6 février 1934 : une pensée pour le colonel François de la Rocque

Publié le 5 février 2021 - par - 20 commentaires - 1 132 vues
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Une occasion manquée.
« La France était à deux doigts de l’émeute : j’ai refusé de lancer mes amis dans des mouvements de rues, ils auraient déterminé la guerre civile… »
(Édito du colonel de La Rocque dans « Le Petit Journal » le 14 juillet 1937).

Le 6 février est un anniversaire : celui d’une occasion manquée, le 6 février 1934.
Cette manifestation, dans son organisation, puis dans son échec, fut l’œuvre des « Croix de feu » du colonel de La Rocque. L’échec volontaire d’un homme hissé en politique par le poids de ses deux millions d’adhérents, le parti le plus nombreux qu’ait jamais compté notre pays !

Aujourd’hui, pourtant, j’ai envie de rendre hommage à cet officier supérieur trop méconnu et injustement critiqué ; un patriote courageux et intransigeant comme il en existait encore à l’époque.
Je viens de terminer le livre de Michel Vial consacré au colonel Pierre Château-Jobert (1), que j’ai eu le privilège de connaître. Et, quand je vois la servilité reptilienne de la majorité des présidents d’associations patriotiques et/ou militaires devant le pouvoir (le « Rapport Stora » en étant l’une des illustrations récentes), je me dis que cette race d’hommes est moribonde, voire carrément morte.
Ces messieurs sont (presque) tous officiers généraux (2). On a vraiment l’impression que l’armée française se prend pour l’hôtellerie de luxe : elle se persuade qu’elle monte en gamme en multipliant le nombre d’étoiles, ce en quoi elle se trompe. Mais venons-en au colonel de La Rocque.

François est le troisième fils du général Raymond de La Rocque (1841-1926), polytechnicien, artilleur de marine (3). Le frère aîné de François, Raymond (1875-1915), chef de bataillon, a été tué pendant la Grande Guerre. François de La Rocque, saint-cyrien, se marie en 1912 avec Édith Allotte de La Fuÿe, fille de général, avec laquelle il a quatre fils et deux filles. Deux de ses fils, Jean-François et Jacques, aviateurs, sont morts pour la France, le troisième, Gilles, chasseur alpin, a été blessé au combat en juin 1940. L’aîné, Hugues, est décédé à l’âge de 14 ans des suites d’une maladie, en 1927 : une épreuve qui pèsera dans la décision de François de la Rocque de démissionner de l’armée. Il perd également sa fille Nadine à l’âge de 20 ans en 1934. Édith, la dernière, était religieuse.

Sorti de Saint-Cyr en 1905, il sert sous Lyautey dans les confins algéro-marocains (1910-1911) et dans l’Atlas marocain avant d’aller combattre en France durant la Grande Guerre. Capitaine, grièvement blessé au combat, il est déclaré « inapte à faire campagne ». À sa demande, il est cependant affecté au 135e régiment d’infanterie et participe à la bataille de la Somme. En 1918, à 33 ans, il est le plus jeune chef de bataillon de l’armée française.

Il est décoré de la Croix de Guerre avec neuf citations et officier de la Légion d’honneur.
De 1919 à 1925, il sert à l’état-major du maréchal Foch. Cette période le verra à Varsovie, en Pologne, où il occupera divers postes. En 1925, à sa demande, il est envoyé au Maroc durant la dernière phase de la guerre du Rif. Il contribue à la reddition d’Abdelkrim.

Il quitte l’armée en 1928 avec neuf citations (dont six à l’ordre de l’armée) et le grade de lieutenant-colonel. Puis il prend la tête de l’association des « Croix de Feu » qui regroupe les seuls anciens combattants décorés au combat. C’est alors le temps des ligues d’extrême-droite dont certaines regardent d’un bon œil le fascisme italien. Mais La Rocque ne saurait être fasciste puisqu’il est catholique convaincu. L’antisémitisme ne le gêne pas mais il n’est en rien virulent sur le sujet. Il est, en revanche, totalement antiparlementaire et anticommuniste.

La crise économique de 1929, puis les scandales financiers du début des années 30, gonflent les effectifs des « Croix de Feu », qui s’adjoignent les « Fils de Croix de Feu », puis les « Volontaires Nationaux », trop jeunes pour avoir combattu (et dont le plus célèbre sera l’aviateur Jean Mermoz).
Le 6 février 1934, dans l’émeute provoquée par le pseudo-suicide de l’escroc Stavisky, les colonnes du colonel de La Rocque, disciplinées, prennent à revers la Chambre des députés que la grosse masse des manifestants attaque par la Concorde.

Elles bousculent les barrages et ont le Palais Bourbon à portée de la main quand un ordre de La Rocque, en personne, les détourne et les envoie déambuler, inoffensives, du côté des Invalides ; tandis que les salves des gardes mobiles continuent de coucher sur le pavé parisien des centaines de manifestants. Le colonel de La Rocque pensait, et il avait raison, que la prise d’un édifice public ne signifiait pas la prise du pouvoir. Mais il réussit, ce jour-là, à s’attirer la haine de l’extrême-droite, pour n’en avoir pas fait assez, ainsi que celle de l’extrême-gauche pour cette tentative avortée de coup d’État. Cette conjonction apaisante, qui plaît tant aux bourgeois et aux partisans de l’ordre, lui vaut 10 000 adhésions par jour.

Les « Croix de Feu » dissoutes, il crée aussitôt le « Parti Social Français » et adopte une devise qui fera son chemin: « Travail, Famille, Patrie » appuyée sur un programme simple, voire simpliste et quelques formules qui font mouche : « Ni blanc, ni rouge mais bleu-blanc-rouge. ».
Le mouvement a un épouvantail : le Bolchevique, le « Moscoutaire », le Rouge.
Le brave colonel est à son affaire dans les grands rassemblements : défilés martiaux, grands meetings, immenses « grand-messes » ; il faut, avant tout, intimider les Rouges.
Le chef-d’œuvre de ce Kriegspiel eut lieu au printemps 1935 : les adhérents, convoqués aux portes de Paris, y trouvent des centaines de cars et de voitures dont chaque conducteur ouvre au dernier moment une enveloppe contenant des instructions précises et un itinéraire.
« Par des chemins différents, sans embouteillage, guidées par des agents de liaison aux carrefours, les colonnes s’égrènent vers l’ouest. Peu avant la nuit apparaît la flèche de Chartres. C’est presque la route de Peguy … » dira un témoin. Belle démonstration de force, totalement inutile !

Il n’empêche que 25 000 hommes ont été transportés sans heurt à 100 kilomètres de Paris.
Le colonel va les haranguer, dans une prairie, perché sur une charrette. Une fois de plus, ses militants les plus virulents se retireront avec le sentiment d’avoir été menés au bord du Rubicon pour… y pêcher à la ligne. C’est l’époque où un chansonnier ironisait en disant : « l’immobilisme est en marche et, désormais, rien ne l’arrêtera ». La droite nationale, qui n’a pas oublié le demi-tour gauche des « Croix de Feu » le 6 février 1934, ne les appelle plus que les « froides queues ». Dans la presse d’Action Française, le colonel de La Rocque devient « Ronronnel de La Coque ».

La Rocque était en fait un Boulanger mâtiné de Pierre Poujade : il drainait les déçus, les râleurs et les mécontents. Il ne savait pas ce qu’il voulait, mais il l’a dit avec sonorité. Il n’est pas sans rappeler certains présidents d’associations actuels qui prétendent fédérer les patriotes et défendre la civilisation française tout en restant… apolitiques : comme si une telle équation était possible !
Mais, qui se souvient encore, dans ce pays sans mémoire, que le colonel de La Rocque fut aussi un authentique résistant et qu’il est mort des suites de sa longue captivité ?

Pourtant, dès le 16 juin 1940, donc avant le discours du maréchal Pétain du 17 juin, François de La Rocque signait un éditorial intitulé « Résistance », dans le quotidien du PSF :
« Après avoir adressé aux Parisiens nos exhortations de courage et de fermeté, nous voulons maintenant crier à tous les Français le mot d’ordre de résistance. Le gouvernement au pouvoir a été désigné, soutenu à cause de son programme essentiel : tenir, ne jamais faiblir. Ce gouvernement ne saurait capituler sans se renier lui-même. Il ne saurait mettre bas les armes par une simple décision. Sa décision ne saurait sortir de la ligne choisie, convenue, adoptée, sans que le pays soit d’abord, consulté, prévenu. Ou bien ce serait une escroquerie morale dont aucun Français n’a le droit d’accuser un autre Français, ce dernier fût-il son pire adversaire politique. Tous les citoyens doivent donc être prêts à la résistance totale, et jusqu’au bout. La famille PSF au seul service de la nation entière doit donner l’exemple… Une seule consigne, quoi qu’il arrive : résistance ! ».

Le colonel de La Rocque est arrêté par Hugo Geissler, chef de la Gestapo de l’Auvergne, le 9 mars 1943, ainsi que 152 dirigeants du PSF. Il est interné successivement, durant les six premiers mois, dans les cellules de la prison de Moulins, de Fresnes puis du Cherche-Midi.
Il est transféré le 31 août 1943 et déporté en Tchécoslovaquie au camp de concentration de Flossenbürg ; puis, en raison de son état de santé, en Autriche au château d’Itter, où il a la surprise de retrouver Édouard Daladier, Paul Reynaud, Jean Borotra, Léon Jouhaux.

« La Rocque est en piètre état. La détention fut pour lui particulièrement rude, d’autant qu’il souffrait des suites d’une blessure reçue lors de la Grande Guerre. C’est dans un état de cachexie, avec un œdème des deux jambes, qu’il arrive le 10 janvier 1944 à Itter, où il est examiné et soigné par un médecin de Dachau » dira Paul Reynaud. Après une opération chirurgicale, La Rocque entre en contact avec des parachutistes américains. C’est la 103e Division américaine qui le libère, ainsi que les personnalités détenues à Itter, le 7 mai 1945.

La Rocque revient en France le 9 mai 1945 et se voit immédiatement placé… en internement administratif jusqu’au 31 décembre 1945 afin de l’éloigner des affaires politiques, notamment des négociations du Conseil national de la Résistance. La commission de vérification des internements administratifs réclame sa libération, mais le gouvernement ne tient pas compte de cet avis.
À sa sortie d’internement, il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard, le 28 avril 1946, des suites de ses longs mois de détention.

Le colonel François de La Rocque, héros de la Grande Guerre, du Rif et de la Résistance, sera décoré à titre posthume, en… 1961, de la « Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance » ; et se voit attribuer la carte de déporté-résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. Et de Gaulle rend enfin hommage, en tant que chef de l’État, « à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l’ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France ». Puis le gouvernement de Michel Debré présenta « les excuses du gouvernement pour une injustice dont il mesure la profondeur.»

C’est son fils Gilles, chasseur alpin blessé au combat en juin 1940, qui a effectué la demande de reconnaissance du titre de déporté-résistant, refusé à son père de son vivant.
Le colonel de La Rocque est enterré à Saint-Clément (Cantal) avec trois de ses fils : Jean-François et Jacques, les deux aviateurs morts pour la France, et, à leurs côtés depuis novembre 2001, Gilles, chasseur alpin, blessé de guerre.
Pourquoi l’histoire officielle ne raconte-t-elle pas aux enfants, qu’il y eut, dans notre pays, des familles capables de donner plusieurs de leurs fils à la mère-patrie ? Pourquoi leur faire croire que le patriotisme est dépassé, que le nationalisme est une tare ? Pourquoi leur apprendre la honte de notre histoire et la repentance ?

Le colonel de La Rocque était sans doute un idéaliste et un naïf, mais c’était d’abord, c’était surtout, un grand Français. L’un des rares hommages qui lui a été rendu l’a été, tardivement, par François Mitterrand qui déclarait à Pierre Péan (4) :
« J’ai trouvé que ce personnage était injustement traité. Ses propos tranchaient avec la réputation qui lui était faite. Il n’était ni fasciste, ni antisémite… Il m’avait séduit… »

Il me paraît un peu ridicule de commémorer le 6 février 1934, qui fut un putsch avorté, une belle occasion manquée. En revanche, ce jour-là, on peut avoir une pensée, mieux une prière, pour le colonel François de La Rocque, un héros maltraité par l’histoire d’un pays qui n’aime plus les héros.

Éric de Verdelhan

1)- « Conan. Pierre Château-Jobert (1912-2005) » de Michel Vial ; Indo-éditions ; 2020.
2)- Nous avons 450 généraux en activité et… 5000 en « 2e section ». C’est l’armée mexicaine avec les effectifs de généraux de l’ex-Armée Rouge.
3)- Directeur de l’artillerie au ministère de la Marine, démissionnaire en 1899, puis président du Comité Justice-Égalité (groupement catholique et nationaliste).
4)- « Une jeunesse française » de Pierre Péan ; Fayard ; 1994.

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Fabiola FERRANTE

En attendant votre éventuelle réponse à mon précédent commentaire, je tiens à vous remercier de nous faire connaître le colonel François de La Rocque, qui a été un grand combattant, il a fait toutes les guerres de son temps, ainsi que son père et ses frères qui ont donné leur sang pour la France !
Famille exceptionnelle !
TOUT MON RESPECT !

Fabiola FERRANTE

Merci pour votre article : j’aime en général vos articles dont les sujets sont très intéressants.
Cependant je ne comprends pas votre phrase :
“Mais La Rocque ne saurait être fasciste puisqu’il est catholique convaincu.”

Il me semble que c’est MUSSOLINI qui a protégé le Pape Pie XI et a donné le territoire du Vatican aux Catholiques, non ?
https://www.atlantico.fr/article/decryptage/comment-la-cite-du-vatican-a-ete-fondee-par-benito-mussolini-secrets-histoire-italie-rome-religion-bernard-lecomte
Ce sont les Fascistes qui ont raccroché les crucifix dans les écoles et les tribunaux…

Anton

5000 généraux en 2S (i.e. en retraite) et les colonels cinq fois plus !

Stentor

Le colonel de la Rocque manifestait mais c’est tout. Il a brassé du vent.

Mais on peut en dire autant de Maurras – ce sont ses “fidèles”, les Camelots du Roi de l’Action Française qui tentèrent ce coup de force spontanné du 06 février 34 – qui était en train d’écrire des vers à l’adresse d’une de ses maîtresses au moment où les patriotes se faisaient tirer dessus par les policiers de la raie publique.
Dans les jours et les semaines qui suivirent, son journal, l’Action Française ne fit que discuter pour savoir s’il y avait bien eu les sonneries de clairon légales pour prévenir de l’ouverture du feu imminente, etc.

C’est pourquoi certains patriotes quittèrent l’AF pour fonder le CSAR (la Cagoule) avec le grand EUGENE DELONCLE;

Rendons plutôt hommage à ce dernier.

CHASSAING Jacques

à Stentor
Totalement d’accord avec vous pour l’origine du CSAR. Et je déplore que l’actuelle Action Française de Stéphane Blanchonnet soit si embrouillée dans ses pensées. Quant à Maurras, je partage votre avis.

Anton

“Il me paraît un peu ridicule de commémorer le 6 février 1934…”: non, nous ne pouvons au contraire que prendre exemple sur ces valeureux patriotes français, morts ou blessés, qui ont voulu chasser les voleurs de l’époque qui entraînaient le pays à la catastrophe (6 ans après) comme ceux d’aujourd’hui nous y entraînent aussi sûrement.
Quant à ” la prise d’un édifice public ne signifiait pas la prise du pouvoir”: à l’époque, le pouvoir était à l’Assemblée nationale (aujourd’hui c’est l’Elysée) et son envahissement aurait certainement changer la donne. De La Rocque a bien “trahi” et a eu tort.

Patrick VERRO

La Rocque était un républicain affirmé, en demandant à ses partisans, infiniment plus nombreux que les “camelots du roi”, de se retirer il évita en février 1934 la tentative de réalisation d’un coup de main à caractère fasciste…

Jacques Barrio

D’accord avec vous Anton .

patphil

ce gars est toujours cité en exemple de pétinisme
mais quand on sait qu’il est mort en déportation….

Patrick VERRO

calomnier, calomnier il en restera toujours quelque chose…En attendant désormais tous ceux qui le traite encore de fasciste peuvent être traduits devant les tribunaux français !

Cyprien

Il n’est pas mort en déportation, mais à la suite de sa déportation. Je ne suis pas un fanatique des cathos intégristes mais je respecte le courage de ses opinions. L’histoire fait toujours honneur aux vainqueurs. C’est ainsi de tous temps et ça ne changera jamais. Le peuple a besoin d’une happy-end. En règle générale, je ne crache jamais sur la mémoire de ceux qui ont des convictions profondes et qui se battent avec courage pour les porter. Je puis ainsi être aussi admiratif d’un La Roque qu’un Jean Moulin. La seule différence étant l’issue. Si seulement les différences eurent été gommées afin de sauver la France…

Patrick VERRO

François de La Rocque n’était pas un catholique intégriste ; il représentait le parfait modèle de l’officier catholique-social…

Anton

En 1934, pas catholiques “intégristes” (mot inventé par les journalistes anti-chrétiens par rapport au mouvement lefevbriste post Vatican II), seulement des catholiques tout court. L’Eglise a toujours eu une politique sociale (Jésus et les évangiles) et notamment au XIXe siècle avec Léon XIII et des penseurs catholiques tels René de La Tour du Pin ou Albert de Mun).

CHASSAING Jacques

À partir de la 8eme minute, film d’archive sur le revirement du colonel de La Rocque le 6 février 1934 : https://youtu.be/BAyigQB-uqs
Dans la suite du décevant 6 février 1934, on lira le devenu rare livre:
Dagore, les carnets secrets de La Cagoule. Christian Bernadac. 1977. 600 pages. Éditions France Empire. Une pensée pour Aristide Corre alias Claude Meunier résistant fusillé en 1942.

Patrick VERRO

Excellent document que je ne connaissais pas, merci à vous.
J’ai plusieurs fois suggéré à des scénaristes ou des cinéastes de réaliser un film sur la figure intéressante que fut le colonel de La Rocque ; je n’ai jamais eu d’écho ; évidemment cela ne pouvait pas plaire aux extrêmes gauchistes, socialo-communistes, gaullistes, pétainistes et autres extrêmes-droitistes.!
PS : je dispose de témoignages émouvants sur les initiatives, à caractère social, prises par le François La Rocque à travers le Parti Social Français…

Stentor

Lire aussi les mémoires de “Mathieu Laurier” (Pierre Vigouroux de son vrai nom) : “il reste le drapeau noir et les copains”.

Patrick VERRO

Le comte François de La Rocque de Severac, colonel de cavalerie, fut un homme politique français important en tant que président du Parti Social Français, premier parti de masse de la droite française (1 million d’adhérents) et résistant (fondateur du réseau Klan) puis déporté : mon père en fut proche ainsi que le comte Jean Gallevier de Mierry, officier de cavalerie de Saumur, que j’ai très bien connu.
Par ses options politiques (proches du catholicisme social) il s’était mis à dos les socialo-communistes, les pétainistes et les gaullistes (et bien sûr l’occupant nazi)… Pourtant resté fidèle la République, qu’il sauva, Il fut injustement et atrocement calomnié, puis réhabilité par André Malraux, grâce aux travaux de l’Ecole historique américaine. Son petit fils me confirma tout ceci…

Jill

Oui, le colonel de La Rocque, un grand Français.

Arsène Deménage

Bravo.
On pourrait ajouter que le programme social du PSF a très fortement influencé celui mis en place par le Conseil National de la Résistance…..

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