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L’épouvantail militaire brandi par les USA et la Russie…

 

Dans le temps, à la seule énonciation du mot USA, le visage des populations exprimait admiration, sympathie mais aussi et surtout une crainte panachée de respect.

Or, durant ces récentes années, tous ces peuples qui hésitaient à braver, à défier ce géant au cœur sensible et généreux, sont les premiers à réaliser que ce colosse inattaquable n’en est plus un, et qu’il est même très aisé de le braver, de le narguer et de s’en sortir sans la moindre égratignure.

En écoutant les paroles étrangement sensées, mais indubitablement arrogantes et dédaigneuses du Président iranien envers le « Grand Satan », on se rend compte que certaines lignes rouges ont été franchies et que la déchéance du prestige de cette grande puissance a subi, depuis ces deux dernières décennies, un coup fatal.

En fait, la descente aux abîmes aurait apparemment commencé avec l’élection du Président Obama. On ignore si c’était son programme ou si les éléments nocifs qui se trouvaient derrière les coulisses de son élection avaient pour but de culbuter la plus grande puissance du monde. Quoi qu’il en soit, l’érosion, la faille, n’ont fait que s’amplifier depuis. Et l’Europe suit de très près cette décadence.

Il n’y avait qu’à observer les demi-sourires des Iraniens, leur morgue face au progrès et aux réussites dans leur projet nucléaire et spatial pour comprendre que les écarts dans leur conception du rang qu’ils occupent à l’échelle mondiale s’étaient considérablement rétrécis – Une véritable peau de chagrin.

Il ne fait plus de doutes que les projets iraniens d’envahir et de dominer le monde libre, à commencer par Israël, sont incrustés dans le subconscient des mollahs et que rien ne les en ferait détourner. La ramification et l’expansion du Hezbollah au-delà de ses frontières libanaises, son déversement en Syrie et en Iraq, en sont indubitablement l’amorce nécessaire afin d’accroître leur hégémonie territoriale qui s’étend à l’heure actuelle jusqu’au Yémen et même découvre ses tentacules au sein du Hamas dans la Bande de Gaza et en Judée et Samarie.

La placidité du Président Obama face à l’arrogance, allant jusqu’au sarcasme franc et ouvert, n’était nullement attribuée à sa maîtrise des enjeux par les mollahs, mais plutôt interceptée comme le signe d’une déficience, d’un effroi mortel de devoir, un jour, relever le gant et affronter l’Iran. Son successeur, Joe Biden, revient sur ses pas.

Ce qu’Obama ignorait peut-être, à moins que cela ne fût intentionnel, était que son silence et sa pacification, dupliqués par toutes les grandes puissances, ont été perçus par les Iraniens comme un repli, une faiblesse. Le monde entier semble avoir atteint un point de non-retour, comme dans un jeu de roulette quand les mises sont déjà placées et qu’il faut seulement attendre que la boule s’arrête sur une case noire ou blanche, ou sur cette étincelle qui mettra le feu aux poudres.

La Chine sait, depuis Mao Tse Toung, qu’elle peut bien sacrifier quelques centaines de millions d’individus pour gagner une guerre nucléaire et n’a rien à redouter de l’Iran, avec laquelle elle maintient des rapports politiques, énergétiques et économiques. L’Europe hésite à renoncer à ses profits dans ses ventes et ses achats avec l’Iran, rendant inopérantes toutes les sanctions énoncées dans cette foison insensée de discours.

Et l’ennemi conscient parfaitement des faiblesses du monde libre ne cesse de les titiller et de s’en servir comme appât, afin d’atteindre son objectif qui n’est autre que celui d’anéantir la démocratie. Une démocratie remise en question en ces derniers temps, avec le conflit russo-ukrainien et le jeu irréfléchi de chat et de la souris maintenu entre les USA et la Russie qui sans doute plafonnera par une guerre généralisée.

Thérèse Zrihen-Dvir




Le conflit Otan/Russie va se déplacer vers la mer Baltique

Une fois n’est pas coutume, je reviens rapidement sur le sujet de l’adhésion de la Finlande et la Suède à l’OTAN.

Dans mon dernier article ”Finlande et Suède dans l’OTAN : pourquoi la volte-face d’Erdogan”, je relatais l’accord  passé entre les deux candidats et la Turquie selon lequel cette dernière n’opposerait plus son veto à leur adhésion à         l’OTAN. Cet accord n’en est pas un puisque il est qualifié de “déclaration d’intention”. Pour les habitués de négociations, la déclaration d’intention doit être suivie d’accord point par point et leur réalisation. Ce qui n’apparaît pas dans la déclaration, explicitement, c’est l’obligation des deux candidats d’expulser les terroristes ou désignés comme tels par Erdogan, vers la Turquie. La liste des terroristes a été publiée mardi soir 27 juin par le bureau de presse Ensonhaber, laquelle comportait 40 noms avec photos et pedigrees : 31 noms pour la Suède et 9 pour la Finlande. Dernier rebondissement dans l’affaire, jeudi après-midi 29 juin, Erdogan en personne et en conférence de presse à Madrid affirme que “l’accord” avec la Suède porte sur 73 personnes ! La promesse faite par la Suède est inscrite dans le protocole en annexe de la déclaration d’intention.

Le Premier ministre suédois Magdalena Andersson, depuis Madrid, et le ministre de l’Intérieur Morgan Johansson depuis Stockholm ont commenté  la liste dans le même sens. Les porteurs de passeport suédois ne seront pas expulsés. Et j’ajoute : même si les intéressés ont obtenu le passeport en urgence après la publication de la liste. La Suède sait faire pour protéger les terroristes du monde entier. Ne seront pas non plus expulsés les personnes qui risquent des représailles dans le pays demandeur. Cela veut dire prisons, tortures et exécutions. Et là, les Andersson et Johansson font référence aux dispositions suédoises et européennes sur le refus de livrer des criminels à un autre pays où ils risquent les représailles citées plus haut. En d’autres termes, le Premier ministre Andersson dit à Erdogan : c’est moi qui décide de qui, comment, quand et où ! La Finlande, que je n’ai pas entendue, est sans doute sur la même ligne.

En fin de fin, les deux pays vont noyer le poisson en eau trouble pour contourner “l’accord”. On peut comparer avec le non-respect des accords de Minsk.

La Turquie va naturellement réactiver son veto en demandant à son parlement de rejeter ”l’accord” de Madrid. La Suède et la Finlande ne rentreront jamais dans l’OTAN, sauf si l’OTAN passe outre le veto turc. Dans ce cas, c’est la Turquie qui pourrait être exclue de l’OTAN.

Dans tous les cas de figure, le danger d’un conflit ouvert entre la Russie et l’OTAN peu à peu se déplace vers la mer Baltique.

La Russie va inévitablement gagner  la guerre en Ukraine et prendre la partie du pays considérée  favorable à la sphère russophone. Poutine l’a exprimé lui-même : l’ouest de l’Ukraine est hostile  et par là sans intérêt pour la Russie.

Ce déplacement vers la Baltique a commencé en Lituanie qui a bloqué le corridor de Suwalki aux transport de certaines marchandises de Russie à leur enclave de Kaliningrad. La mer Baltique va devenir un baril de poudre. Avec la Finlande et surtout la Suède membres à part entière de l’OTAN, les Américains ou Britanniques vont inévitablement installer une base sur l’île de Gotland en Suède. C’est ce qu’un général américain a dit devant le Sénat il y a quelques temps. Gotland est juste en face de Kaliningrad et, comme le dit le général américain, peut servir de porte-avion idéal en Baltique. Le choix de la Suède serait judicieux puisque c’est le maillon faible en mer Baltique avec des effectifs militaires de 24 600 hommes y compris les réserves. À comparer avec la Finlande dont les effectifs, y compris les réserves, sont de 285 000 hommes qui s’entraînent régulièrement. Qui s’y frotterait serait piqué !  Surtout en hiver dans la neige.

Les Gouvernement suédois et finlandais, en pensant prendre des garanties de défense au sein de l’OTAN, attirent à eux comme un aimant le risque de conflit avec la Russie. Il faut les comprendre, ils sont socialistes et mondialistes et aveuglés par leur idéologie. Aux dernières nouvelles, la Lituanie négocie un accord avec la Russie pour reprendre les transports de marchandises vers Kaliningrad. L’OTAN a jugé plus prudent de faire machine arrière et d’attendre une meilleure occasion à l’avenir.

Cette occasion viendra tôt ou tard quand l’OTAN sera en position de force dans la Baltique.

Jean-Claude Jourdan




L’OAS n’a jamais été d’ultra-droite !

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Puisque l’OAS est redevenue d’actualité, 60 ans après l’indépendance de l’Algérie, qu’il me soit permis de l’expliquer à tous ces jeunes communistes et gauchistes, ces politologues, qui, sur tous les plateaux de télévision (et même sur CNews)  l’étiquettent à « l’extrême droite » et risquent donc de mourir totalement idiots. 

N’est-il pas de mon devoir de tenter de les éclairer, puisqu’ils sont tellement ignorants ?

Un simple rappel : l’OAS n’a existé que de février 1961 (création officieuse à Alger par le colonel Godard, le docteur Jean-Claude Pérez et quelques autres officiers et personnalités et, officiellement à Madrid, à Pâques de cette même année, en présence du général Salan, de Pierre Lagaillarde, de Jean-Jacques Susini, du capitaine Ferrandi, quelques autres personnalités ainsi que votre serviteur qui représentait M. Georges Bidault) à fin juin 1962 (date où les derniers représentants de l’organisation quittèrent l’Oranie sur deux bateaux espagnols envoyés par Franco, contre l’avis de De Gaulle).

Ultra-droite, dites-vous ! Son chef, le général Salan, était catalogué nettement à gauche par les divers gouvernements de l’époque. Il était l’interlocuteur privilégié du général Ho Chi Minh, chef des « Viets » communistes, à tel point que, lorsqu’il fut nommé à la tête de l’armée française en Algérie, les partisans de l’Algérie française derrière Michel Debré, et avec la bénédiction de De Gaulle, tentèrent de l’abattre avec un « bazooka », supposant qu’il avait été mis à ce poste par les socialistes afin de « liquider » l’Algérie française. Le général Salan échappa de justesse à cet attentat et ce fut ce malheureux commandant Rodier qui fut tué.

Dès l’échec du « putsch » des généraux apparu l’OAS et si 90 % des Européens d’Algérie furent derrière elle, seulement quelques milliers participèrent activement à son fonctionnement. Qui étaient ces quelques milliers, et plus précisément les quelques centaines directement impliquées dans les actions punitives ? En grande majorité les quartiers populaires de Bab-el-Oued, d’Oran et d’autres villes importantes, composés à 80 % de communistes, de socialistes, de républicains espagnols antifranquistes, encadrés par des officiers et sous-officiers déserteurs qui n’avaient aucune appartenance politique mais seulement la défense de « leur honneur et de la parole donnée aux populations que l’on avait mises sous leur protection. » 

À titre d’exemple je peux citer le responsable du plus actif des « commandos Deltas », Jésus de BEO, avec qui j’ai partagé les rangs des jeunesses communistes de 1945 jusqu’en 1952, puisque j’étais journaliste, à l’époque, d’un quotidien communiste « Alger-Républicain ».

L’OAS a-t-elle commis des crimes, comme cela se dit depuis des décennies en France métropolitaine ? L’OAS a exécuté des traîtres qui apportaient leur soutien physique et financier aux ennemis de leur Patrie, la France. Je ne peux les citer tous, ils furent très nombreux parmi la gauche française, cette gauche qui collabora avec les nazis jusqu’en octobre 1941, et qui sabota la défense française.

L’OAS exécuta des policiers et des « barbouzes » qui étaient les complices du FLN et avaient pour seul objectif de l’éliminer, sur ordre de De Gaulle. Rappelons que 200 commissaires et officiers de police furent recrutés pour constituer la « Mission C » et que l’on comptabilise plus de 500 victimes à l’actif de cette organisation d’État, en collaboration très étroite avec les services de renseignement du FLN. Également des membres du FLN, des tueurs responsables d’attentats contre des populations innocentes.

L’OAS a-t-elle organisé des attentats sur le territoire métropolitain, donc en France ? Certes, mais pas tous les attentats qu’on lui attribue car environ 50 % furent l’œuvre d’organisation française et j’en veux pour preuve les déclarations de Constantin Melnik, conseiller pour la sécurité du ministre Michel Debré et responsable de certains services secrets : « Il avait reçu l’ordre de provoquer des attentats spectaculaires pour monter l’opinion française contre l’OAS ». Ce furent l’attentat du quai d’Orsay, 1 tué et 20 blessés, celui de la voiture piégée à Issy-les-Moulineaux, 3 morts et 46 blessés, etc.

L’OAS a-t-elle commis des « bavures » ? Certes, dans toutes guerres de résistance se commettent des bavures, par des éléments incontrôlés et sans en avoir reçu les ordres. Ce n’est pas l’histoire de la Résistance française, entre 1940 et 1945, qui me contredira, elles furent nombreuses et bien plus préjudiciables qu’elles ne le furent pour l’OAS, à une autre époque.

Pour conclure, en ce qui concerne l’OAS, deux déclarations qui en expliquent la brève existence, celle d’Alain Peyrefitte « L’OAS c’est le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir » et il cite cette confidence de De Gaulle, dans son livre « C’était de Gaulle » : « Les gens de l’OAS me haïssent parce qu’ils sont aveuglés par leur amour de la France. Mais si les Français qui soutiennent le FLN me haïssent tout autant c’est parce qu’ils sont aveuglés par leur haine de la France ». 

Manuel Gomez

 

 




De passage à Valenciennes, j’ai ressenti un « sentiment » d’insécurité

Étant du Nord de la France, il y a des villes où l’on aime passer !
C’est le cas de Valenciennes. Mais cela n’est pas forcément spécifique à cette ville.
Photographe à titre amateur, malheureusement, j’ai dû changer mon appareil photo au plus vite.
J’aurai pu faire une commande directement sur Amazon mais je suis très attaché au contact « humain ».
Après quelques jours de recherche, il fallait que je me rende en magasin avec mes parents.
Et deux choix s’offraient à moi, soit la Fnac de Lille, soit la Fnac de Valenciennes.
Je suis donc allé à Valenciennes.

Après avoir stationné la voiture sur une aire de stationnement non loin du centre, nous sommes sortis de la voiture.
Premier constat : la saleté. Deuxième constat : la diversité dès la sortie de la voiture où deux Noirs africains sortaient d’un immeuble.
L’un des deux portait la « robe » typique des musulmans. Bonjour l’ambiance !
Nous avons donc marché vite. Il était entre 15 h 30 et 16 h 00 pendant la période de solde.
La Fnac se situait dans la galerie marchande. Et je dois avouer avoir eu des haut-le-cœur en arrivant tant je n’étais pas habitué.

Je restai sur mes gardes avec un pas rapide et déterminé, histoire d’éviter tout regard.
Il faut dire qu’entre les sans-abris, les dealers et les racailles, il faut faire attention.
Pour le coup, rien à dire sur la Fnac et le vendeur très courtois et sympathique, et très compréhensif.
Ma mère n’étant pas forcément à l’aise face à l’afflux de gens commençait à faire une crise d’angoisse.
Si bien que le vendeur a vite compris que je devais emmener ma mère « prendre l’air » pendant que mon beau-père réglait en caisse.
Étant sortis de la Fnac, mon beau-père prit soin de bien cacher le sac de mère et de bien tenir sa main.
Nous sommes sortis à trois et restés à trois pour revenir à la voiture.

Au loin, on entendait que ça gueulait à la station de tramway.
Puis on vit des Nord-Africaines en train de se bagarrer. Autant dire que nous n’avions qu’une hâte, rentrer chez nous.
Des Noirs nord-africains, il y en avait en masse dans Valenciennes.
Si pour nos ministres il s’agit d’un sentiment d’insécurité, je ne vois pas ce qu’il y a de rassurant de se sentir étranger dans son propre pays.
Car c’est bien l’impression que l’on avait. Car entre les bagarres, les dealers et les regards à ne pas croiser, Valenciennes est loin de faire rêver. Bref, ces retrouvailles avec Valenciennes se sont faites car c’était nécessaire.
Mais en soit, bien content de ne plus aller dans les grandes villes et de se contenter de se promener au canal avec ma mère.

Quentin Journeaux