26 mars 1962, un crime d’Etat : de Gaulle ordonne d’assassiner des Français !

Publié le 25 mars 2018 - par - 21 commentaires - 1 507 vues

De Gaulle voulait absolument rejeter toute la responsabilité du non-respect des « Accords d’Evian » sur l’action de l’OAS et pour cela il a recouru à la force des armes et fait ouvrir le feu sur une population désarmée qui ne souhaitait que rester française.

Le 26 mars 1962, une manifestation pacifique partait du plateau des Glières pour se diriger, par la rue d’Isly, vers le quartier de Bab-el-Oued, cerné depuis plusieurs jours par l’armée française et les CRS.

Bien entendu personne n’était armé, cela était absolument impossible compte tenu de l’état de siège dans lequel se trouvait Alger.

Le rassemblement atteignait la Grande Poste du boulevard Laferrière, lorsqu’une rafale partait d’un fusil mitrailleur, mis en batterie au dernier étage du 64 de la rue d’Isly. Une deuxième rafale meurtrière déchaînait l’enfer.

Les tirailleurs algériens complètement affolés tiraient sur tout ce qui bougeait, vers les toits, sur la foule, ce fut une tuerie. Des tirs sans sommation qui ont duré près de douze minutes.

Le bilan officiel sera de 46 morts et 200 blessés, dont 10 blessés chez les tirailleurs, victimes de balles perdues, et un seul mort (abattu par un officier alors qu’il achevait une femme blessée).

Un second rapport militaire a fait état d’une centaine de morts et de plus de 200 blessés. A la morgue de l’hôpital de Mustapha les corps étaient jetés par terre, nus, en vrac, et ils ne seront pas rendus à leur famille.

La vérité « officielle » sur ce massacre programmé n’est toujours pas reconnue officiellement par les différents gouvernements français et il serait étonnant qu’elle le soit un jour.

Une certitude, ce massacre de la rue d’Isly et, par conséquent l’objectif de cette manœuvre, était la fracture totale entre les Français d’Algérie et l’armée métropolitaine, promise dorénavant au service de l’ALN.

De Gaulle avait atteint son but.

**La preuve directe de l’organisation par le gouvernement français, donc par De Gaulle en personne, du massacre des innocents le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger nous est apportée par CHRISTIAN FOUCHET qui, rappelons-le, était Haut-commissaire en Algérie ce 26 mars 1962, et ministre de l’intérieur du 6 avril 1967 jusqu’au 31 mai 1968 date où il est limogé par De Gaulle.

Voici le témoignage et l’aveu de CHRISTIAN FOUCHET le 28 octobre 1969 :

« J’en ai voulu au général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique.

De GAULLE m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68.

– “Vous n’avez pas osé tirer” m’a-t-il dit.

J’aurais osé, s’il l’avait fallu – lui ai-je répondu – Souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là j’ai osé, et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise.

(Source : Jean Mauriac “L’Après De Gaulle” – notes confidentielles 1969/1989 – page 41)

Ce même mois de mai 68, de Gaulle lançait à Pompidou une phrase qui résumait toute sa carrière : « Mais, Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français ».

(Rapporté par Edouard Balladur à Daniel Rondeau, auteur de “Vingt-ans et plus – journal 1991/2012”)

Dès le cessez le feu proclamé le 19 mars 1962, l’armée française, sur les ordres de De Gaulle et de quelques officiers supérieurs, les généraux Katz, Debrosse et Ailleret, a perdu son honneur car elle n’a pas éprouvé le moindre état d’âme quand il a fallu tirer sur des Français qui défendaient une terre française à Alger et ne s’est pas opposée au massacre, par l’ALN, de près de 3000 Français à Oran.

Honneur aux officiers de notre armée qui ne se sont pas parjurés.

Le général de Pouilly, un fidèle parmi les fidèles à De Gaulle, n’hésitera pas à écrire : « J’ai choisi la discipline mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la Nation Française la honte d’un abandon et, pour ceux qui n’ayant pas supporté cette honte et se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre. »

Manuel Gomez

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Ne croyez-vous pas qu’il serait bien préférable de s’occuper du présent et de l’avenir ?????!!!!…….

crap2sp

Toujours un plaisir de lire mr Gomez.mais vous savez mr que l’histoire ce repete,et qu’il y aura une rue d’Isly a Paris ou aileurs en France,vu le comportement de nos gouvernants,ils ont choisis leur camp,deja,et iront au bout de leurs objectifs,le remplacement total.capitulant deja face a ce qu’impose l’islam,ne faisant rien des fiches S,ne s’attardant meme pas,sur les preches haineux de tous ces imams,leur antisemitisme,leurs crimes,etc..et vu le nombre de collabos et oui encore ce mot,une honte pour ce pays,il y aura sur ce sol,un autre 26 mars 62.

JEV

J’ai toujours dit et redit que de goal était un lâche, un déserteur de la France, en un mot: un enfoiré de première… Et ceux qui se disent goal liste, sont de la même trempe que lui, donc, des lâches, des moins que rien… Il n’avait pas été condamné à mort pur rien et les Anglais ne pouvaient pas le piffrer… De même qu’il avait refusé d’embarquer les pieds noirs dans des bateaux de guerre afin qu’ils ne soient pas tués… Mais il refusa… Ce sont des bâtiments de guerre espagnols qui les embarquèrent, je crois jusqu’en Espagne… Alors le de goal, que les vers le rongent… Et dire que lorsque j’avais 9 ou 10 ans je lui ai serré la main… Quel dégout j’éprouve aujourd’hui… Allez les goal listes faites vous petits, petits, petits… Puis, déserteur en Allemagne en Mai 68!!!

Riton

Monsieur Manuel Gomez a-t-il écrit un livre sur ces évènements ? Peut-on le trouver ?

Charles DALGER

Merci Manuel ! Habitant l’avenue Malakoff à Bab-el-oued, pendant que leurs complices massacraient des Pieds-Noirs patriotes devant la Grande Poste en centre ville, des truands de 2gol, déguisés en gardes-mobiles pour la circonstance, ont arrosé de balles notre balcon, pendant que nous y étions en famille. J’avais quinze ans.

Comme vous l’avez déjà rappelé, la dérive nazislamophile de la “france officielle” (volontairement sans majuscule, a bel et bien commencé avec le liquidateur de l’A1lgérie.

dufaitrez

“Des tirailleurs algériens” ? dites-vous… Sur l’ordre de qui, ou sans ordre ?
Mon Oncle fut Patron de la Poste d’Alger, il a eu des doutes…
L’Histoire ?

Marie d\'Aragon

Encore un point d’interrogation ? Vous progressez mon Ami.
Bien à vous,
Marie

Stratediplo

4° Régiment de Tirailleurs Algériens, régiment d’appelés envoyé là parce que le chef de corps du 5° Régiment de Tirailleurs Algériens, régiment d’engagés, avait refusé d’envoyer son régiment faire cette basse besogne.

Michel de Belcourt

Merci Monsieur GOMEZ, j’y étais, mon copain Charly est mort dans mes bras en voulant me protéger, il était un peu plus âgé que moi, j’avais 18 ans, je ne pourrai jamais oublié.
Quand on voit la France d’aujourd’hui il y a de quoi pleurer, enfin c’est la vie.

patphil

l’amère patrie !

Humour Humour

C’est l’écrivain (que je vous conseille) Claude COURCHAY qui le surnomme la “grande saucisse” ; ça me plaît bien !

BALT

Pour Macron, la colonisation a été un crime contre l’humanité. Il doit sans doute penser que les fidèles à l’Algérie Française n’étaient pas des humains.

Versaline

Il faut lire sur Wikipédia comment est présenté le massacre de la rue d’Isly c’est une honte ! Que ceux qui l’ont vécu y apportent la vérité…

Nemesis

Les politiques qui se réfèrent à de Gaulle n’en finissent pas de trahir la France, aujourd’hui comme hier.

NADJAZA

En qualité de Pied-Noir “âgé” je vous suis reconnaissant ,Monsieur Gomez ,pour vos articles qui apprendront aux plus jeunes ce que fut notre Histoire en Algérie,notre France de naissance et de notre jeunesse,celle ou sont restés nos parents qui n’ont jamais connu d’autre terre que celle-là.

reuri

Et ça continue encore aujourd’hui , l’état socialiste traque les islamo sceptique et laissent les terroristes tuer des français.
On continue de trinquer à cause de la politique arabe du cher général.
Il ne faut pas se faire d’illusions, s’il y a des émeutes le politburo donnera l’ordre de tirer sur les français , pas sur la vermine qui submerge le pays.

trafapa

. . . . et de gaulle est mort dans son lit . . . . .

Stratediplo, auteur du Septième Scénario

Oui, on a achevé des blessés, et on a aussi fusillé et mitraillé des secouristes et ambulanciers penchés sur les premières victimes. Le père fondateur de l’Algérie, qui devrait avoir sa statue dans chaque bled, avait choisi de le faire dans le sang, n’ayant pas eu l’occasion de mener jusqu’au bout l’opération Résurrection quatre ans plus tôt à Paris puisque son dernier coup d’Etat avait pu être mené à bien sans coup de feu contre la IV° république, en mai 1958. Le colonel auto-proclamé général en était resté frustré, et il lui fallait aussi terminer l’épuration de l’armée commencée en 1945… La suite c’est évidemment le génocide d’Oran début juillet.

montecristo

Au même moment j’étais en bouclage à Bab El Oued ! Les CRS hilares raflaient tous les hommes de 17 à 77 ans avant de les envoyer dans le Sud algérien. Je n’avais aucune conscience politique. Ce n’est que 50 ans plus tard que toutes les actions de De Gaulle contre les Français pour établir sa propre gloire apparaissent enfin au grand jour, grâce à des auteurs comme Manuel Gomez. C’est depuis peu seulement que les Français apprennent, lentement, que ceux qui voulaient l’éliminer avaient toutes les raisons de le faire …. tel Lajos Marton qui ne regrette qu’une chose : celle d’avoir échoué !

dissident

placer a cet endroit, ce jour, des tirailleurs algériens encore sous l uniforme français mais avides de se concilier les nouveaux maitres, les bouchers du fln etait deja une abominable provocation du regime gaulliste, j ai toujours un haut le cœur quand des politicars ou des peronelles de l ump lr neo gaullistes osent encore donner des leçons de morale a leurs contradicteurs du fn, quelle chance ont ils que les français aient la memoire courte et selective

Asher Cohen

Mr Gomez, j’ai toujours en mémoire ce 26 Mars 1962. Ma Tante qui vivait à Alger a téléphoné à mon Père à Oran pour lui relater le massacre. Je revois mon Père, ancien combattant de 1942-45, levant les bras au ciel et criant que l’Armée Française faisait ce qu’avaient fait les Russes à Budapest, 6 ans plus tôt, en 1956. Peut-on comparer Alger 1962 et Budapest 1956? Les Français de Métropole ignorent parfaitement les crimes commis par l’Etat sanguinaire en 1962. Le CNR était-il fondé à condamner De Gaulle à mort pour les crimes commis en Algérie?

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