2022 : bienvenue dans le film dystopique « Soleil Vert »

Le film Soleil Vert  (titre originel : Soylent Green) est sorti en 1974. Le « premier choc pétrolier » (1973)  vient de mettre un terme brutal aux « Trente Glorieuses ». Inspiré du roman Soleil Vert (paru en 1966) de Harry Harrison, le film imagine la vie à New York en 2022.

Le réalisateur, Richard Fleischer, décrit une ville cauchemardesque, à l’image du reste du monde : pollution généralisée, chaleur torride, surpopulation, hyperviolence, légalisation du suicide assisté, méga-émeutes populaires réprimées à coup de bulldozers, césure de la société en deux classes antagonistes : quelques oligarques – qui, à l’abri dans leur ghetto doré, ont accès à tous les services du monde « d’avant » : eau potable, nourriture saine, mode de vie agréable… –, et un lumpenprolétariat pléthorique qui ne survit que grâce à une nourriture distribuée gratuitement par une multinationale, Soylent Industries, laquelle se présente innocemment comme « fabricant d’aliments de synthèse à partir du plancton océanique et de germes de soja »...

Le héros (incarné par Charlton Heston) finit par découvrir que cette manne (le Soleil Vert) est en fait fabriquée à partir de corps humains.

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A la sortie de ce film, l’Occident joue à se faire peur : Les Etats-Unis et l’Europe sont assis sur un tas d’or et leur suprématie (économique et militaire pour les premiers, purement économique pour la deuxième qui vit à crédit sous le parapluie nucléaire américain), surclassent l’ensemble des autres régions de la planète. La Chine et l’Inde, qui devancent la France dans le classement mondial par PIB, sont encore considérées comme des pays de ce qu’on appelait à l’époque le Tiers Monde.

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Certes, la guerre froide faisait planer le risque d’une apocalypse nucléaire (la crise des missiles de Cuba de 1962  était encore dans toutes les mémoires), mais elle est absente du film. L’immigration de peuplement n’est pas encore à l’ordre du jour (l’Afrique, l’Europe, les Etats-Unis et l’Amérique du sud comptent respectivement 400 millions, 670 millions, 210 millions et 300 millions d’habitants) : le film n’en dit mot. Rien non plus sur l’exacerbation racialiste qui fait des ravages actuellement aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, avec la perspective à plus ou moins long terme d’un Grand Remplacement devenu, même à gauche, une évidence – un Mélenchon utilise le vocable plus politiquement correct de « créolisation »

Soleil Vert compte parmi les œuvres-culte de science-fiction – un genre souvent considéré, bien à tort, comme mineur –, avec entre autres Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, 1984 de George Orwell ou encore Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

Le monde de 2022 que ce film donne à voir n’est certes pas le monde réel de notre époque, mais plusieurs de ses thèmes sont particulièrement d’actualité, entre autres la surpopulation de la planète, éludée par les écolos parce qu’elle ne concerne que l’Afrique, l’Asie et dans une moindre mesure l’Amérique du sud, la réification du corps humain, la culture de mort, le rôle majeur des multinationales (qu’on songe actuellement à Pfizer ou encore à Monsanto) dans le formatage de la conscience collective des peuples et la mise au pas des instances gouvernementales.

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On rappellera que 1973 est une date-clé pour comprendre le Protocole de Barcelone  qui marque le début de l’islamisation de l’Europe :

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni

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15 Commentaires

  1. « Soleil vert » est un complément au « meilleur des mondes  » d’a Huxley (1936)
    Pour les dix milliards d’humanoïdes affamés, dont le capitalisme fou a besoin pour son « toujours plus », nous y sommes déjà.

    Le recyclage des déchets est une réalité NOBLE, pour les écosystèmes fermés comme les vols spatiaux de longue urée.
    Et combien de produits médicamenteux contiennent-ils déjà des extraits sanguins, des placentas récupérés aux maternités, des microbiotes intestinaux fabriqués à partir d’excréments humains…?
    En face de ces utilisations scientifiques, il y a déjà les milliers de tonnes d’insectes en poudre que nous font bouffer, sans le dire, les zécolos industriels de l’agro bio-alimentaire, il y a le recyclage des effluents de l’assainissement qui devient « poudrette » puis engrais maraicher.
    Nous bouffons déjà NOTRE MERDE!
    ET en effet ce n’est rien à côté de l’I.A des 50 financiers qui possèdent DÉJA la planète.

    • Longue « urée » . Un accident de clavier subliminal. L’urine est en effet recyclée à bord des vols longue DURÉE!

  2. « green soylent » ce serait plutôt les conséquences du réchauffement climatique et de la pollution de l’homme. C’est un film ecolo, pas vraiment la ligne du site mdr

  3. Oui un film magnifique. En plus « intello » Brazil est aussi un film culte

    • j’aurai dit en plus poétique, mais cela reste assez éloigné de « soleil vert ». On est plus dans du Orwell.

      Petit détail: il n’y a que la musique « Aquarela do Brasil » dans brazil, mais sous des dizaines de variations 🙂

  4. Dans un autre genre un film un peu oublié il s’agit de Roller Ball film réalisé par Norman Jewison,sorti en 1975.Film prophétique.

  5. Je connais la voie de celui qui interview Alain Wagner. Un certain Henri.
    Egalité de traitement des immigrés avec les français, c’est confirmé depuis par le pacte de Marrakech, signé par Macron avant l’arrivé du virus en 2019.

  6. Blagounettes:
    C est George Orwell qui voyage dans le temps,
    il atterrit en 2O22 :
    Extrêmement déçu ,il dit:
    moi qui croyait en écrivant 1984 faire une oeuvre
    de fiction , j ai juste écrit un documentaire !

  7. Dans le soleil vert 2022 les zobis (zombies) cons, coupeurs de têtes appelés réfugiés, sont rendus fous par des frères musulmerdes, qui dans une taqiya ont parlé d’un dieu collectionneur de tête de mécréant, prêt a payer 72 pourries(vierge) l’unité. La virginité étant miraculeuse chez ses zobis. Le mi-séricordieux, mi-raisin, en garantie de la soumission ordonne qu’on lui rappelle cinq fois par jour qu’il est le plus grand. Le paysage est sinistre, sous les hurlements d’un muezzin sodomisé en haut du minaret par un zobi imam. Les agressions, les viols, sont dus à l’extinction des chèvres mortes en couches. Mais c’est d’une poésie merveilleuse, qui rappelle le saint coran.

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