21 mai 2013 : suicide de Dominique Venner, sept ans déjà…

Publié le 20 mai 2020 - par - 36 commentaires - 1 526 vues
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« Nous devons être intellectuels et violents » (Charles Maurras).

Il y a des hommes qui vous marquent pour la vie. Dominique Venner était de ceux-là.
Il n’était pas de mes amis. Nous ne nous sommes vus qu’une fois, à Paris, à l’occasion d’une dédicace d’un de ses livres. Et nous n’avons eu que deux ou trois échanges épistolaires, pas plus.
Il s’est tiré une balle dans la tête, le 21 mai 2013, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Qui était Venner, finalement peu connu du grand public jusqu’à son suicide ?

Il est l’auteur de plusieurs livres d’histoire sur la période allant de 1914 à 1945, notamment sur la révolution russe, les corps-francs de la Baltique, la collaboration et la Résistance en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais il était également un spécialiste, mondialement reconnu, des armes à feu sur lesquelles il a écrit des dizaines d’ouvrages qui font référence.

J’ai d’abord découvert Venner, l’expert en armement, avant de m’intéresser à son parcours politique et intellectuel. Pourtant « quel roman que (sa) vie ! » comme aurait dit Napoléon.
Il est le fils de Charles Venner, architecte, membre du Parti populaire français de Jacques Doriot. Dominique Venner étudie au collège Bossuet à Paris, à l’Oakland’s College, puis à l’École supérieure des arts modernes. C’est durant cette scolarité pseudo-« artistique » qu’il abandonne la foi chrétienne et rejette définitivement le catholicisme.

À 17 ans, épris d’aventure, « pour fuir l’ennui de la famille et du lycée », il s’engage à l’école militaire de Rouffach. Une école créée par « le Roy Jean » de Lattre de Tassigny, à la Libération.
Volontaire pour aller se battre en Algérie, il est sous-officier dans un bataillon de Chasseurs et combat le FLN dans les montagnes proches de la frontière tunisienne jusqu’en octobre 1956. Cette guerre, qui lui vaudra la Croix du Combattant, a énormément compté dans ses engagements futurs.
À son retour en métropole, pour lutter contre le soutien du Parti communiste au FLN, il s’engage en politique. Il entre au mouvement « Jeune Nation », et, à la suite de l’insurrection de Budapest, prend part à la mise à sac du siège du PCF, le 7 novembre 1956.

En 1958, il participe avec Pierre Sidos à la fondation de l’éphémère « Parti nationaliste », et adhère également au « Mouvement populaire du 13 mai » du général Chassin.
Après le putsch des généraux d’avril 1961, il bascule dans l’OAS-métro, ce qui lui vaudra 18 mois d’isolement à la prison de la Santé. Libéré à l’automne 1962, il écrit un manifeste intitulé « Pour une critique positive » — souvent comparé depuis au « Que faire ? » de Lénine et longtemps considéré comme un texte fondateur par toute une fraction de la droite nationaliste —, dans lequel, prenant acte de l’échec du putsch et du fossé existant entre « nationaux » et « nationalistes », il préconise la création d’une Organisation nationaliste révolutionnaire, « destinée au combat… une, monolithique et hiérarchisée, formée par le groupement de tous les militants acquis au nationalisme, dévoués et disciplinés ». Ayant étudié Marx et Lénine, il analyse le communisme, qu’il combat depuis toujours, non seulement comme un programme politique, mais aussi comme une organisation que les militants nationalistes doivent imiter en se structurant intellectuellement.

Il s’inspire également des luttes anticolonialistes et développe l’idée que les mouvements nationalistes européens doivent adopter la rhétorique des mouvements d’indépendance nationale.
Très critique envers le christianisme – c’est là, et uniquement là, que nos vues divergent – Venner prône une réhabilitation des traditions païennes et des identités, une défense des cultures face au melting-pot, et une valorisation élitiste de la force et de l’héroïsme.

En janvier 1963, il fonde, puis dirige, le journal et le mouvement « Europe-Action » — ainsi que les Éditions Saint-Just, au service du mouvement — qui rassemble, autour de convictions nationalistes et européistes, des membres de la « Fédération des étudiants nationalistes », des rescapés de l’OAS-métro, et d’anciens intellectuels collaborationnistes.

En 1968, il contribue — sous le pseudonyme de Julien Lebel — à la fondation du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece), avant de créer avec Thierry Maulnier, la même année, l’Institut d’études occidentales. Il lui adjoint, en 1970, la revue « Cité-Liberté » : « entreprise à la fois parallèle, concurrente et ouverte vis-à-vis du Grece », rassemblant de nombreux intellectuels (Robert Aron, Pierre Debray-Ritzen, Thomas Molnar, Jules Monnerot, Jules Romains, Louis Rougier, Raymond Ruyer, Paul Sérant, etc.) autour de l’anticommunisme, la lutte contre « la subversion mentale » et pour « les valeurs occidentales ».
Après plusieurs colloques et sept numéros de « Cité-Liberté », l’institut se saborde en 1971.

La période de militantisme politique de Dominique Venner prend fin à cette époque, et c’est bien dommage car il incarnait un nationalisme fort, moralement et intellectuellement.
Personnellement, j’ai découvert le militant en 1971, quand… il avait cessé de militer.
En 1971, il embrasse alors une carrière d’écrivain et d’historien. Son travail sur la Résistance et la Collaboration est remarquable car il a le mérite de remettre les pendules à l’heure.
Son « Histoire de l’Armée rouge » a obtenu un prix de l’Académie française en 1981.

En 1995, c’est son ami François de Grossouvre (ancien résistant, spécialiste des services secrets, ami et conseiller de François Mitterrand), qui lui suggère d’écrire ce qui sera, à mon humble avis, son meilleur livre: « Histoire critique de la Résistance ». Ce livre insiste sur la forte présence d’éléments issus de la droite nationaliste au sein de la Résistance et dévoile l’importance du rôle de la « Résistance maréchaliste ». Après avoir fondé la revue « Enquête sur l’histoire », il crée en 2002, le bimestriel « La Nouvelle Revue d’Histoire » dans lequel écrivent des plumes remarquables comme Bernard Lugan, Jean Tulard, Aymeric Chauprade, Alain Decaux, ou Jacqueline de Romilly. Il anime également le « Libre journal des historiens » sur « Radio Courtoisie ».

Une mort de samouraï : Dominique Venner a voulu théâtraliser sa fin de vie. Son ouvrage testamentaire s’intitule « Un samouraï d’Occident ». La couverture est illustrée par une estampe de Dürer : « Le Chevalier, la Mort et le Diable ».
Le 21 mai 2013, vers 16 heures, Dominique Venner se donne la mort par arme à feu — il a choisi un vieux pistolet belge à un coup — devant l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui devra être évacuée. Il aurait laissé une lettre à destination des enquêteurs.

Certains ont aussitôt parlé du « geste d’un déséquilibré ». Il n’en est rien : dans une lettre envoyée à ses amis de « Radio Courtoisie » et à Robert Ménard, qui la publiera dans « Boulevard Voltaire », il explique « croire nécessaire… devant des périls immenses pour sa patrie française et européenne… de se sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable ». Il déclare « offrir ce qui lui reste de vie dans une intention de protestation et de fondation ».

Concernant le lieu – bien mal choisi – de son suicide, il indique « choisir un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris qu’il respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de ses aïeux… » Dans un texte publié quelques heures auparavant sur son blog, il avait appelé à des actions « spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences », expliquant que « nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes ». Il y écrit que les manifestants contre le mariage homosexuel ne peuvent ignorer « la réalité de l’immigration afro-maghrébine… » Le péril  étant selon lui « le grand remplacement de la population de la France et de l’Europe ». Dès l’annonce de son suicide, plusieurs personnalités lui ont rendu hommage.

Marine Le Pen écrit sur Twitter : « Tout notre respect à Dominique Venner dont le dernier geste, éminemment politique, aura été de tenter de réveiller le peuple de France ». Bruno Gollnisch parle d’un « intellectuel extrêmement brillant » qui s’est donné la mort pour exprimer « une protestation contre la décadence de notre société ». En dehors de sa famille politique, quelques personnalités saluent son caractère. Benoît Rayski écrit : « Aucune des idées de Dominique Venner n’était mienne. Mais l’homme peut parfois échapper par son courage et sa noblesse à la gangue idéologique qui lui tient lieu d’armure ». Un hommage public lui est rendu le 31 mai 2013 à Paris.

Je n’y étais pas, hélas, car je partais pour un long voyage. Je me suis contenté d’envoyer sa dernière lettre, par mail, à mes amis. Dans ma mouvance idéologique – la droite catholique traditionaliste – on a fortement critiqué son geste.

L’Église condamne le suicide, et puis, un sacrilège à Notre-Dame de Paris, c’était assurément impardonnable. Personnellement, sans doute parce que j’ai admiré l’homme, je ne condamne pas cette mort de samouraï : Dominique Venner a choisi le jour de sa sortie après une vie de rectitude morale et de combat. Il ne voulait pas connaître le « Grand Remplacement » et considérait que le mariage de gens du même sexe était une abjection, un signe supplémentaire de la dégénérescence de notre civilisation. Il était droit, digne et il voyait juste. Alors, dispensons-nous de commentaires contre quelqu’un qui a si bien défendu, par les armes puis par les écrits, la France éternelle !

Monsieur Venner, j’espère que, malgré votre geste, vous êtes au paradis des justes.
Vous étiez athée (ou agnostique ?). Tant pis, depuis ce jour de mai 2013, il m’arrive souvent de penser à vous et même, parfois, de prier pour vous.
Dois-je ajouter, sans la moindre volonté de provocation, que je me sens plus proche de vous que du satrape, islamophile et pro-migrants, qui occupe le trône de saint Pierre au Vatican ?
Vous avez rejoint le Panthéon des gens qui me sont chers. Je vous devais bien un hommage !

Éric de Verdelhan

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Notifiez de
Lotus

3 Venner était aussi un orgueilleux. Chez les athées, ce vilain défaut est généralisé.
Ils sont convaincus de s’être créés eux-mêmes. Ils se croient être le centre du monde.
Et l’autre, à Notre-Dame, regardez-moi, je vais faire qq. chose d’incroyable.
Pauvre athée, quelle tristesse.
L’orgueil, la prétention, la vanité, ils en sont tous à divers degrés contaminés.
Chez eux, c’est tout l’un ou tout l’autre. Ça va de la timidité, s’ils pouvaient entrer dans un trou de souris, à regardez-moi, écoutez-moi, admirez-moi, suppliez-moi!
Des fous. Ils sont fous!

Lotus

2 Et pour Venner, lui, c’est spécial, il s’est suicidé parce qu’il était découragé de voir la France sombrer. Au lieu d’aider notre pays, lui préféra se suicider, pour moi, c’était un lâche.
Une des marques de commerce des athées, la lâcheté.
Mais il y en a beaucoup d’autres: la trahison, le mensonge, l’hypocrisie, l’injustice, etc.
Et ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils trahissent le Seigneur en permanence (étant athées) et cette trahison est cent fois plus grave que de trahir un ami ou son pays. Celle-là est impardonnable, ça ne passe pas, alors que fait Dieu? Suite au prochain numéro.

Lotus

Ce sont toujours des athées qui se suicident, pourquoi?
Parce que ce sont tous des faibles en esprit, des âmes inachevées, des âmes perdues.
Ils se suicident parce qu’ils sont malheureux. qq. ex. ils sont pris avec des problèmes d’argent, des dettes; pris avec des problèmes avec leurs collèges de travail; pris avec des problèmes personnels. Bref, la liste est longue. Ne voyant pas d’issue à leurs problèmes et certainement aussi fatigués d’être toujours malheureux, ils finissent par se suicider.
Les athées sont, en général, à court de solution. Les années passent, des fois jusqu’à 10 ans et plus, sans avoir trouvé une solution, ils traînent leur vie avec leurs problèmes et un jour, ils craquent.

Monrose

« Ce sont toujours des athées qui se suicident, pourquoi? » Vous allez un peu vite en besogne; J’ai connu un évêque qui faisait une dépression grave. Les plus grands Saints décrivent « leur nuit de la Foi ».
Certes, la Foi, l’Espérance et la Charité sont les 3 vertus théologales « exigibles » pour le croyant, mais est ce suffisant à tous les coups ?

Lotus

Vous me parlez d’un catho dépressif. C’est bien connu, les cathos ne sont pas entrés dans le royaume du Dieu. Donc, ils sont guère mieux lotis que les athées, ils tiennent un peu mieux le coup, mais il ne faut pas que la tempête soit trop forte, sinon ils partent au vent et les vagues les engloutissent.
Les plus grands Saints… Eh! arrêtez-moi ça.
Si les cathos avaient véritablement la foi, ils ne seraient pas ce qu’ils sont.
Des âmes égarées. Des brebis qui cherchent leur berger.
Les athées rusés et vilains disent: Il est par là, suivez-nous!
Bêêê, font les cathos.

Lotus

suite Et si le catholicisme avait été la vraie religion, la France ne serait pas tombée entre les mains des révolutionnaires athées et comme si ce n’était pas suffisant, des athées sataniques, des fous furieux. Il y avait beaucoup d’antéchrists dans le lot. Depuis 1789, notre beau pays est dirigé par des athées et beaucoup parmi eux, sont des antéchrists, ex. Macron.
Et avez-vous lu Isidore et Richard, deux idiots de Français athées en admiration devant Nietzsche.
On n’est pas sorti du bois. Tout est à reconstruire. Je parle du temple.
Et votre évêque dépressif n’a que ce qu’il mérite.

amndinelongchamp

💠 Au fond ,Dominique Venner devait être désespéré et pensait sans doute que la France ne serait pas sauvée. J’entendais dernièrement sur Radio Ici et Maintenant un intervenant Mahgrébin sur une à une libre qui disait ; 🔽 Les Français , ils sont désespérés parce qu’ils SAVENT qu’ils ont perdu🔽 Quelle ambiance y aura t-il en France quand il n’y aura plus que quelques Blancs ? Quel type de gouvernement ?👳🏽‍♂️🧕🏽 Ceux qui veulent notre disparition nous regretteront peut-être , plus tard . On ne pourra pas revenir en arrière . L’Egypte n’a pas toujours été musulmane , qu’est-elle devenue ? Et puis pour les quelques Blancs restants ce sera : 👨🏻‍🦰👨🏾‍🦱 👩🏻‍🦰👳🏽‍♂️Fra 🧓🏻👨🏻‍🦳🤛🏽🤛🏽🤛🏽, comme dans la maison de retraite de Detroit .François de Souche .

ISIDORE DE TRIVAGNAC

VENNER DANS LA NUIT DE L’IGNOBLE MENSONGE : Les Etrangers au Continent européen et ses valeurs Aryennes essentielles ne peuvent pas comprendre le Concept de « Suicide  » chez les peuples Nobles .. Les Japonais le tiennent pour une ultime cérémonie d’Honneur …Le Hara kiri c’est un combat à mort et une victoire sur l’Avilissement et la Corruption .. Ainsi il y va des Hommes Libres (ce que Nietzsche appelle les Véridiques ) qui comme Dominique Venner , n’acceptent pas le monde de la Veulerie qui a corrompu la France et ne veulent pas vivre la nuit de l’Ignoble Mensonge

Monrose

Cette description est très « wagnerienne ». Finalement plus germanique que Française, avec le mythe du Surhomme et autres balivernes Nietschiennes. Pour ma part, j’ai plus de considération pour Napoléon à Ste Héléne ou Pétain à l’Ile d’Yeu qui ont supporté leurs 6 années de souffrance, sans se supprimer ni pleurnicher.

Richard

« Les balivernes de Nietzsche »… vous déraillez ou quoi ? Aucun philosophe n’a mieux déconstruit toute l’inconsistance des religions que lui ! Fermez vos livres saints et lisez les aphorismes de Nietzsche. La vérité vient parfois d’outre-Rhin et même parfois d’Angela-19. Prost !

Monrose

Un philosophe qui prêche le mythe du « sur homme », donc au dessus des contingences médiocres de nos vies quotidiennes, et fait sa « première » crise de folie à Turin, en voyant un cocher matraquer son cheval et se met à parler et à pleurer à l’oreille du cheval , ça me fait doucement rigoler.
« Humain, trop humain » lui le premier qui passa sa vie de dépressions en troubles mentaux divers. Le monde est farci de ces Führers » qui veulent guider les peuples et « se font une certaine idée de leur nation »…

Pierre Labbé

Merci d’avoir rappelé qui était Dominique Vener.

POLYEUCTE

Je me souviens, comme hier, de ce geste Ultime, et de la lettre laissée. Déjà 7 ans !
Sacrifice inutile et symbolique ? Testament révolutionnaire ou oeucuménique ?
Chacun jugera.
Merci à l’auteur.

Bp50

Bravo pour l’hommage à Dominique Venner dont je possède toute la collection sur les armes. Cette race d’hommes à la fierté, au courage exceptionnel et fidèle jusqu’au bout à la parole le rattache aux grands patriotes qui aimaient viscéralement une France qui n’est plus qu’une image d’Épinal. Son suicide à l’autel de Notre Dame est un symbole fort du refus des fausses valeurs qui arrivaient et leur point culminant en la destruction voulue de Notre Dame: Tuons les symboles^pour tuer le peuple.Le Christ est venu pour les malades et non les bien-portants aussi aura t’il eu Miséricorde?

Anton

Merci Monsieur Eric pour ce souvenir encore très proche de Dominique Venner (dont une salle de l’Institut Emmanuel Ratier porte haut et fièrement le nom et où sont une partie de ses archives). L’ESH et la NRH sont irremplaçables pour une écriture vraie de l’Histoire de notre Europe.

jacotte

Merci.

jean haysoupé

Il en manque aujourd’hui de ces nationalistes pour retrouver la gloire, les honneurs et le respect de notre France.
Les machines à décérébrer les cerveaux que sont les médias et la propagande, ont fonctionné à plein régime pour arriver à cet état amorphe des esprits.
Je ne pense pas que tout soit perdu, çà et là des gens reprennent conscience de ce que l’on est en train de leur faire vivre, que les félons qui se disent « démocrates » et qui nous servent de gouvernants, les ont enfermé dans une espèce de citadelle d’où ils ne peuvent ni s’exprimer, ni communiquer et seulement obéir.
Le confinement subi de ces derniers temps sera t-il le détonateur pour foutre en l’air ce système mortifère?.
Suivons les évènements, çà devrait devenir intéressant.

Claude Jaffrès

C’ est aux premiers jours de mon adolescence que j’ ai rencontré Dominique . C’était dans l’arrière-salle, d’une brasserie parisienne où les militants du Mouvement Jeune Nation se retrouvaient. Je le revois encore descendre l’escalier de ce sous-sol, de son allure et de son clair regard, depuis ce jour il a marquer ma vie à jamais.
Je l’ai connu à un âge où l’on ne triche pas et je peux affirmer qu’un siècle produit peu d’hommes de cette trempe.

Jonathan Zaroff

Je ne sais pas comment interpréter son suicide à la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Voulait-il que ce soit une image, une allégorie de la mort des Occidentaux, de leur antique civilisation judéo-chrétienne, et en particulier de la France naguère Fille Aînée de l’Eglise ?

Mais je crois que son testament politique est tout entier contenu dans cette phrase qu’on trouve dans son Histoire critique de la Résistance : « en France, l’extrême-droite est viscéralement incapable de se hisser au pouvoir ».

Sinon, il faut lire ou re-lire « Le Coeur Rebelle ».

ISIDORE DE TRIVAGNAC

Dominique Venner ne croyait pas dans le Machin  » judeo-chretienne  » juste bon pour la Propagande, la crétinisation des veules et la domination de la France par le Cosmopolitisme ..

JoseAntonio

Il a dit dans sa lettre d’adieu que Notre Dame representait la memoire de la France car elle est a la fois un ancien lieu de culte paien et un symbole de l’identite francaise qui fut incarnee par le Christianisme.

Dominique Venner etait paien et n’appreciait guere les idees vehiculees par judeo christianisme. La religion chretienne etait pour lui une memoire et une identite plutot qu’une adhesion a ses valeurs.

Monrose

“Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie” A. Camus., « le suicide est un signe de manque de force face au “rien”.
Quel défit et quel orgueil pour un athée que de se tuer au pied de l’autel de Notre Dame de Paris !…. C’est paradoxalement donner à la Vierge Marie, une importance qu’un vrai incroyant ne peut admettre.
Mais à 78 ans, 3 ans après son mariage, quelle était sa motivation profonde ?
Le suicide est une catastrophe pour l’entourage ( comme le divorce) et une forme de désertion.

Viktor

Selon Dominique Venner, les religions offrent les discours les plus contradictoires et les plus démoralisants. Pour y échapper Venner préféra se réfugier chez Homère qu’il considérait comme la source de la tradition européenne et où dans l’Iliade, la mort et l’amour de la vie sont omniprésents. Le destin des mortels n’est pas dans un faux espoir d’immortalité comme on voudrait nous le faire croire aujourd’hui , mais dans la gloire fût-elle fugitive. On notera qu’avec le Covid-19 le consommateur lambda, fût-il transhumaniste est un tant soit peu revenu vers le spirituel, du moins, le temps que ça se passe !

Monrose

Si la gloire consiste à se mettre une balle devant l’autel de Notre Dame ou d’ailleurs, en laissant les vivants lambdas se démerder et gérer le quotidien, l’Occident est mal barré.
Comment reprocher à un jeune de se bousiller avec une overdose, quand on leur propose une telle image pour solutionner nos problèmes.

JoseAntonio

A Monrose. Venner avait prévu son suicide depuis une longue date . Il a publié un article quelques mois avant sa mort pour expliquer son geste. Je crois que l’article s’intitule l’imprévu dans l’Histoire (en donnant quelques exemples historiques) : un petit geste d’apparence insignifiante pourrait réveiller les esprits pour changer l’Histoire, ce qui s’était déjà produit dans le passé. Pour Venner, l’histoire de la France suit la trajectoire du grand remplacement et , peut être, de la fin du pays. Il fallait absolument réveiller les esprits pour changer ce destin.

chrisomac

Le suicide est le signe d’une pathologie mentale, l’impossibilité de supporter plus longtemps le réel.Le condamner comme le fait l’église est la traduction d’une méconnaissance idéologique de la réalité humaine.

Monrose

S’il est commis dans l’intention de servir d’exemple, notamment pour les jeunes, le suicide prend encore la gravité d’un scandale. La coopération volontaire au suicide est contraire à la loi morale.

Des troubles psychiques graves, l’angoisse ou la crainte grave de l’épreuve, de la souffrance ou de la torture peuvent diminuer la responsabilité du suicidaire.

2283 On ne doit pas désespérer du salut éternel des personnes qui se sont donné la mort. Dieu peut leur ménager par les voies que lui seul connaît, l’occasion d’une salutaire repentance. L’Église prie pour les personnes qui ont attenté à leur vie.

Viktor

Rappelons que Dominique Venner était aussi un grand admirateur d’Ernst Jünger avec lequel il correspondit et qui lui répondit : » Nous autres, camarades, nous pouvons montrer nos blessures ! » C’est ce Jünger, dangereux pour le confort qu’aimait Venner au travers de son parcours atypique: belliciste dans sa jeunesse, admirateur d’Hitler à ses débuts, puis opposant irréductible, Venner semblait vouloir s’identifier à cet anarchiste conservateur, devenu centenaire (1895-1998) et qui jeune officier héroïque aux 40 blessures chanta « La Guerre notre mère ».
Venner comme son maître essaya de viser plus haut que le but avec cette différence c’est que Jünger sut tirer gloire d’avoir donné son nom à un papillon : tout un symbole !

Viktor

Intéressant de relire « Le Choc de l’Histoire » l’un des derniers livres de Dominique Venner, d’où cet extrait:
« Concernant les Européens tout montre qu’ils seront contraints d’affronter des défis immenses et des catastrophes redoutables qui ne sont pas seulement celles de l’immigration. Dans ces épreuves l’occasion leur sera donnée de renaître et de se retrouver eux-mêmes. Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois en leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas ».
Venner fut aussi un grand admirateur du colonel Claus von Stauffenberg, un homme du destin que rien n’arrêtera.

Ortega

Oh, le pauvre..je suis bouleversifié.

Hecor Poupon

Bel hommage à Dominique Venner ! je lisais toujours avec grand intérêt ses éditos de la Nouvelle Revue d’Histoire !

a.hourquetted'are

Oui, bel hommage. Merci M.de Verdelhan.
Durant ces sept années, nous n’avons pas baissé la garde, merci aux nombreux résistants, gardons notre courage et notre volonté et pour les croyants le Rosaire quotidien…

ISIDORE DE TRIVAGNAC

C’est un grand honneur d’honorer la mémoire de ce Samourai d’Occident

satrape

Ce fils de collabos qui se suicide à notre dame mérite juste les poubelles de l’histoire

ISIDORE DE TRIVAGNAC

Et Vos Poubelles à vous ? Elles méritent quoi ? Quelle sordide Histoire ? Venner est ce qu’a enfanté la France éternelle et Gauloise de meilleur et de Noble

satrape

Vous devez être athée et vous méritez l’enfer les gaulois étaient des païens , la France est devenu le pays des francs