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Le nouveau gouvernement grec pro-austérité mais… après renégociation avec la Troïka

Je vous avais déjà expliqué les enjeux des élections en Grèce.

La nouvelle élection du 17 juin donne les résultats suivants (de gauche à droite et uniquement pour les partis ayant des députés) :

Donc par rapport à la dernière élection, et malgré les sondages qui le donnaient vainqueur, et malgré son gain énorme en voix (+60%), Syriza n’arrive pas en tête et ne bénéficie pas du « bonus » de 50 députés sur 300.

Malgré la chute spectaculaire du Pasok, on s’aperçoit que l’ancienne coalition ND-Pasok pro-austérité a une majorité absolue : 161 député sur 300. Et comme Dimar s’est ralliée à cette coalition, celle-ci dispose donc d’une majorité confortable des élus de 60% des élus.

Mais comme Dimar n’est pas à 100% pour l’austérité imposée par la Troïka, et que le peuple continue à gronder, le nouveau gouvernement demande à ses maîtres de Bruxelles et de Berlin : « encore un instant, Monsieur le bourreau ».

Concrètement, le gouvernement grec voudrait limiter le licenciement de fonctionnaires, négocier un nouveau délai (de l’ordre de deux ans…) pour le plan d’austérité et les « réformes » d’ajustement budgétaire.

Le but inavoué du gouvernement est de calmer la rue en évitant des coupes de salaires, des retraites et des allocations de chômage, et de redéfinir avec les syndicats des aménagements à la rigueur, par exemple sur le salaire minimum.

Angela Merkel a bien sûr dit « nein », mais les « inspecteurs » de la Troïka (UE, BCE et FMI) ont tout de même décidé de revenir à Athènes ce lundi pour reprendre les « négociations ». Wait and see…

Roger Heurtebise




Les assassinats d’Alicia, Audrey et Killian par Abdallah et Souleymane…

Il serait sans doute injuste de n’attribuer qu’à François Hollande et son équipe la responsabilité des événements qui se déroulent en France, depuis l’élection du nouveau président de la République, que quelques persifleurs de Riposte Laïque appellent Normal 1er.Depuis trente ans, lui est les siens nous racontent une belle histoire : l’Union européenne va faire le bonheur des peuples, l’immigration, essentiellement arabo-musulmane, est une chance pour la France, et son pendant, l’islam, est une religion d’amour, de tolérance et de paix.

Depuis trente ans, les faits démentent cette belle fable, malgré l’appui idéologique des cerbères du politiquement correct, qu’ils soient sociologues, chercheurs, anti-racistes, journalistes, socialistes, trotskistes, communistes.

Depuis trente ans, les statisticiens de l’Insee ont beau mentir sur la réalité de l’ampleur de l’immigration, les journalistes ont beau taire le nom de l’assassin à chaque fois qu’il a une consonance étrangère et le donner les rares fois où c’est un Mathieu, les violences de l’islam sur notre territoire ont beau être soigneusement camouflées, le déni de réalité n’est plus possible, car, aujourd’hui, rares sont les citoyens de notre pays qui n’ont pas eu, au moins une fois dans leur vie, un problème, parfois grave, voire dramatique, avec ceux qu’on appelle pudiquement les nouveaux venus, voire des « chances pour la France », comme l’ânonnent Julien Dray et ses potes de Sos Racisme depuis 1984.

Et que la majorité des immigrés et des musulmans vivent paisiblement sur notre sol en respectant nos lois  ne change pas le constat : 60 à 70% des détenus des prisons françaises seraient musulmans d’après une enquête américaine. Quoi d’étonnant à cela ? Quand deux cent cinquante mille immigrés arrivent chaque années sur notre sol, il est impossible de trier le bon grain de l’ivraie, il est impossible que des délinquants en tous genres ne fuient pas leur pays où ils risquent la prison à cause de leurs délits et ne viennent pas exporter sur notre sol leur mode de vie. On ajoutera les remarques textes de Christine Tasin sur la violence liée à l’islam et donc à l’éducation reçu par un certain nombre d’immigrés, qui, pour différentes raisons, sont incapables de se maîtriser et laissent parler leurs instincts.    

Alors, quoi de neuf depuis la victoire de François Hollande, qui n’est que le fruit de ces trente années de mensonges honteux ? Des vérités encore plus aveuglantes. Des drapeaux étrangers, majoritairement de pays arabes, place de la Bastille. Un sondage, absolument pas démenti, confirmant que 93 % des musulmans ont voté Hollande. Une autre enquête, pas davantage démentie, nous apprenant que 74 % des journalistes, ceux qui ont tapé sur Sarkozy pendant cinq ans et lynché Marine Le Pen, ont voté Hollande au deuxième tour.

Les socialistes doivent donc leur élection à la politique migratoire menée depuis trente ans, à l’implantation de l’islam, et à la démagogie dont ils ont fait preuve devant la montée des violences des « jeunes » tout au long de ces dernières années. Dès le 6 mai au soir, on entendait de sympathiques jeunes garçons se vanter d’avoir « dégagé » Sarkozy, et on les voyait agresser sans vergogne des policiers qui avaient comme consigne de ne pas gâcher la fête, donc de fuir.

Deux drames, particulièrement révélateurs, ont marqué ces derniers jours. Le meurtre de deux femmes gendarmes, Audrey et Alicia, par un multi-récidiviste prénommé Abdallah, et l’assassinat, en pleine cour de récréation, du jeune Killian, âgé de 13 ans, par un autre jeune, qui s’appelle Souleymane, âgé de 16 ans. A chaque fois, le réflexe de la presse a été le même : essayer de taire le nom de l’assassin (Le Monde de ce jour ira jusqu’à appeler Souleymane Vladimir !), pour que les braves Français ne sachent pas qu’il portait un prénom musulman. Christine Tasin a écrit un premier article, qui circule beaucoup, au lendemain du meurtre des deux gendarmes, intitulé Meurtre des deux gendarmes, j’accuse ».

Dire ces vérités lui vaudra-t-il les foudres des associations anti-racistes, et les joies de la 17e chambre correctionnelle de Paris, comme les ont déjà connues Eric Zemmour, Pierre Cassen, Pascal Hilout, et que les connaîtront prochainement Jacques Philarchein et Renaud Camus ? Malgré toutes les précautions prises, nous savons que cela est possible, au vu de la grotesque dictature de racketteurs professionnels qui sévissent en France depuis la loi Pleven et surtout la loi Gayssot, et de la bienveillance dont ils disposent de la part de magistrats qui instruisent systématiquement leurs plaintes souvent ridicules. Pour autant, nous avons décidé de ne pas céder à ce type d’auto-censure, et de continuer à dire les choses, en assumant les conséquences possibles de nos propos.

Le journaliste du Nouvel Observateur Hervé Algallarondo parlait, au sujet de cette gauche qui est aujourd’hui au pouvoir, de la préférence immigrée. On pourrait également parler de la préférence racaille, quand on voit les premiers messages envoyés par quelques ministres.

Comment qualifier autrement l’attitude d’un Manuel Valls, qui se déplace au chevet d’un « jeune » qui, sur un scooter volé, à Villiers-le-Bel, a chuté en voulant fuir devant une voiture de police qui ne le poursuivait même pas ! Ce même ministre de l’Intérieur n’aura pas un mot pour protéger ses hommes, déjà accusés par toute la bien-pensance d’avoir fait volontairement tomber les braves petits, il préférera faire allégeance aux racailles. Par contre, aucun ministre ne montrera, au chevet du jeune Killian agonisant, la solidarité de la Nation. Peillon se déplacera uniquement le lendemain, pour mieux noyer le poisson. Hasard ?

Le même Manuel Valls, dès sa nomination, fera savoir aux forces de l’ordre son opposition à la présomption de légitime défense, que Sarkozy, à quinze jours du premier tour (de qui se moque-t-on ?) avait fini par faire sienne. Il ira même jusqu’à compliquer administrativement les futurs contrôles policiers. Le message de Valls est le suivant : plutôt pleurer des policiers morts que leur donner les moyens de rester vivants. Résultat : les racailles se croient encore davantage tout permis, et deux femmes gendarmes, sans doute tétanisées par la perspective d’ennuis judiciaires, se laissent désarmer et tuer par un multi-récidiviste qu’un juge – aura-t-il des comptes à rendre pour justifier sa décision ? – aura laissé, une fois de plus, en liberté. A Digne, le commissariat sera harcelé pendant des heures par des dizaines de jeunes voyous, d’origine non européenne, qui entendaient libérer trois des leurs que les policiers, se croyant encore sous Sarkozy, avaient osé arrêter. Un centre-ville détruit, et des forces de l’ordre à qui on interdit de faire la seule chose possible : tirer pour défendre leur vie, et leur commisssariat. Hasard ?

Christiane Taubira, après avoir annoncé la fin des tribunaux correctionnels pour les mineurs délinquants, osera, quelques heures après les obsèques des deux gendarmes, annoncer la prochaine disparition des peines plancher. Cette femme, auteur d’un texte liberticide sur l’esclavage, à cause duquel un chercheur, Olivier Petré-Grenouilleau, s’est retrouvé au tribunal, n’a jamais caché, en militant et en soutenant des mouvements indépendantistes, sa haine de la France. Elle est capable de faire juger un chercheur, et en même temps d’envoyer un signal fort à toutes les racailles multi-récidivistes et à tous les voyous : avec moi, l’Etat français sera désarmé face au crime. Hasard ?

François Hollande, qui n’a pas de mots assez durs contre le régime syrien, à qui il reproche de ne pas subir le sort des autres « printemps arabes », à savoir le remplacement de régimes nationalistes arabes par des dictatures islamistes, vient, sans vergogne, de féliciter le candidat des Frères musulmans égyptiens, vainqueur des élections. Hasard ?

Le même Hollande, outre le fait d’avoir nommé des ministres bi-nationaux, comme Mesdames Belkacem ou Benguigui, ne verra aucun inconvénient à ce que la première devienne porte-parole du gouvernement, sans avoir à choisir entre ses deux nationalités, et la deuxième tienne des propos souhaitant que « à qualité égale, priorité au beur, puisqu’il a eu plus d’obstacles à franchir qu’un blanc de souche ». Hasard ?

Dans un autre registre, nous venons de voir le spectacle lamentable de notre équipe de France de football, éliminée en quarts de finale face à  l’Espagne, à l’issue d’un match peu glorieux. Les seuls qui montrent du mépris pour l’hymne national s’appellent Benzema, Ben Arfa, Nasri et Ribery. Tous musulmans, de naissance pour les trois premiers, par conversion pour le dernier.  Or, Ribery et Benzema, présentés comme les deux grandes vedettes de l’équipe, ont réussi la prouesse de ne pas marquer un seul but en quatre matches, et pourtant, la presse les encense de manière incroyable. Circonstance aggravante, comme en 2010, en Afrique du Sud, où le musulman Anelka avait dit au sélectionneur, à la mi-temps, « Va te faire enculer, fils de pute », cette fois, c’est Samir Nasri qui se distingue par son vocabulaire fleuri. Certes, lui a marqué un but, mais immédiatement après, il dit « Ferme ta gueule, ferme ta gueule » aux journalistes français, coupables d’avoir osé le critiquer lors de ses dernières prestations internationales. Il ne pourra que finir glorieusement son tournoi en agressant un autre journaliste par ces mots : « Va te faire enculer, va niquer ta mère » qui montrent un éventail de vocabulaire des plus intéressants. Quant à Ben Arfa, il osera tenir au sélectionneur, dans le vestiaire, parce que celui-ci osait lui faire remarquer qu’on ne téléphonait pas dans un vestiaire, immédiatement après un match, des propos eux aussi pleins d’aménité… Eric Zemmour a raison dans la virulence de ses arguments, mais tort en englobant l’ensemble de l’équipe, et en protégeant Laurent Blanc. Il y a en effet dans ce groupe des attaquants qui chantent La Marseillaise, qui marquent des buts, des joueurs qui parlent correctement, et ont un parfait esprit d’équipe. Ils sont souvent restés sur le ban de touche. Hasard ?

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Un Taddéi, qui ne paraît pourtant pas un méchant garçon, réussit à se ridiculiser, dans une interview accordée au site « Enquête et Débats ». Il ne voit dans l’hystérique porte-parole des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, dont il n’évoque ni les propos racistes, ni le soutien aux groupes terroristes et antisémites comme le Hamas, qu’une femme à la pensée intellectuelle digne d’Alain Finkielkraut, et bien supérieure à celle d’une Christine Tasin. Hasard ?

Jean-François Chemain, dans son livre « Kiffe la France » nous explique que, dans son quotidien d’enseignant en Seine-Saint-Denis, il a affaire à des élèves majoritairement musulmans louant régulièrement Hitler et Ben Laden, et qualifiant fréquemment les « souchiens » de « Sales Français ». Il n’est jamais invité sur les plateaux de télévision, pas davantage que Véronique Bouzou. Hasard ?

Roger Heurtebise, depuis des semaines, illustre par ses article la résistance qui se développe face au tout-halal que les autorités veulent nous imposer. La vérité commencé à éclater quant aux risques sanitaires que courent nos enfants, notamment par la bactérie e-coli. Hospitalisation d’enfants en Belgique et près de Bordeaux. Silence dans la presse, à comparer avec l’épisode de la vache folle. Hasard ?  

Voilà quelques exemples, nous aurions pu en citer bien d’autres, qui montrent la réalité de la préférence immigrée de nos élites, qu’elles soient au gouvernement, dans les milieux journalistiques, artistiques ou sportifs. Les Français vont se rendre compte, de plus en plus douloureusement dans leur quotidien, de la terrible réalité que les menteurs professionnels ne pourront plus cacher : ils seront de plus en plus en danger, et encore davantage sous un gouvernement Hollande.

Nous avons sur notre territoire des milliers de Mohamed Merah en puissance, élevés dès le biberon et les écoles coraniques, dans la culture de la haine et de la violence contre le mécréant, le juif, l’homosexuel ou la femme qui oserait vouloir l’égalité, avec une mission : faire de la France une terre d’islam. C’est parce qu’ils ont compris ce message que les musulmans les plus radicalisés – et qu’ils ne soient qu’une minorité n’empêche pas que ce soit une catastrophe pour notre pays, parce que cette minorité est très active et qu’elle règne par la peur sur tous, musulmans ou non musulmans  – mènent, sur le territoire français, une guerre quotidienne impitoyable à notre pays et à ses habitants, pour l’affaiblir, et donc le conquérir plus facilement quand le moment sera venu. Pour cela, comme nous l’avons encore constaté à Vannes, ils bénéficient de l’appui des racailles prêtes à répondre à toutes les sollicitations dès qu’on attaque l’islam, par réflexe clanique.

Les premières mesures de ce gouvernement, élu grâce au vote communautariste et religieux des musulmans, ne sont que le fruit d’une politique certes criminelle, mais qui a sa cohérence. Hollande et les siens, hier porteurs de valises du FLN, aujourd’hui porteurs de valises de l’islam, mettent méthodiquement en place le programme théorisé par Terra Nova et son gourou, le nouveau député Olivier Ferrand. Ils expliquent aux racailles et aux islamistes qu’ils les comprennent, qu’ils sont le véritable avenir de la France, ceux qui vont remplacer les représentants d’une France moisie et rance pour qui ils n’ont que mépris.

Depuis trente ans, ceux qui dirigent le monde ont décidé d’en finir avec les Etats-Nations. Leurs fidèles laquais de l’UMP ou du PS relaient donc ce discours, en expliquant qu’il faut en terminer avec un pays à qui ils ont retiré toute souveraineté, et qu’ils ont surendetté délibérément sur les marchés financiers. Ils ont, en outre, transformé de manière visible sa population, sans demander l’avis au peuple, et en lui mentant.

Est-il donc si étonnant que nos gouvernants, qui depuis trente ans, veulent en finir au plus vite avec notre France, et militent ouvertement pour la préférence immigrée, soient si indifférents au fait ce sont presque toujours des Killian, Alicia ou Audrey qui sont les victimes, et trop souvent des Souleymane ou des Abdallah les bourreaux ?

LES RENDEZ-VOUS DE RIPOSTE LAIQUE

Mercredi 4 juillet, à 18 heures, en direct, Christine Tasin et Pierre Cassen seront les invités, sur Radio Courtoisie, de Gérard Marin, « Le libre journal des médias ». Thème de l’émission : la France depuis la victoire d’Hollande.

Ecoutez Radio Courtoisie en direct :

http://fr.peeplo.com/search/?q=%C3%A9couter%20radio%20courtoisie&type=web&from=adg28

COMMANDER LES LIVRES DE RIPOSTE LAÏQUE

Commande d’un exemplaire de La faute du bobo Jocelyn, 19 euros pour un exemplaire, 30 euros pour deux exemplaires, 50 euros pour 4 exemplaires, frais de port compris (pensez à vos cadeaux de Noël mais pensez aussi que c’est peut-être l’occasion ou jamais d’offrir autour de vous, à tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qui se passait, un roman qui peut les éclairer en douceur, par le biais de la fiction).

Commande de notre dernier livre, Apéro saucisson-pinard (édition Xénia), 21 euros.

Découvrez également le site web dédié à cet ouvrage :
http://www.saucisson-pinard.com
Ainsi que la page Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Ap%C3%A9ro-Saucisson-Pinard/289441557769069

Autres ouvrages de Riposte Laïque : Les dessous du voile, La colère d’un Français, Résistance républicaine, Les Assises sur l’islamisation de nos pays : 10 € pour 1 livre, 16 € pour 2 livres, 20 € pour 3 livres (frais de port compris).

Autre ouvrage à vendre : Vérités sur l’islam, de David Vaucher, 19 euros, frais de port compris.

Le plus facile est de payer directement sur notre compte paypal (en haut à droite de notre site, cliquez sur « faire un don » et précisez la commande effectuée.

Sinon, merci d’envoyer les commandes accompagnées des chèques correspondants libellés à l’ordre de Riposte Laïque, BP 10001, 78570 Chanteloup-les-Vignes.

Vous pouvez aussi les commander par Amazon :

http://www.amazon.fr/Faute-du-Bobo-Jocelyn/dp/2953604235




Quand Terra Nova élucubre sur Riposte Laïque, « groupuscule plus utile qu’idiot »…

Un de nos lecteurs, que nous remercions, vient de nous faire parvenir ce grand moment de littérature : le think tank Terra Nova élucubre sur le compte de RL dans sa dernière parution.

http://www.mediapart.fr/files/Laxe_UMPFN_vers_le_parti_patriote_-_VF.pdf

L’essentiel (il y a d’autres paragraphes, que vous trouverez facilement ) :

Riposte laïque. C’est le principal creuset de l’axe UMPFN. Fondée en 2007 par Christine Tassin et Pierre Cassen, deux militants politiques proches de l’Union des familles laïques (UFAL), la revue en ligne vise à mobiliser la laïcité contre la menace islamiste. Riposte laïque surgit dans l’espace public par ses évènements médiatiques où se mêlent les droites. Avec le groupuscule d’extrême droite du Bloc identitaire, elle annonce l’organisation le 18 juin 2010 d’un « apéro saucisson géant » à la Goutte d’Or, pour protester contre les prières de rue des musulmans de la rue Myrha, « adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers ». Riposte laïque, toujours en partenariat avec le Bloc identitaire, réussit ensuite un tour de force : réunir un millier de personnalités issues de la droite et de l’extrême droite aux Assises de l’islamisation le 18 décembre 2010. En somme : le premier meeting commun UMPFN.

RIPOSTE LAÏQUE, LE GROUPUSCULE PLUS UTILE QU’IDIOT

L’émergence de Riposte Laïque s’inscrit tant dans l’inquiétude réelle d’une partie de l’opinion à l’égard de l’enracinement de l’islam en France que dans la stratégie de l’extrême droite et d’une partie de la droite parlementaire visant à transformer ce ressentiment en haine de l’immigré au moyen d’une laïcité dévoyée. Tout commence par une initiative lancée en 2007 par d’anciens rédacteurs de la revue en ligne Respublica, revue s’opposant à l’extrémisme religieux et au communautarisme et très liée à l’Union des Familles Laïques (UFAL), association familiale en pointe dans le combat laïc.

L’imposture laïque et républicaine tient beaucoup à la personnalité des deux fondateurs, Christine Tassin, qui de 1995 et 2010 a milité un peu partout pour terminer à Debout la République en 2010 et Pierre Cassen qui, lui, traîne un long passé de militant CGT du syndicat du livre, ainsi que des combats laïcs au sein du PCF et de la LCR. On trouve également d’autres syndicalistes ou même des militantes féministes. La profession de foi de la revue en ligne est claire : elle entend tirer un signal d’alarme concernant ce qu’elle appelle l’offensive de l’islam politique en France et dans le monde occidental. Dans son combat, elle affirme vouloir « créer les conditions d’une riposte laïque massive afin de mettre en échec ce nouveau fascisme du 21e siècle », bien sûr l’islam sans distinction.

Véritable idéologue de la revue, Pierre Cassen considère que « l’islam est le fer de lance et outil de la mondialisation pour casser les solidarités sociales et la République laïque. Aujourd’hui, le danger essentiel, c’est l’islam. C’est-à-dire, un projet politico-religieux hégémonique qui ne peut s’accomplir que dans un esprit de conquête ».

Cette obsession conduit ces militants à des rapprochements sulfureux avec l’extrême droite. Riposte laïque se fait entendre dès l’été 2009 par une violente campagne anti-burqa, mais surgit dans l’espace public par ses événements médiatiques où se mélangent joyeusement droite dure et extrême droite. Avec le Bloc Identitaire, autre groupuscule d’extrême droite, elle annonce l’organisation le 18 juin 2010112 d’un « apéro saucisson géant à la Goutte d’or » dans le 18e arrondissement de Paris. Sur Facebook, un groupe expose les motifs de la manifestation : « parce que la rue Myrha et d’autres artères sont occupées particulièrement le vendredi (jour de prière) par des adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers ». Même si la Préfecture de police tombe dans le panneau et interdit la manifestation, la dynamique médiatique est lancée notamment avec l’appui d’Ivan Rioufol. Riposte Laïque repasse les plats le 4 septembre 2010, là aussi avec la volonté de récupérer une date référence de la République, par l’organisation d’un assez saumâtre « grand apéritif républicain de défense de la République laïque contre l’offensive islamiste » dans plusieurs villes de France. Toujours est-il que le concept inspire : le 12 juillet 2011, la Droite populaire organise à son tour un « apéritif saucisson vin rouge » à l’Assemblée nationale. Interrogés, les députés concernés parlent d’un « canular ».

Le 18 décembre 2010, le même duo Bloc Identitaire-Riposte Laïque change de braquet avec l’organisation d’« Assises de l’islamisation » à Paris quelques jours après que Marine Le Pen a tracé un trait entre Occupation et prières de rues. Environ 1 000 personnes y assistent dont Oscar Freysinger, leader suisse de l’Union du Centre (UDC) à l’origine du référendum anti-minarets, qui prend la parole sous les vivats, et l’écrivain Renaud Camus qui y décrit la France comme « une vieille fille qui élève les enfants des autres ». Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, qui n’avait pas hésité à s’afficher avec Riposte Laïque, ne vient pas alors qu’il était annoncé comme « invité surprise ». Le journaliste du Monde se fait huer. Dans la salle, Elisabeth Lévy ne perd pas une miette des interventions, dont celle de Fabrice Robert, responsable du Bloc Identitaire qui fait de la confrontation avec l’islam désigné comme « un corps étranger », une question « de vie ou de mort», un « enjeu civilisationnel »116. Non loin, Ivan Rioufol ne voit « ni excités, ni intolérants, ni fachos, ni racistes, mais des gens s’inquiétant des abandons de la République sur la laïcité ». Assurément, ce meeting a ratissé plus large que le public habituel, il aura été le premier grand rassemblement islamophobe, alors que ce type d’événements se développe déjà aux USA et dans d’autres pays européens.

En résumé, en dépit de son faible poids – une quinzaine de rédacteurs, marginalisés dans leurs milieux politiques d’origine -, la revue en ligne joue un rôle d’idiot utile pour légitimer le lien entre combat laïc et lutte contre l’obscurantisme musulman. L’existence de Riposte Laïque fournit des arguments à une extrême droite en quête de légitimité dans la défense de valeurs jusque-là désertées, qu’elle instrumentalise pour élargir son audience à la droite.

ANALYSE RAPIDE

Bon j’ai lu en grande diagonale les 95 pages. En gros il y aurait un axe UMP-FN grâce aux gens du GRECE, de fdesouche.com, de Polémia, de RL, etc. etc. L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme.

Seul point commun entre tous ces gens : l' »altérophobe » (sic !) (= phobie de l’Autre). Que Sarkozy soit papiste et Marine Le Pen ultralaïque, c’est du pareil au même : c’est un complot pour tromper l’ennemi.

Pas un mot, pas la moindre réserve sur les divergences idéologiques profondes entre UMP et FN, entre anciens du GRECE et FN, entre RL et UMP, etc. et sur les Jouanno, NKM…

Il omet également de parler des électorats : les ouvriers votent plus FN que PS ! Donc là encore, ce sont des paroles en l’air, sans idéologie et sans bases.

Ce document est une pure construction intellectuelle comme je pourrais en écrire tous les jours, avec la théorie du café d’Hitler. (Hitler aimait le café donc tous les amateur de café sont nazis).

Ce document nie la fracture fondamentale actuelle : entre mondialistes-européistes et nationalistes-patriotes. Normal puisque Terra Nova fait partie de la première catégorie, comme 80% de l’UMP !

On dirait que Terra Nova invente un axe UMPFN pour sortir de l’axe UMPS. En fait ça sert surtout à diaboliser l’UMP pour avoir « rompu les digues » avec le FN, mais c’est l’aveu de l’échec et de la fin de la stratégie Mitterrand : faire monter le FN pour diviser la droite, puis créer le contre-feu SOS-Racisme (et l’affaire de Carpentras et tout) pour obliger de RPR de couper tout lien avec FN.

Terra Nova veut peut-être donc nous refaire du Mitterrand : isoler la droite de l’UMP pour l’affaiblir. Mais il n’en a pas le talent.

Mitterrand avait forcé François-Henri de Virieu à recevoir Le Pen dans l’émission « l’heure de vérité ».

Puis le lendemain d’une émission « l »heure de vérité » avec Le Pen (pas la première je crois), on découvre la profanation du cimetière de Carpentras, et Mitterrand et tous ses ministres et toute la droite et toute la gauche et le Mrap et la Licra d’accuser l’émission d’avoir donné des idées aux profanateurs. Alors que la profanation a eu lieu… la veille ou l’avant-veille de l’émission, et évidemment le FN n’y était pour rien. D’autant plus que les deux responsables FN de Carpentras étaient… des Juifs !

Ni Terra Nova ni Hollande n’auront le talent de manipulateur de Mitterrand.

Encore que… Vous avez entendu Hollande parler du FN pendant la campagne présidentielle ? Pas moi…

Jeanne Bourdillon

 




Frédéric Taddéi est un stratège avisé de la décomposition nationale

Dans une récente entrevue avec Enquêtes et débats, Monsieur Frédéric Taddéi, grand-maître des cérémonies médiatiques pour insomniaques sur  France 3, a émis un avis catégorique sur les invités que son choix personnel amène à se lover dans les fauteuils de la chaîne publique.

Comme au cirque romain, Monsieur Taddéi lève ou abaisse son pouce en fonction de critères qu’ils nous annonce comme étant de nature purement intellectuelle. Moyennant quoi il privilégie très ouvertement la virtuosité bla-blatesque d’une Houria Bouteldja ou d’un Tarik Ramadan par rapport aux argumentations d’une Christine Tasin. Sur le strict plan de la présence physique sur son plateau de télévision, cela signifie, en un saisissant parallèle avec les partitions de musique, qu’une Bouteldja égale seize Tasin, et qu’une Tasin égale un septième de Ramadan.

Je préfère penser qu’une Tasin égale seize Bouteldja, l’exploit de Christine étant de pouvoir faire passer un message en une seule fois quand la partie adverse se voit invitée à répéter le sien ad nauseam tant sa structurelle confusion demande à être ressassée pour être vaguement comprise.

Ceci pour dire qu’en vérité Monsieur Taddéi a clairement choisi son camp, exactement comme les thuriféraires de la révolution cambodgienne nous bassinèrent les oreilles, des années durant, avant qu’une salutaire clarification soit apportée par ceux qui avaient  depuis longtemps fait la part des choses et senti le drame en cours.

Mais que l’on empêchait alors de parler.

Comme les tenants de l’ordre pol-potien dont certains tiennent encore le crachoir ici et là, Monsieur Taddéi, en déséquilibrant volontairement le débat sur l’Islam au profit de ses agents, répète à l’identique un discours que la simple sagesse mériterait de savoir remisé au tiroir des grandes malversations historiques. Comme les tribuns complices des années 70, il laisse, sous couvert d’un débat présenté comme équilibré, la parole du pire prendre le pas sur celle du juste. Ce faisant, il entre dans la grande famille des manipulateurs d’opinion.

Les gens, hélas, s’en foutent. Ils ressentent confusément des choses que l’hystérie ambiante emporte comme la crue balaie la rive du fleuve. Ils oublient et passent à autre chose. Les lumières éteintes, Monsieur Taddéi fait de son côté le bilan globalement positif de confrontations que le public, dans son immense naïveté, finit par considérer comme justement posées. C’est là le suc à la fois suave et infiniment pervers de la désinformation.

Monsieur Taddéi est insoupçonnable. « Moi, je laisse les gens s’exprimer », « moi j’accepte toutes les opinions », « moi je n’ai pas à prendre parti » et autres excuses sont le pain qu’il trempe soir après soir dans la soupe de la décomposition nationale. Le problème est qu’il aura auparavant soigneusement choisi ceux dont la glose, au bout du compte, finira par s’imposer dans la mémoire labile du public. Comme dans l’arène où saignent les gladiateurs, il remet en scène chaque soir, avec la fausse candeur de ceux qui savent, et ayant autant que possible écarté les éventuels gêneurs, le spectacle que les gens attendent et dont il tire les ficelles avec une habileté de grand professionnel.

Car Monsieur Taddéi ne peut pas ne pas savoir ce qui se passe en France, à proximité des salles de rédaction. Il ne peut ignorer la subversion de son pays par des forces internes et externes, souterraines et de surface, couvertes par l’omerta des lâchetés, des indifférences et des compromissions. Ou alors son absolue naïveté, reconnue par ses employeurs, fait-elle de lui le Monsieur Loyal d’un show qui le dépasse complètement. Comme croire à pareille billevesée?

En attendant que vienne la lumière des choses vraies dans son esprit de dandy mal mis de la cravate, les veilleurs de la République agonisante feront encore le pied-de-grue devant l’entrée de France 3. Longtemps, j’en ai peur. Les Ramadan, les Bouteldja et d’autres pour qui l’islamisation de la France passe par la culpabilisation massive des citoyens de ce pays, ont de belles soirées devant eux, sponsorisées par ceux-là mêmes qui devront un jour accepter l’Ordre nouveau en marche. En continuant d’autoriser les fossoyeurs de la République à tancer le peuple du haut de sa tribune, Monsieur Taddéi surfe, avec son élégance faussement détachée et son air de ne pas y toucher, sur la vague qui nous emporte, et lui avec nous, vers les rivages du désordre et de la soumission.

Alain Dubos




N’en déplaise à Libération, le sexe et la race n’ont rien à voir avec la République

Lors de la présidentielle de 2007, on se félicitait qu’une femme pût briguer la fonction suprême. Lors de l’investiture de Barack Obama, on se réjouissait qu’un noir fût à la tête de la première puissance mondiale. Aujourd’hui, d’aucuns dénoncent les «cabinets blancs de la République» (1), autrement dit des cabinets non respectueux de la parité ethnique, la France étant désormais une nation métissée. Demain, il faudra qu’il y ait autant d’homosexuels que d’hétérosexuels, d’obèses que de maigres, de végétariens que de non-végétariens, de cynophiles que de cynophobes… Et si quelqu’un affirme sa singularité en marchant sur la tête, il faudra aussi recourir à la parité… quoique cela semble impossible, la singularité étant ici vouée à l’unanimité !

En effet, voilà plus de vingt ans que nous ne cessons de marcher sur la tête, au point d’oublier l’article 2 la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui stipule que «chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation».

En oubliant l’esprit qualitatif de cet article, nous en quantifions la lettre. D’où les quotas et la discrimination positive ! Or, les premiers comme la seconde sont des absurdités (2). Le comptage racial est déjà du racisme.  Parler de «minorités visibles» n’augure rien de bon. Tout cela n’est que division, tension, rupture, dans une république qui se veut «une et indivisible». Au lieu de compter les sexes et les races, comptons sur l’humain ! Et puis, apprenons une bonne fois pour toutes à valoriser les idées et les comportements laïques et démocratiques, au lieu de nous focaliser sur l’origine ou la particularité de ceux qui les incarnent !

La diversité n’est pas l’égalité : la diversité est un fait ; l’égalité est un droit. Ce n’est pas la diversité qui est représentative d’une nation : c’est son Droit. Or, le Droit n’est droit (c’est-à-dire ni courbe, ni tordu) que s’il lutte contre les déterminismes sociaux défavorables en favorisant les talents et les compétences de qui que ce soit,  indépendamment du sexe et de la couleur.

Le sport de haut niveau devrait, en ce domaine, nous apporter sa lumineuse évidence : combien de jaunes ou de noirs dans les bassins ? Combien de blancs dans la finale du 100 mètres ? Combien de noirs en patinage artistique ou en tennis de table ? Combien de jaunes ou de noirs au Tour de France ou à Roland-Garros… ?

Ce que nous voulons ici, ce ne sont pas des jaunes, des noirs ou des blancs, ni même des hommes ou des femmes, ce sont des champions.

En politique, ce sont des caractères et des intelligences suffisamment solides pour nous sortir de la crise et préserver la paix.

Maurice Vidal

(1) Libération, 31-05-2012.

(2) Cf. La colère d’un Français, p. 149-150.




Lorsqu’un intellectuel, Braudel, pouvait encore émettre des doutes sur l’intégration des musulmans

Il y eut une époque où les intellectuels français, qu’ils fussent de gauche ou de droite, lorsqu’ils traitaient un sujet, n’hésitaient aucunement à évoquer tous les aspects de celui-ci. Il aurait été hors de question pour eux d’en passer sous silence sous le prétexte que cela pourrait blesser certaines susceptibilités ou stigmatiser certaines catégories d’individus.

C’était une époque récente, dont Claude Lévi-Strauss avait perçue qu’elle était révolue, lorsqu’en 2002, recevant Didier Eribon du Nouvel Observateur (1), il expliquait : « J’ai dit dans « Tristes Tropiques » ce que je pensais de l’islam. Bien que dans une langue plus châtiée, ce n’était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd’hui un procès à Houellebecq (2). Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle ; ça ne serait venu à l’esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu’on pense. […] Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique. »

Le célèbre anthropologue, dont les valeurs humanistes lui avaient permises la compréhension des sociétés les plus éloignées de nos sociétés modernes, avait profité de cette liberté d’expression, pour exprimer très tôt sa méfiance et son inquiétude concernant l’islam et son « appétit destructeur de toutes les traditions antérieures ». Cet extrait de « Tristes Tropiques », paru en 1955, concernant l’islam est aujourd’hui connu de la plupart des militants vigilants et opposants à l’expansion de l’islam. Mais il n’est pas inutile de le relire ou de le découvrir (3). La réticence vis-à-vis de l’islam y est si forte que « certaines pages de Tristes Tropiques, peu remarquées à l’époque, vaudraient sûrement à leur auteur de virulentes protestations si elles paraissaient aujourd’hui », indiquait l’article nécrologique du Monde, au moment du décès de Lévi-Strauss.

Un autre exemple de la liberté d’esprit, moins connu, existant dans ces décennies, est constitué par les réflexions de Braudel sur l’islam et ses interrogations sur la capacité des musulmans à s’intégrer à la société française. Pourtant, à partir des années 80, l’autocensure commence déjà à apparaître. L’historien français Fernand Braudel, représentant de l’école des Annales, qui a fortement influencé la pensée de gauche, ne veut pourtant pas passer sous silence des constats que tous les observateurs de l’époque pouvaient effectuer. Fernand Braudel a vécu en Algérie de 1924 à 1932. Son analyse est à méditer.

l'historien Fernand Braudel

Dans son ouvrage « L’identité de la France » (1986), il constate que l’immigration étrangère n’est devenue un problème que récemment. Malgré le racisme et les moqueries qu’ils ont pu rencontrer, Polonais, italiens, Espagnols, Portugais ont réussi leur intégration. La clé de cette réussite pour Braudel ? : «Assimilation possible, acceptée, c’est bien, je crois, le critère des critères pour l’immigration sans douleur ». Or, succédant aux vagues d’immigration précédentes, l’immigration en provenance d’Afrique n’est pas suivie d’une intégration réussie. Lisons l’argumentation de Braudel qui suit dans les pages 595 à 601 (édition Flammarion, 2011) :

« Alors pourquoi aujourd’hui, en ce qui concerne les musulmans installés chez nous, maghrébins en majorité, le phénomène inverse ? Ce sont les fils d’immigrés de la deuxième génération qui sont en difficulté, rejetés et rejetant eux-mêmes une assimilation que la génération de leurs parents ou grands-parents avait parfois réussie. Les obstacles sont sérieux : défiance réciproque, craintes, préjugés racistes, mais aussi différences profondes de croyances, de mœurs ; juxtaposition, ou confrontation des cultures, et non mélange. […]

Je n’ai rien contre nos synagogues et nos églises orthodoxes. Et donc rien contre les mosquées qui s’élèvent en France, de plus en plus nombreuses et fréquentées. Mais l’islam n’est pas seulement une religion, c’est une civilisation plus que vivante, une manière de vivre. Cette jeune Maghrébine enlevée et séquestrée par ses frères parce qu’elle voulait épouser un Français, ces centaines de Françaises mariées à des Nord-Africains et à qui, après un divorce, leurs enfants sont enlevés et expédiés en Algérie par les pères qui se reconnaissent, seuls, des droits sur eux, ce ne sont pas là de simples faits divers, mais des symboles de l’obstacle majeur auquel se heurtent les immigrés d’Afrique du Nord : une civilisation autre que la leur. Un droit, une loi qui ne reconnaît pas leur propre droit, fondé sur cette loi supérieure qu’est la religion du coran. L’autorité paternelle, le statut de la femme posent sans doute les problèmes majeurs, puisqu’ils touchent à cette base fondamentale de la société : la famille. Il y a chaque année, en moyenne, 20 000 mariages mixtes. Deux sur trois aboutissent au divorce. Ils supposent en effet une rupture avec la civilisation mère de l’un des époux, quand ce n’est pas des deux. Or sans intermariages, il n’y a pas d’intégration.

D’où l’hésitation, le déchirement des jeunes générations de Maghrébins, qui vivent difficilement notre crise économique et l’hostilité que leur réservent les grandes villes. Souvent Français de droit, par leur naissance sur notre territoire, ils refusent, par fidélité aux leurs ou par défi, la nationalité française et cultivent le rêve du retour sans trop y croire, cependant, ni même le vouloir.

Ces déchirements sont parfois mortels et il est des morts dont chacun de nous se sentira responsable. Un jeune Nord-Africain est jeté en prison, à Clairvaux, il s’y suicide et laisse un étrange message : « Tous les jours, je crève. J’ai mal terriblement. A croire qu’un cancer me dévore. Je vous quitte, empli de haine et d’amour. De l’amour que j’ai raté, l’amour que je n’ai pas eu, de l’amour que je voulais donner. » […]

Les beurs sont en effet aussi mal dans leur peau en France (qu’ils aient accepté ou non la nationalité française à laquelle ils ont droit) qu’en Algérie, où ils sont regardés comme des semi-étrangers. Les raisons de cette exclusion ? Parfois leur jactance, le « luxe » dont ils éclaboussent les uns et les autres pendant leurs vacances au pays, leurs vêtements, leurs automobiles … Parfois aussi leur propre mépris : « Là-bas, dit l’un d’eux de retour en France, il n’y a rien à bouffer. C’est redevenu le Moyen-Age. » Et tel autre : « Ici, c’est lugubre, impossible de s’amuser et la famille te surveille sans arrêt. » Mais les beurs choquent plus encore par ce qu’ils font, pas toujours consciemment, contre les mœurs et habitudes locales. Hassan, qui a fait quelques séjours intermittents à Paris et ne s’y est pas installé, y a trouvé « le milieu des immigrés … très pourri ». « Nous, dit-il, on a des traditions à respecter. Tu vois, là-bas, tu perds ta personnalité … Les jeunes qui sont nés là-bas, en France, ils ont carrément perdu le sens des traditions … » […]

A quoi [les immigrés] répliquent en avançant leurs propres griefs. « Souvent dans la rue, dit une jeune Algérienne, les hommes font à haute voix la réflexion : c’est une immigrée, simplement parce que je ne baisse pas les yeux » Que ne faut-il pas faire si l’on veut être admis à nouveau dans sa propre communauté ! […]

Faut-il s’étonner, dans ces conditions, que des débats récents révèlent deux courants quasi opposés, au sein même des communautés musulmanes de France ?

Le premier continue à prêcher de façon active et militante, le retour aux sources, au coran, à « l’islam rédempteur ». Pour Driss El Yazami, « il n’y a que la religion qui puisse nous rassembler, nous, tous les Maghrébins, même les fils de harkis », qui puisse préserver une « identité » maghrébine, face à la française. Mais ce « face » ne devient-il pas facilement un « contre » ? Un encouragement pour les Français d’origine musulmane à refuser le bulletin de vote comme une sorte de trahison culturelle ? Une source de conflits entre les devoirs religieux, selon l’islam, et les obligations du droit civil français, en matière de divorce, de droit paternel, etc. ?

Est-ce là le rôle de la religion qui, particulièrement dans une société multiculturelle ou multiraciale, se doit de rester foi intime, morale individuelle ? […]
Bref, il faut choisir. Et c’est précisément la tendance de l’autre courant de pensée qui apparaît, en particulier dans les discussions au sujet du bulletin de vote. Belkacem, 26 ans, secrétaire général de l’Association des Travailleurs Algériens en France, explique : « On sait que 90 % des Maghrébins vont rester en France. Notre slogan, ça va être : mon avenir est ici, je vote. » […] A eux d’entrer dans le jeu politique, de voter, d’accéder à une « culture pour déboucher sur une nouvelle citoyenneté ». Et pour cela, « il faut choisir. Trop de jeunes s’enlisent dans une situation de non-choix. […]

[Puisse ce choix être effectué]. Ce jour-là, les Maghrébins auront gagné leur partie, donc la nôtre, celle de la communauté. D’autant que les progrès de l’intégrisme dans le monde ont de quoi rendre inquiétantes les plus sincères des croisades religieuses. La France n’est certes pas non chrétienne, mais sur ce point elle est devenue tolérante, ses passions se sont apaisées. Depuis longtemps, nous en avons fini, Français, avec nos guerres de religion et pourtant plusieurs siècles ne nous ont pas encore permis d’en oublier les cruautés. Qui de nous voudrait, sur notre territoire, en voir renaître de nouvelles ? »

Jean Pavée

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/opinions/00030882.EDI0001/visite-a-levi-strauss.html

(2) Rappelons que Houellebecq avait comparu devant un tribunal pour avoir déclaré dans le magasine « Lire » : « « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ».

(3) http://www.legrandsoir.info/Claude-Levi-Strauss-et-les-musulmans

http://ripostelaique.com/j%E2%80%99ai-ete-accusee-de-dire-des-conneries-parce-que-je-refusais-de-dire-des-todderies.html (le PS)




L’équipe de France de foot, vitrine opaque de ce qu’est devenu la nation

Ainsi le cauchemar continue-t-il, de Coupe du Monde en Euro, d’une confrontation à l’autre, cette fois avec les meilleures équipes de foot du continent. Quand nos rivaux, unanimement soudés derrière leurs drapeaux, livrent des matches superbes dans un signalé esprit de solidarité, de correction et d’enthousiasme, les joueurs français apportent une fois de plus la preuve que décidément, notre pays est dans un état de déliquescence majeur.

C’est qu’il ne faut pas s’y tromper. La jeunesse qui nous déshonore depuis deux ans avec la constance et l’obstination imbécile d’enfants gâtés dévastant leur propre maison est le reflet d’une société au sein de laquelle les digues rompues laissent désormais se répandre les flots ravageurs de l’égoïsme, du mépris, de la violence et de son corollaire, la bêtise grégaire.

Le désastre d’Afrique du Sud révéla, s’il en était besoin, la profondeur des failles communautaires vers quoi glisse, aveugle et sourd, notre pays. L’intrusion de la religion dans le vestiaire des Bleus en fut le révélateur. Il était clair que ce coup de force déstabiliserait un encadrement désireux par nature d’arrondir les angles et de ménager les susceptibilités tout en exerçant le minimum d’autorité nécessaire. Tous les cadres du monde sportif ont à résoudre quotidiennement cette délicate équation dont la maîtrise associée à l’éclosion et à la pérennisation des talents accouche, dans le consensus, des titres de champions. Ce fut le cas en 1998 et en 2000, après les épopées de 82, 84 et 86, avec comme dernier spasme de cohésion et de fierté, la belle aventure de 2006 jusqu’à un certain coup de tête dans le thorax italien.

Les accomodements raisonnables consentis aux joueurs depuis deux ans n’ont donc servi strictement à rien, si ce n’est à conforter des jeunes gens sans éducation dans la certitude que la règle du vivre-ensemble ne les concerne pas. Nous sommes là au-delà de la simple insolence adolescente. C’est d’une totale inconscience qu’il s’agit, fille de la faillite d’une société toute entière et cette fois, le paramètre religieux brutalement imposé à Nysna par les convertis de l’équipe de France est lui-même dépassé. Nous sommes ailleurs, là où l’autre n’existe même plus en tant qu’individu mais simplement comme gêneur, moraliste insupportable et ennemi personnel. Au besoin, on le convie à croiser les poings, comme dans les cours d’école où l’on s’étrangle jusqu’à ce que mort s’ensuive. Des invectives de Samir Nasri et de Jérémy Menez au drame de Rennes, le chemin est court, qui mène de la démission des familles, des enseignants et des cadres à la barbarie ordinaire. Nous en sommes là.

L’équipe de France de football est la vitrine d’un pays désorienté, abruti, dépossédé de ses valeurs. La France est aujourd’hui une friche dans le sol de laquelle n’importe quel planteur est autorisé à semer ses graines. Mais qu’à cela ne tienne, les distingués agronomes de Terra Nova, ceux-là mêmes qui découvrent avec effroi qu’il est possible de résister à leurs expérimentations sur le terreau multi-culturel, nous disent qu’il convient d’ajouter encore à l’édifice dont ils rêvent quelques couches de leur ciment délétère. La terre cuite comme anti-sismique! Et le nomadisme apatride pour perspective urbaine. Combien de temps le pouvoir qui semble leur prêter une oreille attentive les laissera-t-il programmer ainsi notre fin?

En 1957, l’équipe de France de foot se vit privée de ses meilleurs joueurs, algériens devenus clandestins pour le compte du FLN. Le fait appartient à l’Histoire, comme la « campagne de Suède » de 58, où un groupe rebâti à la hâte, intégrant des espoirs et promis au désastre, se hissa jusqu’à une demie-finale perdue contre le Brésil. Ces jeunes gens là avaient des tripes, un sens aigu de la solidarité et le plaisir de chanter ensemble la Marseillaise. Et Just Fontaine détient encore aujourd’hui le record de buts marqués.

À voir la pitoyable cohorte alignée sur les pelouses d’Ukraine, marmonnante ou carrément rigolarde au moment des hymnes, à ressentir la vague exaspération d’un certain nombre de joueurs de ne pas être à cet instant au bord de mer ou au volant de leurs bagnoles à cent mille Euros, on se dit que leur désertion pure et simple ferait entrer un peu d’air dans le bouge, dès lors que les responsables de la Fédération n’ont pas le cran de les foutre dehors.

Le bilan est sans appel : on a abandonné à l’errance une équipe mentalement dominée par trois ou quatre types qui n’en avaient strictement rien à faire. Quant aux recours possibles à ce vide, ils ont piaffé sur le banc des remplaçants, ruminant leur frustration et sans doute aussi  leur honte. À l’heure précise où une prometteuse équipe de rugby naissait en Argentine, quand les équipes pourtant éliminées de l’Euro 2012 se battaient jusqu’au bout pour l’honneur, les footballeurs français vaincus d’avance par eux-mêmes ont étalé, grotesques, la suffisance, l’orgueil débile, l’indifférence, en un mot l’arrogante et suicidaire stupidité d’un corps malade qui n’a plus de nation que le nom.

Et ce ne sont certainement pas les cent cinquante ou deux cents imams commis ces jours-ci par l’Algérie et le Maroc au soin des âmes en prière dans les rues et dans les mosquées de nos villes qui me diront le contraire. Ceux-là jouent en équipes et semblent pour de bon certains de vaincre.

Alain Dubos




La franco-marocaine Belkacem veut interdire la prostitution en France… mais pas au Maroc !

Notre nouveau ministre des Droits des Femmes, si effrayée à l’idée de perdre son ministère qu’elle avait préféré – elle fut la seule – renoncer aux législatives quand Ayrault avait annoncé que tout ministre battu serait limogé semble avoir davantage de courage quand il s’agit d’interdire, par des mesures judiciaires, aux clients des prostitué(e)s  d’user de leurs services, avant d’en arriver à carrément abolir la prostitution.

On dira plus loin ce qu’il faut en déduire du projet de société de nos élites de « gôche »  mais il nous semble nécessaire de noter le coupable silence de celle qui est aussi la porte-parole du gouvernement sur la prostitution marocaine qui serait une importante source de devises du royaume  cherifien.

Mais naturellement, pour celle qui fut membre du Conseil de la communauté marocaine de 2007 à fin 2011, il ne faut pas toucher au Maroc pour mieux s’en prendre à la France au travers de ses habitants, accusés de tous les maux et de tous les vices. Comment mieux déconsidérer notre pays et les « mœurs occidentales » ? Et dans quel but ? Essayer de faire  croire que l’islam serait supérieur à notre civilisation ? Récupérer les voix de quelques-unes des soi-disant »féministes » asexuées et frustrées qui hurlent au loup dès qu’il s’agit de plaisir, surtout hétérosexuel ? On peut le craindre puisque le ministre du droit des femmes a recruté pour son cabinet Caroline de Haas, celle qui s’était ridiculisée avec la campagne « Osez le clito »… Le pire est à venir !

En tout cas, la proposition de Najat Belkacem en dit long sur la conception de l’homme –et de la société- pour les socialistes qui nous gouvernent. Il faut non seulement un système stalinien qui régule la liberté d’expression et  impose la loi de la racaille à tous mais il faut aussi maîtriser la vie sexuelle de chacun et lui imposer un ordre moral.

La prostitution ne pose que 3 problèmes : le proxénétisme et donc l’exploitation du ou de la prostituée par autrui, avec les violences  et/ou les contraintes que cela suppose ; la prostitution des enfants/mineurs ; les risques encourus par les prostitué(e)s.  Alors si une Belkacem s’intéressait à ces sujets et proposait, par exemple, la réouverture des maisons closes, cela pourrait ouvrir un débat qui pourrait peut-être accoucher de propositions intéressantes.

Mais qu’elle en soit à criminaliser la prostitution et l’interdire purement est simplement est non seulement une aberration mais une faute.

On ne peut interdire la prostitution et, en plus, ce n’est pas souhaitable, pour les raisons ci-dessous :

La prostitution, sauf les cas que j’ai cités plus haut, se pratique entre adultes consentants et est donc de l’ordre privé.

Que des hommes et des femmes préfèrent vendre leur sexe plutôt que leurs bras ou leur intellect pour gagner de l’argent est de leur choix, de leur liberté, et cela ne regarde qu’eux, au nom de la libre disposition du corps de chacun.

Que des hommes et des femmes fassent ce choix contraints et forcés par une situation sociale et financière difficile est inacceptable mais cela ne change rien. Ce n’est pas en interdisant la prostitution qu’on donnera à manger ou un peu de luxe à ceux qui n’ont rien et prétendre le contraire serait mentir, pour ne pas parler des inégalités sociales engendrées par une telle interdiction qui ne toucherait pas, forcément, cover-girls et autres hôtesses de luxe recrutées en toute discrétion pour hommes d’affaires et politiques de haut vol.

Que des hommes ou des femmes aient la possibilité de trouver, grâce à l’argent échangé, un lieu et  une personne pour assouvir leurs besoins sexuels, leurs besoins de tendresse ou leurs fantasmes  quand leur aspect physique, leur caractère ou leurs goûts en font des gens sans compagne ou compagnon d’une vie ou même d’un soir, c’est fort heureux. Et cela peut peut-être empêcher nombre d’agressions sexuelles que des frustrés pourraient être tentés de perpétrer…

Vouloir s’attaquer à la prostitution par principe et non  pour remédier aux trois problèmes liés que j’ai soulevés au préalable serait, comme pour la prohibition, une incitation à l’encourager a contrario et notamment la prostitution clandestine de gamines de 14 ans venues d’Afrique en toute clandestinité et, en sus, politiquement, cela signifie deux choses.

D’abord que notre gouvernement a choisi de donner à la presse et aux Français un os à ronger pendant qu’il se prépare à abandonner toute  souveraineté et toute indépendance pour construire une Europe fédérale, pendant qu’il se prépare à imposer la rigueur aux classes moyennes en renonçant au CDI comme le demande Merkel depuis des lustres et enfin pendant qu’il se prépare à détourner l’attention des problèmes d’immigration et d’insécurité.

Ensuite, notre gouvernement cherche de façon évidente à réformer les Français et les immigrés respectueux de la loi de leurs traditions et de leurs sales habitudes pendant qu’il donne le feu vert aux délinquants afin de créer un homme nouveau qu’il contrôlerait entièrement, au moyen des nounous voilées, au moyen des programmes scolaires de la maternelle à l’Université, au moyen des programmes télévisés, en mettant sur les salariés une pression telle qu’ils accepteraient n’importe quoi pour ne pas se retrouver au chômage, et au moyen de lois qui lui interdisent et de penser, et de s’exprimer, et de disposer librement de son corps, et d’avoir la sexualité qui lui convient.

Bref, nous sommes tous bons pour fabriquer via des éprouvettes des enfants auxquels nous aurons l’interdiction de dire s’ils sont fille ou garçon pour ne pas les influencer comme le demandent les adeptes du gender, nous sommes tous bons pour renoncer à exprimer nos pensées, pour renoncer à penser même, nous sommes tous bons pour renoncer à disposer de nos corps et nous sommes tous bons pour nous bourrer de petites pilules destinées à  nous empêcher de penser et de désirer, afin que la société tout entière soit sous contrôle. Le programme Hollande-Ayrault-Belkacem ? Entre La Faute du Bobo Jocelyn et Le Meilleur des Mondes…  Vous l’avez voulu, vous allez l’avoir, et nous aussi, ça c’est beaucoup moins drôle !

Christine Tasin

http://christinetasin.over-blog.fr/

 

 

 




Les Français, Italiens, Allemands et Espagnols guère optimistes sur l’avenir européen de la Grèce

Un sondage réalisé en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie (*) montre que ces européens ne font guère confiance à une solution en Grèce et pour l’Euro.

(a) 85% des Français, 84% des Allemands, 72% des Espagnols et 65% des Italiens pensent que « l’argent prêté à la Grèce est de l’argent perdu, parce que la Grèce ne pourra jamais le rembourser ».

Je l’avais déjà dit dès avril 2010 !

(b) 84% des Français, 76% des Allemands, 90% des Espagnols et 88% des Italiens pensent que « si la dette grecque n’est pas sauvée, les difficultés de la zone Euro vont s’accroître dangereusement ».

On voit que l’inquiétude des Européens est proportionnelle à leur risque de passer à la moulinette. Dans l’ordre : Espagnols, Italiens, Français et Allemands.

(c) 39% des Français, 27% des Allemands, 44% des Espagnols et 56% des Italiens pensent que « la Grèce va réussir à réduire sa dette, à surmonter ses difficultés grâce à l’aide de l’Union européenne et à ses propres efforts et à rembourser l’argent qui lui a été prêté ».

C’est contraire au point (a) ! Il faudrait savoir si on pense que la Grèce « remboursera » ou pas « l’argent qui lui a été prêté ».

Si on considère comme « pessimiste » une réponse positive aux questions (a) et (b), et « optimiste » une réponse positive à la question (c), on peut dresser le tableau moyen suivant :

On voit qu’on est loin de l’optimiste béat ou feint de nos dirigeants !

(d) « Dans le cas où la Grèce ne parviendrait pas à réduire sa dette et son déficit » 65% des Français, 78% des Allemands, 51% des Espagnols et 48% des Italiens sont « favorables à l’exclusion de la Grèce de la zone Euro ».

Si les Allemands sont les plus favorables à « jeter » la Grèce de l’Euro, les Espagnols et les Italiens sont plus prudents. Peut-être par peur d’être les prochains sur la liste.

(e) 26% des Français souhaitent revenir au Franc, 39% des Allemands souhaitent revenir au Mark, 25% des Espagnols souhaitent revenir à la Peseta et 28% des Italiens souhaitent revenir à la Lire.

Le retour aux monnaies nationales ne fait pas recette…

Roger Heurtebise

(*) Ce  sondage a été réalisé en ligne par l’institut de sondage Ifop-Fiducial du 18 au 21 juin, selon la méthode des quotas, avec des échantillons de 1.001 personnes en France, 1.003 en Allemagne, 976 en Espagne et 967 en Italie. Il est publié simultanément par Le Journal du Dimanche (France), ABC (Espagne), Bild am Sonntag (Allemagne) et Corriere della Sera (Italie).




Le Taubirisme, c’est l’impuissance volontaire de l’Etat face au crime

Beaucoup déjà, même parmi les électeurs de Normal 1er commencent à se demander : Quelle peut bien être l’idéologie professée par le nouveau chef (s’il a une idéologie, ou plus simplement une vue cohérente de la société et de ses actuels besoins) ?

A quoi pense notre nouveau Président moitrinaitre*1, lorsqu’il supporte le difficilement supportable? L’actualité semble agir selon la loi des séries…

Une agression « hyper-violente » et mortelle à Rennes, dans une cour de récréation, a succédé aux meurtres de deux femmes gendarmes, tuées avec l’arme de service de l’une de ces deux officiers de police judicaire, -femmes gendarmes paralysées par les récents interdits priviliégiant la sécurité physique des asssassins, comme on l’a vu après l’inculpation, pour homicide volontaire, d’un policier ayant répliqué aux tirs de P38 d’un truand en cavale se présentant devant lui un pistolet dans une main et une grenade dans l’autre main.

Ces crimes et ces décisions laissent penser à l’impunité du crime, face à un Etat progressivement dépouillé de son autorité et de ses moyens régaliens, au nom des droits humains des assassins combinés aux exigences europoïdes visant à dissoudre les vieilles nations d’Europe.

Ces crimes font suite aux assassinats d’enfants juifs de l’école Ozar Hatorah, revendiqués depuis par un site djihadiste donnant à Mehra une valeur exemplaire.

Je ne dirai rien des auteurs de ces agressions meurtrières…

Si je le faisais, je serai probablement accusé de « stigmatiser ». 

Je me censurerai donc. Je me limiterai à me faire l’écho d’une interrogation, quant aux effets assassins des appels réitérés d’un prédicateur, comme il en pousse chaque jour, comme des champignons, dans cette Egypte dite du « printemps arabe », dont un peu plus de 51% des 49% d’électeurs s’étant rendus aux urnes ont élu le candidat des Frères musulmans.

Normal 1er a été le premier chef d’Etat à saluer le nouvel élu de 25,20% des électeurs égyptiens

Pour le Prédicateur en question et pour ses collègues en « loi religieuse », voler, agresser, tuer, saboter la vie sociale et économique des pays « occidentaux », pourrir la vie quotidienne des voisins « impies » ou « mauvais musulmans », constituerait le plus haut devoir du vrai « croyant ».

Revenons plus concrètement à notre pays et aux mesures envisagées par Normal 1er et les siens

L’agression, à Rennes, d’un garçon de treize ans par un autre de seize ans, venant après qu’un groupe d’adolescents ait volé un véhicule puis foncé sur les policiers d’un barrage, -faisant sept blessés parmi ces derniers-, ne semble pas affecter le ministre en charge de la justice, quant à ses projets de réformes.

Question : compte-t-elle faire appliquer la loi, comme elle faisait de « l’Histoire », lorsqu’il s’agissait de ne braquer les projecteurs de la mémoire que sur les négriers de Bordeaux, de Nantes et d’autres villes de la traite négrière occidentale, lorsqu’elle estimait de son devoir de législateur de laisser dans l’ombre la plus épaisse l’action passée et/ou présente des esclavagistes de Karthoum, d’Alger, de Salé, Zanzibar et d’autres places de la traite négrière orientale, moyenne et proche orientale ou extrême orientale ?

Son école de « pensée », l’école taubiriste ( on se demande en vérité si elle pense, cette « école ». Et si elle pense, on peut aussi se demander : si c’est dans le but d’assurer la sécurité des citoyens, ou celle des agresseurs de tous âges), n’a pas spécialement paru affectée dans ses certitudes par la cascade des récentes agressions meurtrières.

Les tribunaux correctionnels pour adolescents violents et délinquants, iraient toujours à la trappe

En d’autres termes, pour le taubirisme, ce sera : impunité cent pour cent pour ceux qui ont foncé sur le barrage policier et pour le « jeune » dont « l’impulsivité » à envoyé dans un comat mortel un collégien de treize ans.

Ferais-je un procés d’intention à notre brave ministre et à son école de pensée représentant au gouvernement une nuance « épidermique » et sexuée de la nation française ?

N’aurai-je pas entendu madame le/la ministre déclarer : que ces tragiques événements méritaient que l’on prenne du recul, avant de s’engager dans la « réforme » projetée ? Si c’était le cas, je présenterai volontiers mes plus plates excuses à madame le/la ministre.

Un être humain normal, un/une ministre honnête ou réfléchissant sans a-priori, ne se dirait-il pas :

Tiens, j’envisageais une mesure : Elle me paraissait juste et bonne. Je la pensais conforme à l’esprit de 1945 qui voulait légitimement en finir avec le système des bagnes et des forteresses où l’on enfermait des enfants et des adolescents, comme la forteresse de Doullens. La législation de 1945 voulait protéger la jeunesse, elle avait raison.

C’était et reste une cause noble, déclinant des lois et des dispositions administratives de progrès démocratique

Mais la situation actuelle et le type de délinquence « adolescente » sont très différents de ce qui existait à l’époque ou le législateur a décidé la grande législation protectrice en question.

Quant on pense aux lois protectrices, quand on pense aux hommes et femmes dévoués et responsables qui les mettront en application ou qui combattront pour elles, on pense au juge de « chiens perdus sans collier », magistralement interprété par Jean Gabin.

On revoit le face à face du juge et de l’enfant, lorsque l’on songe à cette enfance et à cette adolescence qu’il fallait protéger contre elle-même et à laquelle la justice devait montrer, pour cela, qu’elle s’interessait à son sort individuel.

Mais lorsqu’on a affaire à un adolescent devenu homme de seize ans, lorsque l’on est confronté à un « homme » par la force, par le mépris de l’autre, par la violence irréfléchie et sans limite, est-ce que nous devons nous mouler dans l’esprit du juge qu’interprétait Gabin ?

S’agit-il du même problème, en 2012 qu’en 1945?

S’agit-il d’une même situation, avant tout déterminée par l’âge de l’auteur des actes de violence, appelant l’approfondissement des adaptations nécessaires de la loi, sans se préoccuper des effets de ces approfondissements, dans les conditions actuelles ?

Le sous-ministre de l’équipe taubiriste a été remercié, à l’occasion du remaniement ministériel partiel

Y aura-t-il un autre remaniement, nettement plus important, pour signifier que Normal 1er n’est pas qu’un Président à la manière du roi de ces grenouilles dont nous parlait Jean de Lafontaine ?

Vous me demanderez : pourquoi faudrait-il un plus vaste remaniement, pour que Normal 1er puisse renvoyer à ses chères études ce ministre qui est une variété de Pangloss : un Pangloss qui déciderait de fermer les casernes de pompiers tandis que se multiplient les incendies, un Pangloss persistant à supprimer les tribunaux correctionnels pour les adolescents auteurs d’actes criminels ou de délinquence grave, à mesure que se multiplient et s’aggravent ces actes, un Pangloss ministre confirmant supprimer les peines planchers qui, si elles avaient été appliquées, auraient évité que les deux femmes gendarmes assassinées ne croisent leur exécuteur (comme l’a fait justement fait remarquer la mère du meurtrier).

Vous ne voyez pas pourquoi il est difficile de se débarasser de notre Pangloss ministre?

Comme la parité et la diversité sont les deux mamelles de l’idéologie de Normal 1er, débarquer l’idéologue-Garde des Sceaux contraindrait à nommer une autre femme de la « diversité ».

Et comme les appétits, en « diversité », ne sont pas moins intenses qu’en non-diversité, le Président Normal 1er risque fort d’avoir à devoir élargir son « gouvernement à bon marché », pour que chaque fragment territorial de la « diversité » se retrouve lui aussi représenté, sur la base obligatoire de la parité homme-femme…

Casse-tête politique que Normal n’a peut-être pas encore solutionnée ?

Alain Rubin

*1 Les Haïtiens appellent traditionnellement « moitrinaires » les hommes mus par le culte du « moi ». Une populaire chanson de l’époque précédant le pouvoir du tyran noiriste, François Duvalier, et restée un succès, intitulée « map Président » (moi Président), brocardait ces personnages grotesques, ces individus sans scrupules, ces personnage publics n’ayant d’autre idée ou idéologie que le culte dérisoire d’eux-mêmes. C’étaient le plus souvent des individus boursoufflés d’orgueil, et gonflés de suffisance parfaitement injustifiée.

La tirade de Normal 1er, sa répétition lancinante de « moi Président », pendant son face à face avec le Président sortant Nicolas Sarkozy, restera un classique de la doctrine moitrinaire. Gageons que dans cinq ans, cette tirade aura des chances de devenir le succès d’un carnaval antillais…