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2022 : Ménard, soyez réaliste, il n’y a personne d’autre que Marine

Il y a quelques temps, Robert Ménard réélu maire de Béziers au premier tour avec près de 70 % déclarait que Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de 2022, était l’assurance pour Macron d’être réélu. Il invoquait notamment le dégoût qu’inspirait aux gens le patronyme de la présidente du RN, Jean-Marie, son père n’ayant pas toujours brillé par son intelligence débordante tout au long de sa carrière politique qui apparaissait plus comme une envie de « déconner » et de foutre le bordel parmi les gouvernants que comme la réelle intention d’être élu et de servir uniquement les seuls intérêts de la France. Robert Ménard sous-entendait également une propension malsaine vers un alignement sur la bien-pensance et donc, une certaine pusillanimité. Il est vrai qu’après toutes ces années dans l’opposition, on finit par voir ses convictions d’origine s’émousser. Si le pouvoir corrompt comme a pu le dire Montesquieu, la marginalité également. Donc, sur tous ces aspects, Robert Ménard a raison.

Mais il a également tort. Car si Marine Le Pen était convaincue et se retirait donc de la compétition, l’invitation pressante de Robert Ménard une fois réalisée… serait à son tour l’assurance d’une réélection de Macron ! Mais pourquoi ? Tout simplement parce qu’en dehors de Marine Le Pen, c’est le grand vide, le Sahara avec ses millions et millions de dunes incultes. Oh ! bien sûr, il y a bien quelques petits monticules d’esprits brillants mais d’abord, qui ne se sentent pas inspirés pour tenter l’aventure et ensuite, que les sondages ne créditent guère au-delà de 5 %. Bien sûr, les amoureux de la beauté féminine (dont je suis !) et de la jeunesse vont sur-le-champ m’en vouloir et se fâcher avec moi, car ils ne manqueront pas de m’objecter, et avec insistance, qu’existe sur cette belle terre de France une Madone. Le problème, c’est que cette jolie Madone ne fait que des apparitions. Or, et j’en suis le premier désolé, les apparitions mariales, furtives par nature, ne constituent pas une réelle volonté de s’engager pour la France et de triompher. Moi, cette Madone, j’aurais préféré, et depuis longtemps, qu’elle se transforme… en une Jeanne d’Arc des temps modernes. Malheureusement, je ne vois pas surgir de l’horizon une petite Lorraine inspirée et surtout, plus que décidée. Or, les temps désespérés que nous traversons ne sont pas à : « J’y vas t’y, j’y vas t’y pas ?

D’après les tous récents sondages, 70 % des Français estiment que l’insécurité est leur premier problème. Or, ne voilà-t-il pas que le nouveau gouvernement semble se réveiller de sa léthargie. Le discours ce matin de Castex à Nice le confirme. Il donne l’impression de vouloir mettre le paquet. Mais tout cela, ce ne sont que des effets de manche. En fait, à bien y réfléchir, tout cela n’est qu’une affreuse manifestation de trouille, celle pour Macron d’être balayé en 2022. On le sait, Macron est malin comme un singe. Ce réveil n’est qu’un de ses nouveaux mauvais coup !  Il ne faut pas se faire d’illusions. Cela saute aux yeux.  Cependant, avec un ministre de l’Intérieur issu de la caste Sarkozy, des juges pourris jusqu’à l’os par la bien-pensance et ayant pour ministre de la Justice un ancien avocat ayant réussi à obtenir l’acquittement de plus de 150 saloperies, celles justement qu’on voudrait voir définitivement neutralisées, on peut douter sérieusement des résultats positifs de cette nouvelle stratégie. Et puis, il leur reste très peu de temps.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite. En effet, nous savons tous que les Français sont en général des moutons, sensibles aux mots, aux effets de manches, à ces beaux déplacements de ministres sur les lieux des crimes commis par les crapules de l’islam et qui font semblant d’écouter les victimes qui deviennent, chaque jour qui passe, une masse de gens qui s’amplifie. Et cela signifie – surtout si une ou deux réformes auront eu le temps d’entrer dans les faits ! – qu’un bon pourcentage d’entre eux vont se faire avoir, je devrais plutôt dire envoûter… et qu’en 2022, eh bien, ils ajouteront leurs voix aux inconditionnels de Macron… qui sera alors réélu. Alors, pas si bête que cela la bête, en réalité !

Robert Ménard,  je t’apprécie beaucoup mais tu dois être réaliste : nous n’avons personne pour remplacer Marine Le Pen et puis nous n’avons pas le temps d’en trouver une, une qui n’existe pas d’ailleurs. Ce qu’il nous faut donc, c’est soutenir Marine Le Pen ; mais surtout, il faut la brider, la faire revenir aux vrais fondamentaux qui consistent à faire que la France reviennent aux Français, l’empêcher d’avoir de plus en plus d’états d’âme qui la font glisser toujours plus sur la pente néfaste des hésitations. Il faut nous introduire en masse dans le RN et y exercer en permanence un pouvoir de pression, utile aujourd’hui pour lui servir de tuteur mais utile également demain lorsqu’elle aura été élue, pour la mise en place immédiate et ferme du renouveau de la France. Mais cela ne saurait suffire car il est indispensable de l’aider parallèlement, mieux, de la pousser à constituer un vrai projet de société éloigné de ce foutu système économique créateur de pauvres et d’exclus. Les deux sont indissociables. Sinon, Macron aura toute la vie devant lui… Mais pour réussir, les patriotes doivent plus que jamais se souder car leur désunion serait un autre élément participant à la victoire de Macron.

Philippe Arnon