4000 euros pour des délinquants multirécidivistes : quand les largesses des Européens touchent au surréalisme…

La lecture des dépêches en provenance de notre vieille Europe nous laisse parfois dans un état intermédiaire entre le fou-rire et la dépression versus colère agressive. Il en deviendrait même difficile, au cas assez improbable où on le désirerait, de se faire, au jour le jour, une humeur adaptée à celles de nos gouvernants. Tant celle-là varie.

Parmi le florilège d’absurdités quotidiennement colligé, cette perle en provenance des verts pâturages helvétiques : le gouvernement de ce pays va proposer aux multi-récidivistes maghrébins (et assimilés) une prime de retour chez eux : 4000 Euros pour monter une affaire dans l’une de ces contrées irradiées par un printemps aux lueurs plutôt crépusculaires.

Quatre mille Euros. C’est une somme! Le voleur à la tire, le « car-jacker », le petit revendeur d’herbe coincé quatorze fois en flagrant délit et quatorze fois libéré après rappel à la Loi, va toucher l’Euro-Millions ; de quoi s’acheter un stand mobile pour y vendre, entre autres souvenirs de Sarajevo, des loukoums constantinois, des coquillages de Gammarth ou des étoiles de mer d’Agadir. Ben voyons!

Le citoyen des Grisons, de Vaud ou de l’Unterwald sera content de savoir ses impôts aussi judicieusement placés. Car si je comprends bien, c’est de cela qu’il s’agit : aider les plus méritants de ses hôtes à se bâtir un avenir dans le bain maternel de leur pays d’origine. Ici, la compassion pour le faible se double d’un souci « main sur le cœur » pour sa problématique destinée. Au pays de Guillaume Tell, les pommes sont aussi dans les bureaux des ministères.

Pendant ce temps, dans l’aile sud du château, des civils thaïlandais, dont des enfants, partent en fumée dans les feux d’artifice tirés par par les maquisards musulmans de la frontière malaise. Pauvres gens, que j’ai connus il y a trente ans pareillement tourmentés par les communistes! Les voici de nouveau en première ligne, exactement comme leurs semblables de Toulouse. Voiture piégée ou kalachnikov, la différence est bien mince, sept morts ici, neuf là-bas et la même matrice pour ces meurtres de sang-froid. Gémellité des crimes!

Mais attention! Le premier qui associe la délinquance coutumière dans nos pays avec l’immigration et le terrorisme international se retrouve illico devant le tribunal! Qu’on se le dise, ces futilités qu’un Mélenchon balaie d’un revers de main comme on gifle un importun, sont le produit nauséabond d’esprits gangrenés par la moisissure des pays obsolètes, des nations dépassées et des peuples-musées. Qu’une seule voix s’élève pour émettre l’hypothèse et des Tubiana en essaims la forceront à se taire, quand ils ne lui aménageront pas un petit détour par les geôles de la République.

Ainsi tancé par notre Fouquier-Tinville réincarné en candidat du peuple recomposé, pointé par avance du doigt par ceux-là mêmes que mes impôts empêchent de déposer le bilan, je me garde bien de procéder à l’odieux amalgame conduisant tout droit à la 17è Chambre Correctionnelle. Je m’écrase, encore heureux de pouvoir (pour combien de temps?) rentrer chez moi sans raser les murs.

Alors, l’avenir, pour notre d’Artagnan de clapier et ses copains des ligues? Clair! La fusion par la force, le pays unique avec pourquoi pas sa province thaïe en feu, son denier du culte suisse pour les matraqueurs de vieilles dames, ses mosquées-cathédrales en vis-à-vis voire à l’intérieur des vaisseaux gothiques qui balisent les horizons de l’Europe et, last but not least, comme ciment de ce prodigieux édifice, la parole libre, au Québec et aux USA, des prêcheurs d’amour, de paix et de tolérance que la France, dans un sursaut de vieillard piqué par un taon, vient d’interdire sur son territoire.

À chaque jour suffit sa peine. La sottise des Conseillers bernois prête à rire. La cécité des édiles nord-américains, nettement moins. Quant à la surenchère à laquelle se livrent une bonne partie des lécheurs de fesses qui prétendent nous gouverner, la question est de savoir jusqu’où elle pourra grimper. Et cette question -là, ma foi, est pour de bon de celles qui peuvent vous bousiller une coronaire.

Alain Dubos

 

 

 

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