2020 : la pire année de l’histoire ?

Publié le 7 décembre 2020 - par - 11 commentaires - 864 vues
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Le magazine Time a choisi pour couverture les quatre chiffres de l’année barrés d’une croix rouge. Elle est complétée par : « La pire année de l’histoire ».

Comme il ne demeure guère de survivants de la Première Guerre mondiale, seulement une poignée de Terriens ayant connu la Seconde Guerre tout aussi mondiale, le magazine américain a-t-il raison?

2020 est-elle l’année la plus merdique que l’humanité occidentale encore vivante a eu à supporter ?

L’éditorial expliquant le choix de Time est signée Stephanie Zacharek, la Madame culture de l’hebdomadaire US.

«Une récurrence de désastres écologiques qui confirment à quel point nous avons détruit la nature, une élection contestée par un argumentaire fantaisiste, et un virus probablement transmis par une chauve-souris qui peut toucher l’ensemble de la population et retirer la vie d’1,5 million de personnes dans le monde», écrit-elle.

Zacharek et la culture paraissent un couple boiteux. La bobo et ses bobos (la petite bourgeoise nombriliste et ses petites blessures de l’âme.)

Des « désastres écologiques » idéologiques – sans doute toujours le même glacier qui s’effondre dans la mer en Amérique du Sud et la qualification d’année – comme chaque année – de plus chaude que l’humanité n’ait jamais vécue ; la fraude électorale de Biden et ses troupes grimée en « argumentaire fantaisiste » et un virus de chauve-souris qui a fait l’amour avec un pangolin avant de baiser les humains, c’est un peu court pour faire de la sombre année 2020 l’année la plus merdique des trois ou quatre dernières générations.

L’article est lapidé par les lecteurs. Chacun y allant de quelques événements qui lui paraissent plus importants que ceux qui auraient débranché cette année 2020 du reste des annales : la centrale japonaise de Fukushima, le tsunami thaïlandais, la guerre du Vietnam, la famine éthiopienne. Ils n’ont pas tort, sauf qu’aucun des événements cités n’a perturbé l’ensemble de la planète, aucun n’a permis de séquestrer un tiers de l’humanité, de le mettre sous contrôle, de le faire chanter au vaccin, comme l’a fait le virus chinois.

En France, 2020 a vu les élèves de terminale ne pas passer l’examen du bac alors qu’il avait eu lieu en 1944, même en Normandie. Une année où le transport aérien a pratiquement disparu de nos ciels, où des animaux sauvages ont parcouru les rues de nos villes transformées en tableau de Giorgio de Chirico, où la délation n’a pas été sans rappeler les fameuses heures les plus sombres etc. de notre histoire. Une année où l’humiliation ressentie lors des contrôles de police pour vérifier les ausweis ressemble sans doute à celle ressentie lors de l’Occupation, où la folie furieuse des organisations féministes, communautaristes, musulmanes, a fracturé peut-être définitivement notre pays en archipel. Une année où pour la première fois, des millions de personnes ont été obligées de se masquer pour sortir de chez elles, où on les a menacées de les contraindre à porter ce même masque en privé. Une année où la possibilité d’une guerre civile n’est plus une hypothèse farfelue.

Mais cela ne suffit pas à clamer que 2020 est l’année la plus sordide de notre histoire contemporaine.

Christian Makarian dans Valeurs Actuelles a, me semble-t-il, cerné ce qui différencie cette année de toutes celles qui ont marqué nos jours. « Dans l’histoire bimillénaire de la France, écrit-il, jamais le destin humain n’a autant dépendu de l’échelon politique central, qui s’est ainsi auto-saisi du principe vital. Considérant que la vie humaine n’avait pas de prix, que la définition purement biologique de l’humanité devait surpasser toutes les autres dimensions que sont l’esprit, le cœur et l’âme, les responsables gouvernementaux ont pris la décision de conditionner toute la respiration de la nation à la mise sous cloche à des fins sanitaires. Le fait d’être vivant l’a emporté sur le fait de vivre ; échapper au virus, ou en réchapper, a supplanté les autres composantes essentielles de l’humain, l’affection des proches, le lien social, l’éducation et la culture. Aucune épidémie n’avait jusqu’ici entraîné une telle redéfinition anthropologique. » Et ce, avec le consentement d’une grande majorité des citoyens.

En quelques mois, par décrets, l’État a dévoré presque toutes les libertés et la sphère individuelle. La propagande éhontée de l’appareil gouvernemental, de ses croque-morts, de ses experts, de ses conseils de santé et autres machins a permis aux forcenés étatiques, sous la houlette du Macron en chef, de serrer les vis jusqu’à ce qu’il ne demeure plus que l’âme servile des habitants de ce pays.

L’hebdomadaire allemand Die Zeit a rebaptisé Absurdistan la France macronienne. Il base son analyse sur la définition arbitraire (et surtout crétine) des commerces « essentiels » et « non essentiels », sur l’ausweis que les Français doivent se signer pour sortir le nez de chez eux, sur l’interdiction kilométrique autour du domicile de chacun, sur le pouvoir monarchique de Macron, sur la mise sous l’éteignoir du Parlement par le conseil de défense. « On ne voit ça nulle part ailleurs », selon la journaliste Annika Joeres.

Nous pourrions ajouter les joutes de la caste médico-médiatique, des médecins à la Molière qui se démentent un jour sur l’autre (l’inénarrable Blachier vantant le remdésivir pour ensuite dire le contraire), les ordres et contrordres gouvernementaux sur les masques, les tests…

Si l’on doit médailler 2020 en pire année des sept dernières décennies, la raison en sera ce changement anthropologique jamais vécu dans l’histoire à l’échelle planétaire souligné plus haut par Christian Makarian et le sentiment de vivre en Absurdistan.

2020, l’année où les œuvres d’Orwell, d’Huxley, de K. Dick ne sont plus des dystopies, mais la réalité d’un temps désarticulé.

Marcus Graven

Vous pouvez retrouver tous mes articles sur

https://marcus.tvs24.ru

 

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Notifiez de
POLYEUCTE

A 80 ans, le Désir de vivre n’a jamais été aussi Bas.
Non par l’Age, mais par les contraintes accumulées.
La Lubie du Covid est la Cerise sur le gâteau qui autorise Tous les débordements.
OUI ! 2020 !
Mais Après ? Les “Cliquets” ne sont jamais supprimés ! On en rajoute !
Pauvres Descendances !

ADLER

2020 ???? Je pense que ce ne sera pas la pire. Attendre les suivantes. Il faut dégager au plus vite macron et sa clique, sinon, nous sommes foutus.

Une patriote

Exact, 2021 va être encore pire, Macron n’a plus rien à perdre ce qui le rend encore plus DANGEREUX !!!

Stéphanie D.

2020 n’était que l’amuse-gueule c’est certain. Le pire est devant nous c’est certain aussi.

Patapon

Nous détestons 2020,mais je vous le prédis,2021 sera bien pire.Nos ” maitres” n’ ont pas livre la pleine mesure de leur génie malfaisant…

HARGOTT

De l’histoire peut-être pas, mais depuis 1945 certainement.

Patapon

Pendant les Hlpsdnh,nos parents savaient qui était l’ennemi,ce qui est un grand avantage.Qui peut désigner nos ennemis en cette fin 2020? Il y en a tant,et aucun ne se montre à visage découvert…

patphil

absurdistan mais bien réel

Excellent !

Perplexe

Non le pire est pour demain…..en 2021.

Jacksoul

2020, l’an foiré.

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