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2022 : Éric Zemmour, le dernier espoir pour la France ?

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La candidature d’Éric Zemmour en 2022 est le serpent de mer qui ressurgit régulièrement depuis une vingtaine de mois.

L’illustre auteur du « Suicide français » peut-il être le sauveur d’une France en perdition, peut-il être le Messie que la droite identitaire, mais aussi la gauche patriote, attendent depuis si longtemps ?

Pour répondre, encore faudrait-il savoir s’il est réellement tenté par l’aventure élyséenne.

En 2019, quand on interrogeait le journaliste le plus apprécié de la sphère populiste pour son discours de vérité face à la parole officielle bien-pensante, celui-ci évacuait la question d’un revers de la main, ajoutant que « les gens disent n’importe quoi ».

https://www.francesoir.fr/politique-france/zemmour-candidat-en-2022-ses-amis-estiment-quil-pourrait-se-laisser-convaincre

Mais aujourd’hui, Zemmour n’est plus aussi catégorique.

Face à Alain Duhamel, qui pense que cette candidature répondrait à une demande bien réelle, vu la pauvreté du casting actuel qui annonce un remake de 2017, Éric Zemmour s’est bien gardé de dévoiler ses intentions.

https://fr.sputniknews.com/france/202101211045111891-eric-zemmour-ne-ferme-pas-la-porte-a-une-candidature-presidentielle-en-2022/

https://www.valeursactuelles.com/politique/video-presidentielle-2022-eric-zemmour-ne-dit-pas-non-127753

Contrairement à Marion, qui vient de confirmer chez Morandini qu’elle n’avait aucune ambition politique à court terme, Zemmour entretient le suspense.

Son entourage a toujours pensé qu’il pourrait se laisser convaincre. Il est clair que la politique le passionne et que le pouvoir le fascine, non pas pour ce qu’il apporte, mais pour ce qu’il permet : appliquer les mesures que l’on estime efficaces et salvatrices pour le pays.

Défendre des idées saines, bénéficier d’une certaine aura dans le public, c’est très bien. Mais pouvoir appliquer son programme, c’est mieux. Et pour cela, un seul chemin possible : prendre le pouvoir.

Dès l’été 2019, le magazine le Point nous révélait que Zemmour sondait ses amis sur une éventuelle candidature en 2022.

Sa grande hésitation viendrait de l’inévitable  bouleversement que la fonction présidentielle impliquerait  pour sa famille et sa vie privée.

Dans la sphère identitaire, on se plaît à rêver, et les zémmouriens les plus proches font le forcing.

L’argent ne serait pas un problème, les donateurs étant légion. Et lever une armée de bénévoles ne poserait pas davantage de difficultés.

Le rêve de tous les patriotes, c’est de voir leur champion porter en 2022 les thèmes du Grand Remplacement, de l’invasion migratoire et de l’islamisation de la France, des défis majeurs que les mondialistes, Macron en tête, refusent de relever.

Éviter à tout prix un second tour Macron/Le Pen, qui serait à nouveau fatal au camp patriote et identitaire.

La conviction du camp zémmourien est que l’union des droites serait insuffisante pour l’emporter et qu’il faut donc ratisser également à gauche.

Pour les populistes, Zemmour est indéniablement le très gros poisson que les chefs de parti rêvent de prendre dans leurs filets.

On se  souvient que lors des Européennes, aussi bien Marine que Dupont-Aignan avaient approché Zemmour pour lui proposer une honorable place sur leur liste. Mauvaise pioche. Zemmour avait décliné l’offre.

Pourtant, Zemmour ne peut réussir qu’avec le soutien du RN et de DLF. Une union sacrée des forces identitaires du pays face aux progressistes. Mais peut-il être le grand rassembleur d’une opposition aussi divisée ?

D’autant plus que pour beaucoup de marinistes, une candidature Zemmour ne pourrait que diviser encore plus le camp patriote.

C’est peut-être le voeu des mondialistes : affaiblir Marine ?

Nous en sommes là et bien malin celui qui peut dire ce que rumine le champion de la droite identitaire.

Populaire, il l’est incontestablement. Mais il reste dans le collimateur des ayatollahs de la bien-pensance, qui feront tout pour lui savonner la planche.

À ce jour, aucun sondage, à ma connaissance, n’a mesuré les chances de succès d’Éric Zemmour.

S’il y en a, on ne les connaît pas. Tout ce qui pourrait nuire à Macron est mis sous le tapis.

On imagine que, pour lui, le choix est difficile. Sa famille aura certainement son mot à dire et pèsera lourd dans le verdict final.

Aujourd’hui, il a tout : le succès professionnel, la notoriété et l’émission de Christine Kelly, tribune qui lui permet d’exprimer ses idées.

Pourquoi descendrait-il dans la fosse aux lions pour prendre des coups et faire face à la farouche opposition du camp mondialiste. Qu’a-t-il à y gagner ?

La politique, en France, c’est un métier où il faut avoir le cuir épais pour encaisser. Mais, ayant été journaliste politique, il connaît la brutalité du milieu.

Seuls l’amour de la France et une irrésistible envie de mettre en œuvre ses idées pourront décider Éric Zemmour à faire le grand saut.

Son hésitation est compréhensible, car le monde politique sans pitié n’est pas son élément.

Il possède le courage, la compétence, le bon sens, l’intelligence et, sans aucun doute, l’envie d’y aller.

D’ailleurs, sa culture et ses connaissances historiques font peur à plus d’un leader politique, qui refusent donc de débattre avec lui, par peur de se ridiculiser.

De plus, sa probité ne saurait être mise en doute. Il ne traîne aucune casserole. S’il en avait, il serait tombé depuis longtemps.

Si les juges le traquent pour une virgule mal placée, c’est qu’ils n’ont rien à lui reprocher.

Mais, encore faut-il que ses chances de succès soient bien réelles, ce que nous ignorons.

Quant à nous, ses fidèles partisans, nous n’avons d’autre choix que d’attendre.

Jacques Guillemain