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2022 : une main de fer nationaliste dans un gant de velours républicain ?

La République française se montrant incapable d’assurer la survie de la France, une grande partie des patriotes pensent que pour sauver la France, il faut nécessairement sacrifier la République. Ils veulent par exemple une dictature militaire ou le retour du roi, voire d’un empereur, ce qui n’est a priori pas très républicain.

D’autres pensent même qu’en essayant de sauver à tout prix la République, on met d’autant plus la France en péril, car la République pacifiste/nihiliste/dévoyée actuelle ne supporte plus la vue du sang de l’ennemi, adore celui des Français de souche et aspire à leur martyre.

Cependant, si l’on pose sa candidature aux élections présidentielles de la République française en  2022, il faut bien  évidemment se présenter comme républicain.

Par conséquent, à moins d’un bouleversement majeur dans l’opinion publique du genre :  20 millions de Français dans les rues de Paris, suite à un énième « sentiment d’incivilité commise par des ‘’jeunes’’ », il faudra encore se plier à certaines exigences pour pouvoir espérer l’emporter.

Une des étapes dans le cheminement vers la victoire, c’est par exemple l’obtention de cinq cents signatures (qui ne sont pas anonymes) d’élus.

Le candidat de la droite nationaliste, soucieux avant tout de sauver la France, avec ou sans le concours de la République, devra donc éviter d’exprimer ouvertement le fond de sa pensée.

Son discours se devra d’être habile, même hypocrite, car s’il reprend en boucle la définition gaullienne de la France «Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » on y verra alors de l’anti-républicanisme, et ledit candidat  échouera.

Le choix du candidat, au sein du camp nationaliste, doit certes reposer sur ses convictions patriotiques, mais aussi sur sa capacité à obtenir les fameuses cinq cents signatures et à rassurer autant les élus (pour ces cinq cents parrainages) que  les simples électeurs qui ont encore honte de vouloir mettre au pouvoir le gouvernement nationaliste qui les sauverait.

Philippe Grimberg