mais tout de même à quel degré d’indigence d’esprit et de mauvaise foi en est arrivée une certaine gauche ! On est ainsi passé d’un vrai racisme, brut, celui que j’ai connu enfant dans l’Afrique coloniale, à un antiracisme hystérique, tout aussi meurtrier.

Anne Zelensky

Témoignage de Annie Sugier au procès de Fanny Truchelut le 2 octobre 2007

Je tiens d’abord à affirmer que je ne serais pas ici auprès de Fanny Truchelut, devant ce tribunal, si je n’étais pas convaincue que Fanny est tout le contraire de quelqu’un de raciste. Je l’ai rencontrée avant cette audience, nous avons longuement parlé de ce qui s’est passé en août de l’année 2006, lorsqu’elle a demandé à Mme Demiati de retirer son voile dans les parties communes du gîte. Je n’ai aucun doute sur le fait que c’est au nom du droit des femmes et de ce que représente le voile qu’elle a pris cette position que j’approuve.

Si je dis cela c’est en me basant sur mon expérience de présidente d’une association féministe. La Ligue du droit international des femmes a été créée par Simone de Beauvoir en 1983, en partant du constat que le droit des femmes évolue au gré des cultures, des religions, des zones géographiques, comme si c’était naturel et que la notion de droit universel ne s’appliquait pas aux femmes ! Notre objectif a donc été de lutter contre ce que l’on appelle le « relativisme culturel » et de promouvoir un droit universel s’appliquant enfin aussi aux femmes.

Le corollaire de cet aveuglement, c’est que la situation des femmes évolue lentement, et même parfois régresse. Au fond ce que l’on ne veut pas reconnaitre c’est un paradoxe fondamental : les hommes et les femmes sont faits pour s’aimer et pourtant l’oppression des femmes atteint parfois des degrés extrêmes . Pour ne pas affronter ce paradoxe on évite d’utiliser certains mots pour décrire la réalité :on dira querelle conjugale à la place femmes battues, tournantes au lieu de viol, excision au lieu de mutilation… Quand Sohane, cette jeune fille de 17 ans est morte brûlée vive à Vitry , la plaque en souvenir de sa mort ne portait pas la terrible mention « morte brûlée vive », comme si cela pouvait effacer la réalité de ses souffrances.

Et bien pour le voile il en va de même.

On ne veut pas voir ce qu’il représente : la ségrégation entre les hommes et les femmes. Il réactualise l’une des raisons premières de l’oppression des femmes que l’on retrouve bien avant l’arrivée de l’Islam : le corps des femmes est tout entier assimilé à un sexe et représente une source de désordre pour les hommes qui le voient. Elles ne sont admises à circuler dans l’espace public que si elles sont invisibles .Porter le voile c’est admettre ce diktat humiliant. En outre, le voile ne vient jamais seul. Car, quand il y a ségrégation entre deux groupes, il y en a toujours un qui est « discriminé » par rapport à l’autre. Partout dans les pays où cette pratique est imposée, le statut des femmes est inférieur à celui des hommes, même si les femmes font des études et ont des diplômes : il n’est que de citer le cas deux pays, l’Iran et l’Arabie Saoudite.

Si le voile était simplement un signe religieux comment expliquer que tant de femmes musulmanes en Algérie par exemple aient préféré mourir plutôt que de le porter ? Comment expliquer que la première féministe Egyptienne ait symboliquement manifesté sa volonté de libération en arrachant son voile ? Non, le voile ne vient jamais seul, ni ici ni ailleurs et il faut savoir démonter cette logique infernale. Pour cela je prendrai deux exemples. L’un tragique, l’autre qui vous semblera plus anodin mais qui révèle bien le mécanisme que je veux dénoncer.

Le premier nous touche directement, il s’agit de ce qui se passe dans les cités. Lorsque nous avons été auditionnées par la Commission parlementaire sur la laïcité présidée par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale, Kahina Benziane, la sœur de Sohane, qui faisait partie de la délégation de la Ligue du Droit International des femmes, a déclaré « certains me disent que si ma sœur avait porté le voile rien ne lui serait arrivé, or je pense que ce n’est pas le voile qui doit protéger les jeunes filles des cités mais les lois de la République ».

Ainsi, le voile sépare aussi les femmes entre elles. Les femmes bien, celles que l’on respecte, et les autres, considérées en danger, voire considérées comme des putains.

Le second exemple concerne le sport, le « langage universel par excellence » comme le qualifie la charte de l’Unesco. Or cette universalité ne s’applique pas à toutes les femmes puisque, aux Jeux Olympiques, les pays islamiques excluent les femmes- ou les confinent dans des disciplines dans les quelles elles portent le voile. Cela en contradiction avec la charte olympique qui précise que toutes les formes de discriminations sont interdites qu’elles soient de race, de religion, de sexe ou d’ethnie.

Ces mêmes pays organisent des jeux séparés pour les femmes, des jeux de deuxième ordre qui signent la ségrégation institutionnalisée. Ces jeux séparés que la presse ne peut photographier, sauf au moment des cérémonies d’ouverture ou de la clôture, sont comme le disait une athlète marocaine médaillée d’or, « le meilleur moyen de tuer le sport féminin ». Ces jeux justifient les menaces de mort contre les sportives qui osent concourir dans les vrais jeux Olympiques et s’entraîner jambes nues comme le fît l’Algérienne Hassiba Boulmerka. Cela ne se passe pas seulement « ailleurs » ! En France, et nous revoici dans les cités, un rapport officiel commandé par le précédent ministre des sports montre que, le nombre de jeunes filles d’origine maghrébine participant aux clubs sportifs décroît de façon spectaculaire.

C’est tout cela qui nous remonte à l’esprit lorsque nous voyons une femme voilée. Ce voile qui divise, ce voile qui humilie, ce voile qui nous fait régresser, est une injure à celles qui se sont battues pour les valeurs fondamentales de la démocratie : l’égalité et le mixité.

Ce que je vous demande c’est de montrer que vous savez décrypter le sens d’un symbole qui touche les femmes comme vous sauriez le faire pour l’étoile jaune. On ne peut pas plus longtemps en nier la portée du voile sur le droit des femmes ici et ailleurs.

Annie Sugier,

Présidente de la LDIF

« Vous êtes la honte du pays ! »

J’étais assis à côté d’Anne Zelensky et d’Annie Sugier, quand l’avocat de la LDH, Michel Tubiana, leur lança cette phrase, qui se voulait assassine, après leur avoir dit qu’elles masquaient derrière leur engagement féministe leur haine de l’islam et des Musulmans.

Cette phrase, par ailleurs scandaleuse, me rappela immédiatement quelque chose. Il y a dix-sept ans, en 1990, j’avais pris l’initiative, à l’occasion d’une élection municipale où se présentait, pour la première fois dans ma commune, une liste du Front national, de lancer une contre-attaque associative. Avec quelques amis, j’avais impulsé une réunion publique avant le premier tour pour sensibiliser la population sur la signification de la présence d’une telle liste dans notre paisible commune.

Le Parti socialiste, le Parti communiste, l’UDF et le RPR avaient approuvé, et soutenu l’initiative.

La réunion publique fut houleuse, puisqu’une trentaine de militants du Front national étaient venus apporter la contradiction dans une salle chauffée à blanc, devant cent cinquante personnes.

J’étais à la tribune, j’animais la soirée, et, à l’époque, mes arguments contre l’extrême droite n’intégraient absolument pas les traditions républicaines, j’étais plutôt sur une ligne proche de l’extrême gauche, assimilant la Nation à une valeur réactionnaire, et estimant que parler du bleu blanc rouge était aller sur le terrain de nos adversaires.

Je n’avais pas encore compris que dans « internationalisme », il y avait le mot « nation ».

La réunion menaçait de dégénérer, les insultes pleuvaient dans la salle, et je ne voyais pas trop comment la réunion pouvait ne pas se terminer en bagarre rangée.

C’est alors qu’un homme d’une cinquantaine d’années, Jean-Pierre Marquet, directeur d’école, à l’époque membre du Parti socialiste (il suivra ensuite Jean-Pierre Chevènement), prit, d’une voie forte, la parole dans la salle. J’appris, par ailleurs, plus tard, qu’il avait des responsabilités importantes au GODF.

Il parla, dans un grand silence, une dizaine de minutes, pas davantage, mais son discours m’a marqué à jamais pour la suite de mon engagement militant.

Il expliqua ce qu’était la France des Lumières, de la solidarité, de l’intégration, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, le symbole du blanc bleu rouge, la Résistance et le rôle de l’extrême droite, dans cette période.

Il expliqua l’histoire de l’immigration, et son rejet de la stigmatisation de l’immigré par le discours de haine du Front national.

Il démontra ô combien les discours de l’extrême droite étaient le contraire de la France et de la République.

Il termina son discours par un vigoureux : « Messieurs du Front national, vous êtes la honte du pays ! ».

La salle se leva, et l’applaudit à tout rompre, tandis que les militants du Front national étaient groggy par la force d’un tel discours, et ne prirent plus la parole de la soirée.

« Vous êtes la honte du pays ! ». Je n’avais aucune illusion sur le personnage Tubiana. Mais je ne pensais vraiment pas, en venant à Epinal soutenir Fanny Truchelut, que dix-sept ans après, j’entendrai à nouveau cette phrase, mais que cette fois, elle insulterait, en plein tribunal, des militantes féministes progressistes. A la place de l’ancien président de la LDH, je demanderai pardon à ces deux femmes au comportement et aux engagements exemplaires.

Pierre Cassen

Procès Fanny : elle n’est pas contre les musulmans, elle est contre le voile

Je ne connaissais pas l’accusée, Madame Truchelut (Fanny) et je ne connaissais pas son avocat, Me Varaut. La plaignante, Madame Houria Demiati, Française de la région parisienne, je ne la connaissais pas non plus. Mais mardi 2 octobre 2007, j’ai eu l’occasion de participer à l’audience qui les a opposées au Tribunal de grande instance d’Epinal. Dans cette affaire, Mme Demiati est soutenue non seulement par le MRAP local et national qui a délégué un avocat, mais aussi par la LICRA et la LDH.

Bien des organes de presse, aussi bien locale que nationale, et plusieurs médias radiophoniques et télévisuels ne s’y sont pas trompé : ils étaient bien représentés dans ce tribunal non loin des bords de la Moselle. En effet, il ne s’agissait pas d’un banal différend entre deux dames ayant tout simplement deux visions opposées sur les foulards et l’émancipation des femmes, mais bel et bien d’une affaire qui dessine et précise les contours de notre société de demain, celle que nous lèguerons à nos petites filles, en France et en Europe.

Une partie de nos citoyennes, représentent déjà aujourd’hui la Marianne re-voilée, non pas d’un bonnet phrygien ou d’un foulard noué sous le menton, comme pour aller à la messe, mais d’un voile islamique, aussi hermétique que les côtes de mailles que Jeanne d’Arc aurait mis sous le heaume, autour du cou et sur les épaules afin que tout interstice soit protégé des agressions de l’ennemi : l’homme et son réel ou supposé excès de testostérone.

1 – Les faits

Les deux protagonistes sont d’accord sur l’essentiel : Madame Houria Demiati a réservé sous son nom, dont la consonance ne laisse aucun doute sur son origine sud-méditerranéenne. Elle a même envoyé un chèque (pour les arrhes) et eu confirmation de la réservation. Le cas de racisme ne peut être sérieusement invoqué. Mme Demiati a même redit que Mme Truchelut a bien été correcte avec elle lors des deux échanges téléphoniques qu’elles ont eu. La divergence ne concerne que quelques petits détails, mais surtout les raisons du refus :

• L’accusée dit avoir demandé à Mme Demiati et à sa mère de bien vouloir ne pas arborer leurs voiles dans les parties communes, afin de ne pas indisposer les autres occupants du gîte et de garder au lieu son cachet de convivialité où les familles ont l’habitude de partager plus que les produits du terroir et les apéritifs. Même si Mme Demiati n’était pas d’accord, son hôte ne l’a pas renvoyée dès le couloir de réception : elle a eu la politesse de la faire entrer plus avant et de l’accompagner jusqu’à l’entrée de l’appartement que la famille devait occuper.

• Mme Demiati affirme que le refus qui lui était opposé était général et ne s’étendait pas uniquement aux parties communes ; comme si ce que faisaient Mme Demiati et sa mère dans l’intimité, ou loin du gîte, pouvait incommoder un quelconque co-gîtant. En tout état de cause, l’accueil était frais et les parties n’étant pas tombées d’accord, Mme Truchelut a remis le chèque d’arrhes et l’affaire s’est terminée par une plainte.

2 – Les questions des avocats

Questionnée sur les raisons qui l’ont poussée à refuser la location du gîte à des voilées Mme Truchelut a expliqué que pour elle le voile est symbole de domination du mâle, chose qu’elle a vécue dans sa chair puisqu’à quatorze ans son père l’avais mise au travail et empochait son salaire. Ayant vu naître les mouvements féministes et la libération des femmes, acquise de haute lutte, elle ne veut se résigner à accepter cette régression introduite par les femmes voilées et leurs filles re-voilées.

Me Tubiana, ancien président de la Ligue des droits de l’homme (LDH) demande à Mme Truchelut si une sœur chrétienne aurait essuyé le même refus que les Démiati. Dans une spontanéité toute naturelle et sans mesurer la portée des termes qu’elle utilise, l’accusé répond que ce n’était pas pareil, car pour les sœurs chrétiennes c’est un métier. Et l’avocat d’enfoncer le clou en demandant si une kippa aurait trouvé grâce à ses yeux. La réponse fut brève : la kippa c’est pas pareil et de toute façon ces signes appartiennent à la sphère privée.

L’avocat de la défense, Maître Varaut, voulait savoir pourquoi Mme Demiati portait le voile. Cette dernière a expliqué que c’était l’aboutissement d’un cheminement spirituel qu’elle aurait entrepris. Mais lorsqu’elle est interrogée sur ce que le voile signifie pour elle, l’avocat n’aura pas de réponse même s’il insiste plusieurs fois. Ce que le voile donne à voir restera donc dissimulé.

3 – Le procureur de la République

Commençons par la fin : l’accusation de discrimination est retenue par le procureur de la République qui demande une condamnation à six mois de prison avec sursis et 1500 € d’amende. Le motif invoqué n’est pas seulement le fait avéré et assumé par l’accusée à savoir le refus de louer un gîte à des musulmanes voilées et des musulmans dont les convictions restent intimes, mais surtout pour l’exemple. Le procureur invoque l’environnement général qui laisse craindre le retours de temps très durs et il cite même des extraits d’injures tirées de la toile et cite même une lettre anonyme qui n’avait pas de rapport direct avec le procès, mais qui exprimait un racisme contre une magistrate d’origine visiblement nord-africaine, dont les termes sont ignobles.

4 – Plaidoyer de la défense

C’est en fin de séance que la parole est enfin donnée à Me Varaut. Ce fut pour moi et je crois aussi pour toute la salle, une leçon magistrale. Oui, je l’avoue volontiers : nous autres militants de gauche et pour la laïcité, nous pouvons nous instruire en écoutant attentivement l’avocat du Mouvement pour la France. Je ne comprenais pas pourquoi Me Varaut ne voulait pas entendre parler des laïques, dont je fais partie, qui venaient soutenir Mme Truchelut. Grâce à la brillante plaidoirie de Me Varaut, je sais que je me suis trompé.

L’avocat a su forcer le respect de la salle tout au long de l’exposé détaillé et bien étayé qu’il nous a livré. Le calme le plus total était revenu dans la salle et il n’y avait pas un seul mot de déplacé ou de mobilisation de sentiments de bas étages pour nous apitoyer ou faire appel à notre indignation, mais une démonstration simple. La question posée, qui est restée sans réponse, n’était nullement une question de laïcité, mais bien la signification du voile et son atteinte à la dignité des femmes.

Oui, comme Me Varaut l’a si bien dit, nos plus hautes autorités et nos parlementaires ont eu besoin de deux commissions et de mois et des mois d’enquêtes pour démêler la question du voile à l’école publique, alors que sa cliente n’avait que quelques secondes pour décider si ces voiles ne risquaient pas de transformer l’espace commun et de convivialité de son gîte en un lieu de fermeture aux autres. Dans notre cas à l’ennemi qu’est l’homme.

L’avocat a très bien expliqué que notre législateur a évité de prendre ses réelles responsabilités : tout le monde savait qu’il s’agissait du problème des voiles à l’école, mais on a transformé tout cela en principe de laïcité qui a débouché sur une loi contre les signes religieux à l’école.

La question reste donc posée, aussi bien à nos députés, à la société qu’au pauvre juge d’Epinal qui se retrouve dans la situation des chefs d’établissements de 1989 à la rentrée 2005 : qu’elle est la signification du voile ? Me Varaut a bien expliqué qu’il ne peut être invoqué comme signe religieux puisque des responsables musulmans comme le président Bourguiba et le roi Mohamed V, grand-père de l’actuel roi du Maroc, ont invité les musulmanes à ôter leur voile pour s’émanciper. Le Marocaines, les Tunisiennes et les Turques qui ne portent pas le voile, n’en sont pas pour autant des musulmanes.

Il est donc temps de comprendre que la laïcité est un préalable pour un autre combat : celui des droits de la femme. Ce n’est pas le même combat. Les voilées et leurs supporters usent à merveille de ce leurre alors qu’il nous faut combattre ce retardateur de l’émancipation qui occupe et perverti l’espace visuel et esthétique pour nous signifier que la femme est un sexe des orteils à la dernière mèche de cheveux. Le voile veut mettre sa chape sur nos filles, il sépare les êtres et si on n’y prend pas garde, il constituera le signe le plus tangible de notre ghetto intérieur et l’interdiction à nos filles musulmanes d’épouser des non musulmans y compris parmi les musulmans uniquement de culture.

Je dois avouer que j’ai été ravi de faire la connaissance de Fanny, fille d’une gentillesse et d’une simplicité désarmantes. Elle ne calcule pas la porté de ce qu’elle dit alors que Houria Démiati savait très bien soigner son image : elle était flanqué d’une belle jeune fille en cheveu et de la militante du MRAP aux yeux bien bleus. Je ne sais pas si elle l’a fait exprès mais elle n’était pas accompagnée de sa maman marocaine qui porte certainement une djellaba, telle que Fanny l’avait vu arriver dans son gîte.

Comme j’avais distribué des tracts où je réaffirmais ma guerre déclarée aux voiles, burkas et tchadors et affiché une plaquette à l’entrée du tribunal qui disait « Femmes je vous aime ! Vous vous méritez mieux que les voiles », j’ai tenté d’avoir le sentiment de Mme Demiati au sein de tribunal. Mais rien à faire, on sentait que tout le monde avait reçu les consignes avisées des avocats et ne répondait à aucune question. Et c’est finalement moi qui était interrogé sur la signification que je donnais au voile. Et lorsque j’ai expliqué que les filles devaient s’en émanciper, Mme Démiati m’a demandé si je la considérais comme non émancipée ? Eh bien oui, lui ai-je expliqué : « Cela m’étonnerai beaucoup qu’avec votre voile, vous puissiez sortir comme vous l’entendez et rentrer en plein milieu de la nuit chez vos parents. Mais votre frère que voici, lui, il peut le faire. » Et c’est la militante du MRAP qui m’a demandé de bien vouloir les laisser tranquilles. La vérité toute nue, il vaut la voiler ou bien, mieux que ça la faire taire !

Pascal Hilout

Numéro 6 de Riposte Laïque,

Publié le 5 octobre 2007