5 ans de plus : voilà comment cela a été possible


Emmanuel Macron, l’un des hommes politiques les plus haï du pays parce que l’un des plus nocifs pour la France et les Français, vient d’être réélu à la « magistrature suprême ». Son premier mandat, en dépit des espérances qu’il avait pu faire naitre chez certains, ne fut qu’une succession de mauvais coups fautifs dont l’issue aurait pu être le chao absolu. Autoritarisme primaire, répression brutale, dissimulations coupables, arrogance puérile, dérive sociétale, religion du progressisme imbécile…
Alors ? Maintenant…

Déception ? Oui bien sûr pour tous ceux qui aiment la France éternelle et redoutent le pire pour notre Nation au cours des années à venir (peut-être cinq…Mais peut-être moins). Surprise ? Oui, pour les véritables patriotes dont la conviction, la sincérité et l’engagement militant ont été fort et total en dépit du refus de l’affrontement par le candidat-Président, dont le bilan n’a pas été débattu, de même que n’ont jamais vraiment été abordés les innombrables affaires compromettantes, brulantes voire disqualifiantes pour ce sortant qui conservera, néanmoins, les clés de la maison durant peut-être un lustre encore.

Pourtant, à bien y regarder, il n’y a pas grand-chose d’étonnant dans le verdict des urnes. Tout semblait au contraire joué d’avance, préparé, ordonnancé, imposé.
En premier lieu, il est indispensable de noter que le nouveau Président n’a recueilli l’adhésion que de 37,10% des Français inscrits sur les listes électorales (contre 26.28 % à Marine Le Pen). Qui sont ces électeurs ? Pour une part, des gens effrayés par l’avenir et qui se rassurent en se raccrochant à la branche qu’ils ne savent pas pourrie, petits épargnants suspendus aux lèvres de l’illusionniste LEMAIRE. Pour une autre part, ce sont tous les jeunes premiers de cordée qui profitent à fond du système Macron et qui de toute façon n’auront aucune difficulté pour s’extraire du marasme qui arrivera, en s’envolant pour Los Angeles, Québec, Tel Aviv ou Sydney en laissant derrière eux les autres qui ne pourront pas se défiler et le chao. Enfin pour une autre part, il y a ceux qui ayant vu leur compteur bloqué en 40 redoutent le spectre de la peste brune à la porte de l’Elysée.

Si ce chiffre de 37.10% n’entame pas la légalité de sa victoire, en revanche cela ne manque pas de questionner la pertinence démocratique du modèle électoral actuel et donc sa légitimité. Il demeure indéniable que 62.90 % des Français n’ont donné aucun mandat au nouvel élu et pourtant c’est lui et lui seul qui fixera les grandes orientations sous la férule du véritable maître d’œuvre qu’est l’UE, organe supranational sans lien réel avec le peuple de France et sa volonté étouffée, ses ambitions bâillonnées. Rappelons simplement au passage que nous sommes contributaires net à son budget de fonctionnement pour quelques milliards et qu’en retour nous n’en recevons que des contraintes lourdes et nocives à la fois sur le plan économique et sociale mais aussi sur celui des libertés.

On a coutume de dire « quand les lois sont mauvaises, il faut changer ces lois ».
C’est un fait que nos collectivités élisent des députés, qui se réunissent pour voter les lois. C’est un fait que, quand les circonstances changent, les lois doivent être changées, pour prendre en compte des situations qui ne se présentaient pas, et, aussi, pour mieux organiser la vie publique.

Il est évident que depuis 1958, voire 1962, les circonstances ont changé qui rendent le contexte électoral obsolète et les dispositions constitutionnelles inadaptées. Oui mais voilà nous sommes muselés immobilisés obligés de subir les diktats de l’Europe et de la finance mondialisée.

En deuxième lieu, et la simili campagne électorale, que nous venons de vivre, laisse supposer, à défaut de le démontrer explicitement, que tout semble continuer de fonctionner sur le vieux clivage droite-gauche. Or, ce modèle a cessé de vivre dès l’instant où la gauche a adhéré au libre-échange et à la religion du marché quand pour faire bonne mesure la droite a oublié ses propres fondamentaux notamment la rigueur budgétaire et la protection de la Nation ainsi qu’en inventant l’égalitarisme (discrimination positive disait Sarkozy) pauvre avatar de l’égalité.
La droite et la gauche se sont alliées pour constituer le vaste mouvement de la pensée unique, détaché du sens noble de la politique. Dès lors, nous sommes entrés dans un temps où il convient de « bien penser », c’est-à-dire de penser comme tout le monde sous le diktat des oligarques de la finances qui cornaquent nos dirigeants, véritables pantins grassement rémunérés et assurés de l’onction du verdict populaire manipulé, trompé, menotté et contraint par le sentiment de la peur.

Ainsi, Bien penser c’est considérer que l’immigration c’est bien. Bien penser, c’est accepter, que les très riches soient toujours plus riches et les plus pauvres toujours plus effacés, silencieux, soumis. Bien penser, c’est admettre sans restriction la supranationalité Européenne, même si les bienfaits de ce renoncement sont inexistants. Bien penser, c’est se plier à la doxa du Wokisme, à celle de l’indigénisme et celle du raisonnement décolonial. Bien penser, c’est vouloir se déconstruire et déconstruire l’Histoire de la Nation en s’oubliant, en se niant en cédant à une auto condamnation systématique absurde et funeste. L’autre devient mieux que soi toujours préférable à soi. Notre peuple sombre indéniablement dans une forme de nihilisme morbide qui conduit à notre effacement.

En troisième lieu, et alors même que les faits sont, sinon avérés juridiquement, du moins fortement pressentis, comment Emmanuel Macron a-t-il pu être épargné de toutes les affaires douteuses qui ont émaillé son émergence subite, inattendue, improbable en politique ainsi que son parcours au pouvoir. L’affaire Alstom ? Silence…C’est pourtant un parfum de scandale d’état qui entoure la vente de ce fleuron national à l’oncle Sam qui après l’avoir bien désossé la refourgué pour un bon prix à EDF (la vache à lait nourrie par nos impôts). A la manœuvre Emmanuel Macron !

https://youtu.be/dejeVuL9-7c

McKinsey ? Cabinet de conseil hyper rémunéré par nos impôts pour remplacer les hauts fonctionnaires qui pantouflent ailleurs et à bon compte. Soutien gratuit dans les campagnes électorales macroniennes sans déclaration ni contrôle. Pfizer recommandé par McKinsey…Tout cela tourne en boucle au profit du Président.
Comment oublier les déclarations de patrimoine fantaisistes du candidat et de l’élu qui en l’occurrence moque le peuple et ses représentants quand d’autres ont chèrement payé des incartades risibles à côté de ces dérapages scandaleux ?

Jean-Jacques Fifre

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2 Commentaires

  1. Avec 70% de français qui le haïssent, comment cela est ce possible? Depuis 40 ans d’inconscience politique, on a eu le mirage sarko, puis le flasque hollande, enfin le gamin qui, a lui seul a piétiné notre pays comme jamais. Le revoilà contre la majorité de nos compatriotes???
    Inimaginable, il faut le faire sauter de ce poste immérité auquel il s’est avéré si incompétent. QUI va le dézinguer? On n’en veut pas. Merci Monsieur Fifre pour votre énoncé fourni mais après? Ne soyons pas les spectateurs avachis de notre déchéance.

  2. le mec le plus haï mais qui remporte la mise à la fin ! étonnant ! mais hélas vrai, les français sont masochistes

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