7 mai 1954 : n’oubliez pas la trahison de nos politiciens à Diên Biên Phu

7 mai 1954, une date dont les médias ne veulent plus entendre parler, de même que nombre d’élus et de politicards pourtant si friands de certaines autres commémorations.

Je vais donc leur rafraîchir la mémoire.

Le 7 mai, n’oubliez-pas Diên Biên Phu, ni le BILOM, ni l’officier de marine stéphanois Francis Garnier, ni Jules Ferry, ni la trahison des politiques dans la décolonisation

Le 7 mai 1954, le camp retranché français du corps expéditionnaire en Extrême-Orient tombait sous l’assaut des forces du Viêt Minh appuyé par le communisme international. C’en était fait de Gabrielle, Anne-Marie, Béatrice, Françoise, Dominique, Éliane, Claudine, Isabelle et Huguette, positions auto- piégées dans la cuvette de boue.

Ferry Tonkin ou la gauche amnésique

Régulièrement revendiqué par une gauche bien-pensante et droit-de-l’hommiste pour son action en faveur de l’instruction publique, gratuite et obligatoire, Jules Ferry (1832-1893) est en revanche moins prisé pour ses visées coloniales.

Et s’il est un volet qui chagrine énormément le conglomérat socialo-verto-communiste, c’est bien celui de monsieur Tonkinois. Ferry, ainsi surnommé à cause de sa propension à vouloir développer TOUT l’empire colonial français, second derrière l’empire britannique. Une affaire jamais digérée et qui va jusqu’à l’amnésie du peuple de gauche. Lequel balaye avec mépris l’obsession de Ferry à trouver des débouchés pour l’économie de la France et des ports pour sa marine.

De Ferry-Famine en 1870, à Ferry-Tonkin, l’avocat-journaliste-député-maire-préfet-président du Sénat aura marqué ses ministères par les libertés de réunion, de la presse, d’association et les libertés municipales. En plus de ses deux empreintes caractéristiques : enseignement et expansion coloniale.

Cao Bang, les soldats sacrifiés d’Indochine

https://youtu.be/jxadfRbYx50

Pas d’évocation de Diên Biên Phu sans évocation du BILOM

En 1948, ce sont d’étranges groupes de prisonniers très affaiblis par leurs conditions de détention qui sont acheminés vers Fréjus pour y constituer un bataillon en direction de l’Indochine.

Il s’agit de détenus politiques de la collaboration, ceux qui se sont opposés à une Europe bolchévique, condamnés par un gouvernement français appuyé par des communistes, pour aller combattre… des communistes… en Extrême-Orient ! Rien que ça.

Ce bataillon, dont le nom et la formation seront ensuite changés, s’appelait le BILOM (Bataillon d’infanterie légère d’Outre-Mer).

Dans son livre, Le Bataillon des damnés (ou des réprouvés) Indochine 1949-1950, l’auteur, l’officier Raymond Muelle, écrira : « il n’aura ni insigne, ni fanion ; ses soldats devront gagner avec leur sang et discrètement leur « réhabilitation ».

On verra par la suite que malgré le courage de ces hommes aguerris et enrôlés pour leur expérience en armement, leurs victoires, ils seront dispersés, décimés et jamais réhabilités.

Des documents officiels d’époque attestent de cette histoire, pratiquement inconnue et cachée, qui a commencé au Cambodge et au Sud Annam.

À Diên Biên Phu, la bataille durera six mois pendant lesquels les troupes du général Giap creuseront tunnels et tranchées, défonceront les pistes, hisseront leur artillerie, achemineront  leurs matériels  (avec des bicyclettes venant de Manufrance, à Saint-Étienne !).

Début mai, les lance-roquettes Katioucha (orgues de Staline) commencent à pilonner nos positions jusqu’à l’offensive finale du 7.

S’ensuivait, pour les rescapés valides et blessés, la longue marche forcée vers les terribles camps de rééducation communistes : dénutrition,maladies, matraquage, propagande et endoctrinement politique et mort des soldats. Peu en sont revenus.

À des milliers de kilomètres de Paris, la trahison des politiques français envers son armée et ses supplétifs sera patente, comme elle le sera huit ans plus tard en Algérie.

« Aujourd’hui, tout le monde s’en fout de Diên Biên Phu, mais nous, on reste fiers de vous » (Jean Pax Méfret).

https://youtu.be/lsoZFWMNVNg

D’autres documents sont disponibles sur : https://ripostelaique.com/7-mai-noubliez-dien-bien-phu.html

Jacques CHASSAING

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55 Commentaires

  1. En réalité, Dien. Bien Phu a été un succès dans la mesure où 40% du corps de bataille vietminh a été détruit par seulement quelques bataillons. Mais voilà, on était en pleine négociations à Genève, la trahison des politiciens français a rendu le sacrifice de nos gars inutile. Giap disait:  » militairement, j’étais désespéré mais la lecture de la presse française me donnait l’espoir « 

    • Vous avez la source de la déclaration de Giap ? Il n’avait pas l’habitude de se soucier de ses pertes !

      Et Dien Bien Phu n’a été abandonné que quand la situation était devenue totalement désespérée… Et même après…

      C’est bien beau de réécrire l’histoire, mais il s’agit bien d’une défaire militaire. Il faut dire que le haut commandement en Indochine n’était, pour dire les choses gentiment, pas à la hauteur de la vaillance de ses troupes…

      La liste est longue : Carpentier, Constans, Juin…

      • Tout à fait en ac cord avec vous; ancien d’Indochine et aussi ancien du 3° REI et de la RC 4

      • On a fait porter le chapeau à Navarre, mais il n’était pas incompétent. Il ne voulait pas mener cette bataille de DBP, si tôt et si loin de nos bases du Tonkin. On ne peut pas dire non plus que De Lattre avant lui ait été incompétent.

      • A ma connaissance, Juin ne mit jamais les pieds en Indochine… Resident au Maroc dès
        1947, il n’eût guère d’influence sur le conflit.
        Salan ne brilla guère… de Lattre donna du mou, mais détruit par la mort de son fils et atteint par la maladie, il ne put poursuivre.

        • Si, Juin est venu en Indochine, mais c’était, comment dire, comme au Monopoly, une « simple visite ». Simple visite pendant laquelle il a absous Carpentier de ses erreurs.

          Quant à De Lattre, oui, il s’est nettement plus impliqué dans le conflit, mais il était effectivement atteint par la maladie qui devait l’emporter.

          Aurait-il obtenu des résultats au point où la situation en était arrivée, ce n’est pas sûr du tout…

      • vous connaissez visiblement mieux que moi cette tragique étincelle d’histoire dans le grand incendie des guerres humaines. C’était le début de la fin du colonialisme. A méditer peut-être aujourd’hui où on place une armée de métier pour protéger nos intérêts face à un bouillonnement de haine religieuse.

      • Même l’armée américaine s’est fait jeter du Viet-Nam… Alors ……

        • Toutes les guerres révolutionnaires se terminent de la sorte. Nous avons quitté
          l’Algérie malgré une victoire militaire…

          • On a pas quitté l’Algérie de gaulle a voulu la quitter quitte a se renier malgré la victoire militaire…. un ancien chasseurs d’Afrique. Honneur a notre armée.

  2. Il me semble que Dien Bien Phu a été une défaite militaire, non ? C’était le Général Navarre qui avait choisi une cuvette pouvant être prise d’assaut depuis les montagnes environnantes.

    Quant à Cao Bang, c’était Carpentier qui avait absolument voulu une évacuation par la RC4, qu’Alessandri l’avait supplié de ne pas exécuter. De plus, Cao Bang était, selon Charton, quasiment imprenable, et il se faisait fort d’y tenir au moins deux ans de plus ! Et Juin a soutenu « son petit Carpentier » contre Alessandri !

    Alors des généraux incompétents je veux bien, mais des politiques, je ne vois pas…

    Les seuls politiques incompétents ont été De Gaulle désavouant Decoux qui lui offrait une Indochine pacifiée sur un plateau, et provoquant le coup de force du 9 mars, avec toutes les

    • conséquences que l’on sait : les français décimés, le nord envahi par l’armée chinoise, le Viet Minh renforcé, la France virtuellement éliminée dans l’esprit des vietnamiens, les mauvaises volontés américaines…

      Ensuite, ça a été l’invitation humiliante d’Ho Chi Minh à Paris, alors que ce dernier avait accepté le principe de l’Union Française, et croyait être reçu à Paris en chef d’état. A l’époque, le Viet Minh comptait encore des nationalistes dans ses rangs, et ils comptaient pour quelque chose, ce n’était pas encore une organisation purement communiste.

      Sans oublier le bombardement d’Haïphong par d’Argenlieu… Acte plus politique que militaire, mais aux conséquences dévastatrices.

      • C’est là qu’on été les trahisons – ou plutôt la bêtise crasse – des politiques, pas à Dien Bien Phu ni à Cao Bang.

      • Le gaulliste Thierry d’Argenlieu était surnommé  » tient lieu d’argenterie »

        • Bien d’accord. Et dire que l’histoire bien pensante en fait un « héros » , quelle blague.

          • Un héros ? J’ai plutôt l’impression que son nom a été totalement oublié, contrairement à Bigeard, qui lui reste un héros pour pas mal de monde.

            C’est même le seul nom glorieux qui reste associé à l’Indochine !

        • Il y eut une erreur de casting avec le moine marin. Il eût Été plus judicieux de confier la
          responsabilité de l’Indochine à Leclerc. Peut-être n’y aurait-il pas eu de guerre.

      • « organisation purement communiste »
        Quand même fortement teintée de nationalisme (comme tous les mouvements « communistes » des pays coloniaux et semi-coloniaux).

        • Nationalisme, oui bien sûr !

          Mais ce que je veux dire, c’est qu’à ce moment, les éléments nationalistes y avaient encore de la place, et qu’Ho Chi Minh était obligé d’en tenir compte. C’est pour ça que je dis que ce n’était pas encore une organisation purement communiste comme elle l’est devenue par la suite, ayant éliminé la tendance nationaliste non communiste.

          Ho Chi Minh était encore prêt à ce moment-là – selon les historiens, du moins – à accepter une indépendance dans le cadre de l’Union Française, mais il s’est vite rendu compte qu’on cherchait à le mener en bateau.

    • Une défaite… Il y a t’il eu une victoire ? Les
      Vainqueurs ont laissé 10 000 morts sur le terrain, les  » vaincus » 2000 ;bizarre non ?
      En fait c’est une bataille glorieuse pour nos soldats qui ont Été abandonnés, mais ont néanmoins combattu jusqu’à la limite de leurs forces et de
      leur potentiel.

      • Défaite et victoire ne se comptent pas au nombre de morts.

        La stratégie de Giap ne tenait pas compte des pertes. Les soldats français ont effectivement combattu jusqu’à la limite de leurs forces, mais n’ont pas été abandonnés : ils ont perdu.

        Pour avoir une victoire, il aurait fallu envoyer le contingent, comme en Algérie, mais les français ne l’auraient jamais accepté. Je dis bien les français, pas le gouvernement.

        Je n’ai pas dit que les combattants français n’ont pas été glorieux. Mais le fait est qu’ils ont été débordés. C’est un fait qu’on ne peut pas changer.

        • Une victoire en Indochine, il aurait c’est vrai fallu augmenter les effectifs ;mais pour dégager nos soldats de DBP, il aurait suffi de
          quelques avions, bombardiers et ravitailleurs
          que nous n’avions pas ou qui n’ont pas Été
          engagés.
          La victoire ne se mesure pas au nombre de morts… c’est vrai quand l’adversaire est dix
          fois supérieur en nombre et que pour lui le facteur humain n’a aucune importance ;seul le résultat compte, peu importe les pertes pour y
          parvenir.

        • « Il meurt 100 000 personnes tous les jours, une vie humaine n’a aucune importance. »
          Vo Nguyen Giap

        • Si ça se comptait uniquement au nombre de morts, Obligado aurait été une victoire française.

      • Il y a sur YouTube un très beau reportage sur le désastre de Cao Bang. Je ne sais pas si c’est le même que celui qui est posté dans l’article.

        Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un désastre militaire, dès sa préparation, et le responsable est connu. Ce n’était pas un politique, mais un militaire.

        Toutes les narrations, de la plus romancée (Bodard) aux plus concises, disent à peu de choses près la même chose.

        Idem pour Dien Bien Phu, à une plus grande échelle.

        • Non, Cao Bang et Dien Bien Phu ne peuvent pas être mis sur le même plan. Dans le premier cas, c’est vrai, c’est la faute des militaires (du général Carpentier) ; pas dans le second où ce sont des décisions du gouvernement français qui ont mené au siège de la « cuvette », trop isolée, trop éloignée du Tonkin et que nous n’avions pas les moyens de défendre.
          Ajoutons que nous aurions pu « rattraper le coup » grâce aux B29 américains basés à Tinian, qui attendaient l’ordre de décoller pour venir pulvériser le corps de bataille de Giap, mais que là encore ce sont nos cons de gouvernants qui ont refusé.

      • Le corps expéditionnaire a pris une « branlee »! Par la faute de ses généraux certes, mais aussi par le sacrifice des soldats du Vietminh et la stratégie « napoléonienne  » du général Vo Nguyen Giap !
        Les politiques et les militaires se sont entêtés à refuser une solution pacifiée , trop sûrs de leur affaire, méprisant « la volonté farouche et l’opiniâtreté » dixit colonel Allaire, du peuple vietnamien souverain.
        Ho Chi Minh, Giap, le Vietnam indépendant ont vaincu les français, avant de vaincre l’ armada américaine

    • eh bien non ! Spipou vous ignorez deux choses essentielles qui démontrent la responsabilité des politiques – et non des militaires – dans l’affaire de DBP :
      La première, c’est les accords passés par le gouvernement français pour assister le Laos indépendant en cas de « poussée » viet ; c’est ce qui a obligé à créer cette base de DBP qui devait constituer un verrou… mais qui a donné aux viets l’idée de l’attaquer !
      Navarre ne voulait pas engager de bataille importante contre les viets avant 1956 ! De plus, DBP fut choisi car c’était le seul endroit où il y avait une piste d’aviation (construite en 1945 par les Japonais).
      La seconde, c’est l’initiative du gouvernement français d’entamer les pourparlers de Genève, qui décida la Viets à enlever DBP pour pouvoir négocier en force.

  3. honneur et respect pour ces soldats francais qui ont combattus en Indochine,mon pére ayant fait cette guerre d’Indochine 2 années( en 52/54).Guerre d’indochine trop souvant oubliée par nos politicards et journaleux.

  4. Ne pas oublier non plus le sabotage des équipements par les marxistes
    ni boudarel le « brave » communiste français du camp 113, bref toujours les mêmes qui trahissent au nom de l’internationalisme et de la lutte des classes

  5. Dien-Bien-Phu devrait être honoré comme
    Camerone ou Bazeille car nos soldats se
    sacrifiérent pour l’honneur de notre armée.
    Nous perdiment 2000 soldats ;le « vainqueur »
    cinq fois plus c’est dire.
    En fait le CE fut abandonné lâchement par les
    politicards qui étaient du même tonneau que ceux d’aujourd’hui.

  6. Mon oncle était de la même promo que le colonel commandant l’artillerie Viet à DBP, celle qui n’existait pas dans les déductions de nos grands
    stratéges. Ils étaient sortis lieutenants de la même école… Mon oncle est retourné en Indochine vers 1990,et il a retrouvé son ancien
    camarade qui vivait à la limite de la pauvreté.
    Mon oncle et son fils ont Été accueilli avec beaucoup d’émotion par l’ancien colonel.

    • Mon oncle donna les coordonnées de son ancien camarade à l’une de mes amies d’enfance qui se proposait d’aller au Vietnam avec son mari. Ils furent reçu par le colonel et sa famille comme des amis de toujours …beaucoup de nostalgie exprimée et de regrets
      sans doute .Là-bas,les Français ne font l’objet d’aucune hostilité,bien au contraire .Sans les communistes et la bêtise des politicards français,les choses auraient pu évoluer différemment :
      l’indépendance oui,mais dans le cadre d’une solide coopération .
      c’est ce qui explique la facilité d’intégration des vietnamiens;ils aiment la France,contrairement aux arabo-afro-musulmans .

  7. J’ai toujours trouvé curieux qu’on parle autant de Dien Bien Phu et qu’on ait totalement oublié le coup de force japonais du 9 mars.

    J’ai pourtant l’impression – mais peut-être que je me trompe ? – que c’est ce jour-là qui a sonné la fin de l’Indochine française.

    J’ai un oncle qui est mort à Nha Trang en 1947. D’après les conversations que j’ai pu entendre quand j’étais petit, il me semble que l’Indochine était déjà à ce moment considérée comme perdue. Mais bon, je peux me tromper : ces conversations étaient aussi empruntes de l’émotion d’avoir perdu un fils et un frère… Il y avait aussi la hantise de la guerre froide, la propagande et les sabotages des communistes, et puis c’était déjà la Guerre d’Algérie. Une ambiance de déliquescence insupportable pour ma famille.

    • La vidéo sur Cao Bang est bien celle que j’ai regardée il y a juste quelques jours ! Coïncidence.

      Excellent reportage, sauf qu’on n’y parle pas d’Alessandri. Oubli regrettable, car il s’est opposé de toutes ses forces à cette opération désastreuse.

    • En tout cas, la chute de Dien Bien Phu, en métropole, n’a surpris que ceux qui n’étaient pas informés de la situation en Indochine, c’est-à-dire la plus grande partie de la population française.

      Ma famille, elle, était bien placée pour être au courant.

  8. J’avais 7 ans à l’époque et je m’en souviens bien, mon père ayant fait un séjour en Indo auparavant. Merci Monnsieur Mendès (et consorts) !

  9. La trahison de nos politiciens continue même bien après :
    2013 : Giap : les anciens prisonniers d’Indochine « choqués » par Laurent Fabius.
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/giap-anciens-prisonniers-d-indochine-choques-laurent-fabius-5245
    2018 : Édouard Philippe, comment avez-vous osé rendre hommage à Hô Chi Minh ?
    https://ripostelaique.com/edouard-philippe-comment-avez-vous-ose-rendre-hommage-a-ho-chi-minh.html
    Après tout, leur mentor a bien serré la main des boches en 1984. On connaît le résultat aujourd’hui.

  10. N’oublions pas l’aspect militaire de Diên Biên Phu :
    – D’un coté l’héroïsme des officiers et soldats sur le terrain en particulier ceux qui ont sauté en parachute alors que la bataille était pratiquement perdue.
    – De l’autre coté l’incompétence du chef qui n’aurait jamais dû commander la défense du camp et surtout la LACHETE et l’incompétence des généraux planqués à Hanoï alors qu’il auraient d^être sur le terrain (les noms de ces sinistres individus peuvent facilement être retrouvés en lisant les récits historiques de cette bataille).

    • vous oubliez que les premiers responsables hormis les politocards, ce sont les généraux bien à l’abri à Paris qui décidaient de tout sans tenir compte des avis de terrain, comme en 14, comme en 40 etc etc!!!

  11. merci jacques pour ce reportage qui avait échappé à mon attention historique. je reste sans voix sur ce gâchis humain, sur ces occasions perdues , sur cet entêtement criminel et incompétent. Songer que les américains ont repris ce défi fou et irrationnel à leur compte pour « sauver le viet nam du communisme » Bon le viet nam est réunifié et on peut y aller en vacances…tous ces morts pour rien, ces civils napalmés, quelle folie. J’ai une pensée pour ces soldats abandonnés jusque dans les mémoires…

    • Au Vietnam comme au Cambodge, on préfère le dollar à la monnaie nationale. Les uns et les autres sont morts pour rien. Quand la Chine s’est rapprochée des USA, il n’y a plus eu de raison de l’encercler. Maintenant c’est le Vietnam qui se rapproche des USA du fait de la menace chinoise.

  12. on s’en souvient
    mais on se souvient aussi qu’ils ont fait la m^me chose en algérie
    abandon des engagés locaux , harkis etc.

    • Ce n’est pas tout à fait vrai.
      En avril 1962, le capitaine Grillot, patron du fameux commando Georges réunit ses hommes afin qu’ils se prononcent sur leur avenir.
      Ils avaient le choix, soit d’intégrer des unités régulières en France ou Allemagne, soit être démobilisés sur place moyennant une prime.
      Sur 200 votants, et à la surprise et désolation du
      capitaine, une vingtaine de harkis choisirent de
      quitter l’Algérie… Les autres n’ignoraient pourtant pas le risque qu’ils couraient.

  13. « On » oublie volontairement de nous révéler quelles déplorables et inhumaines conditions de détention nos soldats ont dû endurer. Beaucoup sont morts dans les camps Viets qui n’avaient rien à envier aux camps nazis, mais chut! il ne faut pas le dire pour ne pas « stigmatiser » les communistes…

  14. Merci pour ce rappel à tous les français, ancien du bataillon de choc, j’ai connu Raymond Muelle et j’ai apprécié ses écrits, et je suis toujours un anti-communiste primaire, si le communisme était une doctrine valable hors politique, celui-ci, à base d’assassinats et de sévices de toutes sortes est ce qui pousse à vomir tout homme normalement constitué … et dire qu’il y a encore de pauvres tarés qui osent voter pour eux ….

    • communiste et trop restrictif, moi je parle plutôt de formatés par le marxisme, du rose pale au rouge foncé, comme le sont les français depuis 1945, incapables de comprendre ce qu’est un compte d’exploitation , nourris au  » y’a qu’à prendre l’argent chez les riches » et à l’internationalisme béat

  15. TRès bien connu un Lt Colonel qui parachutait tous les jours…
    Connu aussi un rescapé des camps de la Mort, géré par Boudarel…

    Croisé aussi Boudarel, avec honte, recueilli par le CCFD, Comité Catho pour le Développement, qui continue à faire la quête ! Une Honte !

  16. Les monomaniaques (pas moi) remarqueront qu’un certain Pierre Mendès-France était membre du gouvernement en 1954.

    • Il était non seulement membre du gouvernement,
      mais président du Conseil ;c’est lui qui liquida
      l’Indochine. Vous me direz qu’au point où nous en
      étions, un autre n’aurait peut-être pas fait mieux à sa place.

      • Il a été élu Président du Conseil au moment de Dien Bien Phu. Ce n’est certainement pas lui qui en est responsable !

        Et au moins lui est-il parvenu à sauver quelques meubles à Genève.

  17. dans la hiérarchie des conneries il semble bien que Cao bang et la RC4 dépassent Dien Bien Phu.
    Quand on lit « Mourir pour Cao Bang  » on pense à tous ceux qui y ont ont laissé la vie pour cause d’incapacité des généraux .
    qu’en serait il aujourd’hui ?
    sont ils moins C……?

  18. Dien Bien Phu, c’est aussi et surtout une erreur des généraux qui ont largement sous-estimé l’armée Vietmihn.

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